Auteur : Umbre77
Titre : Mœurs et coutumes des sorciers Poudlardien.
Base : Discussion avec Akroma.
Degré de perversité : Très très… Très élevé !
Résumé : Ce qu'il se passe dans les vestiaires de Quidditch demeure un mystère… Enfin ! Presque… Slash HP/DM
Note IMPORTANTE : Ceci est très très pervers. Si vous êtes pudique, si vous ne supportez pas l'homosexualité ou simplement les lemons, je vous conseilles (voir ordonne) de faire demi-tour illico et de partir aussi loin que possible de ce lieu ! Merci d'avance !
Note moins importante : L'auteur de cette fic est malade. Veuillez compatir !
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Chapitre 4 : De l'utilité de la pluie…
Après une longue semaine, Harry avait tellement bien fuit Malfoy que celui-ci s'était résolu…à lui envoyer des lettres. La première qu'il reçu fut en défense contre les forces du mal. Il était en train de prendre note d'un air discret lorsqu'un morceau de parchemin apparut devant lui. Il eut une moue et ne regarda même pas autour de lui. Il savait d'où ça venait, alors pourquoi se fatiguer à chercher. Discrètement, il ouvrit le morceau de papier et déglutit. Malfoy s'était appliqué, pour ce dessin là.
Es-tu donc si gêner que tu n'oses même plus m'approcher ? Où te fais-je tant d'effet que ma simple vue te fait partir ?
Dans tous les cas, Potter, il nous faut nous rencontrer. La bibliothèque, après le cours. Et ne t'en fais pas, je ne te ferais rien, cette fois. Enfin… J'espère.
Harry frissonna. La bibliothèque. Il n'avait pas osé y remettre les pieds. Il avait fait ces devoirs en suppliant Hermione. Ça avait assez bien marché, jusqu'à ce qu'il lui demande de l'aide pour la huitième fois. Mais Malfoy lui demandait clairement, à présent. Il déglutit et hésita avant de répondre un rapide 'ok'. Après tout, il pourrait se défendre. S'il ne voulait pas, il ne pouvait pas le forcé. Le problème était sans aucun doute qu'il voulait !
Un clic se fit entendre et il sursauta en découvrant une autre lettre. Fronçant les sourcils, il ouvrit le parchemin. Aucun dessin, cette fois. Juste des mots.
Tu es beau quand tu rougis, on te l'a déjà dit ?
Le brun dut retenir un grognement.
Tu rougis parce que mon dessin te choque ou parce que tu es excité ? Moi, je le suis, en tout cas… Comme à chaque fois que je te regarde. Qu'est-ce qui se cache sous cette robe de sorcier ? A quoi ressemble ton corps ? As-tu quelques marques spécifique, autre que ta cicatrice ? J'aimerais pouvoir étudier ta peau. Etudier ce qui te fait plaisir. Ce qui te fait jouir. Me donneras-tu cette occasion ? Je crois que non.
Dommage !
Harry frissonna de la tête aux pieds. Il prit sa plume et eut un sourire. Par écrit, cela lui semblait soudainement bien plus facile.
Et si moi je connaissais déjà un peu ton corps ? Si je savais que tu as de très jolie fesse et un corps alléchant ? Si je savais que j'apprécie tes gémissements ? Si je te disais que je t'aurais bien aidé, ce soir là… Enlevé un certain balai pour le remplacer par… autre chose ?
Amusé de sa réponse, il leva sa baguette et le papier disparut pour apparaître devant un Draco Malfoy souriant. Harry l'observa alors qu'il lisait les mots. Mais alors qu'il s'attendait à le voir blêmir, Malfoy souriait d'avantage. Il attrapa rapidement sa plume, la trempa dans l'encre et se mit à écrire avec rapidité. Quand il eu terminé, il leva sa baguette et le morceau de parchemin apparut devant Harry. Celui-ci eut une moue et, avec méfiance, ouvrit le papier.
Content que mon show t'ait plus… Je t'en refais un quand tu veux… Cela dit, j'aurais préféré ton sexe au balai. La prochaine fois, n'hésite pas !
