Auteur : Umbre77

Titre : Mœurs et coutumes des sorciers Poudlardien.

Base : Discussion avec Akroma.

Degré de perversité : Très très… Très élevé !

Résumé : Ce qu'il se passe dans les vestiaires de Quidditch demeure un mystère… Enfin ! Presque… Slash HP/DM

Note IMPORTANTE : Ceci est très très pervers. Si vous êtes pudique, si vous ne supportez pas l'homosexualité ou simplement les lemons, je vous conseilles (voir ordonne) de faire demi-tour illico et de partir aussi loin que possible de ce lieu ! Merci d'avance !

Note moins importante : L'auteur de cette fic était malade en écrivant ça !... Veuillez compatir !

Autre note: Ouais, encore une! J'ai sincèrement la flemme de faire les RAR, désolée... Je les ferais ce Week-end, au mieux... Au pire, je les ferais pas! Lolll! Mais là, aujourd'hui... TT.. Trop la flemme!

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Chapitre 3 : De l'utilité de la cape d'invisibilité…

Pendant ce qui lui parut une éternité, Harry fixa son ennemi de toujours. Mais qu'est-ce qu'il faisait là ? Avait-il tout entendu ? La panique se répandit en lui comme un poison.

« Si tu te poses la question, Potter, dit-il, je suis là depuis… Mhmm… Quelques minutes. Et le cours de Métamorphose est terminé. Tes amis ont pris tes affaires. Je t'annonce également que nous avons un travail de groupe à faire, tous les deux… Raison pour laquelle je suis venu te chercher aux toilettes… Il est dommage que je n'ai pas pu t'aider… »

Il eut un léger sourire alors qu'il quittait sa pose nonchalante pour s'approcher d'Harry qui recula.

« Mais ce n'est que partie remise, n'est-ce pas Potter ? dit-il, continuant de s'approcher. La prochaine fois, je pourrais t'aider… »

Harry savait que le mur des toilettes allait le bloquer. Il gémit, angoissé, lorsque son dos rencontra la surface dure. Malfoy, lui, sourit d'avantage et s'approcha de lui.

« Ne fais pas celui qui ne me désir pas, Potter, dit-il, plaçant une main de chaque côté de son visage. Je sais que tu en meurs d'envie… Je l'ai très bien sentit, tout à l'heure… »

Il sourit, rapprochant son visage de celui d'Harry.

« Blanche Neige, dit-il avec un sourire narquois. Comment va-t-on t'appeler, maintenant que tu as succombé ? »

Harry fronça les sourcils.

« Par mon nom, ce serait… »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Les lèvres de Malfoy venaient de le couper, d'une manière inattendue. La bouche du blond exerçait une légère pression contre celle d'Harry. Celui-ci voulut se retirer, mais il ne put se contrôler. Sans le vouloir, il ouvrit la bouche sous l'insistance de la langue de son ennemi. Un long frisson parcourut tout le corps d'Harry, plus puissant encore que lorsqu'il avait jouit. Il émit un long gémissement et ses bras se passèrent autour de la taille de Malfoy, sans qu'il comprenne pourquoi. Il ne comprit pas non plus pourquoi il s'éloigna du mur pour permettre à son ennemi de toucher ses fesses, pourquoi il ne le repoussa pas quand les lèvres et la langue chaudes du blond s'égarèrent dans son cou. Pourquoi il suivit son mouvement de hanches, pourquoi il avait chaud, tellement chaud… Et tellement envie de plus, tellement envie…

« Harry ? » appela une voix, le faisant revenir à lui.

Il sursauta vivement et se sépara de Malfoy. Les yeux brillants et les joues rouges, celui-ci haletait tout autant que lui. Il le regardait avec une expression si intense qu'il sut qu'il y serait passé, si quelqu'un n'avait pas appelé à l'extérieur des toilettes.

« Harry ? appela de nouveau la personne, Harry l'identifiant aussitôt. Tu vas bien ? »

Il dut se racler la gorge pour parler.

