Pendant que je suis sur l'ordinateur, j'en profite, voici un petit one que j'ai écris y'a un bon bout d'temps déjà (mais pour moi, deux jours c'est déjà loin...). Il m'plaît pas trop (didju mais que c'est niais !), mais comme Ai-chan refuse catégoriquement que je ne modifie ne serait-ce qu'une lettre (même les fautes d'orthographes ! D'ailleurs, si vous en trouvez, faites-moi signe...), alors v'là.
Ah, et comme j'ai convaincu cette pénible demoiselle (Ai : tu m'as torturée avec des chatouilles, tricheuse !) de se mettre au clavier, y devrait y'avoir une fic à elle dans un petit bout d'temps.
Didju que j'ai honte... °se cache derrière Ai°
Attente
Elle ramassa le bandeau qu'ils avaient laissé par terre.
Ses yeux étaient emplis de tristesse. Seconde après seconde, des perles d'eau gouttaient de ses cils et s'écrasaient sur le sol en millions de petites étincelles brillantes.
Quelle malchance.
Elle aurait aimé pouvoir l'approcher un peu plus, quand il était encore là. Timide, elle n'avait jamais essayé. De toutes façons, elle n'y serait jamais arrivée. Dès qu'elle le voyait, elle se taisait. Docile, soumise, la loi du plus fort, la crainte, le respect. L'amour, aussi.
Noyé dans les larmes, un maigre sourire vint s'installer sur ses lèvres.
Si elle avait pu l'aider, si elle avait pu combattre à ses côtés, que ce serait-il passé ? Serait-il dans cet état, lui aurait-elle servi ? Aurait-elle changé quelque chose, ou n'aurait-elle été, une fois encore, qu'un fardeau pour lui, qu'une gêne ?
Ses yeux blancs, si purs, cette touche de couleur pastelle, du mauve. Ils lui inspiraient autant la haine que la pitié, elle était trop faible pour avoir ne serait-ce que le droit de le regarder. Qu'il était beau, avec son teint blanc comme la neige, et ses longs cheveux noirs, qu'il était beau. Et ce sourire, mélangé entre l'ironie et la pitié, ce sourire, qu'il lui allait bien, ce sourire, qu'elle l'aimait, car c'était la seule fois où il lui adressait un regard.
Elle serra la plaque de métal entre ses doigts. Une fissure, longue, profonde, vint fendre la Feuille. Elle la réparerait plus tard. Là où il était, il n'avait pas besoin de son bandeau frontal. Pas encore… peut-être même plus jamais. Non, ne pas penser à ça.
Elle secoua brièvement la tête, de droite à gauche.
Elle ne voulait pas s'inquiéter. Hokage-sama était la plus grande kunoïchi médicale du pays, et son apprentie la suivait de près. Elle ne devait pas s'en faire. Mais ce qu'elle avait peur, ce qu'elle tremblait, sous le regard pesant de son père, le ricanement moqueur de sa sœur.
Elle se mordilla un doigt pour se calmer.
Combien de temps encore aurait-elle à attendre ? La porte blanche, si grande, restait ostensiblement fermée, rendant inaccessible le blessé qui se trouvait derrière. Qu'elle s'ouvre, Kami-sama, qu'elle s'ouvre…
Un claquement brutal, sec, la fit sursauter.
Qui était-ce, qui sortait de cette salle, avec ces cheveux corbeaux courts, cette mine fatiguée ? Shizune-san ? L'opération s'était-elle bien déroulée ? Elle avait un drôle de sourire, rassurant et apeurant à la fois.
« Ca y est… »
Hinata écarquilla les yeux. Son cœur battait la chamade, prêt à déchirer sa poitrine. Elle se leva d'un bond. Derrière elle, son père sourit tendrement.
« Il est sauvé ? Kami-sama, il, il est sauvé ? »
La médic-nin lui fit un clin d'œil.
« Bien sûr ! Tu veux le voir ?
- Père, demanda la jeune fille aux yeux de nacre, inquiète au possible, puis-je ? »
Il ne répondit pas, mais pointa la salle du menton. Un geste qui voulait tout dire, plus encore que cette mine soulagée, plus encore que la main de sa fille cadette qu'il serrait très, très, très fort.
