Et un petit saut dans le temps pour ce chapitre. Bon, c'était ausi le cas à chaque chapitre précent? Sauf que là, il est beucoup plus conséquant.
Cette fois-ci, un petit instant de répis. Quelle indulgence de ma part. Je devais être malade.
Enjoy!
La jeune fille inspira un grand coup en fermant les yeux. Elle avait oublié à quel point cette ville sentait bon.
Depuis son arrivée à Karakura, Haruaki se sentait beaucoup mieux.
Il n'y avait plus personne pour l'accuser des faits étranges qui gravitaient autour d'elle. Et pour cause: la chose qui la poursuivait avait vraisemblablement lâché prise. Ce fichu esprit avait envoyé sa vie en l'air, là-bas, dans sa famille d'accueil, ayant blessé plusieurs fois ces camarades de classe. Et puis, le point de non retour avait été atteint quand il avait tué Shinhiro, son frère d'adoption, encourageant ses parents à la pousser dehors. Enfin, pousser était un faible mot. La mère, furieuse, lui avait jeté au visage tout ce qui lui tombait sous la main, jusqu'à ce qu'elle sorte de la maison, se tenant la tête où un filet de sang coulait.
Le vase avait atteint son but.
Haruaki avait attendu la tombée de la nuit pour s'introduire discrètement dans la maison où elle n'était plus la bienvenue et récupérer quelques affaires et un peu d'argent. Elle était ensuite partie à pieds pour la ville voisine, où la gare lui permettait de partir vers une nouvelle vie. Son choix s'était porté sur la troisième destination, le nom de la ville lui rappelant des souvenirs.
Elle vérifia le contenu de son sac et la liste de course. Le vieux Sawada était assez à cheval sur ce genre de choses. Mais, il l'avait recueilli sans condition.
La jeune fille ne pu réprimer un sourire. Le souvenir d'une tignasse orange ne voulait pas la quitter. Amusant comme certaines choses pouvaient être tenaces.
Les éclats de voix d'un groupe d'adolescents la tirèrent de son semblant de concentration. Elle fut bousculée par un garçon, qui tomba et se heurta au poteau, au moment où elle levait les yeux et en perdit la liste de course. Le vent, d'humeur joueuse, entraina le morceau de papier dans un vol forcé.
- Ah…
- Asano-san… soupira le petit du groupe. Tu pourrais faire attention.
- Comment ? Maiseuh, Mizuiro, tu ne peux pas dire ça après le mal que tu m'a fait !!!! Ignorer ses amis… il pointa du doigt le roux en pleurant puis s'enfuit en courant dans une dernière réplique.
Et toi, t'es méchannnnnnnnnnt !
- Tu lui a fait quelque chose ?
- Pas plus que d'habitude.
Les deux garçons soupirèrent. Le troisième, un géant, tendit le bras pour attraper la feuille blanche qui s'était coincée entre le mur et le poteau.
- Chad, qu'est ce que tu fais ?
Le susnommé leur montra la liste de course qu'ils lurent tout deux attentivement, comme-ci cela allait provoquer quelque chose.
Une petite voix se fit entendre.
- Excusez-moi… je viens de perdre ça…
Les garçons se retournèrent dans un même mouvement. Le roux se figea, les yeux s'agrandissant de surprise. Ce regard gris perle, ces cheveux…
- Ha… Haruaki ?
- Ichi…
La jeune fille n'eut pas plus le temps de réaliser les évènements. A peine fut-il sûr de son identité que le rouquin la serra dans ses bras. Il enfouit son visage dans la chevelure bouclée, humant les effluves sucrées qui lui avaient tant manqué.
D'abord surprise par le geste de son ami d'enfance, Haruaki s'était ensuite laissée aller à l'étreinte réconfortante. Son corps avait évolué avec le temps mais sa si douce chaleur était restée la même.
- Je ne pensais jamais te revoir.
Aux mots du rouquin, une vive douleur s'insinua dans son ventre, comme un boule dans l'estomac et elle agrippa son tee-shirt, pour loger sa tête dans son cou, répondant à cette ancienne habitude.
- Moi aussi.
- Ton ex petite amie ?
Ichigo et Haruaki se lâchèrent, légèrement gênés tous les deux. Chad, qui ne résistait pas aux choses mignonnes, passa sa main dans les cheveux de la jeune fille qui se cacha derrière le roux, surprise.
- Mizuiro ! C'est…
Les deux adolescents leur expliquèrent l'histoire, évitant cependant de s'épancher sur les détails trop douloureux.
- Ho. Et vous preniez votre bain ensemble ? Mizuhiro n'avait rien trouvé de mieux que de les embarrasser une nouvelle fois. A sa manière, il signifiait qu'il acceptait les faits.
- Laissez. La réponse se lit sur vos visages.
Les compagnons d'Ichigo avaient décidé de les quitter sur le chemin, les laissant faire le reste de la route seul tous les deux.
Ichigo portait deux des sacs que l'ambrée ramenait du conveniance store, la fixant alors qu'il marchait derrière. C'était amusant. Cette rencontre.
Il avait souvent pensé que Haruaki resterais un fragment du passé, un lointain souvenir qu'il ne pourrait attraper même en tendant le bras, même en courant de toute ses forces derrière elle.
Il avait fondu en larme ce jour là. Pourtant déjà, il était persuadé d'avoir épuisé toutes ses larmes à la mort de sa mère. Mais on ne lui avait pas dit… non, on ne lui avait pas dit qu'on lui arracherait aussi Haruaki.
En route pour le dernier chapitre! Quand à sa longueur, je ne sais pas encore trop. Allez, jaa ne!
