Enfin le chapitre 6! La fin de l'année et les vacances d'été arrivant à grands pas, je devrais normalement pouvoir publier plus rapidement les prochains chapitres.

J'espère ne pas trop vous avoir fait tourner en bourrique.

Bonne lecture!


Chapitre 6

Chassez le naturel, il revient au galop


Que faire?

Rappeler? Laisser couler?

À quoi bon?

Si je continuais à l'ignorer ainsi, les choses risquaient de s'envenimer encore plus entre nous deux. Je prenais donc le téléphone et appuyais sur la touche de rappel automatique.

- Allo?

- Oui c'est moi, Bella.

- Bella! Ça fait plaisir de t'entendre, t'as eu mon message?

- Oui, oui, c'est pour ça que je te rappelle, répondais-je froidement.

- ...

- T'es toujours là? Demandais-je.

- Excuse moi, c'est juste que ça fait tellement longtemps.

- À qui le dis tu. Rétorquais-je.

- ...

- Tu voulais qu'on se voit? Repris-je, voulant expédier la chose le plus rapidement possible.

- Oui, enfin si ça ne t'ennuies pas.

- Non, mais de toute façon je pense que je n'ai pas le choix, on a des choses à se dire et à mettre au clair une bonne fois pour toute.

Nous fixâmes un rendez-vous pour la semaine d'après, la conversation avait été rapide et courtoise. Enfin aussi courtoise que j'en étais capable, c'est à dire pas du tout. Froide et distante auraient été de meilleurs qualificatifs. Ça m'était égale, après tout, dans l'histoire, la victime c'était moi, j'avais bien le droit d'être désagréable. C'est à ce moment là que je me rendis compte que mes blessures étaient guéris. La Bella d'avant, celle qui avait tant souffert qu'elle avait du fuir sa propre ville, était définitivement loin derrière moi. Un sentiment de satisfaction m'envahissait à présent et c'était le coeur léger que je terminais ma soirée et passait la nuit sans faire de cauchemars cette fois.

Ce sentiment me poursuivis le lendemain, certes je redoutais la confrontation en elle même mais je savais exactement quoi dire et je savais surtout ce dont j'avais envie. Toujours aussi légère, je rejoignais Edward chez Miss Camélia pour le petit déjeuner. Cette dernière semblait ravie de me voir, j'avais à peine franchi le pas de la porte lorsqu'elle me pris dans ses bras en criant « Bella, darling! Comment allez vous mon petit? », la vieille femme avait encore beaucoup de force. Edward était déjà là et il regardait la scène en souriant.

- Très bien, réussis-je à dire alors que j'avais le souffle coupé. Je vois que vous tenez toujours la forme.

Camélia gloussa comme une fillette et partis nous chercher des cafés. Je m'asseyais devant Edward le sourire aux lèvres.

- On est de bonne humeur aujourd'hui? Je croyais que tu n'étais pas du matin. Demanda-t-il.

- Les temps changent, répondis-je.

Je pouvais lire la curiosité sur son visage, aussi ajoutais-je:

- Je t'expliquerais...

- Te sens pas obligée. Dit-il.

- Non, j'en ai envie, mais j'ai une chose à régler avant.

Il se pencha par dessus la table et plaça sa main sur mon bras.

- Eh bien dans ce cas merci.

- Merci?

- Merci de bien vouloir me faire confiance.

Son regard était intense, presque insoutenable et même si il avait ôté sa main, je sentais toujours la chaleur émaner de l'endroit où il l'avait posé. Un peu gênée, je plongeais le nez dans la tasse que Camélia venait de m'apporter tandis qu'il lançait un autre sujet de discussion. Juste avant qu'on ne sorte du café, celle-ci m'interpella en me faisant signe de la rejoindre au bar.

- Je t'attend dehors. M'informa Edward.

Je fis demi-tour et rejoins Camélia en la questionnant du regard.

- Mon petit doigt me dit que vous finirez par avoir ce que vous désirez plus vite que vous ne le pensez. Me confia-t-elle.

- Ce que je désire? Répétai-je sans comprendre.

- Vous le saurez bien assez tôt mon petit, vous le saurez bien assez tôt.

Je restais plantée devant elle sans parvenir à répondre.