« Ou… Oui, Hermione, ça va, dit-il. J'ai juste eu une petite indigestion…J'ai du trop manger au petit déjeuner… »

La jeune fille, proche de la porte, émit un son agacé.

« Je t'avais dit de ne pas avaler ce toast… Il était de trop. Tu crois que tu peux suivre les autres cours ? »

Les yeux de Malfoy scintillèrent. Aucun des deux n'avaient bougé, ils se fixaient, proche, mais bien moins que quelques minutes avant.

« Sans problème, dit Harry. Laisse-moi juste le temps de me rincer la bouche…

-D'accord, je t'attends… »

Harry sourit et se dirigea vers le lavabo. Il ouvrit l'eau et, tout en regardant son ennemi, alla happer le jet pour prendre une longue gorgée. Il s'en écarta, se lava les mains, puis ferma le robinet. Il finit par quitter des yeux le blond, pour se diriger vers la porte, mais une main saisit son poignet.

« Ce n'est que partie remise, Potter, dit-il. Crois-moi… »

Harry se contenta de dégager de sa poigne et quitta les toilettes. Jamais, il ne fut plus heureux de voir Hermione.

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Il passa le reste de la journée à réfléchir. A essayer de trouver une solution. A comprendre ses réactions. Bon sang, c'était Malfoy ! Draco Malfoy ! Ce sale petit prétentieux, ce couard, ce connard ! Comment pouvait-il être à ce point excité par lui ? Comment avait-il pu le laisser faire ? Le laisser le toucher ? Et surtout, comment avait-il pu apprécier ?

Le soir même, alors même que ses amis le laissaient enfin tranquille et qu'ils étaient tous en train de discuter tranquillement dans leur dortoir, Harry se mit à Parler de Malfoy.

« Dean ? appela-t-il, attirant l'attention de tous, dans le dortoir. Dis-moi… Malfoy… T'as testé ? »

Il y eut un long silence dans la pièce.

« Nan, dit Dean. Je suis hétéro, tu sais… Je me renseigne sur les gens de l'école, parce que j'aime bien savoir qui est quoi, qui est avec qui… Mais j'ai jamais touché à Malfoy. »

Harry resta un long moment silencieux.

« Et y'a quelqu'un, ici, qui a touché à Malfoy ? »

Il n'y eut que des non en réponse à sa question.

« Et vous connaissez quelqu'un qui a touché à Malfoy ? »

Les garçons prirent le temps de la réflexion.

« Ben… On dit que Brent Fallay, de Serdaigle, a couché avec… Mais c'est qu'un racontar, personnellement, j'y crois pas, dit Ron. Ce gars est trop moche… »

Harry les regarda tous.

« En clair, personne ne sait avec qui Malfoy a couché ! »

Les autres haussèrent les épaules.

« Il paraît qu'il ne veut pas qu'on sache avec qui il couche… Il interdit formellement à ses conquêtes de se vanter…

-Ce qui montre combien ce Brent est un menteur ! renchérit Ron.

-Mais sinon, non, on sait pas… On sait qu'il a eu des aventures avec quelques Serpentard, dit Neville. Mais c'est tout… »

Harry hocha de la tête.

« Et il serait possible que sa réputation… ne soit que fabriquée ? »

Le silence dura plus longtemps.

« Franchement, je crois pas, dit Seamus. Malfoy… C'est vrai, c'est un Serpentard, mais je pense pas que sa réputation ne soit que fabriquée. A mon avis, il a vraiment un grand talent pour séduire et pour baiser… »

Harry hocha de la tête. Grand talent ? Le mot était faible !

Soupirant, il se laissa retomber dans son lit.

« Pourquoi ? demanda enfin Ron. Pourquoi tu poses autant de questions ? »

Harry soupira de nouveau. Il savait bien que ça viendrait. Mais comment cacher une chose si importante à ceux qu'il considérait comme des frères ?

« Malfoy… Il m'a chauffé, en Métamorphose. »

Il y eut un bruit et Harry sentit son lit s'affaisser à quatre endroits différents.