Et en dessous, un autre dessin… de balai ! Harry rougit et gigota sur sa chaise. Il lança un regard agacé au blond et ce dernier sourit, parfaitement conscient de son effet.
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La Bibliothèque était, à la grande horreur de Harry, presque déserte. Il eut beau se répéter que Malfoy avait dit qu'il ne lui ferait rien, il s'approcha pourtant de la table du blond avec raideur. Celui-ci le vit arriver et le fixa, un sourire amusé aux lèvres.
« Bon, dit-il, quand Harry fut enfin devant la table. Assis-toi, Potter…Nous avons des choses importantes à faire. »
Bien qu'avec hésitation, Harry obéit.
« Non non, dit soudainement le blond. Plus près. On ne peut pas travailler si tu es si loin ! »
Harry leva les yeux au ciel et se rapprocha. Il se mit à côté de lui, à contre cœur.
« Bien, dit Draco. J'ai fait la liste des thèmes à aborder, regarde. Qu'en penses-tu ?
-Je croyais que tu devais juste m'envoyer ma partie du travail, dit Harry, sans prendre la liste.
-Oui, mais j'ai décidé de te demander ton avis. Ce qui est tout a fait honorable de ma part ! Maintenant, regarde cette liste ! »
Harry eut une moue mais obéit. Il baissa la tête, lisant les noms des thèmes avec attention. Il finit par s'en écarter, hochant de la tête.
« Ça me semble bon, dit-il. On le coupe en deux et on prend chacun un morceau ?
-C'est le mieux à faire », dit Draco.
D'un mouvement de la main, il obligea le parchemin à se déchirer en deux parties. Chacune d'elle abordait dix thèmes.
« Demain, c'est samedi, fit remarquer le blond. J'ai un match contre Serdaigle. Mais Dimanche, y'a rien. Ça te tente de venir travailler ici ? Je ne te ferais rien non plus…
-Tu n'avais pas dit qu'on travaillait chacun de notre côté ? demanda Harry, faisant la moue.
-Si, répliqua Draco. Mais autant profiter des moments de libre. Et puis… passer du temps à la bibliothèque avec moi n'est pas si mal, non ? »
Harry frémit en sentant une main courir sur sa cuisse, main qu'il enleva aussitôt.
« Malfoy, arrête ! ordonna-t-il.
-Pourquoi ? questionna l'autre. Tu aimes ça, Potter. Pire que tout, tu en as envie. Tu as envie de moi, alors pourquoi ne pas le faire ? »
Harry ne répondit pas. Il ne pouvait pas répondre, de toute façon, car il ignorait les raisons de son refus.
« Pas avec toi, dit-il simplement. Je veux pas, c'est tout… Pas… »
Il se tut. Pas sur un coup de tête. Par pour un simple désir. Pas… pour du sexe ? Il ne s'était jamais senti aussi fleur bleue.
« Pourtant, je ne te répugne pas, dit Malfoy, recommençant à faire passer sa main sur sa cuisse.
-Non, dit Harry, rougissant. Non, c'est vrai. Je te trouve pas mal, en fait… »
Le sourire de Draco s'agrandit.
« Alors pourquoi ? » demanda-t-il.
Harry fronça les sourcils et enleva la main pour se lever et prendre son morceau de parchemin.
« Parce que je suis un Gryffondor, Malfoy, dit-il. Ou tout simplement parce que je suis moi. Et que je ne veux pas juste m'envoyer en l'air… »
Il s'éloigna dans les rayons, conscient que le Serpentard le suivait. Celui-ci l'obligea à s'éloigner de la porte et le tira dans un rayonnage désert. Avec des livres de potions. Il le plaqua contre une étagère et le fixa.
« Et tu veux quoi, alors, Potter ? Une demande en mariage ? Un amour éternel ? Je peux pas te donner tout ça et tu le sais ! »
Harry le repoussa.
« Je ne veux pas tout ça, mais je veux que ce soit un peu plus qu'un simple désir. Qu'une envie de se faire plaisir.
-Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça ? Tout le monde se fait plaisir… Seul ou à plusieurs.
-Je ne suis pas tout le monde ! répliqua Harry. »
Draco eut un sourire moqueur, presque méprisant. Il le poussa contre le mur au fond de l'allée et se colla contre lui.
