Chap. 2 : Seul…

Comme je déteste ces nuits, ces nuits ou je me réveille le corps tout ankylosé ; ces nuits que je passe dorénavant seul… De toutes façon, il n'y a plus personne pour les passer avec moi depuis la dernière fois…

La dernière fois, nos vies ont pris un tournant radical… Enfin si l'on peut dire…

Qui m'aurais dit qu'en me réveillant ce matin là, ce que j'apprendrais serait plus douloureux que tout ce que j'avais vécu durant la nuit ?

Oui, en me réveillant ce 1er novembre 1981, souffrant encore des douleurs que génère la transformation d'un homme en loup-garou, j'ai découvert à la une du journal que mes meilleurs amis étaient morts, assassinés…

Mon monde s'effondrait… Je me retrouvais seul, de nouveau… Privés des seules personnes qui m'on jamais considéré comme une personne normale…

Maintenant, James et Lily étaient morts, laissant seul le petit Harry… Dire que j'aurais du passer la soirée d'Halloween avec eux si la pleine lune n'avais pas eu lieu…

J'appris, quelques jours plus tard, qu'Harry avait été confié à la sœur de Lily. J'étais rassuré qu'il ait été accueillit là bas, espérant que Pétunia le traiterait comme un enfant normal, pas comme un être anormal, un sorcier…

J'aurais pu, j'aurais du le prendre sous mon aile, je sais que c'est ce que James et Lily aurais voulus… Mais, à ma grande honte je ne l'ai pas fait… Ma seule excuse serait de dire qu'un monstre n'élève pas un enfant…

De toute façon, en cas de problèmes, c'était à Sirius de prendre soin de Harry…

Sirius…

Nous étions comme des frères tous les quatre, comment a-t-on pu en arriver la ? Jamais je n'aurais cru que le traître se cachait parmi nous, les Maraudeurs…

Mais c'était bien Sirius le traître ! Lui, qui a vendu James et Lily à Voldemort, lui encore qui a éliminé le malheureux Peter qui voulais les venger… Sirius avait toujours été meilleur en duel, Peter n'avait pas la moindre chance…

Sirius Black, celui qui s'était donné tant de mal à nous faire croire qu'il était différent que tous les autres Black, il y été d'ailleurs parvenu, malheureusement, il n'en était rien…

Je m'en veux, j'aurais du m'en rendre compte, à cause ma naïveté, en une nuit, mon univers s'est écroulé…

Désormais, me voila abandonné…

De nouveau…

Seul…