Plus que deux chapitres! Plus que deux chapitres!
Hin hin... Allez les enfants, on sourit! La vie n'est pas si mal fichue.... euh... ok, ce n'est peut être pas la bonne fic pour dire ça. ^^"
Gomen Ichigo (s'excuse au bout de 7 chapitres) c'est encore sur toi que ça tombe.
Enjoy!
Les valises de la petite étaient empilées dans un coin de la cuisine depuis la veille au soir. Cela paraissait encore irréel aux yeux d'Isshin.
Il passa à côté de son fils, caressant au passage les cheveux rouges sombres de celle qu'il tenait encore par la main.
Ichigo et Haruaki attendaient en silence.
Isshin jeta un coup d'œil à la pendule. Ils ne devraient plus tarder.
Sa nervosité était palpable. Rien ne laissait présager l'appel qu'il avait reçu quelques jours plutôt.
Une jeune femme, se présentant sous le nom des Kurotsure, cousine éloignée d'Asuka ; à tel point d'ailleurs que jamais son ami n'avait glissé mot à son sujet ; demandait à s'occuper de sa nièce.
Malgrès tous les bons sentiments d'Isshin, la loi était formelle. Elle possédait légitimement le droit de garde de la petite.
La sonnette retenti. L'heure des adieux était arrivée. D'autant plus que ses gens habitaient loin de Karakura.
Il se força à avoir l'apparence d'un homme enjoué et, d'une grande inspiration, ouvrit la porte.
Les salutations furent brèves, polies. Il n'y avait pas grand chose à dire.
Il avait ensuite invité Haruaki à venir se présenter à sa nouvelle famille et constata, un pincement au cœur, que son fils regardait dans le vide. Le regard de la petite ne valait guère mieux.
Haruaki observait les étrangers avec une absence notoire.
Sa mère souriait, jouant avec une mèche de ses cheveux bouclés comme les siens. Quoi qu'un peu plus.
Son père était plutôt svelte et distant, à l'image du garçon qui lui prenait la main pour l'emmener à la voiture.
Isshin échangeait ses dernières paroles avec la jeune femme quand il vit une petit fusée passer à côté d'eux. Un sanglot.
Haruaki s'était jetée dans les bras d'Ichigo, le sortant lui-même de la torpeur qui les avait bercé après la nouvelle. L'envie était très forte de la garder avec lui, de montrer aux étrangers qui voulaient lui arracher à quel point ils avaient besoin l'un de l'autre.
Mais les adultes avaient des devoirs à respecter. A regret, il se retint caresser les cheveux rouges sombres, piqué d'une pointe de jalousie quand la jeune femme accroupie le fit.
« Allons ma chérie. S'il te plait. Ton père doit retourner à son travail. »
« Non ! » La réponse tranchée déstabilisa quelque instant la femme qui perdit rapidement patience. C'était par pure gentillesse envers son cousin qu'elle avait accepté de s'occuper d'une enfant dont elle ne connaissait rien quand la nouvelle de sa mort était arrivée jusqu'à eux. Si elle commençait à faire des caprices, se serait difficile.
Haruaki avait enfouit encore plus profondément son visage dans le cou d'Ichigo, ses petits poings serrant de toutes leurs forces le tissu de son sweet-shirt.
Voyant que la femme s'énervait, ce qui ne présageait rien de bon pour elle, le rouquin repoussa gentiment son amie qui ne protesta pas mais laissa les larmes gagner ses yeux.
La dernière image image qu'il imprima d'elle dans sa mémoire était celle de son visage en larmes tandis qu'une étrangère la tirait hors de la maison par la main.
J'entend le glass de la justice sonner d'ici: Boureaux d'enfants!
Allez, peut-être que tout ce passera bien maintenant? Mais me connaissant... j'en doute fort! *grand rire sadique*
