Auteur : Umbre77
Titre : Mœurs et coutumes des sorciers Poudlardien.
Base : Discussion avec Akroma.
Degré de perversité : Très très… Très élevé !
Résumé : Ce qu'il se passe dans les vestiaires de Quidditch demeure un mystère… Enfin ! Presque… Slash HP/DM
Note IMPORTANTE : Ceci est très très pervers. Si vous êtes pudique, si vous ne supportez pas l'homosexualité ou simplement les lemons, je vous conseilles (voir ordonne) de faire demi-tour illico et de partir aussi loin que possible de ce lieu ! Merci d'avance !
Note moins importante : L'auteur de cette fic est malade. Veuillez compatir !
Chapitre 6 : De l'utilité… de l'écharpe ?
La nuit de ce samedi là, Poudlard assista à une telle démonstration de débauche que les personnages des tableaux en rougirent des jours entiers. L'alcool versé pour fêter la victoire des Serpentard était édifiant et la majorité des élèves en avaient perdu la tête. Des couples s'étaient formés, d'autres s'étaient défaits… Et le lendemain, personne ne s'en souvenait, ou presque. Il y avait toujours ceux qui avaient secrètement pris note de chaque détail, dans le but de les ressortir le moment venu, pour embarrasser leur collègue et ami.
Harry était de ceux là. Estimant qu'il avait déjà fait suffisamment de bêtise, il avait pris soin de tout soigneusement noter dans sa mémoire, profitant de son état nettement plus sain que les autres. Il n'avait bu que deux verres et ce n'étaient pas du grand alcool. Chaque couple était répertorié dans son esprit et il se délectait d'avance de la tête de sa meilleure amie lorsqu'il lui dirait qu'elle avait chauffé Ron comme jamais personne n'avait osé le faire. De son avis, il était largement temps que ces deux là se décident à s'avouer leur sentiment et s'il devait faire ressortir cette scène honteuse pour ça, alors il le ferait !
Outre cette délectation typique des corbeaux, il pouvait également se vanter d'avoir fait preuve d'une immense sagesse. Saoul, il doutait fortement de sa résistance face aux assauts répétés de plusieurs Gryffondor. S'il avait bu, il se serait sans doute retrouvé avec quelqu'un dans son lit ! Mais étant sain d'esprit, il avait évité cette position humiliante. Au petit matin, il était le seul qui se délectait de ses sifflotements. Le reste des rouge et or avait plutôt envie de le suspendre à un lustre et de lui lancer une trentaine de sortilège de mutisme. Cela dit, comme ils savaient tous qu'il avait dans son cerveau des images plus que gênantes, ils préféraient le laisser en paix, de crainte de voir ressortir des anecdotes peu flatteuses.
A quatorze heures, Harry déambulait dans les couloirs d'un pas léger. Il n'était pas spécialement pressé d'aller travailler aussi préférait-il prendre son temps. En outre, pour un dimanche, il connaissait de meilleures activités. Malheureusement pour lui, la bibliothèque finit par arriver et il entra d'un pas traînant. Il lui fallut un certain moment pour trouver son 'collègue'. Celui-ci était caché entre les trois rayons, à la même place que la dernière fois. Le nez plongé dans les livres étendus devant lui, il prenait des notes avec attention. En le voyant ainsi, Harry fut rassuré : Il n'avait visiblement pas de souci à se faire pour ce jour là.
Posant son sac sur la table, il fit un vague signe de tête au blond puis partit dans les rayons. La veille, un peu avant de boire, Hermione lui avait conseillé plusieurs ouvrages qui lui seraient très utiles pour son travail. Il se hâta d'aller les chercher puis revint s'asseoir. Draco travaillait toujours et il ne releva pas la tête lorsque Harry s'installa. Bien qu'étonné, le brun se mit au travail également.
Quelques minutes plus tard, un pied vint se frotter au sien. Il leva les yeux pour voir le Serpentard occupé à travailler, l'air de rien. Un sourire se dessina sur les lèvres d'Harry et il répondit à la caresse sous la table. Il replongea dans son grimoire, amusé. Etonnamment, ils travaillèrent toute l'après-midi, dans un silence apaisant qui étonnait les élèves les apercevant. Aucun d'eux ne vit les pieds qui se touchaient avec douceur.
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Ce ne fut que vers dix-huit heures qu'ils cessèrent de travailler. Le dos perclus de douleur à cause de leur position, ils rangèrent les livres avec un silence toujours troublant. Chacun avait considérablement bien avancé dans son travail et ils avaient échangé ce qu'ils avaient fait, pour y jeter un œil. Alors qu'Harry était en train de ranger définitivement ses affaires, il se prit à penser qu'il n'était pas si désagréable de passer du temps avec Malfoy. Du moins, quand il se tenait aussi sagement.