« Et il est venu me retrouver dans les toilettes…

-Vous avez fait quoi ? demanda Seamus, curieux.

-Rien, répondit Harry. Enfin, on s'est embrassé… Et un peu touché…

-Un peu ? demanda Dean.

-Hermione est arrivée, expliqua Harry. Sinon, ça n'aurait pas été qu'un peu, je crois… »

Les quatre garçons sourirent.

« C'est cool que tu t'y mettes enfin, dit Ron. On commençait à croire que tu étais asexué… »

Les quatre garçons éclatèrent de rire alors qu'Harry grognait.

« Les gars, c'est de Malfoy qu'on parle, dit-il, se redressant. Ça vous dérange pas ?

-Ben, nan, dit Neville. Je sors bien avec Zabini ! »

Harry faillit s'étouffer.

« Quoi ?

-Puis, franchement, ça te fera pas de mal de te décoincer un peu, renchérit Dean, ne prêtant pas attention à l'exclamation de Harry.

-Sans compter que c'est un bon coup, selon les on-dit, s'exclama Dean.

-Puis tant que tu n'en tombes pas amoureux », fit remarquer Ron.

Harry les regarda, chacun à leur tour.

« Les mecs, vous êtes de sérieux malades, je vous le dis ! »

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Le lendemain, Harry se réveilla en ayant partiellement oublié tout ce qu'il avait vu ou appris ces derniers jours. Oublié un instant qu'il avait surpris Draco Malfoy en train de se masturber, oublié un instant que ses camarades de classes lui avaient donné tout un cours sur 'Comment se faire plaisir avec la magie ?', oublié qu'il s'était masturbé avec sa baguette, oublié que Draco Malfoy l'avait embrassé dans les toilettes du couloir de métamorphose et qu'il en fut heureux. Sa vie avait pris une sorte de 'normalité' du passé qu'il aimait. Mais il savait que son innocence n'allait pas durer.

Cela commença lors du cours de potion. Le professeur Snape souriait d'un air étrangement effrayant lorsqu'ils arrivèrent et Harry eut un frisson en se rappelant ce qu'il avait vu la dernière fois. Il essaya bien de l'ignorer, mais lorsqu'il découvrit sa robe pliée sur son tabouret, il blêmit et les images d'un Severus Snape couché dessus, complètement nu, en train de se faire plaisir lui revinrent brutalement. Il leva la tête vers son professeur et constata que celui-ci le fixait d'une manière presque envieuse. Harry eut l'envie brusque de s'enfuir.

Mais le pire fut incontestablement lorsqu'il croisa le regard de Draco Malfoy. Lui aussi le fixait. Mais avec cette lueur de désir clairement visible. Cette envie qui disait 'Toi et moi, dans un lit… Bientôt !'. Etrangement, il avait une folle envie de lui répondre 'Et pourquoi pas maintenant ?'. Mais il ne pouvait pas ! C'était Draco Malfoy, tout de même ! Celui-là même qui ne cessait de l'insulter. Et même si, pendant la guerre, il était de leur côté… Qu'est-ce que ça changeait ? C'était tout de même Malfoy ! Aussi excitant soit-il.

Leur échange de regard fut coupé par Snape en personne. Ce dernier ce mit entre eux et lança une œillade d'avertissement à son protégé. Harry pensa étrangement qu'ils ressemblaient à deux coqs.

« Monsieur Malfoy, dit-il. Je pense que le tableau se trouve de l'autre côté… »

Toute la classe stoppa son activité pour regarder les deux Serpentard.

« Certes, professeur, répondit Draco, souriant. Je pense que Londubat se trouve au devant de la classe, lui aussi… »

Ils se fixèrent un long moment et tout deux finirent par faire ce qu'ils devaient faire. Soit, regarder le tableau pour l'un et surveiller Neville pour l'autre. Soulagée, toute la classe se remit au travail, Harry comprit. Il sursauta pourtant lorsqu'il vit un petit papier apparaître devant lui. L'ouvrant, il faillit faire tomber son chaudron de surprise.

