Disclamer : Comme tout le monde l'aura compris, cette sinistre idée est de moi, mais les personnages sont de lève son chapeau madame Rowling. -Tout mes respects.-
Voici le deuxième chapitre, donc. Je remercie fort fort fort fort fort ma Vampirette adorée qui m'a posté une review 15 minutes, même pas, après le postage du premier chapitre. Et c'est grâce à elle que ce chapitre se poste aussi rapidement. C'est assez court dans l'ensemble, mais je ne sais pas écrire de longues longues longues histoires avec plein de rebondissements et tout.
Résumé : La scène se passe, euh... un an ou deux on va dire après la dernière entrevue. Sachant que ce n'était pas la dernière fois où ils se voyaient. Et ce n'est pas la bataille finale. Pourquoi ? Paske j'ai envie !
Bonne lecture !
Chapitre 2 : Le fils puni
Drago se trouva face à son géniteur ; qui pourrait parler de père ?
-Pour finir, on se retrouve quand même, n'est-ce pas ? ricana Lucius Malfoy.
Il était comme soûl de l'ambiance de mort qui régnait autour de lui. Il ne marchait pas droit. On pouvait même se demander s'il n'était pas sous l'emprise de l'alcool tout simplement, les effets décuplés par la chaleur des feux.
-Oui, répondit le jeune homme, laconique. Tu n'as vraiment pas changé : toujours aussi malade.
-Et toi, toujours aussi naïf, hein ? Tu crois toujours pouvoir me sauver ?
-Non, j'ai perdu cet espoir lorsque je suis parti.
-Parti ? ricana Lucius. Parti d'où ? La maison ?
Une espèce de silence s'installa.
Le spectacle était comme une sorte de vision apocalyptique du monde, il faisait jour en pleine nuit. Londres était à feu et à sang. Les maisons craquaient puis s'effondraient. Des corps jonchaient le sol, des membres étaient épars, on ne distinguait plus rien : qu'est-ce qui était chair, qu'est-ce qui était pierre ?
Parmi les flammes on voyait cependant des formes se mouvoir, des rayons bleus, verts ou rouges brillaient dans le ciel, parfois atteignaient une de ces silhouettes vaguement humaines. De temps à autre, on pouvait discerner des choses qui planaient. Sur leur sillage, des gens étaient prostrés, en larmes, et demandaient pitié s'ils arrivaient encore à prononcer quelque mot. On entendait douloureusement les cris de pauvres âmes qui trépassaient.
-Tuez-les moi tous ! cria quelqu'un.
A cet ordre, les attaques de l'un des deux camps redoublèrent d'intensité. L'endroit n'était plus éclairé seulement par les feux et les visages se voyaient plus nettement : la peur, la colère, le désarroi, l'anéantissement, la rage se peignaient sur les visages.
-Alors, tu es toujours sûr que le beau monde auquel tu croyais existera après cette bataille ? Il ne te vient pas à l'idée que cela puisse être Lui qui gagne ?
Drago leva rapidement son bras. Un éclair rouge vif jaillit de sa baguette et une forme s'écroula juste à côté de son père.
-Je vois que tu t'es sacrément amélioré depuis tout ce temps, dit Lucius avec une moue appréciative. Je pourrais être fier de toi. Mais tu le sais bien : ce n'est pas possible.
A son tour, il brandit soudainement son arme. Cette fois, ce fut un rayon émeraude bien plus destructif qui sortit. Un Moldu s'étala, les bras en croix, aux pieds de Drago.
-Au fait, elle a subi le même sort. Je ne sais pas dans quel état est son corps depuis que je l'ai laissé : peut-être qu'il pourrit dans la poussière, mangé par les vers. Je n'y suis pas retourné… oh, cela fait depuis combien de temps que je l'ai tuée ? Un an je crois.
Il eut un rire mauvais :
-A moins que les rats ne l'aient amenée à un tombeau dans une lente et pénible procession. Les pauvres. Quoiqu'elle ne devait plus peser bien lourd, elle n'avait que la peau sur les os.
-Tu es vraiment un salaud ! Comment peux-tu oser parler d'elle ainsi ? Tu l'aimais, non ? s'insurgea Drago, les poings serrés.
-Bien sûr, bien sûr, je n'ai jamais dit le contraire. Elle devenait juste encombrante, à toujours fourrer son nez dans des affaires qui ne la regardaient pas. Maintenant que tu m'y fais penser, peut-être que j'y suis allé un peu fort… Elle me manquera pour finir. Enfin, peut-être…
Lucius se plongea dans la contemplation de sa baguette qu'il caressa du bout de ses doigts longs et fins. Il semblait fasciné par cet objet d'une insignifiante apparence mais ô combien mortel. D'une voix niaise il reprit :
-Tu veux aller la rejoindre ? Si tu veux, j'ai ton billet : le plus rapide qui soit sur Terre, aussi bien dans le monde magique que moldu. Tu n'as qu'un mot à dire.
