Avant de commencer, je voulais vraiment remercier AliceNathan et Sabine02 qui review à chaque nouveau chapitre ! C'est tout bête mais cela fait tellement plaisir. Merci également à Wravy. Je suis surprise mais cette fic est tout de même assez visitée malgré son couple tellement incongru.

Quoi qu'il en soit, merci à tous ! Le chapitre suivant sera le dernier.

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Chapitre 5

Il n'avait pas fallu plus d'une semaine pour qu'il l'attrape par surprise et l'entraine vers la remise. Tirée de force par le poigné, elle n'avait pas tout de suite fait le rapprochement et se contentait de protester. Ce genre de comportement ne ressemblait pas du tout au sergent-chef Fuery ! Lorsqu'il lui tendit la main pour réclamer la clé, elle lui demanda pourquoi. C'est alors qu'elle reconnue son sourire. Un sourire moqueur mais pas vraiment méchant qu'elle aurait identifié quelle que soit l'apparence de celui qui l'aurait affiché. Un sourire joueur. Ses joues s'empourprèrent et elle lui tendit la clé après avoir passé sa main dans sa poche. Une fois à l'intérieur, Envy la plaqua contre la porte et posa avidement ses lèvres sur les siennes. Son visage se heurta à ses lunettes mais il n'en tint pas compte et la força à ouvrir la bouche. Au cours du baisé, il reprit son apparence androgine. Lorsque Scieszka s'en rendit compte, elle rompit le lien de leurs deux langues et le détailla timidement.

Il était plutôt d'un petit gabarit et vraiment maigre mais elle le trouvait extrêmement mignon. Il devait surement être un peu plus jeune qu'elle.

Elle baissa les yeux et aborda un air gêné tout à fait adorable qu'Envy qualifia plutôt de stupide.

-Je ne pensais pas que…

- Quoi ? Tu croyais que je t'avais mis en garde juste pour te faire peur ? Quand je dis un truc, je m'y tiens ! Pourquoi ? J'avais pas l'air sérieux ?

-Non. C'est juste que je pensais que tu t'étais acharné sur moi parce que j'étais là à ce moment là.

-Je te l'ai déjà dis, t'écoutes pas !

Il prenait un ton faussement exaspéré. Pourquoi fallait-il qu'il se moque toujours d'elle ? Elle trouvait ça vraiment déconcertant.

-C'est pas que j'avais prémédité mon coup. Mais c'est parce que c'était toi que je t'ai fait ça…et ça…

Tout en parlant, il caressait sa poitrine à travers sa chemise comme pour illustrer ses propos ce qui avait pour effet de la faire frissonner.

-Qui…qui es-tu ? Tu n'es pas humain à pouvoir changer d'aspect comme ça...

Envy éclata d'un rire clair et totalement spontané.

-Effectivement, effectivement. D'ailleurs, si tu es tenté pour le faire avec un animal, il n'y a pas de problème. C'est aussi dans mes capacités. Un cheval ? Ils sont réputés pour être bien monté ! Sans mauvais jeu de mot…

Elle bafouilla devant une telle déclaration.

-Ou bien un chien peu être ? Ils adorent renifler et lécher tout plein de truc.

A chaque fois, il joignait l'exemple à la parole, s'amusant du visage déconfit de la secrétaire.

-N…non…

Finalement, il reprit son aspect normal et se colla contre elle sensuellement.

-Tu préfères comme ça alors ?

Elle acquiesça avec difficulté. Il était en train de remonter sa jupe tandis qu'il déboutonnait de sa main libre le chemisier qu'il jugeait gênant.

-Bien…dans ce cas, je n'y vois pas d'inconvénient.

-Tu ne m'as pas répondu…qui es-tu ?

-On me dit souvent que je parle trop. Mais bon, je vais te le dire. Après tout, je ne pense pas que tu sois bête au point d'aller raconter que tu fais des choses cochonnes au sein même des locaux de l'armée...

Elle acquiesça une nouvelle fois, gémissant sous la caresse des doigts qui entraient en elle.

-Je suis ce qu'on appelle un homonculus. T'as peut être déjà lu quelque chose là-dessus.

Elle sursauta. Evidement qu'elle en avait lu.

-Je te dirais juste que je ne suis pas du coté des gentils. Désolé. Dit-il avec un sourire narguer. Le monde n'est pas tout beau et gentil comme tu pourrais le croire.

Au fond, elle se fichait de ce qu'il était. Elle qui n'avait jamais eu aucun succès auprès de la gente masculine, le fait qu'il se soit intéressé à elle lui faisait plaisir. Elle avait longuement réfléchit le soir où il l'avait agressé. Elle ne pouvait pas nier avoir apprécié ces douces tortures et le physique de son bourreau. Et avait attendu, tous les jours, avec un peu d'appréhension certes, le moment où il referait son apparition. Elle avait pensé qu'elle ne le reverrait plus jamais et c'était fait une raison. Apres tout, il n'était pas bien important. Mais dès l'instant même où il avait refermé la porte derrière eux, l'envie insatiable de retenter l'expérience s'était emparée d'elle.

Ainsi, coincée entre lui et la porte, elle se laissa glisser au sol le temps d'un baisé et encercla son cou de ses bras peu assurés. Elle ne se lassait déjà plus de sa bouche.