Sur l'image, il était représenté d'une manière assez brouillonne. Il était couché et nu, soumis à un Draco Malfoy plus qu'en forme. Au-dessus, le Serpentard avait écrit :

'Bientôt, Potter…'

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En sortant de potion, Harry préféra courir. Et il sut qu'il eut raison de le faire lorsqu'il vit Malfoy se dépêcher de sortir de potion et regarder de tous les côtés après lui. Il déboulait dans les escaliers lorsque Malfoy s'aperçut de sa tentative de fuite. Conscient qu'il allait essayer de le suivre, Harry se jeta dans le hall pour ensuite prendre la poudre d'escampette. Il utilisa toute sa connaissance en passage secret pour échapper au blond et atterrit juste devant la bibliothèque. Le premier quadrimestre de la septième année leur laissait pas mal de temps libre, mais le second, pas du tout. Il n'y avait que ce jour là, pendant deux heures, que la majorité des septièmes années – et juste les septièmes années – avait du temps libre.

Comme la plupart des élèves, Harry profitait de ce temps pour rédiger ses devoirs. Seuls les étudiants comme Hermione avaient le courage d'y aller tous les jours. Harry et ses amis s'y rendaient une fois par semaine, voir deux si le temps était contre eux. Il savait que Malfoy connaissait ses habitudes et viendrait là. Ça ne l'empêcha pas, lorsqu'il le vit passer la porte et se diriger vers lui, de grimacer d'un air agacé.

« Malfoy, je travail, fiche-moi la paix ! »

Le concerné lui fit un léger sourire moqueur.

« Très cher Potter, je te rappelle que nous avons un travail de groupe, tous les deux…Et je n'ai pas envie d'attendre que tu sois décidé à travailler… Ainsi… Je propose que nous nous y mettions… »

Le brun leva les yeux au ciel et referma son manuel d'enchantement. Autant pour le sortilège de tête en bulle. Il savait le faire, bien sûr, mais l'expliquer avec les termes scientifiques… De toute façon, ce n'était pas un grand devoir…

« Bon, c'est quoi, ce devoir ? demanda-t-il, tout en regardant Malfoy s'asseoir à sa table.

-L'importance de la métamorphose en cas de Survie.

-Quoi ? s'exclama Harry, horrifié. Mais ça va nous prendre des heures ! »

Malfoy eut un large sourire.

« Je sais, oui », dit-il, ravi.

Le brun leva les yeux au ciel et se laissa tomber sur son banc. Comment pouvait-il faire un tel devoir ? Alors qu'il en avait des tas à côté !

« Panique pas, Potter, dit soudainement Malfoy. On a exactement un mois pour le rendre… »

Harry se redressa aussitôt, l'air ravi.

« Cela dit, fit Malfoy avec rapidité, nous allons déjà établir le sommaire. Ainsi, nous pourrons nous partager le travail. Nous n'avons pas toujours les mêmes moments de libres, il est donc mieux de pouvoir le faire séparément. Une semaine avant la rentrée du devoir, nous nous rencontrerons pour la mise en commun et ce sera bon. Compris ? »

Harry acquiesça, toujours aussi ravi. Il perdit très vite son air joyeux.

« C'est quoi, le piège ? dit-il, soupçonneux.

-Quel piège ? demanda Malfoy.

-Celui que tu es censé mettre en place pour réaliser le dessin que tu m'as envoyé ? »

Le Serpentard sourit.

« Je ne mélange jamais travail et plaisir, Potter, dit-il. Cela dit, le travail peut être récompensé et je ne dirais pas non contre un petit cadeau de ta part… »

Harry faillit crier en sentant un pied se glisser entre ses jambes.

« Malfoy ! dit-il, essayant d'empêcher le pied de continuer sa caresse. Qu'est-ce que tu fais ?

-Je te chauffe, quelle question… M'envoyer en l'air dans la bibliothèque est un de mes plus grands fantasmes… »

Harry rougit et se retint de gémir. Malfoy savait très bien se servir de son pied. Surtout sur les érections.

« Ce n'est pas Mon fantasme ! dit-il, bougeant le pied du blond et reculant.

