Titre : Pour quelques poussières d'étoiles ...

Auteur : Luneva.

Le reste, c'est toujours pareil .

. Drago a été chez Harry pour lui parler de ce qui s'est passé la journée derière mais celui-ci est parti ...Mais où ?

Excusez-moi du retard. Je n'avais pas prévu de date mais je m'étais dit qu'il fallait que je publie tous les mardis. C'est râté. Bac blanc, commentaire, dissert, devoirs, sorties avec les copines, les achats des cadeaux, les fêtes ... J'ai un peu délaissé mon ordi. Mais j'espère que vous me pardonnez. Et voilà un chapitre un peu plus long ...

Et au fait ! Bonne année !!!

Nanouche (ou Ina je sais plus trop comment je dois t'appeler lol) : Hey, t'es super forte. Et oui, tu as trouvé où est Harry : cure de désinxtoxication. Enfin, c'est le but, mais il va pas dans un hôpital, non, non, non, pas du tout ! Enfin, tu verras ... Tu trouves que le dernier chapitre était moins poignant, c'est vrai ... Beaucoup de description, pas vraiment d'action. Mais parfois, la description est essentielle ... Tu n'aimais pas la mère d'Harry. Moi non plus, c'est pour ça que je ne la nomme jamais Lily, moi je l'aime bien Lily alors ... Mais dans cette fic, je voulais que sa mère soit une femme paumée et desespérée. Vers la fin, tu verras ce que je veux dire (si tu ne trouves pas déjà que c'est une femme desespérée)

Hey, bien sûr que si, que je sais qu'il existe le dieu du yaoi. D'ailleurs, je ne crois qu'en lui. lol. Attends, grâce à lui, j'ai quand même le courage de publier des lemons ! T'imagine, si le yaoi n'existait pas ! (petite reflexion à moi même). Je ferais quoi de mes journées ! Et puis, la vie serait ... ennuyante ... Bon faut que j'arrête d'écrire mes reflexions franchement, je suis même pas capable de penser en silence !

Bisous.

Chapitre 5 : Même histoire ...

Drago ne comprenait pas. Que voulait-elle dire ? Il s'inquietait. Pourquoi Harry était parti ? Juste au moment où ... enfin, juste après avoir ... il n'osait pas se le dire, même dans sa tête. Il avait peur. Peut-être qu'il avait fugué. Il devait le retrouver. Quand ils avaient fait l'amour, il s'était passé quelquechose d'étrange. Il ne l'aimait pas, non, mais il voulait le protéger, veiller sur lui. Pour l'instant, tout ce qu'il avait réusssi à faire, c'était le faire fuir ... Enfin, c'est ce qu'il croyait, il était loin de se douter de ce que Harry vivait, pendant que lui marchait, les mains dans les poches, le regard tourné vers le trottoir, absent, perdu dans ses pensées. Il voulait l'avoir pour lui tout seul, il aimait le contact de sa peau, mais de là à l'aimer ... Disons qu'il ne s'était jamais imaginé avoir des sentiments pour un inconnu, peut-être qu'en apprenant à se connaître, il l'aimerait. Mais en même temps, aimer, c'est quoi ? Avoir envie d'être avec l'autre tout le temps ? Veiller sur lui ? Etre toujours là quand il a besoin de nous ? Peut-être ... Il ne savait pas ce que c'était d'aimer et d'être aimé. Sa mère ne lui avait jamais dit qu'elle l'aimait et lui il ne pensait pas l'aimer, il l'aimait juste parce que c'était sa mère, pour lui, c'était une évidence, presque un devoir. On aime ses parents sans se poser de question. Un point c'est tout. Pourtant son père, il le destestait ... peut-être aimait-il sa mère finalement ... rien que ses pleurs à la mort de sa mère le faisait douter. Mais là, c'était différent. Harry n'était pas de sa famille. Pourquoi voulait-il le voir et le protéger, être là pour lui ? Pourquoi ? Parce qu'il l'aimait ? Il aurait tellement voulu savoir comment découvrir ses véritables sentiments. Il sentait son esprit étranger à son coeur. Avait-il le droit de l'aimer Harry au moins ? Lui, il aimait les hommes mais Harry ?

Mais quelquechose vint le déranger dans ses pensées. Il releva la tête. Une voiture s'approchait de lui lentement. Elle se rangea devant une maison. Personne n'en sortit. Drago trouva tout cela très étrange. Il savait qu'il avait rendez-vous avec un mec pour échanger un peu de drogue mais il ne reconnaissait pas la voiture. Néammoins, il tenta de paraître naturel et alla s'asseoir sur un banc. Il attendit.

Cinq minutes.

Six minutes.

Sept minutes.

Il commençait à s'inquiéter, le mec était en retard et la voiture était toujours là.

Huit minutes.

Neuf minutes.

Une seconde voiture passa dans la rue déserte comme d'habitude. Il avait choisi cette rue pour échanger la marchandise car elle était toujours calme. Seuls les riverains y allaient. Il s'arrangeait de choisir des heures où il n'y avait personne, ou très peu. Dans la journée, quand tout le monde était parti, ou la nuit quand tout le monde dormait. A cet instant, il s'en voulait de ne pas avoir pensé plus tôt que cette habitude pourrait le mettre en danger. Il se sentait espionné. Et le retard de l'autre abruti le rendait fou. Il était habituellement calme et arrivait à le rester mais s'il se faisait prendre, s'en était fini pour lui, il le savait. Et ça le rendait fou.

