Ce côté clinique est absolument magique. ça me rappelle toujours ces cauchemards que l'on fait, ceux où l'on est à demi conscient sans autant pouvoir agir ne serrais-ce qu'un peu pour le modifier, ni parvenir à se réveiller complètement. Ce mauvais rêve qui semble ne pas vouloir finir et nous engloutir dans un désespoir définitif duquel on ne poura jamais sortir.

Sur ces mots bien heureux, enjoy!


Quand Haruaki venait dormir chez les Kurosaki, Masaki avait coutume de la coucher dans le même lit que son fils. Depuis leur naissance, elle n'avait pas perdu ce plaisir éprouvé à les observer la nuit, attendrie devant les petits corps enlacés qui reposaient l'un contre l'autre, sans crainte.

De fait, Isshin avait conservé cette habitude propre à son épouse et n'avait pas installé de fûton supplémentaire dans la chambre de son fils. De toute façon, depuis leur naissance, ils avaient toujours tout partagé dès qu'ils étaient ensemble.

Lorsque le rouquin était entré dans sa chambre, il s'était attaché à ne pas faire trop de bruit, la petite dormant généralement avant lui ses derniers temps. Perdre ses parents avait aussi bien fatigué son corps que son esprit.

Aussi fût-il surprit de trouver son lit vide, de ne pas voir les cheveux bouclés dépasser de sous les couvertures.

Il s'était couché du côté de la fenêtre et regardait la place inoccupée en attendant son arrivée.

Le lit lui semblait vraiment très grand quand il était seul.

Il sombrait déjà dans un demi-sommeil quand son père déposa la petite sur le matelas, laissant l'air frais de la chambre s'engouffrer sous la couette.

Il frissonna.

Tandis qu'Isshin repartait, fermant la porte avec un dernier regard sur eux, son petit corps chercha la chaleur de l'autre, se tortillant jusqu'à l'effleurer.

Son bras frôla celui d'Haruaki qui tremblait. Son cœur se contracta. Même si il n'était encore qu'un enfant, il comprenait parfaitement ce qui se passait autour de lui. Plusieurs fois, il avait vu son père administrer des calmants à sa compagne de jeu par la porte entrouverte. Cela juste avant de la mettre au lit, la dose faisant rapidement effet.

Si elle ne dormait pas encore, c'est qu'il avait dû arrêter le traitement. Cela expliquait aussi pourquoi elle venait à peine d'être mise au lit.

Rouvrant ses yeux, Ichigo distingua ceux d'Haruaki, déjà emplit des cauchemars qui hantaient ses nuits.

Il caressa son visage de sa petite main, le cœur meurtrit. Presque aussitôt, elle fût saisie entre deux autres mains, plus petites encore que les siennes.

Haruaki gardait fébrilement la main d'Ichigo, de peur de le voir disparaître soudainement, comme dans ses rêves.

Le rouquin se colla au petit corps tremblant, le serrant dans ses bras.


Tout respire de joie! Ouais!!!

Non je n'ai absolument pas créé un oc juste pour le traumatiser jusqu'à la mort. Bon peut-être que si. Et une fois encore, c'est ce pauvre Ichigo qui est témoin de tout sans pouvoir faire quoi que ce soit.

Je suis bénie pour ma grande bonté. XD

A peluche!