- Vous devriez vous dépêcher, vous êtes attendue dehors. Ajouta-t-elle.

Lentement, je me dirigeais vers la porte en lui jetant quelques coup d'oeil intrigué.

- Allez, oust! Me pressa-t-elle.

Mon expression devait trahir mes pensées car Edward me demanda ce qui n'allait pas.

- Rien, je pense qu'elle perd un peu la tête, c'est tout.

Il rigola et nous partîmes en cours.


La semaine s'était écoulée lentement, trop lentement pour moi qui était si impatiente de tirer définitivement un trait sur cette histoire. Nous étions dimanche soir et je n'arrivais pas à dormir. Le même phénomène se reproduit le lendemain où les heures de cours avant mon rendez-vous semblaient s'allonger. L'heure fatidique arriva enfin et je sortis comme une bombe de la salle sous le regard ahuris d'Edward. Une fois dans ma voiture, mes mains tremblaient tellement que j'eus du mal à mettre le contact. Le trajet jusqu'au point de rendez-vous fût tout aussi laborieux, ma conduite était brusque et j'avais du mal à faire attention aux panneaux signalétiques sur mon chemin. J'arrivais enfin à destination, un petit parc au bord de l'eau situé non loin de l'université. Je coupais le moteur et allais m'asseoir sur l'un des bancs qui faisaient face à la rivière. Quelques minutes plus tard, des bruits de pas se firent entendre derrière moi. Je me retournais et examinais longuement le visage que je n'avais pas revu depuis près d'un an.

- Salut Jacob. Dis-je froidement.

- Eh, Bella, ça faisait longtemps. Qu'est-ce que...

- Je t'en pris Jacob, l'interrompais-je, épargne moi les formules de politesse et venons-en directement au fait.

L'expression amicale se volatilisa et son visage se durcit.

- Écoute Bella, je peux comprendre que tu ne sois pas enchantée de me voir mais je te rappelle que c'est toi qui a accepté qu'on se voit, pas la peine d'être aussi agressive. Me lança-t-il.

- Excuse-moi mais je n'ai ni le temps ni l'envie de feindre des sentiments que je n'éprouve plus depuis très longtemps à ton égard.

- Alors pourquoi tu es venue? Répliqua-t-il.

- Pourquoi je suis venue? M'offusquai-je. Bon sang Jacob, tu n'as pas arrêté de me harceler en m'envoyant tout ces mails et toutes ces lettres que je n'ai, soit dit en passant, jamais lus, et la seule et unique raison pour laquelle j'ai accepté de te voir c'est pour en finir une bonne fois pour toute!

Mes derniers mots semblaient avoir eu l'effet d'une claque sur lui. Il resta silencieux un moment avant de demander:

- Alors... Tu n'a jamais lu ce que je t'écrivais?

- Non... répondais-je.

- C'est logique. Si tu ne les a jamais lus, tu n'as jamais su le fin mot de l'histoire, et c'est pour ça que tu réagi comme ça.

Il semblait se parler plus à lui même qu'à moi, il contourna le banc et vint s'asseoir à côté de moi. Trop près d'ailleurs, je reculai instinctivement. Il pris ma main dans les siennes.

- Écoute, je peux tout expliquer Bella. Il resserrait sa prise alors que j'essayais de dégager ma main. Tu vas tout comprendre.

- Ah oui? Répondis-je sarcastiquement. Tu crois franchement que je vais réussir à comprendre pourquoi tu as décidé de rompre avec moi sans prendre la peine de me le dire en face? En me laissant toute seule au milieu de nulle part, sans voiture, sans argent et sans téléphone?

- Je sais, j'ai été horrible mais j'avais de bonnes raisons... Commença-t-il.

Je réussis à me dégager de sa prise et me levai brusquement.

- De bonnes raisons? Tu te moques de moi? Quel genre de raisons peuvent être assez bonnes pour me larguer par post-it et plus particulièrement après la nuit qu'on a passé ensemble? Explosais-je.

- Je...

- On a couché ensemble Jacob! J'avais confiance en toi et qu'en je me suis réveillée le lendemain tu étais parti! Je me suis retrouvée toute seule dans ce chalet et la seule explication que j'avais se résumait à deux phrases sur un post-it!

