Chapitre 5 : Je te laisse la vie

La porte explosa. Les élèves commencèrent à paniquer. Un rictus se dessina sur les lèvres de Tom. Grindelwald apparut avec ses fidèles. Rhiannon était comme figée. L'assassin de ses parents se tenait là et elle ne savait pas comment réagir.

-Bonsoir ! Je suis désolé pour mes manières qui laissent à désirer. Comme tout le monde le sait, enfin, je suppose, je suis Grindelwald.

Une fille cria ce qui entraîna tout de suite une énorme panique. Les professeurs ainsi que le directeur essayèrent tant bien que mal de rassurer les élèves et de réclamer le calme. Grindelwald se dirigea vers la fille qui avait crié et prononça le sort fatal. Beaucoup d'élèves étouffèrent un cri, ils ne voulaient pas finir comme leur camarade. Le mage noir regarda les élèves un à un et s'arrêta vers Tom.

-Tom ! Mon élève prodige ! Je suis fier de toi. Sans toi, je n'aurais jamais pu entrer dans Poudlard. Je t'avoue que tu m'as surpris. J'ai une surprise pour toi.

Rhiannon fixais Tom, c'était impossible. Jamais, au non, jamais elle n'aurait pensé qu'il aurait pu être un partisan de Grindelwald. Certes, il était ambitieux, aimait faire peur à tout le monde. Elle laissa couler une larme sur ses joues roses qu'elle s'empressa de faire disparaître. Elle devait être forte pour ses parents.

-Quelle est cette surprise Maître ?

-Tue autant d'élèves que tu voudras.

Tom sourit et ses yeux devinrent brusquement rouges. Il se dirigea vers plusieurs élèves qu'il n'affectionnait pas particulièrement. Il marcha en direction de Rhiannon. Wilhem resserra sa main sur sa baguette, il n'avait qu'une idée en tête, protéger coûte que coûte Rhiannon. Un sourire mauvais s'étira sur le visage de Tom.

-Une dernière chose à dire, Wilhem ? Après, il sera trop tard.

Rhiannon ne comprit pas ce que Tom voulait dire. Elle se tourna vers Wilhem et le questionna du regard. Elle se sentait perdue.

-Rhiannon, je voulais te dire, que je t'aime par-dessus tout. Tu es tout pour moi. Je suis désolé de ne pas pouvoir te protéger.

-Que veux-tu dire ?

-Je t'aime ! Fais attention à toi !

-Oh ! Comme c'est touchant, se moqua Tom.

Rhiannon comprit que Tom ne voulait pas la tuer elle mais Wilhem. Malheureusement pour elle, elle le comprit trop tard. Il était déjà mort, les yeux perdus dans le vide, fixant le plafond sans le voir. Elle se laissa tomber à côté de celui qu'elle avait tant aimé. Elle pleurait ce qui ne plaisait pas à certaines personnes notamment à Grindelwald qui la prit pas les cheveux.

-Voyons jolie demoiselle, il ne faut pas pleuré.

Ses fidèles rirent et Rhiannon s'énerva.

-Tu t'énerves ? Ton visage me rappelle quelques choses. Laisse moi réfléchir. Oh mais je m'en rappelle. Tu es la petite O'Manion.

Rhiannon ne savait plus quoi dire, il se souvenait d'elle. Son pire cauchemar depuis un an maintenant se rappelait d'elle.

-Rhiannon ! Un magnifique prénom ! Tu es aussi belle que ta mère.

-Ne parlez pas de ma mère !

-Tu as son insolence ! Elle m'a supplié de la tuer après qu'elle a vu succombé son mari ! Paix à leurs âmes !

Rhiannon se souvenait des prières de sa mère, de ses lamentations. Elle en rêvait encore la nuit. Elle s'était lâchement enfuie au lieu de leur tenir tête. Elle avait couru longtemps dans les rues de Londres ne sachant pas où aller. Elle s'était réfugiée au Chaudron Baveur. Elle pleurait souvent la nuit en silence. Des larmes coulèrent doucement le long de ses joues. Grindelwald l'avait aussitôt remarqué.

-Tu pleures ? Je vais te faire un cadeau ! Ecoute moi bien ! Je vais te laisser en vie !

-Non, tuez moi ! Je vous en prie !

-J'en étais sur ! Je te laisse en vie avec tous tes cauchemars. Tom !

-Oui Maître ?

-Nous partons !

Ils sortirent de la Grande Salle. Tout le monde ne bougea pas d'un pouce. Rhiannon était au milieu, les jambes repliées sur elle. Elle pleurait toutes les larmes de son corps. Il aurait du la tuer. Elle ne se sentait plus la force de vivre. Sa meilleure amie se dirigea lentement vers elle. Elle la prit doucement dans ses bras et la berça.