« Tu n'es pas comme tout le monde, Potter, mais tu es humain, dit-il, ses lèvres alors perdue dans son cou. Tu es humain… »
Il bougea des hanches et Harry eut un frisson d'envie. Il se retint de toutes ses forces, mais il ne put s'empêcher d'onduler à son tour, après quelques mouvements du jeune homme contre lui.
« Malfoy, murmura-t-il. Je ne…
-Tais-toi », répliqua le blond.
Et il l'embrassa pour le faire taire. D'abord d'une simple pression des lèvres, puis, avec lenteur, en allant titiller sa langue de la sienne. Comme lorsqu'ils étaient dans les toilettes, Harry enroula ses bras autour de sa taille pour le presser contre lui. Ils continuèrent de bouger leur hanche, se frottant l'un contre l'autre. Un long frisson leur échappa et ils bougèrent avec un peu plus de force. Cela ressemblait presque à une sorte de lutte, aux yeux de Harry. Sauf que jamais, il n'aurait pu ressentir autant de plaisir à une lutte.
Comme la dernière fois, la bouche de Draco se glissa dans son cou alors qu'il lui écartait les jambes et le soulevait. Ils émirent le même gémissement face à la position et continuèrent de bouger. La chaleur les envahissait brusquement alors que leur bouche se cherchait de nouveau. Pourtant, presque avec désespoir, ils entendirent des pas s'approcher et se séparèrent pour simplement se regarder, haletant. La vieille Mme Pince arriva alors, les regardant avec surprise puis méfiance.
« Etiez-vous en train de vous battre ? leur demanda-t-elle, visiblement peu soucieuse des regards ampli de désir qu'ils s'échangeaient.
-Non, madame, répondit finalement Harry, tout en continuant de fixer le Serpentard. Malfoy et moi échangions un avis sur un livre… »
La bibliothécaire eut une moue.
« Et c'est ça qui vous faisait faire tant de bruit et qui vous a mit en sueur ? Je suis vieille, pas stupide. Allez vous battre ailleurs ! »
Les deux garçons cessèrent de se regarder pour quitter la rangée, sous l'œil méfiant de la vieille dame. Malfoy alla reprendre ses affaires alors qu'Harry se dirigeait vers la sortie, espérant ainsi lui échapper. Sans espoir, le blond le rattrapa alors qu'il essayait de sortir sa cape d'invisibilité de son sac.
« Ce n'est pas terminé, Potter, dit Draco, lui attrapant le poignet.
-Si, c'est terminé, Malfoy, dit Harry, se défaisant de sa poigne. En fait, ça n'a jamais commencé…
-Tu me désirs, merde, c'est quoi, ton problème ? »
Harry serra les dents. C'était quoi, son problème ? Si seulement il le savait !
« Je ne sais pas et je m'en fiche, Malfoy. Ne m'approche plus et puis c'est tout ! »
Il partit en courant. Etrangement, pour une fois, Malfoy ne le poursuivit pas.
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La grande Nouveauté de la septième année était certainement le cours du Vendredi après-midi. Toute cette partie de la journée était réservée à l'association des cours. Ainsi, ce Vendredi là, les élèves de Septième année se rendirent à la salle des associations, placée dans une aile assez isolée du château. Ils furent assez étonnés de découvrir que, exceptionnellement, les nombreuses tables alignées avaient disparu pour laisser place à des coussins duveteux et des matelas épais.
« Entrez, entrez, dit le professeur Flitwick. Enlevez vos chaussures et entrez ! »
Bien qu'étonné, les élèves obéirent, laissant leur sac et leur chaussure à l'entrée. Ils grimpèrent sur les matelas et s'approchèrent d'un pas difficile.