Une troisième voiture passa. Cette fois, c'était la bonne. Une vitre s'abaissa pour laisser découvrir un homme assez jeune. Drago se leva en essayant d'avoir un air indifférent. Il s'approcha de la voiture, glissa une pochette qu'il sortit de sa veste et prit en échange quelques billets. Mais...

- Les mains derrière la tête, maintenant, c'est fini.

Trois hommes étaient sortis de la voiture qui s'était garée il y a quelques minutes. Ils pointaient à présent leurs armes sur Drago appeuré. Il était trop tard. Il le savait, c'était fini. Un s'approcha de lui et lui passa des menottes. Drago savait que s'il voulait mettre toutes les chances de son côté pour s'en sortir, il devait rester calme et coopérer. Il les laissa ainsi lui lier les mains dans le dos sans rien dire. Au fond de lui, il pensait à Harry. Il voulait savoir ce qu'il avait. En prison, il ne pourrait pas. Il en avait la gorge nouée et avait mal au ventre. Une petite larme coula sur sa peau. Il n'en pouvait plus de sa vie. Harry avait été une chose bien, non pas bien, plutôt merveilleuse, enfin, dans sa vie et voilà qu'on le lui enlevait. N'avait-il pas le droit d'être heureux ?

On l'obligea à monter dans la voiture. Pendant le trajet, ils passèrent devant la maison d'Harry. Tout était calme. Personne ne semblait se soucier de l'abcense d'Harry, à part lui ... Arrivé au commissariat, un policier le jeta entre un mur et trois grilles où se trouvait une femme. Drago s'assit sans lui jeter un regard. Il prit sa tête entre ses mains. Il devait réfléchir à la situation. De toute façon, il n'avait plus que ça à faire.

OoO

Harry se sentait vide, seul, abandonné, bléssé, triste. Tout s'était passé tellement vite. Après le trajet, les deux hommes qui étaient venus le chercher chez lui, l'avait jeté et enfermé dans une chambre aux murs blancs. Seul un lit et une armoire donnait un peu de chaleur et encore. Les draps étaient blancs, le reste en fer. Une prison. Harry n'avait cessé de penser à Drago. Il avait peur qu' il s'inquiète pour lui. Il voulait lui caresser la joue, juste pour lui dire qu'il était en vie. Mais c'était impossible. Il était là, enfermé, coupé du monde. Et il ne savait pas pour combien de temps. Il avait peur aussi que l'envie de quelques poussières d'étoile prennent le dessus sur sa conscience. Mais ça s'était secondaire. Il avait pris conscience depuis quelques jours que la principale raison qui le poussait à continuer, ce n'était pas vraiment la dépendance, bien qu'elle y soit pour quelquechose mais c'était Drago. Lorsqu'il s'enfermait dans sa folie, il entendait sa voix douce, il sentait ses mains le frôler, il avait l'impression de l'avoir à côté de lui. Mais maintenant, ce n'était plus nécessaire de se droguer pour se sentir plus proche de Drago. Chaque millimètres de son corps avait été marqué de baisers délicieux. Il sentait encore la langue humide de Drago glisser sur sa peau. Il en avait des fourmillements dans le ventre rien que d'y penser.

Après quelques minutes, la porte s'ouvrit. Une femme, une belle femme entra. Elle portait juste une blouse blanche qui dessinait parfaitement ses formes raffinées. Harry la fixa quelques secondes mais cela ne lui fit aucun effet. Aucune femme ne pouvait lui faire de l'effet. Même pas un homme. Non, juste Drago. C'est fou. Il ne s'imaginait pas que l'on pouvait tomber amoureux comme ça, d'un coup. Et surtout d'une personne que l'on connaissait déjà depuis un certain temps. Il s'en voulait bien sûr, de s'être rendu compte qu'il était amoureux de Drago alors que celui-ci était en train de foutre en l'air sa santé, mais malgré tout, il l'aimait, et cette pensée lui donnait un sourire niais qu'il essayait de cacher. La femme le remarqua ce sourire et crut sans doute qu'il s'adressait à elle étant donné son sourire en coin. Décidemment, personne ne comprenait rien ou alors cette femme était aveuglée par son égocentrisme poussée à l'extrème. Non, personne ne comprenait le sourire de Harry. Pourtant ce n'était pas un sourire de jeune gosse attaqué par une poussée d'hormones bavant sur une blonde sexy. C'était un sourire d'enfant amoureux que l'on avait forcé à grandir trop vite. Un enfant éperduement amoureux.

- Bonjour, j'espère que le voyage n'a pas été trop difficile. Je suis ta psychologue. Si tu veux bien, nous allons parler un peu. Tu pourrais par exemple me raconter pourquoi tu es ici.

- Je ne sais même pas où je suis, répondit Harry, froidement.

- Tu es dans un centre de redressement pour jeunes délinquants. Habituellement, les jeunes sont mal acceuillis mais ta mère nous a demandé de te faire un traitement de faveur. Elle veut que nous t'aidions à redevenir le gentil garçon que tu étais quand tu étais petit.

- Et vous entendez quoi par mal acceuilli ?

- Et bien, je ne sais pas si tu as entendu parler de ce genre de centre. Nous sommes censés vous inculquer les bonnes manières, vous remettre dans le droit chemin. Et la façon la plus efficace est la force, la femme sourit.

Un cri retentit non loin de la chambre d'Harry.

- Encore un qui n'a pas respecté les règles, hum.

Cette femme agaçait Harry.

- Et n'oublie pas que ta mère paie, étant donné que vous ne roulez pas sur l'or, tu ferais mieux de t'empresser de rentrer dans les rangs, si tu veux rentrer chez toi.

