Titre Anglais: Go with the tide

Titre Français : Suivre le courant

Auteur : Tantz

Ancienne traductrices : StarsAngel01

Nouvelles traductrices : Lys, Flick Flack, Poisson rouge, Abricote

Bêta lectrice : Lexy-kun

Bêta correctrice : Dark angel 1425/Onarluca (si d'autres fautes désolé! Ça se reproduira plus!)

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Senvisage

Rating : T

État de la fic en anglais : 2 Tome : 1er tome (22) 2ème tome (21)

État de la fic en français : 2; Traduit : 5,7,8,9,10,11 ; En cours : 6,12 au 15

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Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.

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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction

Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,

par StarsAngel01 ,

nous avons retraduit dès le début!

&

Merci à toute et bonne lecture!

Eni et onarluca

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Chapitre 2

Voldemort contempla les quelques personnes cagoulées de noires et couvertes d'un masque blanc presque spectral. Il acquiesça vers un Queudver tremblant, qui alla aussitôt fermer la porte et activer toutes les défenses magiques que son maître avait requises avant que l'assemblée ne puisse commencer. Voldemort dévisagea (façon de parler, bien sur) Nagini de ses yeux écarlates et inexpressifs et lorsque le serpent siffla dans sa direction, il commença à parler en la caressant.

« Certains événements... intéressants ont attiré mon attention... » dit-il doucement, en laissant traîner les 's' de son discours, « ... L'un d'entre vous se demande t'il à quoi je fais ici référence ? »

Le silence tomba sur le cercle des Mangemorts présents qui n'osaient se regarder entre eux, un million de possibilités leur traversant l'esprit de quelques secondes. Sauf l'un d'entre eux. L'hésitation de Snape ne dura que quelques fractions de secondes avant de faire un pas en avant, gardant la tête baissée et les mains jointes, attendant la permission de parler du Seigneur des Ténèbres.

« Enlève ton masque. » Toujours le même ordre... En s'agenouillant, Snape obéit, s'assurant de garder les yeux baissés. Voldemort sourit, comme à lui-même.

« Ah, Sssseverusss... » insista t'il volontairement sur le nom, « Informe nous, mon loyal Maître des Possssions. »

Alors que Snape prenait une profonde respiration, il eut la pensée fugitive que Voldemort avait une manière des plus hédonistes de prononcer le mot "Maître". Il balaya cette pensée, son corps se raidissant un peu plus. Il avait besoin de tous ses moyens dans cette situation.

« Harry Potter est revenu à Poudlard, Monseigneur, pour le reste de l'été. Il est à l'article de la mort à l'instant où je vous parle. »

Des murmures se firent entendre avant d'être brusquement interrompus. Sans aucun doute par un des regards froids de Tom Marvolo Riddle, pensa Snape. Il s'était toujours forcé à penser à Voldemort en tant que Tom pendant qu'il était interrogé. C'était comme une ancre qui retenait sa raison. La voix nasillarde ramena son attention à la situation présente.

« Et Pourquoi est-il dans cet état, Severusss ? »

Le dos de Snape se raidit, le rendant rigide dans sa position agenouillée. C'était la question cruciale. Comme quand il était dans la maison des Dursley et que son instinct persistait à lui faire croire que Potter était là... Ce même instinct lui soufflait maintenant que sa vie dépendait de la réponse qu'il s'apprêtait à fournir à cette question apparemment simple sur les évènements. Dans quelle mesure devait-il révéler la vérité et comment ? Que pensait Voldemort qu'il était arrivé, et jusqu'à quel point pourrait-il accepter une version alternative, et la croire ?

Maudit Potter. La haine de Snape monta en lui comme une sombre vague, tant contre l'embarras dans lequel il était fourré que contre ce foutu Potter qui l'y avait précipité. Précautionneusement, doucement, il entreprit de répondre au Seigneur des Ténèbres comme un funambule qui marche sur une corde raide.

« Monseigneur, Dumbledore m'a envoyé chercher Potter à son domicile sur quelques prédictions de Sybille Trelawney selon lesquelles il était en danger de mort. Trelawney, bien sur, n'a jamais fait une vraie prédiction... »

« Je CONNAIS cette espèce de chauve-souris ! C'est de Potter dont je veux entendre parler ! » Voldemort entra en éruption et Snape se courba encore un peu plus, se mordant la langue si fort que du sang coula de sa bouche. Il l'avala et continua, s'abaissant toujours plus devant les pieds de Voldemort.