« Installez-vous tous, dit le petit homme, souriant. Aujourd'hui, exceptionnellement, le professeur McGonagall et moi allons vous présentez un film. Normalement, vous auriez du avoir un cours commun en défense contres les forces du mal et potion, mais suite à quelques difficultés, vos professeurs ne peuvent vous les présenter. Ce sera la semaine prochaine. Et donc, en attendant, nous allons vous présenter cette technique si étrange et plaisante qu'est le cinéma dans le monde moldu. Installez-vous tous. »
Toujours ébahit, les élèves ne se le firent pas dire deux fois et s'étendirent sur le sol, parmi les coussins. Ils étaient proches les uns des autres et, voyant le regard de Malfoy, Harry préféra s'accoler de près à ses amis. Sans quoi, il savait qu'un lit aussi géant, bien que couvert d'élèves, risquait de lui donner des envies, voir une certaine témérité. Entouré de Ron et de Seamus, il se sentait presque en sécurité.
« Je veux que cela soit bien claire, dit le professeur McGonagall. J'attends de vous une analyse de ce film. Une réflexion intelligente sur la manière dont les moldus perçoivent notre magie selon cette séance. Nous vous demanderons trois rouleaux de parchemins. »
Il y eut un vacarme assourdissant face à cette demande, mais le professeur McGonagall gagna le silence en faisant retentir une détonation.
« Et pas de discussion ! dit-elle, intransigeante. A présent, regardez et en silence ! »
Certaines élèves grognèrent pour la forme, mais ils obéirent tous. L'après-midi fut calme et jamais Harry n'en fut plus enchanté. Etrangement, Malfoy ne tenta rien. Il sentit bien sur lui un regard oppressant, mais il n'y prêta pas attention, fixant le film plutôt que le blond. Lorsqu'ils ressortirent, la moitié des élèves parlaient déjà de la critique qu'ils allaient établir.
« Les moldus font des choses extraordinaire ! dit Ron, le sourire aux lèvres. Et les deux actrices… Waw ! »
Hermione leva les yeux au ciel.
« Si tu mets ça dans ta copie, Ron, je crains que tu ne récoltes pas de très bons points…
-Je ne suis pas idiot ! dit le rouquin. Je ne mettrais pas ça dans ma copie. Néanmoins, je le dis : elles étaient bandantes ! »
Seamus et Dean s'écrièrent d'un 'Yeah' enchanté alors qu'Hermione levait les yeux au ciel.
« Fais-moi plaisir, Harry, dit-elle. Dis-moi que tu n'as pas regardé que les actrices ! »
Le brun sursauta.
« Quoi ? dit-il. Mais non, quelle idée ? »
Il avait été bien trop occupé à regarder les acteurs !
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C'était presque comme un rêve ! Pas une seule fois, Draco Malfoy n'avait tenté de lui reparler. Pour l'instant, en tout cas. Et cela lui allait très bien. Assis dans la salle commune des Gryffondor, occupé à observer Ron et Hermione se crêper le chignon, il savourait la tranquillité relative que lui apportait le Vendredi soir. Juste avant de se rappeler que le dimanche suivant, il allait devoir retrouver Malfoy dans la bibliothèque. Il eut une moue et se renfrogna.
« Un souci, beau Griffy ? » demanda Seamus, tout en se laissant tomber à côté de lui.
Harry se décala pour lui laisser place.
« Je dois retrouver Malfoy, dimanche », dit-il, l'air sombre.
Seamus sourit d'un air amusé.
« C'est toujours pas réglé, avec lui ? »
Harry grogna en réponse.
« Je prends ça pour un non, dit philosophiquement l'irlandais. Qu'est-ce qui va pas ? Pourquoi tu ne veux pas… sauter le pas ? »
Harry regarda un instant ses deux meilleurs amis se hurler dessus.
« Je ne sais vraiment pas, avoua-t-il. J'ai terriblement envie de lui… Surtout depuis que je l'ai vu dans les vestiaires… Mais… Traite moi de fille si tu veux, je veux pas que ça se passe comme ça avec lui. Juste pour soulager un besoin… Il mérite mieux que ça. Et moi aussi ! »
Seamus souriait d'un air amusé.
« Tu es sûr de ne pas l'aimer ? » dit-il.
Harry rougit.
« Non…. Non, je ne pense pas. C'est juste… Je l'ai toujours considéré, tu sais ? Du fait que c'était… le seul adversaire à ma hauteur.
-Peut-être sera-t-il le seul amant à ta hauteur… ? »
Harry le regarda d'un air étrangement pensif.