Ma voix tremblait et menaçait à tout moment de vaciller sous les sanglots. Jacob se leva et voulu me prendre dans ses bras.

- Ne me touche pas! Le prévins-je sur la défensive.

- Bella...

- Je ne veux même pas entendre ce que tu as à dire, ça ne changera rien, c'est finis Jacob, je ne t'aime plus, je ne pourrais plus jamais t'aimer après ce que tu m'as fait.

- Dis pas ça...

- Va t'en.

- Arrêtes...

- Va t'en, insistai-je, je ne veux plus te revoir, ne m'appelles plus, ne m'écris plus.

Je me dirigeais maintenant vers ma voiture.

- BELLA!

J'ouvris ma portière et relevai la tête vers lui. Il me regardait les bras ballants et le visage décomposé.

- Disparais. Dis-je avant de monter et de démarrer.


Contrairement à l'aller, le retour en voiture jusqu'à chez moi avait été plus calme. La conclusion que j'avais tiré la veille à propos de l'ancienne Bella venait de se confirmer, elle était belle et bien partie. Je n'avais pas ressenti de peine quand j'avais revu Jacob, certes je n'avais pas oublié la manière dont il s'était comporté avec moi mais l'amertume avait remplacé tous les sentiments que j'avais pu avoir envers lui. Ce n'était pas non plus de la colère, j'avais peut-être haussé le ton quelques fois mais je ne lui avais pas crié dessus non plus. J'aurais pu le laisser parler, le laisser s'expliquer mais soyons réalistes, est-ce que ça aurait changé quelque chose? Je ne pense pas, ses paroles auraient tout simplement glissé sur moi sans parvenir à m'atteindre. Peut-être qu'à l'époque je l'aurais écouté mais maintenant je n'avais plus envie de savoir. Ça n'avait vraiment plus d'importance.

J'étais à présent assise sur mon canapé, la télévision allumée, et je m'adonnais à mon activité favorite: zapper toutes les cinq secondes. Maintenant que tout semblait être rentré dans l'ordre dans ma vie, j'avais l'impression d'être libérée de toute obligation, autrement dit, je m'ennuyais. Je jetais un oeil à la pendule. 21h. J'avais mangé, préparé mes affaires pour le lendemain, j'étais même allée jusqu'à nettoyer de fond en comble ma cuisine. Je pris ma décision en un rien de temps, j'enfilai mon manteau et mettais mes chaussures, il devait bien avoir un bar ouvert dans les environs à cette heure là. Mon choix se porta sur un bar situé non loin du campus, au moins j'étais sur d'y trouvé des gens de mon âge et de ne pas me faire aborder par des vieillards imbibés d'alcool. Je poussais la porte d'entrée et me dirigeai vers le comptoir, j'avais visé juste, le bar était rempli d'étudiants, j'en reconnaissais quelques uns pour avoir assisté à quelques TD en même temps qu'eux. Je commandai une margarita en m'asseyant sur l'un des grands tabourets. Je regardai le barman faire mon cocktail la tête appuyait sur mon poing quand quelqu'un m'interpella.

- Hey, Bella c'est ça?

Je me retournai pour faire face à mon interlocutrice.

- Oui c'est bien ça, et toi c'est Angela, non?

- Oui, on s'est vu à la soirée de Mike Newton. Tu veux venir à notre table?

- Oh... Je sais pas trop...

- Allez, tu vas pas rester toute seule, on se fait une soirée entre fille, c'est sympa tu verra.

- Bon, si tu le dis. Répondis-je en souriant et en récupérant mon verre que le barman venait de poser devant moi. Je paye et j'arrive.

- Non, laisse, Tyler est un ami. Tu le mets sur mon compte? Ajouta-elle en se retournant vers le barman.

- Ça marche Angela. Répondit-il

- Merci Tyler.

Je la suivais jusqu'à une petite table située dans un des coins du bar à laquelle trois filles était assises, en plein conversation apparemment.

- Les filles, voici Bella... Commença Angela.

- Hey! S'exclama l'une d'elle. C'est pas toi la fille de la soirée de Mike?!

Mince! J'aurais vraiment préféré ne jamais être allée à cette soirée.

- Euh, si tu entends par là celle qui s'est lancé dans une imitation lamentable de Cindy Lauper, alors oui, c'est bien moi.