- Serait-ce une menace pour me faire culpabiliser ?

- Oh non, biens sur que non. Alors Harry, que fais-tu ici ?

- Vous ne savez pas ? Pourtant vous avez l'air de connaître tout de moi !!!

- Oui, mais j'aimerais écouter ta version des faits ...

- Vous voulez vraiment le savoir !!! Je ne sais pas pourquoi je suis ici ! Mais je déteste ma mère !!! C'était la pire chose qu'elle pouvait me faire !!! Alors, oui je me drogue, oui, oui mais c'est pas pour le plaisir, c'est pour oublier, parce que quand je suis schooté, je me sens bien, enfin, je ne vis plus cette vie de merde, je vis une parenthèse formidable. Mais qu'est ce que vous croyez, j'essaie d'arrêter, mais c'est plus fort que moi ! J'y peux rien, je ne suis pas moi quand je me drogue !

- Mais nous sommes là pour t'aider Harry.

- M'aider ! Mais personne peut m'aider ! Et surtout pas en me coupant du monde ! J'ai entendu parlé de vos centres, oui, et je ne vais plus revoir le ciel pendant un bon bout de temps, et dès que je ne vous obéirais pas, paf, ça fera mal. Oui, je sais, mais c'est pas pour ça que je vais vous obéir !

- Je crois que je repasserais plus tard, je vais te laisser pour que tu te calmes.

- Ouais, c'est ça, ba vous pouvez attendre un bout de temps avant de revenir ! Je suis pas prêt de me calmer !!!

Et elle claqua la porte.

OoOoO

Commissariat de police, cellule.

Un homme vint voir Drago.

- Hey toi !

- Oui, toi. Le blondinet.

- Drago s'approcha de la grille.

- Bon, le commissaire veut te voir déguerpir au plus vite, alors étant donné ton casier déjà bien rempli, il a réussi à avoir une audience demain à 14h. Ton avocat t'attend là-bas. (Il désigna un homme âgé assis sur une chaise). Hey, profite de ta chance. Il y'en a qui reste des mois à ta place avant d'aller devant le juge.

Drago rejoignit son avocat toujours les mains liées. Ils s'installèrent dans une salle vide pour discuter de demain.

OoOoO

Harry était toujours dans sa chambre. Un homme entra cette fois.

- Dépêche-toi. Déjeuner. Après tu as cours d'histoire en B4. Voilà ton emploi du temps, ton uniforme. Et n'oublie pas, tiens-toi à carreaux.

L'homme partit. Harry n'eut d'autre choix que de s'habiller avec les vêtements que l'homme avait déposés. Il avait faim. Et toujours mal au coeur à l'idée qu'il était loin de Drago, et pour un temps indeterminé. Il sortit. Il descendit des escaliers. Puis une infirmière l'interpella.

- Hey gamin, si t'as pas de petit bobo à soigner, la soupe c'est là bas, file avant que j'appelle le directeur.

Harry se dirigea vers l'endroit qu'elle lui avait indiqué. Il ouvrit la porte. Les bruits de fourchettes contre l'assiette s'interrompirent. Tout le monde leva les yeux vers lui.

- Qu'est ce que tu foutais !

- Laisse, Paul, c'est le nouveau. Hey, c'est pas parce que t'es le petit nouveau qu'il t'es permis de laisser dépasser ta chemise de ton pantalon.

Harry s'executa malgré lui, il rentra sa chemise bleue.

- Assiez-toi près du brun là-bas.

- Dépêche toi !

Harry balaya la salle du regard. Que des regards inexpressifs. Il croyait faire face à des robots. Tous les jeunes étaient assis, en ligne, bien habillés, bien coiffés, bien dressés. Oui, c'est le terme qui lui venait à l'esprit. Ils étaient bien dressés. Dans quelques jours, il serait comme eux. Il s'assit, mangea très vite. Il avait l'impression de n'avoir pas mangé depuis des jours.

L'après-midi arriva vite. Les cours d'histoire, de maths, de français, d'anglais se succedèrent. Deux élèves avaient été renvoyés de cours, on ne les avaient plus revus avant le soir, ils étaient sortis de l'infirmerie du sang dégoulinant de leur nez, l'infirmière ayant refusé de soigner ''deux petits abrutis qui ne méritaient que ça''. Harry s'était fait discret. Un peu trop même. On lui avait reproché de ne pas assez participer.

À 18h, on l'autorisa à aller dans sa chambre pour faire ses devoirs. Seulement, la psychologue devait le surveiller. Elle entra, toujours habillée seulement de sa blouse blanche. Le soir obligeant à allumer la lumière, ses formes se précisait sous le tissu très fin. Harry n'y fit pas attention.

Il commença ses devoirs en vitesse, la peur au ventre. Il ressentait une horrible envie de voir les étoiles. Il ferma les yeux. Pensa à Drago. Non, il devait résister.

Sa langue qui parcourt son corps brulant.

Ses lèvres qui capturent les siennes,

Ses yeux qui se ferment de plaisir,

Sa peau qui frissonne contre la sienne,

Son corps qui tremble au dessus du sien,

Ses dents qui blessent sa lèvre,

Leurs langues qui se caressent ...

Ne pas penser ...

à la ... drogue ...

Penser à DRAGO, ... DRAGO, ... DRAGO, ... DRAGO, ... DRAGO, ... DRAGO.

ENCORE DRAGO.

TOUJOURS DRAGO.

DRAGO.

Il était sa force et il le savait.

DRAGO.