« Peut-être, dit-il. Je ne sais pas… Je n'ai jamais essayé avec personne d'autre !
-Personne ? s'étonna Seamus. Pourquoi n'essayerais-tu pas ? »
Harry rougit aussitôt.
« Ben… Heu… Je suis pas très dragueur et… »
L'irlandais se mit à rire.
« Pas besoin d'être dragueur, Harry, dit-il. Franchement, tout le monde serait intéressé par toi… Ou par envie d'avoir un peu de sexe avec toi… »
Le brun gigota un peu.
« Mpfff… je sais pas… Je ne me vois pas demander ça à n'importe qui ! »
Seamus rit légèrement.
« Et moi, je ne suis pas n'importe qui… »
Harry sursauta, le regardant en coin. Il rougit aussitôt en comprenant qu'il était sérieux.
« Seam, dit-il. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée… Je…
-Ce n'est que pour voir, Harry, dit son ami. Juste pour voir ce que ça te fait… de faire ça avec quelqu'un d'autre. Au mieux on prend tout les deux du plaisir et ça restera un bon souvenir… Au pire, tu m'arrêtes et tu seras éclairé. »
Harry resta un instant immobile, hésitant clairement.
« D'ac… D'accord », dit-il.
Seamus sourit et ils se levèrent tous les deux.
« Où vous allez, les gars ? demanda Dean, occupé à jouer aux échecs en compagnie d'une quatrième année qu'il draguait depuis quelques jours.
-Je vais montrer mon nouveau magazine à Harry, répliqua Seamus. On arrive, bougez pas… »
Les autres reprirent leurs activités alors qu'ils gravissaient les escaliers. Etonnement, Harry se sentit soudainement très nerveux. C'était complètement idiot, d'ailleurs. Il ne savait pas jusqu'où Seamus comptait aller, mais certainement pas jusqu'au bout. Et il avait déjà fait des choses – seul ou accompagné – qui lui garantissaient une certaine expérience. Brouillonne, certes, mais une expérience quand même ! Et puis… C'était Seamus. Un ami de longue date. Quelqu'un de confiance !
Lorsqu'ils entrèrent dans le dortoir, le fait que Seamus soit un ami ne l'empêcha pas d'angoisser. Pourtant, il se força à se détendre un maximum, souriant péniblement à l'irlandais.
« Comment on… Comment on fait, si les autres rentrent ?, demanda-t-il, essayant de paraître détaché.
-On fermera les rideaux du lit, répondit Seamus, s'approchant de lui. Détends-toi… Tu ne vas pas en Potion ! »
Harry sourit légèrement. Il ne s'écarta pas lorsque Seamus vint l'embrasser, répondant d'abord maladroitement à son baiser puis y allant plus franchement.
Cela lui sembla bizarre. Il avait l'étrange impression que ce n'était pas… naturel. La tension qu'il avait accumulé s'était envolée, ce n'était donc pas elle la responsable. Non, ce qui le dérangeait… C'était qu'il ne réagisse pas comme avec Malfoy. Il n'avait pas cette folie qui s'insinuait dans ses veines, qui le poussait à l'embrasser plus fort, à le plaquer contre lui, à onduler contre lui, à le toucher, partout, partout… Non. Avec Seamus, c'était calme. C'était bien. Mais calme. Il se contentait de l'embrasser. Il passa mécaniquement ses bras autour de son cou. Et même lorsqu'il sentit l'érection de son ami contre son bas ventre, il ne trouva pas cela plus étourdissant. Etait-ce parce que cela se passait dans un endroit normal ? Tandis qu'avec Malfoy, cela se faisait dans les toilettes ou la bibliothèque ? Il en doutait assez…
Inconscient de ses pensées, Seamus se faisait plus osé. Ses mains passaient doucement le long du dos d'Harry, descendant peu à peu vers ses fesses qu'il serra fort. Le brun poussa un grondement appréciateur. Il aimait sentir qu'on le touchait à des endroits que personne ne se voyait frôler en public. Et même si ce n'était pas Draco Malfoy… C'était plaisant.
