Résumé : L'amour, ça peut être une marge d'erreur, le sacrifice, de la dévotion, l'action, un soleil, un suicide, l'instinct, le besoin, la douleur, tant d'autres choses… Drabbles à différents moments du manga, Yaoi hinté.
Disclaimer : ils ne sont pas à moi, mais j'espère qu'ils s'aiment beaucoup quand même…
Part 2 : Tenkai.
oOo
« Love is action. »
(Konzen)
Pendant longtemps, tu avais été « beau », rien de plus, rien de moins.
Aussi beau que les lotus adorés de Kanzeon bosatsu.
Un jour, quelqu'un t'as cueilli.
Regarde-moi, regarde-moi ! disait la voix enfantine et suraiguë.
Tes yeux s'ouvrirent.
Écoute-moi, écoute-moi ! disait la voix enfantine et suraiguë.
Tu commenças à entendre.
Un bodhisattva se mit à rire, disant que tu fleurissais enfin.
Suis-moi, suis-moi ! disait la voix enfantine et suraiguë.
Tu commenças à te mouvoir.
Sauve-moi, sauve-moi ! viendra la prière muette.
Ta main se mettra à bouger d'elle-même. Pour te battre, protéger.
C'est un miracle.
« Love is being serious for once. »
(Kenren)
Il est de retour.
Tu le regardes fixement.
« C'était stupide d'aller s'en prendre à Litouten. »
Une fois ton bras libéré, ta main vole vers l'ecchymose qui le défigure. C'est la première fois que tu touches sa peau.
Pendant quelques secondes, pas plus, il accepte ce contact, puis continue de détacher tes liens.
Il reste ensuite debout derrière toi. Un de ses doigts suit la ligne rouge d'un coup de fouet sur ton dos.
« C'était stupide aussi de bondir sur le dos de cette bête, cette fois-là, sur Terre. »
« Je mourrais pour toi. »
Tu l'entends soupirer :
« Stupide, juste comme moi. »
« Love is the shared memory of unimportant facts. »
(Tenpou)
Tu te souviens. C'est Kenren qui a commencé ce jeu. Un souvenir pour chaque coupe de saké.
« Tu te souviens du jour où je t'ai rencontré ? J'ai cru que tu étais un cadavre, enterré comme ça sous tous ces livres… À toi. »
« Tu te souviens du jour où Jiroushin t'as surpris en train de pécher dans la mare de Kanzeon ? Il a failli tomber dans les pommes. »
« Tu te souviens du goût des pêches que Goku nous a ramenées du verger sacré ? »
« Tu te souviens de ce barbecue avec les gars du régiment ? J'aurais jamais dû te laisser servir tant de saké. »
« Tu te souviens de la première fois où ma main a touché ta peau ? »
« Oui, taishou, oui. Je me souviens. »
« Love is sun. »
(Goku)
Tu le suis comme si tu étais son satellite.
Parfois, Konzen te regarde, et bien trop tôt, il détourne le regard.
Ça te rend triste.
Est-ce à cause de tes yeux d'itan ?
Parfois, Konzen regarde le soleil, et bien trop tôt, il détourne le regard.
Ça t'intrigue.
Tu regardes le soleil.
Tes yeux brûlent. Alors tu les fermes, mais le soleil est toujours là, comme un papillon rouge sous tes paupières.
Comme l'écho d'un coup de feu, longtemps après qu'il ait été tiré.
Le soleil sera toujours là.
Peut-être que tu danses sur les paupières de Konzen.
Tu aimerais bien.
« Love is suicide. »
(Goujun)
Vous regardez leur dos, au moment où ils partent. Sans passion.
Ils disparaissent de votre vie, juste comme ça.
C'est eux contre le reste du Paradis, à présent. Et même maintenant, ils sont incapables de renoncer les uns aux autres.
C'est si évident qu'ils ne gagneront pas. Ce fil léger qu'ils tissent entre eux, ne voient-ils pas qu'il est d'un rouge sanglant ? Ça les étrangle et ils continuent de prétendre que leur liberté est absolue.
C'est pitoyable.
Mais ce n'est pas dénué d'une certaine grandeur.
Et, bien trop tôt, leur mort vous troublera. Vous rongera.
C'est comme ça que vous vous apercevrez qu'ils vous ont pris dans leur filet.
