Harry Potter
Une autre équation
Snorlax/Dragon

L'année s'était écoulée, et personne n'avait revu Harry, ni eu de nouvelles ; les buses avaient été finies la veille, et Dumbledore, dans son bureau, discutait avec le professeur Tofty, un homme encore plus vieux que lui, quand Etincelle apparut dans son bureau, une lettre dans le bec qu'il s'empressa de lire.

Professeur Dumbledore

Je suis désolé mais j'ai été très occupé et les aurors qui me recherchent ne me facilitent pas la tâche. J'ai pu, lors d'une sortie, capturer un mangemort isolé, et utiliser la légillimencie sur lui. J'ai découvert que Voldemort allait lancer lui-même une attaque sur Poudlard dans l'espoir de me retrouver, je n'ai pas pu obliger le mangemort à lui dire que je n'étais pas là-bas car le sort l'a tué. L'attaque aura lieu ce soir, je viendrai mais je ne sais pas si je suis apte à réaliser la prophétie, je ne vais pas tarder à arriver. Une affaire urgente, je pense être la à midi.
À tout à l'heure !

Harry Potter.

- Professeur Dumbledore ?

- Voldemort va attaquer ce soir !

- Mais pourquoi êtes-vous content ?

- Car Harry Potter vient de me dire qu'il sera là !

« Dommage que les élèves ne soit pas déjà chez eux.. »

Tous les professeurs furent mis au courant et les cours furent annulés pour préparer le château.

- Ecoutez-moi, j'ai une très mauvaise nouvelle à vous annoncer.

Le silence dans la grande salle se fit immédiatement.

- Ce matin, j'ai reçu une lettre d'un informateur, cette lettre me disait que Lord Voldemort va attaquer Poudlard ce soir. C'est pourquoi vos cours sont annulés cet après midi, la personne qui m'a informé ne devrait pas tarder à arriver.

La nouvelle aurait été accueillie par des applaudissements si Voldemort n'avait pas menacé Poudlard.

Les élèves posèrent des questions auxquelles Dumbledore et les professeurs essayèrent de répondre.

- Professeurs, qui sera assez fou pour essayer de se battre contre le Seigneur des Ténèbres ?

- Surnet ! S'offusqua McGonagall.

- J'ai posé une question !

Les portes de la grande salle s'ouvrirent et un homme à en juger par sa démarche entra dans la grande salle, une cape de montagne, de couleur bleue lui recouvrant le corps et la tête arriva.

- Mr le directeur, professeurs, dit-il en regardant la table où ils étaient tous assis.

- J'ai posé une question, qui osera se battre contre le maître de mon père ?

Plusieurs Serpentard, de dernière année se levèrent et commencèrent eux aussi à montrer leur penchant pour Voldemort. Une voie s'éleva alors de la capuche bleue

- Le même qui a tué ton père, Surnet !

- Qui ?

- Moi !

Le silence était lourd de conséquences. Les quatre Serpentard qui avait montré leur penchant pour Voldemort se levèrent, baguette à la main. Harry regarda les professeurs et leur fit un signe. Surnet et les trois septième année s'avancèrent, baguettes pointées sur son torse. Avant qu'ils ne puissent faire un geste, ils se retrouvèrent stupéfixés, et bâillonnés.

- Professeurs, m'aideriez-vous à créer des portoloins pour les élèves ? J'ai déjà envoyé une lettre au ministre en me faisait passer pour vous pour qu'il écrive à tous les parents et qu'ainsi ils viennent chercher les élèves à la gare de King Cross.

- Mais bien sûr !

Les professeurs et cette personne créèrent alors des portoloins, et ils guidèrent tous les élèves jusqu'au portail d'entrée où ils disparurent tous les uns après les autres.

- Professeurs, nous devons mettre des défenses sur le château car s'il le détruit, le seul rempart contre le mal partira avec lui !

- Harry, comment vas-tu faire dès qu'il sera là ?

- Professeur Rogue, je sais que vous êtes un ex-mangemort, et je vous demande alors de ne pas vous exposer inutilement. Que ferions-nous sans un maître des potions ?

- Potter…

- Severus, il a raison !

- Très bien, Albus !

- Professeur Dumbledore, j'irai seul sur le terrain, la prophétie me relie à lui et je ne veux prendre de risque, et je sais qu'il attaquera en petit nombre !

Les professeurs passèrent le reste de l'après-midi à ériger les défenses du château. Pour protéger Pré au lard le directeur avait enlevé la barrière anti-transplannage du parc mais pas celle du château, de cette manière Voldemort le verrai dès qu'il arrivera dans la région et n'aura alors pas besoin de passer par le village et tous détruire par la même occasion.