- Tu es sûr que ça va ?

Harry rouvrit les yeux. Les tremblements du manque étaient passés. Il avait réussi. Il avait résisté. Ne plus penser. Non ne plus penser.

- Harry ?

- ... oui.

- Réveille-toi, fini le rêve, travaille maintenant.

- Je... je peux sortir?

- Non.

- Si.

- Pourquoi ?

- Salle de bain.

- Pourquoi ?

- J'ai chaud.

Un sourire pervers s'esquissa sur les lèvres de la psychologue.

- Je t'accompagne. Au fait, je ne t'ai pas dit, appelle-moi, mademoiselle Talis.

Harry passa de l'eau sur son visage. Il sentait quelquechose dans son pantalon. Drago ... Drago ... Drago ... il voulait le voir. Il lui manquait. Encore plus que la drogue. Beaucoup plus, énormément plus. Le nuit promettait d'être longue ...

OoOoOoO

Drago avait été placé dans une salle fermée à clé pour la nuit.

- Harry ! Harry ! Harry ! Harry, me laisse pas, je t'en supplie, Harry !!! encore ...

Il se reveilla en sursaut. Son corps était brulant, les draps humides. C'était le troisième rêve de Harry qu'il faisait dans la nuit. Il s'apaisa. Reposa sa tête sur l'oreiller. L'image de Harry était gravée dans sa tête. Il fermait les yeux dès qu'il pensait à ses doigts courant sur la peau du brun.

Quelques minutes passèrent. La respiration de Drago était devenue saccadée. Des tremblements parcouraient son corps. Il avait mal à la tête, horiblement mal. Il se leva. Se dirigea jusqu'au lavabo. Il passa de l'eau sur son visage. Tenta de rejoindre le lit mais il s'écroula tremblant, les pupilles dilatées. Il ferma les yeux et tenta de penser à autre chose. Il savait que c'était impossible mais de toute façon, il n'avait pas le choix. Il avait été fouillé et ne possédait plus de drogue sur lui. Il devait résister. Pour Harry. Pour le revoir. Pour caresser sa peau. Pour gôuter ses lèvres. Pour Harry. Il essaya d'atteindre le lit une deuxième fois. Il tendit sa main. Essaya mais il était trop loin. Il sentait sous lui, le sol froid et humide qui rongeait son corps. Il devait se relever, le sol était beaucoup trop froid. Il tendit sa main à nouveau, s'étira. Il tremblait mais essayait de se concentrer. Il allait y arriver. Oui, il en était sûr. Le manque ne devait pas dominer son corps. Non. Ses doigts effleurèrent le métal froid des barreaux du lit. Il s'y agrippa et se hissa. Il parvint à poser sa tête sur le lit. Il devait se lever pour s'allonger. Il tenta plusieurs fois de rassembler ses forces pour se relever. Sans résultat. Il tremblait trop. Son esprit était bloqué sur la drogue, il n'arrivait à penser à rien d'autre. Le manque avait pris possession de son corps, il ne pouvait faire aucun mouvement. Pourtant, il donna un dernier effort et parvint à se mettre sur pied mais restait chancelant. Un instant, il ne vit plus rien, sa vue se brouilla sur une image totalement noire et il tomba en arrière. Sa tête heurta le lavabo...

Le ciel s'était éclairci mais la nuit possedait toujours la cellule de Drago. Un policier entra.

- C'est l'heure...

Son regard se posa sur Drago. Du sang avait coulé sur le sol. Il se précipita à ses côtés et cria pour qu'on lui amène un médecin au plus vite.

L'avocat de Drago prit le médecin à l'écart.

- Est-il capable d'assister à l'audience ?

- Eh bien, tout dépend de lui. Il a affreusement mal à la tête. Il y a eu plus de peur que de mal. Il n'a rien de cassé. Mais sa blessure lui a tout de même fait un choc. Il a perdu un peu de sang. Et pour son bien, il ne doit pas subir trop d'émotion.

- Mais d'après vous, doit-il y aller ?

- Écoutez, vous savez mieux que moi à quel point cette audience est importante pour lui. S'il n'y va pas, il va resté ici pendant des semaines, des mois peut-être. Le mieux est de lui demander.

- Drago, vous sentez-vous assez bien pour assister à l'audience.

- Même mourant, j'irais !!! je veux sortir d'ici au plus vite.

- Une question s'impose tout de même, ajouta le commissaire. Comment cela est-il arrivé alors que vous deviez être en train de dormir ?

- Je me suis levé. Je ne me sentais pas bien. Et puis, je me suis évanoui ...

Il le crut. Après tout, c'était la vérité. Drago avait juste passé sous silence la raison de son malaise.

Ainsi, ils se rendirent à l'audience. Drago avec un affreux mal de tête. Mais une seule chose comptait : convaincre le juge de lui donner une seconde chance, non il ne nierait pas, il ne pouvait pas. Son seul but, pour l'instant, c'était être libre pour retrouver Harry...

- Monsieur Malfoy. Vous avez été pris en flagrant délit, n'est ce pas ? Vous alliez échanger de la drogue.

- Oui.

- Et ce n'est pas la première fois, vous avez déjà été arrêté en possession de substances illicites, il y a deux mois.

- Oui.

- Le juge vous a liberé.

- Oui.

- Pourquoi ?