Mais à peine avait-il formulé cette pensée que deux mains vinrent flatter ses fesses alors qu'une bouche partait explorer son cou. Harry frissonna et s'écarta.
« Malfoy, grogna-t-il, agacé. Tu as été sage, jusque maintenant… continue donc !
-C'est parce que j'ai été sage jusque maintenant que je ne peux pas continuer ! » répliqua le blond, enlaçant sa taille pour le plaquer contre lui.
Harry eut un long frisson en sentant son désir.
« Je crois qu'il faut qu'on parle, Malfoy, dit Harry, résistant difficilement à son envie.
-Parler de quoi, Potter ? Il n'y a rien à dire ! »
Harry soupira et se dégagea pour se tourner vers lui.
« Je crois qu'il y a justement beaucoup de chose à dire et tu le sais… Alors nous allons sortir d'ici calmement et nous rendre dans une salle isolée. Je veux mettre les choses aux points !
-Mais il n'y a rien à mettre au point ! » rétorqua le blond, agacé.
Harry ne répondit pas. Il se contenta de prendre son sac et se dirigea vers la sortie. Il entendit vaguement Draco pester puis prendre son sac pour ensuite le suivre. Ils passèrent à l'extérieur sous l'œil méfiant de la bibliothécaire. Sans hésiter, Harry s'engouffra dans un passage, sachant pertinemment que le blond le suivait. Il traversa encore deux longs couloirs avant d'ouvrir la porte d'une salle vide.
Derrière lui, Draco eut une moue et entra à son tour. Il posa son sac sur un banc poussiéreux et fronça du nez. Pour une raison qu'il préféra ignorer, Harry le trouva adorable. Il se secoua pourtant et se posta juste en face de lui.
« Où on va, tous les deux ? » demanda-t-il.
Malfoy haussa les épaules.
« Je sais pas, dit-il. J'ai pas vraiment envie de savoir. »
Harry hocha de la tête. Il n'avait pas envie de savoir non plus.
« Est-ce qu'on sort ensemble ? lui demanda-t-il. Où sommes-nous juste deux mecs qui se font plaisir de temps à autre ? »
Cette fois, Draco prit plus de temps avant de répondre.
« Je sais pas, dit-il. Je pense qu'on est juste deux mecs qui se font plaisir de temps à autre. Mais je pense aussi que… nous pourrions sortir ensemble. »
Harry sentit comme un étrange frisson le parcourir.
« Le veux-tu ? lui demanda-t-il, soudain crispé.
-Ouais, répondit négligemment Draco. Ça me dérangerait pas. Tu n'es pas mal. D'un point de vue caractère, c'est supportable… Même si je ne passe pas vraiment assez de temps avec toi pour en être certain. Je pense… qu'on peut faire un essai. »
Harry eut un léger sourire.
« Donc, c'est officiel.. ? On sort ensemble ? »
Draco haussa les épaules, de nouveau. Il semblait mal à l'aise et cela amusa Harry comme jamais.
« Semblerait, dit-il. Cela dit, ne t'attends pas à ce que je te tienne par la main ou que je te roule une pelle à chaque tournant des couloirs de l'école ! Je ne viendrais pas manger à ta table non plus ! A la limite, passer mes sorties de Prés-Au-Lard avec toi… »
Harry ne put s'empêcher de rire. Draco avait pris un air détaché qui lui allait à ravir.
« Ok, Malfoy, dit-il. Voici mes règles, maintenant. Je ne viens pas manger à ta table, je ne te tiens pas par la main, je ne t'embrasse pas à tous les tournants du couloir et il n'est pas question que je m'incruste dans ta salle commune et vice versa. Cela dit… Je ne suis pas contre quelques rendez-vous ici et là… »
Draco eut un rire moqueur.
« Ça risque de faire un couple bizarre, tout ça…
-Je suppose, dit le brun. Mais je pense que nous devrions laisser faire le temps. Aucun de nous n'est certain de ce qu'il veut. Le mieux est encore d'essayer et de voir. Commençons doucement d'abord, on avisera ensuite… »
Draco leva un sourcil sceptique et s'approcha de lui. Il écarta ses cuisses pour se placer entre et passa ses bras autour de sa taille.
« Tu veux vraiment commencer doucement ? demanda-t-il. Tu ne penses pas que c'est un peu… raté ? »
Harry eut une grimace comique.