Sans chercher à discuter plus longtemps, il recula péniblement vers son lit, s'y laissant tomber en compagnie de son ami. Ce dernier s'assit sur lui et l'excitation commença à monter en Harry, lorsqu'il sentit cette délicieuse pression contre son sexe qui se durcit enfin. Seamus sembla ravi de le voir plus en forme et amorça un lent mouvement de hanche qui fit haleter Harry. Le jeune homme sourit face au son poussé par le survivant et retourna l'embrasser, tout en tirant sur la chemise de son uniforme.
Loin d'être en reste, Harry leva les mains et les posa sur la taille de son ami, commençant à tirer lui aussi sur le vêtement. C'était si... excitant, d'être touché, embrassé par quelqu'un. De sentir son désir contre le sien… Sa peau chaude contre la sienne. Et ses doigts qui cherchaient à défaire sa fermeture éclaire… Harry gémit de plus belle alors qu'il retournait Seamus sur le lit, se faisant ainsi plus dominant. Il se laissait peu à peu griser, essayant d'ignorer cette étrange alarme sonnant dans son esprit. Comme quelque chose lui disant qu'il devait arrêter. Comme quelque chose lui disant que ce n'était pas bien…
Sous lui, Seamus était parvenu à glisser sa main dans son pantalon. Doucement, presque tendrement, il atteignit le sexe du brun qu'il prit en main, commençant à le caresser. Harry geignit, enfouissant son visage dans le cou de Seamus. Et là, il se glaça. Il lui fallut un long moment pour parvenir à s'extirper des bras de son ami. Lorsqu'il parvint à bondir du lit, il se réajusta avec vigueur, respirant vite. Derrière lui, il sentait Seamus, crispé dans le lit.
« Harry ? demanda-t-il, visiblement soucieux. Qu'est-ce que tu…. ?
-Je suis désolé, Seamus, répondit Harry. Je… Je ne peux pas. Je… Je suis désolé ! »
Sans lui laisser plus le temps de répondre, il quitta le dortoir pour surgir dans la salle commune. Les Gryffondor présent sursautèrent, le regardant passer avec surprise.
« Harry ? appela Hermione, étonnée. Où vas-tu ?
-Dehors, répondit le brun, attrapant sa cape.
-Mais, dit-elle. Harry… C'est le couvre… »
Harry n'écouta pas et clapa le portrait de la Grosse Dame qui s'insurgea contre tant de violence. Le brun ne l'écouta même pas. Il avait besoin d'air. Il avait besoin d'être seul ! Il avait besoin… Il avait envie de hurler. Il avait envie de pleurer, de frapper, de… Il ne savait même plus ce qu'il voulait ! Seamus allait le détester de l'avoir planté là. Il se détestait de l'avoir planté là. Mais il n'y arrivait pas ! Ce… Ce n'était pas bien ! Ce n'était pas la bonne personne ! Ce n'était pas Draco !
De rage face à ses pensées, Harry écarta violemment les deux portes d'entrée de Poudlard et surgit dans le parc trempé par la pluie. Sa cape n'étant pas fermée, sa chemise fut rapidement trempée. Il ne s'en formalisa pas et s'élança dans les jardins. Il voulait s'éloigner de tous les êtres humains ! Il voulait être seul et réfléchir enfin… Réfléchir à ce qu'il devait faire…
Finalement, essoufflé, Harry se laissa tomber contre une façade du château dépourvu de fenêtre. Il n'y avait que des pierres. Des pierres, de l'herbe et de la pluie. Personne ne penserait à venir le chercher là, avec un temps pareil. Satisfait, il s'appuya contre le mur derrière lui, fermant les yeux.
Qu'est-ce que Malfoy lui avait fait ? Qu'est-ce qu'il lui avait fait pour qu'il devienne fou au moindre baiser ? Au moindre toucher ? Qu'avait-il fait pour qu'il soit dégoûté à l'idée de toucher quelqu'un d'autre que lui ? Que lui ? Ce petit connard prétentieux, cet égoïste, ce beau parleur, ce…
Un gémissement désespéré franchit ses lèvres. Pourquoi l'insulter lui faisait-il aussi mal ? Blottit sous la pluie, il appuya son front contre ses bras eux-mêmes posé sur ses genoux. Il poussa un soupir, essayant de se relaxer. Essayant d'oublier. De tout oublier. Mais une cape se posa sur ses épaules et une main sur sa tête. Il sursauta et releva la tête, regardant qui se trouvait là. Il faillit rire en reconnaissant le Serpentard. Lui aussi était trempé. Il était vêtu des vêtements de Quidditch de son équipe. Et il tenait en main son précieux balai.