- Arrêtes! Renchérit-elle. T'as assuré! Moi c'est Jessica au fait, et voici Kate et Irina qui nous viennent tout droit d'Alaska. Termina-t-elle en me présentant les deux autres filles.

Je leur rendais leur sourire tout en m'asseyant à la table.

- Alors? Demandais-je. En quoi consiste exactement votre « soirée fille »?

- Et bien en gros on se raconte nos déboires sentimentaux, ensuite on passe en revue tout les défauts des garçons en se vengeant sur l'alcool, et généralement on finit par oublier tout ce qu'on viens de dire dès qu'il y en a un qui vient nous aborder. Avoua Angela.

- Waouh, et vous en êtes à quelle étape? Repris-je.

- Alors on venait tout juste de terminer le tour de table pour la partie « déboires » mais puisque tu viens de nous rejoindre tu vas pouvoir passer à la casserole! S'exclama Jessica.

« La chance... ». J'hésitais un moment et finissais par céder sous les regards pressants de mes voisines de table. J'avalais une énorme gorgée de Margarita avant de me lancer.

- Aujourd'hui je viens d'envoyer balader mon ex alors qu'il venait de faire la moitié du pays pour tenter de me récupérer, ça faisait plus d'un an qu'il me harcelait.

Toutes les trois me regardèrent avec de grands yeux.

- Ok c'est toi qui gagne! Enchaîna Angela. TYLER! Remets en une pour Bella s'il te plaît.

- Parce que c'est un concours? M'étonnais-je.

- Oui, généralement la pire histoire est récompensée par un verre offert. Comment tu crois qu'on se retrouve complètement saoule en fin de soirée? Répondis Kate

Elles explosèrent toutes de rire. Une soirée fille... Ça faisait longtemps que je n'en avais pas fait. C'était agréable de se retrouver autour d'un verre à rire pour un rien. Je me rendais compte qu'à part Edward, je ne m'étais pas réellement faite d'autres amis et je trouvais ça rafraîchissant de rencontrer de nouvelles personnes. Angela était vraiment drôle et futée en plus de ça. Je comprenais pourquoi Eric avait craqué pour elle. J'étais aussi fasciné par la facilité avec laquelle Kate et Irina parlaient français, leur accent était presque indécelable. Jessica avait beaucoup d'humour elle aussi, mais en l'entendant raconter des anecdotes et des potins sur telle ou telle personne, je m'apercevais qu'elle pouvait aussi être vicieuse par moment. La soirée suivait son cours et la table était à présent jonchée de verre vides. Angela se pencha vers moi, le regard légèrement fuyant, sans doute dû au nombre de téquila qu'elle avait ingurgité.

- Je me demandais... Tu te souviens du garçon qui t'as invité à la soirée de Mike, Eric? Demanda-t-elle.

- Oui, c'est le colocataire d'Edward. Répondis-je.

- Qu'est-ce que tu peux me dire sur lui? Tu le connais bien?

« Nous y voilà », je souriais en repensant à ce qu'Eric m'avait demandé. J'essayais aussi de ne pas penser aux posters de sa chambre pour pouvoir jouer mon rôle d'entremetteuse du mieux possible.

- Eh bien Eric est très sympa, plutôt intelligent, il a aussi beaucoup d'humour... commençais-je.

- Et avec les filles? M'interrompa-t-elle. J'ai entendu dire qu'il les collectionnait.

- Je ne sais pas trop, j'ai cru comprendre qu'il n'était jamais tombé sur la bonne personne, je pense que quand il trouvera LA fille de ses rêves il se posera enfin.

Angela soupira.

- Il t'intéresse ou je me trompe? Demandais-je.

- C'est compliqué. Au début c'est à peine si je le remarquais. Puis il a commencer à agir bizarrement quand je me trouvais dans les parages, comme si il voulait attirer mon attention. Il a même mis le feu à une de mes chemises en voulant me faire un tour de magie. J'étais tellement énervée que je l'ai envoyé balader. Et puis il y a eu cette soirée, on a discuté et je me suis rendue compte qu'il n'était pas si bête que ça. Mais j'ai dû partir tôt et depuis je n'ose pas lui parler.