- Je ... Ma mère ... J'avais dix-sept ans lorsque ma mère est morte. Je l'ai retrouvée sur son lit, une seringue à la main. Elle a juste réussi à me souffler quelques mots avant de s'endormir à jamais. Après, je ... je me suis retrouvé seul, perdu. Je n'avais plus de mère, plus de père non plus. Et à dix-sept ans, on est trop jeune pour travailler et trop vieux pour qu'on s'inquiète de nous trouver une nouvelle famille. Ma mère m'avait émancipé à 16 ans pour justement m'éviter de me retrouver chez des inconnus. Alors je suis resté chez moi. Mais l'argent ne tombe pas du ciel. Alors je me suis mis à vendre la drogue que ma mère avait laissée dans la maison. Avec l'argnt, j'en ai acheté d'autre, pour la revendre. Et puis je me suis dit que moi aussi je pouvais essayer, alors je me suis plongé dans cette saloperie. J'ai voulu arrêter, je le veux encore ... mais personne ne m'en donne les moyens ...

- ... Bien, vous pouvez vous rassoir. Nous allons laisser la parole à votre avocat.

- Mon client ...

Deux heures et demie s'étaient écoulées.

- Bien, Monsieur Malfoy. Malgré votre casier, j'ai décidé, de vous donner, comme vous l'avez demandé, les moyens d'arrêter la drogue. Ainsi, vous allez être envoyé dans un centre de jeunes délinquants où vous suivrez un régime spécial entouré de psychologues et de médecins. Cependant, il vous est imposé un sursis...

Drago n'entendait plus rien. Tout ce qui comptait pour lui à présent, c'est qu'il ne ferait pas de prison ... Oui bien sûr, il devrait se soigner mais il n'avait qu'à faire semblant pour sortir au plus vite. Ainsi, il mettrait toute son énergie à retrouver Harry. Peut-être était-il déjà rentré chez lui ...

Un policier le libéra de ses menottes et le reconduisit à sa cellule pour qu'il prenne ses affaires. On lui avait tout pris, il n'avait donc pas grand-chose. On le conduisit dans une voiture. Il devait surement aller dans ce centre de jeunes délinquants. Jeunes délinquants ... n'importe quoi ! A 21 ans. Enfin, si ça pouvait lui éviter la prison.

Centre de jeunes délinquants.

Drago n'avait plus de menottes mais deux policiers le retenaient tout de même par les bras. Ils entrèrent dans un batiment totalement gris, assez loin de tout autre batiment. Drago comprit qu'ici, il serait totalement coupé du monde. Et ça le rendait fou. Cela faisait des jours et des jours qu'il n'avait pas vu Harry. Il lui manquait tellement. Il aurait aimé être avec lui pour le protéger, prendre soin de lui. Il n'avait jamais ressenti une telle envie pour quelqu'un. Il n'avait jamais imaginé que l'on puisse se sacrifier pour le bonheur de quelqu'un.

- Drago Malfoy.

- Oui.

- Conduisez-le dans la chambre avec Monsieur Potter. Il est seul. Ça ne devrait pas poser de souci.

Monsieur Potter. Voila, il passerait les prochains jours avec ce mec qu'il ne connaissait pas. Il devrait tout partager avec lui. Chambre, salle de bains, toilettes. Enfin bref, aucune intimité.

Harry ... il n'arrêtait pas de penser à lui. Il devait arrêter un peu et se concentrer sur le moyen pour sortir d'ici. L'homme qui devait être un professeur le conduisit à la porte blanche de sa chambre. Il lui donna un uniforme et partit sans un mot laissant Drago seul face à cette porte. Il posa sa main sur la poignée mais hésita. Peut-être que l'autre, euh, comment s'appelait-il déjà ? Ah oui, Potter était dans la chambre. Après tout, c'était aussi la sienne. Ainsi, il ouvrit la porte sans frapper. La situation la laissa sans voix. Il ne réussit à faire aucun mouvement. Tout se bousculait dans sa tête. Il était face à Harry, il avait tant rêvé de le revoir. Une seule chose brouillait ce moment qu'il avait tant esperé. Une femme était collée contre Harry et souillait ses lèvres. Il jeta par terre son uniforme et se lança sur la jeune femme en blouse blanche qui n'était autre que la psychologue qui suivait Harry. Drago l'attrappa par le bras et la fit reculer violemment.

- Harry !!! Harry, ça va ? C'est qui cette fille, qu'est ce qu'elle te voulait ?

- Monsieur, excusez-moi; mais je suis sa psychologue, et je ne vous permet pas de me déranger pendant mes séances avec Monsieur Potter !

- Allez vous faire foutre !! Je vous interdit de le toucher !!

- oh !

La jeune femme sortit en claquant la porte.

- Harry, Harry, je suis tellement heureux de te revoir ! Tu m'as tellement manqué. Je ... je pensais que je ne te retrouverais jamais. Mais est-ce que ça va ? Qu'est ce que cette fille faisait exactement ?!

- ... Je ... On ... Elle voulait ... C'était la séance quotidienne. Chaque jour, elle vient me voir, et elle essaie de me faire parler sur les raisons qui m'ont poussé à me droguer, et elle essaie de me convaincre qu'il faut que j'arrête, que c'est mauvais pour moi ... et ...

Drago posa ses lèvres sur celle d'Harry. Il les caressa de sa langue, tout doucement.

- Excuse-moi de t'avoir coupé mais j'en avais tellement envie, ça fait tellement longtemps.

- Ce n'est rien... moi ... moi aussi j'en avais envie.

- Donc, c'était ta séance quotidienne avec cette salope ...

- Oui, et elle me parlait, elle s'est approchée de moi, je reculais mais je me suis retrouvé contre le mur et ... et elle m'a embrassé, elle ... elle a posé ses mains sur mon corps ...et ... Drago, je suis si content de te revoir. Si tu n'étais pas arrivé, je ne sais pas ce qui se serait passé.