-Menteur, répliqua Malfoy… Fais pas autant de bruit et veille à ce que personne ne t'entende ! »

Et sur ce, le blond se glissa sous la table. Harry haussa un sourcil et il laissa échapper un léger cri lorsque deux mains le forcèrent à se rapprocher de la table. Il essaya de tout son être – ou peut-être pas tant que ça – d'empêcher Malfoy d'ouvrir son pantalon. Mais le blond avait une volonté de fer – et des doigts habiles – et la fermeture de son pantalon ne résista pas. Et lui non plus. Il devait avouer que la peur que tous les septièmes années tournent la tête vers eux était également une motivation à ne pas faire d'esclandre. Même s'ils étaient entourés de trois rayons et qu'il tournait le dos à tous les élèves, il n'avait pas envie que tout le monde sache que Harry Potter était en train de se battre avec Draco Malfoy parce que celui-ci…

Parce que celui-ci caressait doucement son érection alors libérée de son pantalon et de son boxer avec la paume si douce de sa main. Un gémissement – qu'il dissimula en toux – lui échappa et ses ongles griffèrent la table de la bibliothèque. Il gigota légèrement, essayant d'échapper à la main si délicieuse de Draco. Mais il s'avoua vaincu lorsqu'une langue douce passa sur toute sa longueur. Il se mordit vivement la lèvre, essayant de retenir tous les sons, alors que la langue de Draco se mettait à taquiner le gland rougit. Difficilement, Harry s'empêcha de glisser de sa chaise.

C'était bon. C'était délicieux… C'était une torture ! La langue passait et repassait… Et les lèvres se mêlaient à la caresse. Harry ferma les yeux et glissa une main sous la table pour caresser les cheveux de Draco. Doucement, ses hanches se mirent à bouger, au même rythme que les mouvements de tête du blond. La chaise grinçait doucement, si bien que Draco l'obligea à cesser de bouger. A la place, il augmenta le mouvement de sa bouche et de sa langue. Harry émit un léger gémissement. Tout autour de lui, les choses commençaient à disparaître. C'était flou. C'était exaltant. C'était…

Il se mordit si fort la lèvre qu'il en saigna. Sous la table, il put sentir son ennemi de toujours avaler sa semence avant de s'écarter. Il sentit les doigts replacer son sexe et refermer son pantalon. Puis, doucement, Draco Malfoy réapparut. Il se passa une langue mutine sur les lèvres et Harry frissonna. Il était encore dans un autre monde. Un monde où il jouissait sous l'assaut de la langue d'un Serpentard très doué. Celui-ci souriait tout en rangeant ses affaires. Il s'approcha de Harry et se pencha à son oreille.

« Je ferais le sommaire moi-même et je t'enverrais ce que tu devras faire… Travailler avec toi est impossible… »

Et sur ces mots, il l'embrassa avant de partir d'une démarche sensuelle, laissant derrière lui un Harry Potter hagard.

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Foutu… Il était foutu et il le savait ! Il venait de sombrer totalement… A moins qu'il n'ait déjà sombré depuis longtemps ? Depuis qu'il avait vu Malfoy – devait-il vraiment l'appeler Malfoy – se masturber dans les vestiaires de Quidditch ? Allez savoir.

Dans tout les cas, il n'en pouvait plus ! Cela faisait seulement deux jours que Draco – il pouvait se permettre d'être intime – s'était glissé sous la table de la bibliothèque, pour son plus grand plaisir. Trois jours qu'il ne cessait d'y penser. Trois jours qu'il se masturbait trop souvent en pensant au blond. Trois jours que le Serpentard en question tentait de le coincer… Trois jours qu'il se promenait avec sa cape d'invisibilité sur le dos pour lui échapper. Et si cela marchait parfaitement bien pour l'instant, il savait qu'il finirait par ne plus pouvoir lui échapper. Il le savait car, alors qu'il était enfin visible, assis à la table des Gryffondor pour le souper, il sentait sur lui le regard du blond aux yeux gris. Il sentait son désir pour lui jusqu'à la table… Et il avait beaucoup de mal à se contrôler.

