Je suis désolée de poster si tard…J'ai eu du mal car je n'avais pas beaucoup de temps libre et je n'étais jamais satisfaite de ce chapitre..après des centaines de modifications, je me suis décidée à le laisser comme ça. Bonne lecture!!!


-Et bien entendu, vous ne ferez part en aucun cas, de la petite discussion que nous venons d'av..

Sentant une force phénoménale s'emparer de lui, House sortit de sa lente torpeur et se jeta sur Tritter en veillant à détourner le pistolet de la tête de Cameron.


Le patient jeta un regard furieux à Chase qui venait à nouveau de faire une manœuvre brusque suite à l'évocation de l'éventuel couple House-Cameron.

-Faites donc attention jeune homme!

Dans un faible marmonnement, il ajouta « et après il s'étonne de se faire plaquer… »

Tandis que Chase, d'un air soupçonneux, lui enfilait des bandages, il demanda « En fait, où est mon médecin? Le Docteur Mouse ? »

Après avoir eu une vision fugitive de son patron déguisé en souris et s'enfilant des pilules au gruyère, Foreman répondit :

- Le Docteur House n'est pas disponible pour le moment, il est en train de régler quelques petites affaires avec la police.

-Vous avez tous des problèmes avec la police dans cet hôpital..

Chase le regarda bizarrement puis échangea un regard étonné avec Foreman.

-Ta minette c'est bien celle qui devait me faire la piqûre? Lui demanda soudainement le vieillard – en tout cas elle l'aurait certainement mieux faite que toi – eh bien je l'ai justement vue parler à un policier tout à l'heure, et je peux te dire que..

-Vous avez vu Cameron?! demandèrent brusquement Chase et Foreman d'une même voix.

Le vieil homme, surpris, les regarda attentivement puis hocha la tête.

-Vous aviez pourtant affirmé qu'elle n'était pas venue près de vous! Soupira Foreman.

-Ah non.. répliqua-t-il, j'ai dit qu'elle n'avait pas fait la piqûre, c'est différent… La jeunesse actuelle est incapable de comprendre - et encore moins de se souvenir - correctement de quelque chose... …donc..heu.. qu'est-ce que je disais..?... Ah oui! Il y a un policier qui est venu l'appeler et…

Avant que le vieux ait fini sa phrase, Foreman et Chase étaient déjà partis voir Cuddy pour l'informer de cette nouvelle découverte.

Il les regarda partir d'un air tout penaud. Il n'avait pas eu le temps de recommander au petit blond son coiffeur personnel. Toutefois, il avait hâte de parler au Docteur Mouse car il trouvait toujours intéressant les problèmes avec la police, peut-être encore plus que les histoires de cœur.


Pendant ce temps, dans le bureau de House, une fameuse bagarre avait commencé. Ne s'attendant pas à cette réaction soudaine, Tritter s'était laissé jeté en arrière, lâchant enfin la pauvre Cameron à moitié asphyxiée qui retomba par terre en se tenant la gorge dans les mains, la respiration haletante.

Le principal but de chacun semblait être de se procurer le revolver en essayant de pointer son extrémité contre l'autre - et ce n'est que lorsque Tritter donna un grand coup de pied dans la jambe fragile de House qu'il s'en empara - avant de le relâcher subitement suite à un énorme coup de poing du médecin.

La bataille dura encore ainsi quelques minutes, comprenant arrachement de cheveux, divers coups de poing et de pieds à tous les endroits qu'ils pouvaient atteindre, griffures, et une redoutable morsure - made in House - au poignet poilu de Tritter qui tentait de l'étrangler.

Cependant Tritter s'était ressaisit et agrippa House à la gorge en la serrant de toutes ses forces. Sa respiration bloquée, il profita de son malaise pour le plaquer violemment contre le mur d'en face. En le maintenant appuyer contre les briques il chercha quelque chose dans la poche intérieure de sa veste. Il finit par en sortir un petit couteau bien aiguisé. Il menaçait de trancher la gorge de House lorsqu'il entendit un bruit suspect qui lui fit tourner la tête.

Cameron avait retrouvé ses esprits et après avoir relevé les stores, elle tentait désespérément de briser la vitre de verre pour aller chercher de l'aide.

Affolé à l'idée qu'elle ne s'échappe, Tritter lâcha House pour se saisir du revolver et le pointer sur Cameron

Tout se passa très rapidement : House s'était jeté sur Tritter au même moment où celui-ci avait appuyé sur la détente et tout deux tombèrent brutalement sur le sol. Le rythme cardiaque de House s'était accéléré, pendant une seconde, une horrible image s'était imposé à son esprit : Cameron, les yeux vide d'expression, étendue par terre, une mare rougeâtre se formant progressivement sur le sol.