- Chut, ne pense pas à ça, je suis là, c'est tout ce qui compte, elle ne te touchera plus jamais, je suis là pour te protéger maintenant.

Drago prit Harry dans ses bras. Il sentit une larme tomber dans son cou, se recula et prit la tête d'Harry entre ses mains.

- Viens t'asseoir et raconte moi tout.

Ils s'assirent tout deux côte à côte sur le lit d'Harry. Drago prit une de ses mains et caressa ses doigts fins délicatement et le fixa pour l'encourager à parler.

- Il y a tellement de choses à dire.

- C'est pas grave, je crois que l'on a tout notre temps, non ?

-Oui, enfin il est ... 17h30. A 19h, il faut aller manger.

- Il me reste donc 1h30 pour t'écouter et puis, on a toute la nuit aussi, je dors ici.

- C'est vrai !

- Oui.

Un sourire se dessina sur les lèvres d'Harry et il posa sa tête contre le torse de Drago.

- Par où je pourrais commencer ?

- Par le début par exemple, comment tu es arrivé ici ?

- Oui, d'ailleurs, qu'est ce que tu fais là ?

- Ne me pose pas de questions, je te le dirais plus tard. Raconte moi plutôt ce que tu fais ici.

- Bien, ma mère m'a envoyé là quand elle a découvert de la drogue dans ma chambre. Le lycée l'a appelé le jour où ... enfin le jour , enfin tu vois !

- ... le jour où ... nous avons fait l'amour.

- ... oui, je ... est-ce que ...

- oui ?

- Non, rien.

Harry aurait voulu savoir si ça avait compté pour Drago où si c'était seulement un égard sous l'effet de la drogue mais il avait tant de choses à lui raconter, il ne préferait pas s'engager dans une telle discussion et au fond, il ne voulait pas savoir et voulait garder l'illusion que lui et Drago c'était vrai, qu'il y avait des sentiments dans leurs relations. Après tout, il avait une partie de la réponse. Oui, il y avait des sentiments, il aimait Drago.

- C'est la goutte d'eau qui a fait débordé le vase. Et la nuit, deux mecs sont venus me chercher et m'ont emmené ici. C'est horrible ici. Enfin, moi je suis bien traité, mais certains sont maltraités, battus. Tu les verrais, ça fait peur. Et leurs cris parfois. J'en ai fait des cauchemars.

- Ah ...

- oui.

Harry embrassa Drago dans le coup. Celui-ci lui répondit en l'embrassant. Puis, il restèrent quelques instants l'un contre l'autre.

- J'ai pensé à toi tout le temps.

- Moi aussi, répondit Drago. Je suis allé chez toi. Quand j'ai vu ta mère, elle m'a dit que tu n'étais pas là. A sa voix, j'ai pensé qu'il s'était passé quelquechose de grave. Et j'ai voulu te chercher. Mais j'en ai pas eu le temps. J'ai été pris par les flics en échangeant de la drogue. Le juge m'a libéré avec sursis à condition que je fasse une cure de déxintoxication dans ce centre.

- C'est triste à dire mais si tu n'avais pas été arrêté, on ne se serais pas revu.

- Oui, c'est vrai. Il sourit.

Harry passa sa main dans les cheveux blonds de Drago.

-Aie.

- Excuse-moi. Qu'est ce qui t'arrive ?, s'inquiéta Harry.

- Oh, c'est rien, c'est pas de ta faute. Dans ma cellule, j'ai fait une crise. J'étais en manque. Et je me suis blessé.

- C'est grave ?!

- Non, ne t'inquiète pas pour moi, j'en ai vu d'autres.

- Toi aussi, il t'arrive de te laisser posséder par le manque.

- Oui mais on a pas la choix de toute façon. On a rien pour satisfaire notre envie.

- Enfin, maintenant tu es là, et ça comble un grand manque en moi.

Ils échangèrent un regard complice.

- Alors ... alors, ça veut dire que ... que j'ai compté un peu pour toi .

- Mais évidemment, tu es ce qui compte le plus au monde pour moi Harry ! Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé. D'accord, nous deux, ça a mal commencé mais ne pense pas que c'est parce que j'étais drogué que j'ai fait n'importe quoi.

Et ils s'embrassèrent tendrement, longtemps. Il se retrouvèrent allongés sur le lit. L'un sur l'autre.

Harry commenca à caresser innocemment la peau de Drago qui se mit à frisonner. Sa tête était posé sur son torse. Il entendait chaque battement de son coeur résonner. Il ferma les yeux pour ressentir encore plus intensément la douceur de la peau de Drago. Il approcha ses lèvres de son coup et laissa échapper quelques baisers innocents et passa sa langue timidement sur la peau chaude du blond.

- Harry ... Harry.

Drago repoussa Harry gentillement.

- Je crois qu'il est l'heure d'aller manger.

Harry l'ignora et se blottit contre lui.

- Harry il faut aller manger.

Harry fronça les sourcils mais lui obéit sans rien dire. Se dirigea vers la porte, l'ouvrit, sortit. Et il la claqua. Il ne comprenait pas. Il y a quelques minutes Drago lui assurait qu'il l'aimait, enfin en tout cas, il l'avait compris comme ça. Et puis voilà que maintenant il le repoussait !