« Tu devrais coucher avec, dit soudainement Ron, le faisant sursauter. Ça le ferait cesser et on pourrait tous manger sans avoir l'impression qu'il va venir t'étendre sur la table et nous offrir un spectacle Porno ! »

Harry hoqueta.

« Ron, c'est Malfoy !

-Et alors ? fit le rouquin. Un trou, c'est un trou ! »

Le brun dévisagea son ami, choqué.

« Ce n'est pas qu'un trou ! dit-il, vexé.

-En l'occurrence, si, intervint Seamus. Sauf… Si tu as des sentiments… »

La plupart des garçons le fixèrent. Harry déglutit.

« Des sentiments ? Pour Malfoy ? Moi ? Jamais ! Enfin… C'est Malfoy, j'ai des sentiments pour lui, oui… Je le respecte. C'est mon ennemi. Mon adversaire. Je…

-Il a des sentiments, dit Ron, l'air horrifié. Merde alors !

-On est foutu ! dit Seamus. Il est foutu…

-Je sens que ça va être drôle, dit Dean, l'air enchanté. L'idylle Harry/Draco… Ça va être répandu dans le monde entier… Je pourrais même en faire des livres. 'Le Drarry ou Observation de deux Némésis amoureuses'. Ça devrait être au moins un best Seller !

-Ça suffit ! dit Harry, se levant. Je ne l'aime pas, je le respecte, ce n'est pas la même chose ! »

Les autres le regardèrent en coin.

« C'est vrai, dit Seamus. Comment aimer un Malfoy ?

-Quelqu'un de si prétentieux ? grogna Ron

-Monstrueux ! renchérit Dean

-Insensible ! précisa Seamus.

-Arrogant ! », lâcha Ron.

Harry siffla.

« Vous allez arrêter, oui ? Il n'est pas que ça !

-Oh, vraiment ? demanda Seamus, moqueur. Et qu'est-il ? »

Le brun prit le temps d'y réfléchir, inconscient des regards moqueurs échangés.

« Et bien, je pense qu'il n'est pas si prétentieux. C'est vrai qu'il se vante beaucoup, mais il ne le fait que quand on est là et je suis sûr que c'est pour nous ennuyer plus qu'autre chose. En outre, il n'est pas insensible ! Vous n'étiez pas là quand il a tué Dumbledore. Il n'est pas insensible, ok ? Il cache juste bien ses sentiments… Et il n'est pas monstrueux. Il est assez bien foutu. Quant à son mental, je ne saurais trop… Quoi ? »

Il avait remarqué, après un moment, que les autres souriaient, de plus en plus amusés.

« T'es perdu, mon pauvre vieux, dit Ron, l'air ennuyé. Bon sang, Malfoy dans la famille… Déjà de savoir qu'on avait des liens éloignés, ça m'était pénible, mais alors là… »

Harry frappa sur la table de son poing.

« Je n'ai aucun sentiment amoureux pour Draco Malfoy, dit-il les dents serrées. Alors maintenant, fichez-moi la paix avec ça ! »

Il se leva, rageur, pour quitter la Grande Salle. A peine avait-il atteint les portes qu'il vit Draco se lever. Il fronça les sourcils et partit en courant, comme à chaque fois. Habilement, il enfila sa cape d'invisibilité tout en courant, puis se plaqua contre un mur brusquement. Il vit Malfoy passer puis s'arrêter. Il le vit regarder un peu partout, puis pester contre 'La foutu rapidité de ce satané Gryffondor'. Et enfin, il partit, à son grand soulagement.