Mais au loin, il entendit avec soulagement un bruit de verre cassé : il avait réussit à faire dévier la balle qui venait de trouer la vitre, à quelques centimètres de la tête de la jeune femme. De nouveau, une bataille s'engagea et dans la mêlée, House parvint à lui crier « Sauve-toi ! »

Cameron qui était restée paralysée de terreur devant la vitre cassée, s'activa en s'affairant à enlever les bouts de verres, afin de former un trou assez grand pour passer et pour prévenir les autres. Elle pensa à crier à l'aide mais personne ne passait dans le couloir et sa voix était très affaiblie. Elle parvint rapidement et sans se blesser à casser le reste et avait déjà passé une jambe de l'autre côté lorsqu'elle jeta un regard aux deux hommes.

Ils lui faisaient dos, mais c'était clair que c'était Tritter qui menait le combat. Il avait reprit le dessus facilement, House étant désavantagé à cause de sa jambe - plus que jamais abîmée - et ses douleurs dorsales qui le plongeaient dans une sorte d'engourdissement.

Après avoir hésité une seconde en se mordant la lèvre inférieure, elle rentra sa jambe pour revenir dans le bureau.


-Cameron est avec Tritter affirmèrent les deux internes.

- Ah tiens.. elle est avec House et Tritter répondit Cuddy en jetant un regard noir à Wilson qui affichait une mine stupéfaite.

-Peut-être qu'il pense qu'il réussira à lui tirer les vers du nez en présence de House…suggéra Foreman

-C'est ça…et il la menace d'un flingue tant que tu y es…ironisa Chase

-N'empêche intervint Wilson ça ne m'étonnerai pas qu'il fasse pression sur Cameron pour lui faire avouer qu'House est un dangereux toxico..

-Il n'a pas le droit de faire ça! Allons directement dans son bureau. Je suis le chef de cet hôpital et lorsqu'un policier a besoin de la coopération d'un de mes infirmiers, il doit me demander l'autorisation!


House allait abandonner, il essayait tant bien que mal de se dégager de l'imposant Tritter mais il ne parvenait plus à respirer normalement. Tritter – sachant qu'il n'y avait presque plus d'espoir de s'enfuir - semblait s'être donné comme objectif de faire le plus de mal possible à House avant son séjour probable en prison.

-Symptômes de notre Diagnosticien…murmura-t-il, maux de tête continus (il lui claqua violemment la tête contre la moquette), saignements..(il lui donna un énorme coup de poing et le nez de House commença à saigner), douleurs oculaires (il frappa de nouveau sa paupière gauche qui avait déjà commencé à gonfler en prenant une inquiétante teinte violette), et..

Mais la rage qui l'animait stoppa brusquement et - lentement - il s'affaissa en retombant sur House.

-..et fêlure du crâne termina Cameron

Elle se tenait derrière eux, en brandissant la chaise avec laquelle elle venait de fracasser le crâne de Tritter.

House, étonné, la regarda de son œil valide et annonça :

- Je savais que… derrière ce petit air naïf… se cachait..une super-women… vous savez voler?

Lentement elle l'aida à déplacer l'inspecteur de son corps et à l'allonger par terre. Tritter était très faible, il allait probablement s'évanouir dans les minutes suivantes. Il leva difficilement les yeux vers House qui venait de lui déclarer solennellement « vous êtes un idiot » et doucement, il murmura :

- Un idiot sentimental, comme vous…regardez ce que vous avez été capable de faire..logiquement, vous ne faites pas le poids physiquement…

-Fou ce qu'on est capable de faire lorsqu'on a un besoin naturel pressant mmh?!...

Il essuya avec sa manche le sang qui coulait de son nez et tâta délicatement son œil poché.

-Je voulais…épouser cette femme mais je m'y suis pris trop tard… ne faites pas la même erreur que moi...

Il jeta un regard en biais à Cameron - qui venait de porter un interêt particulier à la moquette - et s'évanouit.

-L'amour comme c'est touchant…Au moins j'aurais éviter à sa fiancée de vivre un enfer en sa compagnie…autant qu'il s'imagine que ça aurait march...

House ressentit alors une vive douleur au crâne et se tu. Il porta sa main à l'arrière de sa tête et sentit son sang qui dégoulinait le long de son cou.

Cameron, inquiète, prit son visage entre ses mains. L'espace d'un instant, il avait eu le même regard perdu et vitreux qu'il avait lorsqu'il était en manque de Vicodine.

-House…est-ce que ça va ?..

-ouais..la pêche.. dit-il faiblement dans une grimace.

Elle mit son bras en dessous de son épaule et l'aida à se relever. House s'adossa contre le mur en respirant bruyamment. Il sortit son tube de Vicodine d'une de ses poches et s'enfila un grand nombre de comprimés - qui compensaient largement ceux qu'il n'avait pu prendre avant. Peu à peu, il se calma, apaisé par Cameron qui massait délicatement ses tempes pour alléger son mal de tête. Après quelques minutes, elle lui murmura doucement :

-Au fait...merci... pour tout à l'heure..