De manière complètement inattendue, Drago éclata d'un rire qui put se faire entendre par tous. Surpris, son père releva les yeux et le regarda, interloqué.
-Quand je pense que tu n'arrêtais pas de me dire d'arrêter de parler lors des duels… Et voilà que c'est toi qui me déblatères des choses insensées ? Il faut que tu m'expliques, je crois.
-Que je t'explique quoi ? Encore une chose que je ne comprends pas chez toi, Drago : tu veut toujours tout comprendre et tout savoir. C'est sûrement pour ça que les amis de ce vieux fou t'on accepté : ils cherchent eux aussi à tout démêler. Pourquoi ne pas garder une petite part de mystère dans toutes choses ? C'est bien plus excitant.
Le visage de Drago se fit sérieux, presque inquiet, pour vite devenir aussi méprisant que son père.
-Tu as bu avant de venir ? Tu n'as pas faibli pour la Vodka de Pologne à ce que je vois. Et la chaleur te monte à la tête.
-Tu as raison, mon fils, le coupa Lucius.
-Je croyais que je n'étais plus ton fils ? s'intrigua Drago.
-Il faut arrêter de parler, continua Malfoy senior sans se préoccuper de l'intervention du jeune homme. Passons aux faits et voyons si tu es un sorcier, un vrai, qui en a.
Un rictus malsain se dessina sur son visage… et se figea.
Tout se passa rapidement : Drago fit un geste, Lucius s'effondra, un rayon vert étincela et Drago chut lourdement sur le corps de son père.
Epilogue
Drago prit soudainement conscience de lui-même. Il était debout, au milieu d'une foule fantomatique. Devant lui se tenait une silhouette qu'il ne connaissait que trop bien. Avait-ce été un rêve ? C'était impossible, il se souvenait de chaque moment dans ses moindres détails : il avait claqué la porte de chez lui, avait rejoint l'Ordre. Puis ils s'étaient retrouvés l'un en face de l'autre, à discuter futilement de choses et d'autres puis… Et puis plus rien. Quelqu'un avait dû le tuer, lâche, par derrière.
-Drago, comme nous nous retrouvons ! Il semblerait que nous soyons voués à toujours nous revoir.
Malgré le ton ironiquement chaleureux de son paternel, il vit une perle briller au coin de l'œil bleu.
Il ne répondit rien. Qu'aurait-il pu dire ? Lucius baissa le visage comme un enfant pris en faute et triste de décevoir.
-Quelle bêtise ai-je fait ?...
-Nous en avons fait une tous les deux.
-Je…
-Non, moi, je voulais m'exc…
Soudain, sans crier gare, Lucius disparut. Drago vit une forme noire s'éclipser à son tour au milieu de la masse. Il voulut la rattraper mais sans succès : sa main spectrale ne put se refermer que sur du vide.
Désemparé, il laissa échapper sa colère dans un cri sourd. Il tomba à genoux et ne fit plus attention aux formes qui passaient à côté de lui. Mais à travers ses yeux pleins de larmes, il vit deux pieds nus s'arrêter face à lui. Il leva lentement la tête.
-Relève-toi mon fils. Je t'attendais.
-Le reverrai-je ?
La réponse se fit concise mais en douceur.
-Non. Son âme est perdue à jamais, ajouta tristement Narcissa Malfoy.
Elle tendit une main à son fils prostré. Il la prit et se serra fort contre sa mère, contre ce sein nourricier qu'il avait si peu connu. Mais il ne pouvait sentir de chaleur humaine. Il s'éloigna, malheureux.
-Viens. Là-bas, tu trouveras la paix, dit-elle en tendant un doigt fin vers une invisible ligne d'horizon.
Et tous les deux, ils se mirent en marche, sans plus penser à rien.
THE END
Ce n'est pas vraiment le deuxième tableau de Greuze, mais on peut dire que le fils a été puni de se prendre le chou comme ça avec son père, non ? Et le père a été pui lui aussi par la même occasion. En plus, ils n'ont même pas eu le temps de s'excuser (il faut savoir qu'ils ont eu le temps de se remettre en question lors de leur voyage pour le Pays des Morts).
Enfin, envoyez-moi une pitite review pour me dire ce que vous pensez de ce tableau. Et puis, promis, je vous répondrai et je vous ferai plein plein plein de bizous !