Appuyé contre le mur, il attendit cinq minutes puis partit à son tour, se dirigeant vers les premiers escaliers qu'il apercevait. Fuir Draco n'était pas amusant. Au fond, il devait admettre qu'il avait envie de ne pas le fuir. Qu'il avait envie, justement, de l'attendre. De refaire encore et encore ce qu'ils avaient fait dans les toilettes. Dans la bibliothèque. Une rougeur folle envahit ses joues alors qu'il commençait à monter les escaliers. Il devait cesser d'y penser. Ça n'aidait en rien… Mais Malfoy était tellement…

Un long frisson le parcourut et il se sentit de nouveau excité. Il dut maudire pour la centième fois sa libido. C'était Malfoy ! Malfoy… Draco… Avec ses cheveux blonds… Sa peau blanche… Son corps svelte. Ses petites fesses… Son sourire mutin… La lueur dans ses yeux… Harry frissonna de plus belle. Il devait vraiment cesser d'y penser. Cesser de croire des choses… Mais il ne croyait rien, de toute façon ! Il avait juste envie de lui, c'était tout. Il n'avait aucun sentiment.

Pensif, Harry s'arrêta. Aucun, vraiment ? Un gémissement le coupa dans ses réflexions. Etonné, il se tourna vers le couloir un peu plus haut. Mais qui donc pouvait bien gémir dans ce couloir là ? Curieux, il gravit les quelques marches qui l'en séparaient et s'introduisit dans le couloir. Il s'arrêta un instant, incertain. Ce n'était peut-être pas une bonne idée de s'y rendre… La dernière fois qu'il avait surpris quelqu'un, ça n'avait pas vraiment aidé…

Mais la curiosité fut la plus forte. Avançant dans le couloir, il repéra bien vite la pièce d'où s'échappaient les sons. La porte était entrouverte, ce qui expliquait pourquoi il les entendait si bien. Discrètement, il la poussa un peu plus et sentit sa gorge se serrer brusquement.

Voilà donc pourquoi Neville n'était pas au souper. Ainsi que la preuve de ce qu'il avait avancé ! Car on ne pouvait pas nier qu'il sortait avec Blaise Zabini quand on les découvrait tout les deux, en train de faire l'amour sur un banc, dans une salle de classe désaffectée. Mortifié parce qu'il faisait, Harry ouvrit la porte un peu plus encore. Il y avait quelque chose de presque envoûtant à contempler le corps sombre de Zabini aller et venir sur la peau blanche de Neville. Quelque chose de magique, presque. Neville avait entouré la taille de son amant de ses jambes et passé ses bras autour de son cou. Il levait les hanches, alors que Zabini abaissait les siennes et ils gémissaient tous les deux, transportés par le plaisir.

'Il a de jolies fesses, le Zabini, pensa Harry, qui rougit aussitôt. Bon sang, qu'est-ce que je fous encore, moi ?'

Gêné, il osa regarder une dernière fois. Blaise s'était légèrement redressé, dévoilant le sexe dresser de Neville qu'il caressait doucement, faisant presque crier le jeune homme. Celui-ci se mit à l'exhorter pour qu'il aille plus vite, le suppliant presque d'une voix cassée par les cris. Le Serpentard, souriant, n'accélérait pas, jouant visiblement avec sa sensibilité, ce qui le faisait enrager.

« Je te hais ! » cria Neville, alors qu'il donnait un coup de hanche plus fort, désespéré.

Blaise rit, tout en s'enfonçant en lui avec plus de force.

« C'est ça, dit-il, gémissant ensuite. Et moi, je t'aime. »

Neville se cambra alors, se répandant entre eux. Blaise se tendit à son tour et il bougea encore une fois ou deux avant de venir à son tour. Harry recula discrètement – il avait complètement oublié qu'il était invisible – et sortit dans le couloir. Il s'éloigna en marchant, car courir aurait fait trop de bruit et puis, il n'en avait pas envie. Il ne comprenait plus rien à rien. Tout ce qu'il savait, c'était que, pendant un vague instant, quand Zabini avait dit je t'aime… Il avait eu l'espoir complètement fou et incongru qu'un jour, Draco Malfoy lui dise la même chose, en faisant l'amour, lui aussi.

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A suivre…

Et voilààà! On se dit rendez-vous au 20 Octobre pour la suite des aventures de notre pauvre Ryry... Car pauvre il est, avec moi comme 'meneuse de vie'... Mouahahaha!