« Je faisais référence aux nombres d'heures passées ensembles ! Pas à ce que nous ferions pendant ce temps… »
Draco eut un léger sourire et l'embrassa. Le même frisson parcourut le dos d'Harry. Non, il ne savait pas ce qu'il ressentait pour Draco Malfoy. Non, il ne savait pas pourquoi il voulait la priorité sur lui – car c'était ce qu'ils avaient obtenu, en vérité. La priorité sur l'autre. La certitude qu'aucun des deux n'irait voir ailleurs – il ne savait pas non plus pourquoi il avait toujours tellement envie de le toucher, de l'embrasser et plus encore. Mais il n'aimait pas trop y penser. Alors il se laissa faire. Parce qu'il en mourrait d'envie et parce qu'il adorait toucher, sentir le blond. Et surtout, parce que c'était terriblement bon !
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C'est avec une sorte d'agacement qu'Harry échappa aux bras – et au corps – d'un Draco Malfoy bien décidé à le posséder entièrement. Non pas qu'il n'en eût pas envie, mais il avait une retenue à assumer. Elle ne s'était pas faite la veille, pour la simple raison que le professeur Snape se devait de surveiller – participer – la folie des élèves suite à la victoire. Mais ce soir là, Harry ne pouvait plus y échapper. Ainsi, une demi-heure après leur conversation, il s'était glissé hors de la salle de classe, débraillé, encore assez excité et surtout, frustré. Cela dit, l'image de Snape l'aida énormément à se calmer. Surtout quand il ajouta McGonagall à l'équation.
Comme à chaque fois, il entra dans la classe à l'heure pile. Il n'avait nul envie de faire du zèle en commençant sa retenue plus tôt ! Pourtant, quand il entra dans la salle, il eut soudainement peur. Le sourire de Snape ne lui inspirait rien de bon. Son professeur souriait, d'un air presque machiavélique. Il attendait son entrée en matière avec beaucoup de jubilation. Trop !
Fronçant les sourcils, Harry se présenta devant son bureau, angoissé.
« A l'heure, Potter, comme toujours, dit l'homme, narquois. Voilà qui est bien, étant donné le travail que je vais vous donner à faire. »
Harry s'empêcha de justesse de lui demander des explications. A la place, il resta sereinement debout devant lui, attendant d'autres explications.
« Vous allez me nettoyer toute la salle, lui répondit Snape. Et je veux que vous utilisiez ceci, pour cette tâche… »
Il lui lança une simple petite brosse à récurer. Harry haussa un sourcil. Autant lui demander de nettoyer la Grande Salle avec une brosse à dent ! Il se retint de grimacer et fit un pas en direction du placard pour aller chercher un seau et de l'eau savonneuse. Il fut pourtant arrêté par un tissu laineux qui lui atterrit sur la tête. Surpris, il tira le vêtement et découvrit une écharpe aux couleurs des Serpentard.
« Ai-je oublié de préciser que vous nettoierez cette salle vêtu en tout et pour tout de cette écharpe ? »
Harry écarquilla les yeux.
« Pardon ? dit-il, croyant halluciner.
-Vous m'avez parfaitement bien entendu, répliqua l'homme. Vous allez vous déshabiller et vous vêtir de la même manière qu'hier. Il est normal, je pense, que la cause de votre retenue soit appliquée pendant celle-ci… »
Harry fronça les sourcils et grogna.
« Et si je refuse ? dit-il.
-Alors vous aurez une autre retenue. Et cela, jusqu'à ce que vous obéissiez ! »
Le Gryffondor dut se retenir de le frapper.
« Et si je vais me plaindre au directeur ? dit-il.
-Faites donc. Je nierais tout en bloc. Et, franchement, Potter, je doute que l'on croit un élève face à un professeur… »
Harry serra les dents. Difficilement, il posa l'écharpe et la brosse sur un banc à côté et tira sur sa robe pour l'enlever. Face à lui, Snape le fixait, attentif. Les yeux de l'élève irradiaient de colère alors qu'il enlevait sa cravate rouge et or suivit de sa chemise. Torse nu, il prit soin de nouer l'écharpe autour de sa taille avant d'enlever ses chaussures. Il tira sur ses chaussettes, les fourra dans les poches de son pantalon qu'il fit glisser le long de ses jambes. Sur sa chaise, Snape gigota légèrement. Il dut se retenir de grogner de mécontentement face à la fausse retenue de son professeur. Il était certain que son vibrator fonctionnerait à plein régime, pendant qu'il nettoierait.
Péniblement, Harry fit glisser son boxer qui atterrit au sol. Il se pencha de manière à garder ses parties intimes couvertes et ramassa ses vêtements qu'il plaça sur une table, pour ne pas les mouiller en nettoyant.
« Content ? dit-il, provocateur.