- Tu sais quoi Angela? Va le voir, invite le à boire un coup et laisse les choses se faire naturellement, je pense qu'il en vaut la peine.

« Eric si tu m'entendait, tu serais fière de moi »

- C'est comme ça que tu t'y es prise avec Edward? Demanda Jessica qui avait suivi la conversation.

- Euh... Pardon? Je ne comprenais pas.

- Oh allez! Insista-t-elle. Me dis pas qu'il ne s'est rien passé entre vous! Vous êtes tout le temps fourré ensemble!

- Elle a pas tort. Acquiesça Angela.

- Je... Mais de quoi tu parles? Et puis de toute façon comment tu sais ça? Je veux dire, on se connaît à peine.

- Peut-être que toi on ne te connaît pas vraiment mais en revanche, Edward, tout le monde voit qui c'est ici. C'est un peu le prince charmant inaccessible tu vois. Mais à voir comment il se comporte avec toi, il ne l'est peut-être plus tant que ça. Gloussa Jessica.

- Écoutez les filles, il n'y a rien entre Edward et moi, on est juste bons amis c'est tout, il n'y a pas à chercher plus loin.

Angela et Jessica se regardèrent d'un air entendu.

- C'est vrai! Assurais-je.

- Tu peux dire ce que tu veux, me lança Angela, toujours est-il qu'à mon avis, c'est pas des mots croisés qu'il veut faire avec toi!


J'étais dans mon lit à repenser à la soirée que je venais de passer. J'avais eu raison de sortir, ça m'avait permis de me changer les idées et je me sentais mieux que jamais. J'avais fait la rencontre d'un groupe de filles plutôt sympas, elle m'avaient d'ailleurs invité à me joindre à elles à chacune de leurs sorties. En plus de ça, j'avais pu tenir ma promesse vis à vis d'Eric en glissant quelques mots gentils à Angela sur lui. J'avais envie d'appeler Edward pour lui raconter ma prouesse mais il était trop tard. Je me mis a penser à ce qu'Angela avait dit à propos de nous deux. Certes j'avais beaucoup d'affection pour lui mais de là à prendre ça pour de l'amour... Non, je ne pensais vraiment pas qu'il s'agissait de ça, et de toute façon je savais que je n'étais pas prête à vivre ce genre de chose. C'est sur cette réflexion que j'éteignais ma lampe de chevet et m'enfonçais dans mes coussins.

Je me trouvais à présent dans une clairière au beau milieu des bois, la lumière orange du soleil déclinant faisait scintiller l'herbe et les fleurs sauvages. Un léger vent doux venait caresser ma peau et faire danser mes cheveux. J'entendais le bruit de l'herbe craquelant sous les pieds d'une personne dans mon dos. Je continuais d'admirer le paysage devant moi tandis que les pas se rapprochaient de plus en plus jusqu'à sentir dans mon cou son souffle chaud. Il se trouvait juste à quelques centimètre derrière moi, suffisamment près pour que je sente sa présence mais pas assez pour qu'il me touche réellement. Il plongea sa tête dans ma chevelure, dégagea mon cou des quelques mèches qui lui barraient la route et vint le frôler de sa bouche. Chaque parcelle de mon corps était en ébullition. Les frôlements se transformèrent en baisers, doux au début puis de plus en plus pressants. J'étais incapable de penser à autre chose qu'à ses lèvre sur les miennes, l'attente était longue et ne faisait que décupler mon désir. J'attrapais ses mains et venais placer ses bras autour de moi. Il se mit à caresser mon ventre à travers mon tee-shirt. Ma respiration devenait haletante alors qu'il m'embrassait en partant de la nuque pour remonter derrière mon oreille. Ses mains se faufilaient sous mon tee-shirt pour entrer en contact direct avec ma peau. Il dessina le contour de mon nombril de ses doigts, toujours en m'embrassant. Puis, alors qu'il attrapait le lobe de mon oreille délicatement entre ses lèvres, il commença à déboutonner mon jean. Le souffle coupé, je laisser échapper un faible « Oh Edward »...

Je me réveillai en sursaut, la respiration saccadée. Il me fallut un certain temps avant de réaliser ce que voulait dire ce rêve. Et puis soudain je compris.

« Oh...Et merde... ».