« Oui, Seigneur. Je suis donc allé à la maison des Moldus de Potter. Bien sûr le garçon n'était pas gravement blessé. Il avait été quelque peu battu par sa famille. Il était déjà inconscient quand je suis arrivé dans la maison. Je vous supplie de me pardonner, Monseigneur, mais la tentation était trop forte : Dumbledore s'attendait à recevoir un garçon dans un état critique. Même si je ne pouvais pas vous l'amener directement à cause des protections, je savais que le directeur ne me soupçonnerait pas si je... jouais un peu avec le garçon. J'ai... été distrait dans mes occupations lorsque la famille est revenue à la maison. » Snape se tut et ferma les yeux, la tête baissée, espérant contre toute attente, priant n'importe quel Dieu existante que Voldemort avale ce conte et l'accepte comme une preuve de la loyauté de Snape envers lui.

Il y eut une longue pause, durant laquelle Snape n'entendait que les battements irréguliers de son propre cœur. Le maudissant intérieurement, il souhaita que son sang resterait sur les mains de Potter éternellement, et que la culpabilité le ronge lentement et le tue. Mais ces pensées furent balayées lorsqu'il entendit Voldemort se lever de son trône, Nagini glissant silencieusement ailleurs. Des doigts anormalement longs et osseux touchèrent ses épaules et l'incitèrent à regarder en face le visage distordu et presque inhumain de Tom Riddle.

« C'était bien joué, mon fidèle ami... tu montres l'exemple à tes petits camarades... » commença t'il de sa voix lente et monotone. Snape allait voir si l'heure de sa mort avait sonné ou pas.

« ...Tu vas être grandement récompensé... tu vas continuer à vivre et à me servir, et en plus je vais t'aider à te rappeler de quelque chose d'important... »

Les mains blanches s'éloignèrent de Snape et celui-ci baissa les yeux à nouveau alors que le Seigneur Noir reculait d'un pas.

« Harry Potter est à moi, que ce soit pour jouer avec ou pour le tuer. Aucun d'entre vous n'a le droit de l'agresser, même dans le zèle que vous mettez à me servir. Tu aurais du te rappeler de ça, Severuss. Crucio. »

§§§§§§

Quand Snape retourna dans ses quartiers, son corps était considérablement plus faible mais sa mauvaise humeur n'en était que plus palpable. Il aspirait juste à dormir un peu pour prendre ses distances, pas a un face-à-face avec Dumbledore, qui l'attendait dans sa chambre.

Snape le regarda prudemment.

« Comment êtes vous entré ? Je pensais que ma chambre était convenablement protégée. » Hésita t'il faiblement. Il était trop fatigué pour grogner, et il avait la détestable impression que c'était précisément pour cette raison que Dumbledore ne voulait pas attendre le lendemain matin. Dumbledore le regarda avec inquiétude, et la lueur dans ses yeux s'atténua quelque peu.

« Les pièces du château de Poudlard s'ouvrent toujours devant le maître des lieux, Severus. Est-ce que ça va ? »

« Bien sur que non ! Je reviens d'un interrogatoire face à Voldemort et ai presque perdu ma VIE parce que vous m'avez envoyé chercher ce sale moutard autour duquel votre monde tourne ! Bien sûr que je ne vais pas bien, et j'aurais voulu qu'il ne naisse jamais ! » s'énerva Snape. Finalement, la tension accumulée pendant la réunion avait trouvé une échappatoire.

Dumbledore ne pipa mot jusqu'à ce que Snape soit entré dans sa chambre et ait bu l'habituelle série de potions dont il avait besoin pour rétablir le taux de sang dans son corps après cette réunion. Il ne parla pas quand Snape le regarda droit dans les yeux d'un regard qui voulait dire « Pourquoi êtes vous toujours là ? » Et même quand il lui lança un regard « Parlez ou allez-vous en. » d'ailleurs.

Snape abandonna finalement.

« Que voulez vous me dire, Albus ? » demanda t'il d'une voix sans hargne ni malice, juste de la fatigue et de la résignation. Il se laissa tomber dans un fauteuil et regarda Dumbledore s'éclaircir la voix avant de prendre la parole. Il connaissait ce regard. Et il le haïssait.

« Pas à propos de Potter, Albus. Pas ce soir. »

« Il est aveugle, Severus. »

Snape cligna des yeux, et ses sourcils atteignirent presque la base de ses cheveux. Le Golden Boy, aveugle ?

« Comment diable est-ce arrivé ? » réussit-il à demander.

Dumbledore détourna le regard, ses doigts jouant distraitement dans sa longue barbe blanche. Snape trembla. Même Voldemort ne lui faisait pas aussi peur que de voir a quel point Dumbledore était vieux et fatigué.