A bout de souffle, elle le regarda fixement, cherchant au fin fond de ses yeux le moindre petit signe rassurant. Ces derniers brillaient légèrement à la lueur de l'ampoule et elle cru deviner encore une fois de la moquerie. Elle pensa qu'il prenait un certain plaisir à faire tout ça mais l'identifia plutôt comme la satisfaction de savoir qu'elle lui était totalement soumise. Car soumise était le mot. Il faisait en sorte de laisser le moins d'ouverture possible et de toujours avoir le dessus.

-Qu'est ce qu'il y a ?

Scieszka fut tirée de ses réflexions. Cette fois ci, elle pût lire un air tout à fait adorable sur son visage. On aurait dis un petit garçon curieux et anxieux.

-R…rien…je réfléchissais…

-Tu vas pas encore me sortir un truc du genre « pourquoi moi ? Qu'est ce que j'ai de plus que les autres ? » !

Pour dire la vérité, ces choses là la turlupinaient mais ce n'était plus son souci principal.

-Qu'elle âge as-tu ? Tu parais si jeune…

-Plus de 700 ans.

-Hein ?

Il rit sans retenue tandis qu'elle attendait sans broncher une réponse sérieuse.

-Sérieusement !

-Mais comment…

-Je te l'ai dis, je suis un homonculus. Je suis pas humain.

-Je ne connais pas grand-chose sur les homonculus…mais quelle est ta particularité ?

-Comme t'as pût le voir, je peux prendre l'apparence de n'importe qui du moment que j'ai déjà vu son visage. En revanche, je ne peux pas imiter un arbre ou un caillou par exemple. Mais les animaux si.

-Et…

Il la coupa.

-Je ne te dirais rien de plus. Ça te concerne pas après tout.

Elle baissa un instant les yeux

-Je ne comprends pas…tu n'as pourtant pas l'air bien méchant…

Cette remarque déclencha un nouveau rire cher le garçon. Pourquoi riait-il à chaque fois qu'elle disait quelque chose ? Elle ne pensait pas avoir dit une stupidité. C'était vraiment rabaissant.

-Comme je te l'ai déjà dis, t'as pas à t'en faire, t'as rien à voir là dedans.

-Hum ? Comment ça ? Tu n'as jamais…

-J'avais pris l'aspect du capitaine Fokker ce jour là.

-Hein ? C'était …

-Et Ouai. C'était moi. Ça fait pas mal de temps que j'ai infiltré l'armée. J'avoue que c'est vraiment chiant de devoir côtoyer tous ces humains puants. Ils me tapent carrément sur les nerfs avec leurs discutions débiles et leurs sentiments écœurants.

-Dans ce cas pourquoi tu me fais subir tout ça ?

-Toi ?...tu es de la pire espèce. Le genre de personne que je déteste le plus.

Cette parole lui fit mal. Elle ne demandait pas à être aimée ni appréciée. Mais ce fut comme si il lui avait piqué le cœur à vif. Une petite douleur aigue qui ne dura qu'une fraction de seconde mais qui lui fit tirer une moue déçue.

Aussitôt, il lui releva la tête en l'attrapant par les joues et la força à le regarder. Une larme coula et s'écrasa sur le bras d'Envy. Il fit une grimace.

-Berk. Evite de faire des trucs répugnant comme ça.

-Je suis désolé.

Sans qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit d'autre, il avait léché sa joue humide pour ensuite l'embrasser une nouvelle fois, la laissant pleine d'incompréhensions.

Ses actes étaient totalement antagonistes avec ce qu'il disait.

Que ce soit par lui ou les autres, elle ne voulait absolument pas être détestée. C'était ça hantise. Il n'avait pas idée du mal qu'il lui avait fait en touchant son point le plus sensible. Elle qui faisait tant d'efforts pour être apprécié de tout le monde. Ce baisé lui laissa donc un gout amer dans la bouche. Mais encore une fois, elle ne pu nier l'évidence. Il y avait quelque chose qui l'attirait irrésistiblement chez ce garçon. Malgré ses moqueries, ses rabaissements et ses attitudes bizarres, elle ne pouvait déjà plus s'en passer.

De son coté, l'homonculus se laissait porter. Plus conscient de rien, il ne songeait plus qu'à dénuder son corps une nouvelle fois et à faire glisser ses yeux le long de ses formes. Il voulait entendre encore et encore ses gémissements et ses halètements de plaisir. Depuis la dernière fois, ces derniers n'avaient cessés de le hanter.

Sans s'en rendre compte, ils étaient tous les deux en train de basculer dans les méandres d'un gouffre qu'ils ne pourraient plus escalader.

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Huhuhu…ça part en couille, comme on dit. Holàlà, j'ai l'impression d'être tombée un peu dans le OOC…En même temps, je ne pense pas pouvoir dire que ce couple est plausible. En fait, c'est surtout Envy qui n'est pas facile à cerner.

Et puis… pour les trucs « du cheval et du chien »…ya des fois j'ai des idées bizarres comme ça…heu…Ouai, j'ai une case en moins…ça doit être ça…

Comment ça je me justifie avec des excuses bidon ?

-Tu serais pas schizo sur les bords toi ?

-Chut ! Au prochain chapitre, chers lecteurs

-Sckyso !

-Chuuut, j'ai dit !