« Entraînement tardif, Malfoy ? demanda Harry. Ou divertissement tardif ? »
Draco eut un léger sourire narquois.
« Entraînement, Potter, dit-il, s'asseyant à côté de lui. On a match, demain… Et je tiens à gagner contre ces cancrelats de Serdaigle ! »
Harry eut un léger sourire.
« Et tu espères gagner, en plus, dit-il. Tu ne doutes vraiment de rien ! »
Malfoy rit légèrement.
« Je nous veux en final, Potter, dit-il. Je veux une finale contre toi. Une dernière finale… Contre toi ! »
Harry tourna la tête, le regardant d'un air étrange. Il le fixa pendant un long moment puis s'avança pour l'embrasser, sans se préoccuper des yeux étonnés de Malfoy. Il sentit la main du blond se plaqué contre sa joue en douceur. Mais il ne s'en alarma pas et continua de l'embrasser. De savourer sa langue et ses lèvres. Tout simplement. Pour ensuite s'en écarter, son sang en ébullition, comme à chaque fois.
« Dis-moi, Malfoy… Qu'est-ce que tu me veux, exactement ? Pourquoi me cours-tu après ? Est-ce juste parce que je t'excite ? »
Le blond le fixa d'une manière bien étrange.
« Honnêtement, Potter… Tu veux que je réponde à une telle question ? »
Harry eut un sourire.
« Oui, je le veux, dit-il. Mais tu n'y réponds pas… Cela veut donc dire que c'est important pour toi et ça me suffit. »
Draco siffla.
« Comment peux-tu affirmer une telle chose ? dit-il.
-Un Serpentard ne montre pas ses faiblesses, hu ? Suis-je ta faiblesse, Malfoy ? »
Harry se redressa légèrement et fit tomber son ennemi au sol très habilement, s'asseyant sur lui, comme Seamus l'avait fait un peu avant dans son lit.
« Il n'y a pas que du désirs, n'est-ce pas ? Toi aussi, tu ressens ça ? Cette brûlure, cette envie de me toucher ? Ce feu qui te ronge quand tu me sens… Quand tu me touches… Quand tu… me vois ? »
Draco respirait vite. Harry pouvait sentir son excitation contre la sienne et cela le fit sourire. Il se pencha, frôla les lèvres et la joue de son ennemi pour aller à son oreille. Les bras du blond entourèrent sa taille trempée par la pluie.
« Et si je te disais que j'ai embrassé Seamus, tout à l'heure ? »
Les bras autour de sa taille se serrèrent.
« Et si je te disais que nous nous sommes retrouvé dans un lit ? »
Malfoy haleta sous lui.
« Qu'il m'a touché… Là où seule ta bouche s'était égarée ? »
Le monde bougea et Harry se retrouva sous Draco, celui-ci le regardant avec deux perles incendiaires. Violemment, il alla l'embrasser, Harry se laissant faire. Il l'avait provoqué. Et il ne voulait pas savoir pourquoi. Il savait juste qu'il aimait ça. Sentir la possessivité du Serpentard. Son corps trempé mais chaud contre le sien. Tous deux se mirent à bouger l'un contre l'eau, gémissant. La folie commençait à s'insinuer en eux, comme à chaque fois. Et les mains bougeaient, détachaient les pantalons et libéraient les excitations qui se rencontrèrent et s'épousèrent. Elles se frottèrent l'une contre l'autre, les faisant gémir. Ils commencèrent à bouger avec plus de force, roulant dans l'herbe trempée, s'embrassant de toute leur force, de tout leur souffle. Et ils adoraient ça !
A suivre…
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Ce chapitre n'a pas été corrigé. J'en suis désolée.
Patience pour les RAR du chapitre précédent, je m'en occupe dans quelques instants.