Drago ne vint pas manger ce soir-là. Après le repas, Harry fit un tour dans les couloirs. Il redoutait le moment où il devrait faire face à Drago, il ne savait pas comment se comporter avec lui. Il lui en voulait de l'avoir repoussé, voulait comprendre mais en même temps, il ne voulait qu'une chose : se blottir dans les bras de Drago, l'embrasser ... Finalement à 21h, il n'eut d'autre choix que de retourner dans sa chambre, s'il ne voulait pas qu'un prof sadique l'attende au détour d'un couloir pour le punir de ne pas être où il faut quand il faut.

Il ouvrit la porte timidement. Il n'y avait personne dans la chambre mais on entendait l'eau couler. Harry fut soulagé. Il n'aurait qu'à se glisser dans son lit et faire semblant de dormir. Mais à peine il en eut l'idée que Drago sortit de la salle de bain, une serviette autour de la taille, laissant apparaître son torse pâle et un peu musclé. Des gouttes d'eau tombaient des ses cheveux sur ses épaules. Harry se délécta de cette vue mais se ressaisit et tourna le regard vers son lit et le dos à Drago pour se mettre en pygama. D'un coup, il sentit deux bras enlacer son torse déshabillé et un corps se presser contre le sien. Il se retourna précipitamment vers Drago :

- Tiens, maintenant tu veux bien.

- ... Je suis désolé Harry.

- Oui, t'avais pas envie mais moi je dois m'agenouiller devant toi pour te permettre d'assouvir tous tes désirs, c'est ça ! Et ba, ça marche pas comme ça, oui j'aime bien être passif, peut-être mais je suis pas ton jouet !

- Au moins, tu es direct, lança Drago pour adoucir l'atmosphère et ne trouvant rien à répondre.

- Ne détourne pas la conversation !

- Écoute Harry, reprit Drago, gêné, je suis vraiment désolé mais ... enfin, c'est que ... j'ai eu peur.

- Peur ?

- Oui, d'un coup, je ...

- Oui.

- Enfin, je ..., j'ai eu une image dans le tête, je revoyais ... promet moi de ne pas t'énerver, et de ne pas m'en vouloir.

- Je te promet ce que tu veux si tu me dis !, lança Harry impatient.

- J'ai eu un flash. Un ex. je ... tu as fait la même chose que lui. Enfin, un ex, plutôt un mec drogué comme moi. Il n'y a jamais rien eu entre lui et moi, mais je ne l'ai jamais oublié. Et quand tu m'a embrassé le cou, je me suis souvenu de lui malgré moi.

- Ah ...

- Tu m'en veux ?

- ... pas vraiment. Mais t'aurais pu me le dire plus tôt. Ça m'aurait évité de me faire des films.

- Excuse-moi. Mais c'est sûr que tu m'en veux pas, enfin je veux dire, j'ai pensé à un ex alors que j'étais avec toi.

- Oui mais bon, tu t'es arrêté ensuite, tu savais que c'était moi. Tu m'as pas laissé t'embrasser en pensant à lui. C'est déjà ça ...

- Tu me pardonnes alors ?

- ... oui...

Drago prit la main d'Harry et l'entraina vers la salle de bain.

- Qu'est ce que tu fais ?

- Je vais rendre ma douche.

- Mais tu viens d'en faire une.

- Non, j'ai pas eu le temps, je venais juste de commencer quand je t'ai entendu rentrer et j'avais envie de te voir.

- Ah ... mais tu n'as pas besoin de moi pour prendre une douche.

- Si ... je te veux près de moi ...

Et Drago embrassa Harry langoureusement tout en entrant dans la salle de bain. Il déboucla lentement la ceinture d'Harry déjà torse nu tout en continuant ses baisers, se débarrassa de sa serviette qu'il jeta sans ménagement à travers la pièce. Il abandonna les lèvres d'Harry pour lui enlever son pantalon et son caleçon. Ils entrèrent dans la douche, tournèrent le bouton, l'eau sortit, tiède puis plus chaude et inonda la chevelure sèche d'Harry et éclaboussa son visage. Drago prit Harry par la taille et le plaqua contre le mur froid. Harry échappa un léger gémissement saisi par le froid ce qui aiguisa le plaisir de Drago qui entreprit de laisser une trace de ses lèvres sur tout le corps du brun. Il démarra dans le coup, il posa ses lèvres puis fit glisser sa langue sur la peau tout en agrippant ses cheveux mouillés. Il descendit sur sa clavicule, puis vint doucement mordiller un téton, il le lécha, puis le saisit entre ses dents, et s'amusa quelques instants avec. Harry, lui, levait la tête vers le haut pour laisser toute liberté aux mouvements de Drago, il fermait les yeux pour savourer plus intensément chaque instant. Drago remonta soudain la tête à la hauteur de celle d'Harry pour l'embrasser. L'eau se mélait à leurs baisers rendant leurs lèvres et leur peau glissantes. Plus bas, certains organes s'éveillaient peu à peu. Drago caressait délicieusement le ventre d'Harry qui lui, posait ses mains partout où il pouvait trouver un peu de la douceur de Drago, son torse, son ventre, son dos. Drago descendit directement ses lèvres au nombril du brun faisant frisonner sa peau. Il s'en occupa grâce à sa langue un certain temps mais s'en lassa vite et descendit encore plus bas mais pas assez au gôut d'Harry. Un sourire s'esquissa sur les lèvres de Drago qui se recula et se releva au niveau d'Harry. Il le regarda.

- Qu'est ce que tu fais ?

- Chut.

Il posa un doigt sur les lèvres du brun et déposa un baiser trop chaste pour la situation au coin des lèvres du brun. Drago le prit une nouvelle fois par la taille et le retourna faisant une nouvelle fois réagir Harry dont le torse brulant venait de se cogner au mur froid.