Elle lui posa rapidement un timide baiser sur les lèvres et le serra dans ses bras, en reposant sa tête sur ses épaules.

House, surpris, ne su comment réagir. Il songea tout d'abord à la repousser, en prétextant une « allergie cameronnienne » mais il se ravisa : le coup de l'allergie était vraiment trop méchant. Sur son cou restaient encore visibles des marques rouges. L'image de son corps sans vie baignant dans son sang lui revint en mémoire et il eut un frisson.

Celle-ci resserra son étreinte et murmura « J'ai vraiment eu très peur pour vous »

Décontenancé, House regardait fébrilement le sol. Ses cheveux sentaient si bons…Pourtant, il fallait qu'il la repousse, elle risquait d'entendre son cœur tambouriner contre sa poitrine…il ne devait pas lui donner l'ombre d'un espoir car il n'y aurait jamais rien entre eux. Seulement, son corps ne lui obéissait plus, et il resta là sans rien faire. Curieusement, il n'avait presque plus mal aux endroits où Tritter l'avais sauvagement frappé. Au fond de lui, il savait qu'il n'avait aucune envie de bouger.

Il se souvint alors de ce qu'avait dit Wilson: « Je sais que tu craques pour elle…» Il eut l'impression qu'en ce moment, il ajoutait « tu penses qu'elle ne devrait pas sortir avec toi.. car tu as deux fois son âge..tu es infirme.. et d'autres sottises du genre, mais de toute façon tu es tellement égoïste que tu n'écouterais même pas ta propre conscience…House...tu l'aimes.. elle t'aime…Ne fais pas l'imbécile pour une fois, Vas-y ! ». Wilson ne pouvait jamais se mêler de ses affaires... il le sermonnait même par la pensée, quel culot.. – et par surcroît, c'était un homme trois fois divorcés …judicieux de suivre ses conseils ?..

Cependant, presque inconsciemment, House entoura de ses bras la taille de Cameron. « Qu'est-ce qu'elle est mince.. pensa-t-il, même trop maigre…

Il allait encore sortir une de ses fines remarques avant qu'elle n'ajoute d'une voix douce « vous avez été très courageux… »

Alors, sourire aux lèvres, il se détendit enfin et inspira profondément le parfum revigorant que dégageaient ses cheveux.

-Oh...Vous savez, pour la santé, rien ne vaut une bonne petite bagarre tous les jou..

Pour ce qui lui sembla être la 102ème fois dans la journée, il fut interrompu dans ses paroles - mais beaucoup plus agréablement comme il ne manqua pas de le constater.

L'esprit de House s'embrouillait, il avait la vague illusion que le temps s'était arrêté.. la surdose de Vicodine mélangé au baiser de Cameron produisait un effet assez étrange qui lui donnait l'impression de flotter dans les airs..

Il ne revint à la réalité que lorsque Cameron rompit le charme. Il se rendit compte alors que Cuddy était en train de marteler la porte pour attirer leur attention.

-House!!! Ouvrez cette porte !!!

Derrière la vitre, Wilson, Chase et Foreman les regardaient les yeux ronds. Le spectacle qu'ils avaient devant eux était pour le moins surprenant. La pièce était dans un désordre total, les meubles étaient renversés, les vitres brisées…House était dans un sale état,en train d'embrasser Cameron à quelques mètres de Tritter évanoui. Sur le sol, il y avait notamment un poignard, un revolver et la canne de House sur une moquette couverte de sang par certains endroits : on aurait cru à un montage photo tellement tout cela semblait irréaliste.

Cuddy, qui semblait être la seule personne à avoir retrouvé ses esprits, avait commencé à jouer avec la poignée comme si elle espérait que la porte s'ouvre par miracle.

Cameron s'éloigna légèrement de House qui répondit « Ah..désolé..c'est Mister Hide qui a planqué la clé.. » Il jeta un regard vers le policier inconscient et commença à parler le plus naturellement du monde, comme si il ne s'était rien passé d'exceptionnel.

Après avoir éclairci la situation, ils songèrent au moyen de faire sortir House et Cameron du bureau. Wilson parlait d'appeler la sécurité tandis Chase suggérait de passer par le trou dans la vitre qu'avait fait Cameron mais Foreman – pour éviter un scandale ou des blessures supplémentaires - proposa plutôt d'enfoncer la porte.

Enthousiaste, House s'écria « Allez-y Cuddy ! Montrez-nous votre côté viril ! »

Mais ce fut Wilson qui se dévoua et se cassa l'épaule pour la deuxième fois de la journée.


Quelques jours plus tard…

-Il a tenu à ce qu'on vienne, pour s'excuser..