Harry dans sa chambre se préparait, l'heure allait bientôt arriver, et Voldemort avec. Il n'était pas effrayé par la mort, cela faisait un an qu'il jouait avec sa vie. La chose qui lui faisait peur à ce moment-là était de faire mourir un innocent par sa faute. Harry se prépara mentalement au combat qui l'attendait, et descendit dans la grande salle… Les portes s'ouvrirent au ralenti : il vit le professeur Dumbledore soucieux, MC Gonagall effondrée, Flitwick blanc et Rogue les points sérés, les autres professeurs portaient sur le visage une expression indéfinissable, entre la peur et le regret…

Harry n'entendit pas vraiment les paroles que chaque professeur lui dit, il prit juste McGonagall dans ses bras, et regarda Rogue dans les yeux, et celui-ci lui serra la main après avoir mis une main sur son épaule…

Il put voir le poids de l'âge, et une profonde tristesse dans les yeux de Dumbledore, ce qui lui fendit le cœur.

- Cette tâche m'incombe, professeur, et vous savez comme moi qu'il n'attendra pas que je sois prêt !

- Harry…

Une larme coula sur la joue du vieil homme et vint se perdre dans sa barbe une fois qu'il l'eut prit à son tour dans ses bras…

En bas du parc, ils virent une vingtaine de formes sombres, et Harry commença à sortir à leur rencontre.

Cette impression de ralenti se refit sentir, ses pas le portèrent encore et encore toujours plus près de ce qui serait probablement son dernier combat…

Voldemort ne perdit pas de temps, il lança ses hommes contre lui. L'assaut fut d'une puissance phénoménale, les mangemorts lancèrent des sorts contres lesquels peu de sorciers sauraient se défendre, mais Harry se défendit comme un diable, les mangemorts tombèrent sous ses sorts combinant magie noire et magie blanche. Certains sorts, qu'il employait ne faisaient pas que tuer les mangemorts rapidement, mais les faisaient pour certains perdre des membres, ou d'autre dont la violence de l'impact leur brisait le nuque. Du château, Dumbledore se souvint alors de sa jeunesse : certes, elle n'avait pas été facile, perdre ses parents, relié à une prophétie, mais qu'est ce qui faisait q'un garçon de quinze ans puisse être aussi puissant, se sentiment ne fit que renforcer celui d'impuissance, qui le rongeait…

Dix-sept mangemorts tombés, plus que deux et il restera le plus gros morceau… sorts après sorts, esquives après esquives…18… Le père de Drago ici… Tant pis, il le mérite… Avada…Esquive… Le père de Drago au sol… mort…

- Des poussières… Joins-toi à moi…

- Tu sais aussi bien que moi que je ne le ferai pas…

- Tu vas devoir mourir…

- Je prends le risque… Pour ceux que j'aime…

Voldemort attaqua de suite, un sort qui l'aurait tué si il n'avait pas eu de réflexes développés lors des entraînements de Quidditch, et de combats… Les membres du ministère arrivèrent mais n'intervinrent pas, le duel avait commencé… Ils se positionnèrent un peu à l'écart et regardèrent ce jeune garçon combattre le plus grand mage noir de tout les temps en leur donnant une leçon d'humilité, eux fidèles aurors du ministère, incapables de résister contre Lord Voldemort, mais surtout trop faibles. Le combat s'éternisait, Harry était à bout de force et se rendit compte qu'il n'était pas prêt pour ce à quoi il s'était attaqué : son corps était contusionné, maculé de sang de terre, sa main gauche était cassée, mais il souriait devant la mort… Voldemort était très mécontent qu'un jeune puisse autant lui résister, mais surtout avec une telle puissance et maîtrise, ce qui expliquait son état, blessé, une cuisse déchirée dans toute sa longueur, un sort dangereux, très dangereux, tout comme lui… Au sol, Harry perdait espoir, Voldemort disposait de sa vie maintenant, il était trop affaibli pour combattre, démotivé que ses efforts d'une année tombent, si rapidement et soient inutiles contre le meurtrier de ses parents… Une larme perla, le long de sa joue… Un rire froid et cruel, le même qui l'avait hanté en présence des détraqueurs… Voldemort leva sa baguette avec dans les yeux une leur de folie…

« … Allongé dans la boue, la fin est proche… »