- Haaa ...

- Ba alors mon ange, c'est froid ?

Drago laissa échapper un petit rire attendri. Harry retourné, il prit plaisir à attarder son regard sur son dos, et puis ses fesses aussi. Il pensa : « Ne t'inquiète pas mon ange, je vais bien m'en occuper ».

Il prit le flacon de gel douche, en déposa un peu dans le creux de sa main et la posa dans une douce caresse sur le dos d'Harry. Celui-ci eut un petit sursaut au contact du liquide froid mais ne dit rien laissant Drago s'imaginer la tête qu'il faisait face au mur. Drago commenca de petits mouvements circulaires et fit mousser le gel douche. Il commenca dans la haut du dos puis descendit innocemment. Arrivé en bas, il ne s'arrêta pas et continua de masser les fesses d'Harry avec le savon. Celui-ci se retenait de crier mais son souffle saccadé trahissait son plaisir. Drago passa soudain la main entre ses fesses. Harry posa ses mains contre le mur tentant de s'y aggripper mais il était trop lisse. Drago entra un doigt. Harry voulut tout d'abord crier de douleur, et se mordit la lèvre. Une larme coula sur sa joue mais elle se noya dans l'eau qui coulait toujours. Il pensait qu'il ne pouvait pas en vouloir à Drago d'être brutal lui qui était si habitué à 'ça', alors que pour lui , c'était la première fois. Il le laissa donc faire surtout que la douleur commençait à s'atténuer. Drago entra un deuxième doigt. La douleur revint. Harry voulut se plier en deux tellement il avait mal mais Drago voyant que les jambes d'Harry faiblissaient, se colla contre lui pour le retenir, retirant ses doigts.

- Harry, excuse-moi.

Harry sentait tout contre lui le membre de Drago ce qui éveilla en lui un élan de désir.

- Encore Drago, encore ...

Drago s'étonna un instant mais en ayant envie lui aussi, obéit.

Mais cette fois, c'est son membre qu'il rentra en Harry, tout doucement, prenant soin d'éviter une trop forte douleur. Mais Harry en avait tellement envie qu'il la négligea et se focalisa vite sur son plaisir. Drago commenca des va-et-viens irréguliers. Sa respiration était rapide. D'ailleurs, celle d'Harry aussi, le front plaqué contre le mur, les mains glissant sans cesse contre la paroi de la douche. Les jambes d'Harry menaçèrent bientôt de l'abandonner.Drago posa donc ses mains autour de sa taille et se colla encore plus à lui, son torse touchant son dos, qui se soulevaient au même rythme, que leurs respirations. Drago se retira avant de se répandre peu avant Harry.

Harry se retourna plongeant son regard dans celui argenté en face de lui. Drago se rinça bien vite, abandonna un dernier baiser sur les lèvres chaudes d'Harry, s'apprêta à sortir, mais se retourna.

- Je t'attends dans mon lit mon ange, dépêche-toi tu me manques déjà.

Puis il sortit de la douche, à la recherche de sa serviette, laissant Harry se laver.

Cinq minutes plus tard, Harry se présenta à la porte, caché seulement d'une serviette à la taille, encore trempés.

- Désolé, mais tu vas mouiller mes draps.

- Tant pis pour toi, tu n'as qu'à dormir tout seul.

- Ça te plait de me provoquer comme ça, hein, pervers.

- Moi pervers ?

- Oui, oui, fais l'innocent. Viens là que je t'attrappe. Je vais te punir de ton insolence !, dit Drago en rigolant. Il tenta d'attrapper Harry. Allez, je ne te ferais pas de mal.

Harry se laissa prendre au piège. Drago dénoua la serviette pour sécher le dos d'Harry. Il voulut le retourner pour continuer de le sécher.

- Oh non, te retourne pas, sinon je vais commettre un viol.

- Ca ne me déplairait pas mais demain il faut se lever tôt, répondit Harry navré.

- Oui, c'est vrai. Bon eh bien, dodo alors.

- Oui ...

Drago prit Harry dans ses bras, l'embrassa tendrement. Il le rapprocha de son lit tout en le gardant dans ses bras puis le bascula doucement sur le lit pour se placer tout contre lui. Le lit était petit mais ils étaient bien, quoiqu'un peu serré mais ça ne les dérangeaient pas du tout, au contraire. Drago posa ses yeux sur le lit vide d'Harry.

- Je me demande à quoi pourrait bien servir ce lit. Franchement, il nous perd de la place.

- Oui c'est vrai mais les pauvres, ils ne peuvent pas savoir qu'un seul lit nous suffit, dit Harry dans un sourire.

- Oui c'est sûr et cons comme ils sont, s'ils apprennent qu'on sort ensemble, ils pourraient bien avoir l'envie de nous séparer.

- Oui, il faudra être discret.

- Oui, c'est sûr.

Harry embrassa Drago qui éteignit la lumière puis posa sa tête tout contre celle d'Harry.

- Fais de bos rêves, mon ange ... lui murmura Drago.

A suivre ...

Ce genre de centre existe. J'ai étudié ça en anglais. Les parents paient des millions pour mettre leurs 'sales' gamins dans des centres où on leur écrabouille les pieds ou autres quand ils n'obéissent pas. C'est horrible. Dans Desperate Housewife, Bree veut envoyé Andrew dans un centre de ce genre. (pour ceux qui regardent). Il y a des parents cinglés, enfin bon.

A bientôt.

0Oo Luneva oO0