-Ravi, précisa Snape. A présent, Potter, au travail ! »
Harry dut se mordre la lèvre. Ce sale petit pervers le dévorait des yeux. Il le regardait alors qu'il allait chercher le seau, ses yeux ne se dérangeant pas pour s'arrêter sur chaque partie de son corps. Jamais Harry ne s'était sentit aussi humilier de sa vie et ce fut pire lorsqu'il du se mettre à genoux pour frotter le sol, l'écharpe s'écartant de temps à autre pour révéler ses fesses.
Les mains crispées sur la brosse, il essaya d'ignorer la respiration haletante de son professeur. Il essaya d'ignorer le bruit qu'il faisait en se caressant. Car même si le bureau empêchait de voir ce qu'il faisait réellement, Harry n'était pas dupe. Et il avait envie de hurler et de partir en courrant. Pourtant, il s'acharnait à nettoyer. Ses mains étaient rougies à force de forcer sur la brosse et ses genoux lui faisaient mal. Finalement il entendit son professeur haleter plus fort et il frémit. Cet enfoiré s'était touché en le regardant ! Il donna un coup de brosse plus fort, presque rageur.
« C'est bon, Potter, dit Snape. Vous pouvez vous rhabiller et partir ! »
Harry sursauta. Il n'avait fait que la moitié de la salle, mais il n'allait pas s'en plaindre. D'un bond, il se redressa et alla enfiler ses vêtements sous l'œil moqueur de son professeur. Quand il fut vêtu, il voulut sortir, mais Snape le rappela.
« Ceci restera entre nous, Potter, dit-il. Si j'entends le moindre mot à ce sujet…
-Menacez-moi donc, Snape, dit-il, faisant preuve d'un manque de respect flagrant. Je ne me laisserais pas faire. J'ai accepté cette petite comédie pour vous contenter et ainsi être débarrassé de vous. Mais une seule autre tentative sur ma personne, une seule autre affaire de ce genre et je vous dénonce. Entre un ancien mangemort – même si espion – et le Survivant et vainqueur, je doute qu'on vous choisisse. Sur ce, bonne soirée, Professeur. Au plaisir de ne jamais plus vous servir de fantasme ! »
Et il sortit sans laisser le temps à l'homme de répondre, le dégoût lui nouant la gorge.
Alors qu'il marchait dans les couloirs, il dut se retenir pour ne pas exploser. A la place, il préféra regagner le hall d'entrée et pousser les portes d'entrées pour sortir à l'extérieur. Il soupira en sentant la fraîcheur du soir sur sa peau et inspira profondément. Ses nerfs en avaient subit un coup. Il n'avait jamais été humilié ainsi et il espérait bien ne plus jamais avoir à subir ce genre de scène. Sur cette pensée, il se dirigea vers le coin où il était allé, quelques jours plus tôt. Celui-là même où il avait provoqué Draco pour la première fois.
Doucement, il s'y assit pour entourer ses jambes de ses bras et poser son menton sur ses genoux. Il ne savait pas encore comment ni quand, mais Snape allait lui payer cet affront ! Il n'était pas un objet sexuel ! Surtout pour lui ! La colère bien présente, il inspira plus vite, regardant le ciel dépourvu de nuage. Pour une fois qu'il souhaitait qu'il pleuve, il fallait qu'il y ait des étoiles !
Il en était à maudire tout ce qui l'entourait lorsqu'une écharpe verte et argent se posa sur ses épaules. Harry faillit hurler alors qu'il tournait la tête, mais il sursauta en voyant Draco, nonchalamment appuyé contre le mur, près de lui.
« Tu vas attraper froid, crétin, dit-il, ne le regardant pas.
-On est en mars, fit remarquer Harry.
-Et alors ? demanda le blond. Il fait frais et t'es en robe fine… T'es vraiment un inconscient, Potter ! »
Harry le regarda un petit moment puis sourit. Il se leva pour aller s'appuyer contre lui. Là, il défit l'écharpe et l'enroula autour du cou de son petit ami ainsi que du sien.
« Et toi, t'es en chemise, c'est pire ! »
Le blond marmonna et resta immobile. Harry ne sut pourquoi, mais il lui en fut étrangement reconnaissant. Un sourire joua sur ses lèvres et il se permit d'appuyer sa tête sur l'épaule du blond.
« Tu me prends pour un appui-tête, Potter ? demanda-t-il.
-Tais-toi un peu, répliqua le brun. Et laisse-moi profiter ! »
Le blond haussa un sourcil, voulant dire 'Profiter de quoi ?'. Mais Harry ne répondit pas et se contenta de regarder le ciel déjà sombre. Il aurait bien répondu, mais les mots restèrent bloqués dans sa gorge et dans sa tête où ils se répétaient en boucle.
'Profiter de ta présence…'
A suivre…