Ses yeux injectés de sang distinguèrent dans l'obscurité grandissante, une leur dans cet abîme sans fond… Etincelle… Descendant du ciel… Se paupières se fermèrent… Sur l'image, la plus douce du monde… Ginny… N'ABANDONNE PAS… Une secousse, au fin fond de son cœur… Je vais essayer…

Voldemort le bras toujours étendu vers le ciel ne vit qu'une énorme boule lumineuse sortir de la baguette de cet enfant, brûlante… Sous ses yeux ses propre mains se consumèrent, puis ses avant bras, et ainsi de suite, se rapprochant inexorablement de son cœur, son âme se fit arracher de ce corps désormais sans vie, voulut s'enfuir, mais la puissance de la lumière la rattrapa, et l'aspira pour enfin la consumer totalement…

Harry ferma les yeux, et ce fut le silence…

Les aurors virent face au jeune garçon un trou de douze mètre de largeur, et de la moitié en profondeur au fond duquel, il ne retrouvèrent qu'un tas de cendres encore fumantes qui se dispersèrent dans l'immensité bleue sous un ciel libre de tout nuage, et parsemé d'étoiles dont la plus brillante était Sirius…

Blancheur immaculée…

- Mon fils, ton père est fier de toi…Papa…

- Moi aussi, mon ange… Maman…

- Et moi donc, mon garçon… Sirius…

- Mais il n'est pas l'heure de nous rejoindre, il te reste une tâche à encore accomplir… Maman…

Harry se réveilla dans l'infirmerie de l'école. Tous les professeurs au dessus de lui, souriant, riant… Sauf Dumbledore… Dans le fond de la salle, une dizaine d'aurors le surveillaient, baguette en main.

- Professeur Dumbledore ?

- Ils sont là pour ton audience… Je suis…

- Pourquoi ?

- Les meurtres que tu as commis…

- De simples mangemorts…

- Je ne peux…

- Pourquoi ?

- Ton sort a détruit cinq aurors qui ont essayé de t'aider en transplanant derrière Voldemort…

- …

L'audience eut lieu une semaine après, une fois remis de ses blessures, en plein air en guise d'exemple. Les raisons invoquées furent l'assassinat de vingt-quatre personnes. La peine : en raison d'un trop jeune âge, la prison à vie à Azkaban sera écartée. Le jury déclare : coupable au bannissement à vie et destruction de votre baguette magique… 27.5 cm bois de houx plume de phénix… Mais la deuxième raison est de loin la plus importante : utilisation de magie noire, assimilée aux utilisations des forces du mal… Et une trop grande puissance… Risque d'avoir un deuxième Seigneur des Ténèbres… Peine : coupable… Bannissement à vie et destruction de votre baguette 27.5 cm bois de houx et plume de phénix… Interdiction d'approcher le moindre sorcier… Exécution immédiate… Vous auriez du être plus prudent…

Harry hurla, clama son innocence, implora l'aide ses meilleurs amis. Ils le regardèrent, les yeux rougis et lui tournèrent le dos… Ginny fondit en larmes et s'enfuit en courant… Professeur Dumbledore… Le poids de la vieillesse… lui tournant le dos…

Sur le chemin qu'avait laissé la foule, les aurors le traînèrent et le jetèrent au sol en lui montrant la sortie au loin et se mirent de manière à l'empêcher de revenir en arrière… La foule lui cracha dessus, le lapida, recevant pierres, légumes, crachats, poings, pieds, dans le corps, les membres et la tête… Il se releva, la tête haute, en sang et se fit maltraiter, mais sans un regard en arrière… Un monde de monstres…

Harry trouva refuge dans un pays lointain et sûr. Les autorités n'avaient apprises que bien plus tard qu'il avait une deuxième baguette, et lancèrent quelques hommes à sa recherche, mais il demeura introuvable. Durant sa cinquième année, Harry avait eu l'idée de s'acheter tous les livres qu'il put avec le reste de ses milles galions gagnés durant le tournoi des trois sorciers et l'argent qu'il avait à la banque, choses qui ne s'avèrent pas inutiles. Harry les récupéra et étudia, et finit par les connaîtrent tous sur le bout des doigts. Sa haine envers tous ses anciens amis était toujours très forte, il ne comprenait pas pourquoi ils l'avaient renié, mais un jour, il comprendrait, il en était certain. Il pratiqua alors la magie de plus en plus, vola dans les bibliothèques magiques qu'il cambriolait tout ce qu'il trouvait magie blanche, magie noire devenant de plus en plus fort, mois après mois, vols après vols jusqu'au jour où il disparut après avoir lu un message qu'il venait de recevoir et personne ne le revit.