-Alors tu as vraiment été le voir en tôles ? …tu voulais le narguer?

Flash-Back

-Votre nouvel uniforme vous va à ravir...mais ...faudrait plus affirmer votre style... les autres prisonniers ont le même..

-Greg…

Sous le regard accusateur de Cameron, il reprit :

-Cameron voulait absolument que je vienne parce qu'elle trouvait que c'était – il prit une petite voix féminine - « tellement attendrissant la raison pour laquelle il a agit comme ça, il ne faut pas trop lui en vouloir, il était désespéré, c'est tout.. »

-House!

-Personnellement reprit-il de sa voix normale, j'ai trouvé – et ma nuque aussi – que cet acte était plus brutal et stupide qu'attendrissant, mais comme je suis un homme qui comprend parfaitement ce que peut ressentir quelqu'un ..

Tritter leva un sourcil signifiant clairement qu'il n'avait aucun doute là-dessus. Il serrait les poings et commençait à regretter amèrement les excuses qu'il lui avait adressé.

-Je me suis excusé, mais pour moi, vous resterez toujours un salaud drogué.

-Relax Harpo…pour moi aussi vous restez le méchant - méchant flic qui a failli foutre nos vies en l'air, et non pas - il jeta un regard exaspéré à Cameron – le pauvre Tritterinouchet perturbé par…

-N'exagère pas, je n'ai pas dit ça comme ça! Répliqua Cameron – puis s'adressant à Tritter – Vous avez commis une grosse erreur, presque impardonnable qui va vous coûter des années de prisons. Le choc affectif que vous avez subi a failli causer notre mort et d'autres choses terribles et irréversibles. Je suis contente de vous voir vous repentir mais j'espère que votre séjour ici vous permettra d'encore réfléchir et de mettre vos sentiments au point, ainsi que d'accepter les pertes et le malheur sans avoir un comportement excessif...

Cameron qui avait commencé à parler sévèrement termina ses paroles sur un ton plus doux. Elle jeta un regard éloquent à House qui se sentit obligé d'ajouter :

- Oui.. c'était un acte de pure démence, un traumatisme…de la culpabilité,…causé par la mort de cette femme.. donc un psy viendra gentiment faire la causette avec vous pour régler ce léger problème, histoire que ce genre de blague ne se reproduise plus…Sinon, j'espère que vous aimez le décor parce que.. les 10 ans que vous allez devoir passez ici sans..

Il s'interrompit car Cameron venait affectueusement de lui broyer les phalanges - bien qu'elle ait tenu amoureusement sa main tout le long de la conversation.

Fin du Flash-Back

-Vraiment intéressante cette histoire.. mais au fond, ce n'est qu'un pauvre type non? Au fait, tu ne devrais pas être en train de faire tes consultations ?

-J'ai envoyé Chase les faire…

-Ah tiens, on n'impose plus cette tâche à la bien-aimée Cameron dit-il les yeux rieurs. C'est à toi de les faire House…

House - qui s'amusait à faire rebondir sa balle un peu partout sur les murs - arrêta brusquement son mouvement, signe chez lui de contrariété …

-Il a accepté parce que l'une des patientes est sa nouvelle petite amie..mais..Tu ne la trouves pas bizarre sa nouvelle coupe de cheveux?

-Ne change pas de sujet…Cuddy va s'apercevoir que tu ne les fais pas.

House ferma son œil au beurre noir et tint sa balle à bout de bras devant l'autre. Il lui donna pendant quelques secondes un léger mouvement d'élan, comme s'il tentait de viser quelque chose.

-Oui, mais pas avant qu'elle aie terminé de se faire agresser par mon dernier patient … J'ai un moment de répit avant la tempête…

-Ne me dis pas qu'un de tes patients a encore été porté plainte.. ?

-D'accord, je ne te le dirais pas..

A cet instant, la balle atterrit malencontreusement sur le seul et unique cadre accroché au mur du bureau de Wilson. Le verre protégeant la photo se brisa et quelques morceaux tombèrent sur le sol.

-C'est la quantième?...37ème? demanda Wilson d'un ton neutre

-Ehhh.. Ne me sous-estime pas.. 42ème..

C'est à ce moment-là que Cuddy fit irruption dans la pièce, bouillonnant de rage.

-Vous m'excuserez... fit House en se glissant par l'entre-baillement de la fenêtre, un besoin naturel pressant…

Fin


C'est histoire est belle et bien finie mais j'ai encore pleins d'idées en tête! Je pense notamment faire quelques petits one-shot sur des conversations entre House et Wilson et entre House et Cuddy.

Je referai un House/Cameron car j'adore imaginer toutes les situations périlleuses possibles et inimaginables où House et Cameron seraient amenés à s'avouer leurs sentiments...

Merci pour tout et à Bientôt!