« Pompom dit que c'est le ou les coups qu'il a reçus a la tête. Il y avait des éclats de verre dans son front et ses yeux. »

« Les a t'il toujours ? » demanda Snape, intéressé. Il se sentait cyniquement satisfait d'avoir fait subir à Vernon ce qu'il avait mérité.

« Si vous parlez de ses yeux, oui, mais ils sont beaucoup trop endommagés pour y voir quoi que ce soit. Pompom les a soignés afin qu'il n'y ait pas de cicatrice visible et qu'il n'y ait aucune lésion dessus, mais elle ne peut restaurer la vue. »

Le silence s'installa, le temps que Snape emmagasine les nouvelles informations, et Dumbledore ne continua pas, comme si les mots qu'il prononçait le fatiguaient énormément. Finalement, Snape le brisa en demandant :

« A t'il une chance de la récupérer ? »

Le vieux sorcier secoua lentement la tête. Snape prit une profonde inspiration.

« Voldemort n'a pas besoin de le savoir. Pas tout de suite. Mais obligatoirement avant que le fils Malefoy ne revienne, en septembre. »

Dumbledore opina du chef, puis fixa Snape.

« Soudain le temps nous rattrape tous les deux, Severus. »

Snape n'aimait décidément pas ça. Mais il avait déjà tout plus ou moins anticipé. Dégoûté, il se poussa lui-même hors du fauteuil, entendant presque ses articulations gémir en protestation.

« Allons voir ce foutu Golden Boy, alors. »

Après tous ces moments où il pensait haïr le directeur, il finit par ne plus le haïr lui personnellement, mais l'idée de ne pas pouvoir aider la seule personne qui avait eu confiance en lui après ce qu'il avait fait dans le passé. Après tout, Dumbledore était la raison pour laquelle le Maître des Potions était toujours en vie.

Ils marchèrent ensemble hors des cachots et se dirigèrent vers l'infirmerie. Dumbledore marchait lentement, et Snape avait l'impression qu'il agissait ainsi pour ne pas le fatiguer davantage après la réunion de cet après-midi là. Il ne lui en parla pas, parce que Snape sentait qu'il avait vraiment besoin de marcher lentement.

« Je ne pense pas que les Dursley vous aient posé de soucis ? » demanda Dumbledore avec une voix étrange qui incita Snape à le regarder en face. Il y avait un petit sourire caché sous cette barbe blanche, et Snape se demanda soudain si Dumbledore n'avait pas eu une bonne raison d'envoyer le membre le plus vindicatif de son équipe pour chercher ce gosse pour une bonne raison. Il regarda devant lui et ricana légèrement.

« Non, du tout. Ils étaient... assez divertissants. »

« J'espère qu'ils ne l'étaient tout de même pas trop ? »

« Ils sont vivants, Albus... Ils ne méritent pas la mort... Ils souffriront plus que ça. »

Là-dessus, Severus entra dans l'infirmerie, où seul un lit était occupé. Il s'approcha et regarda le jeune garçon dormir sans un mot. Ses yeux étaient couverts d'un bandage qui entourait sa tête. Sa main était également bandée jusqu'au coude. A son chevet, plusieurs potions de soins, et Snape grinça des dents. Il n'avait pas à demander ce que le jeune homme avait subi : il le savait puisqu'il avait reconnu en un battement de cœur les potions et leurs usages.

Ce garçon avait des hémorragies internes, des contusions graves et une irrégularité cardiaque résultant du choc.

« S'est-il déjà réveillé ? » demanda t'il doucement à Dumbledore.

« Pas encore. Il ne sait pas, Severus. »

Snape claqua sa langue de mécontentement.

« Il est beaucoup trop faible pour lui servir. »

« Severus, ce n'est pas un soldat. C'est un garçon sous-alimenté de 15 ans. »

Snape ne se laissa pas attendrir par ces derniers mots.

« Ne vous y trompez pas, Albus. Il n'est qu'un soldat aux yeux du monde sorcier, et il doit être assez fort pour assurer son rôle quand le temps sera venu, ou tout aura été fait en vain .»

« Que dites vous ? »

Snape fit une pause. Que -disait- il, en effet ? Il regarda le visage de l'adolescent devant lui. Il semblait serein et triste, dormant dans ce lit stérile. Faible. Très faible, même, mais en même temps, Snape ne pouvait nier qu'il émanait quelque chose d'autre que de la faiblesse du corps de ce garçon. Détermination. Obstination. Patience. Loyauté.

Tous les ingrédients pour la Force. Et il dut s'avouer que le gamin avait survécu pendant 15 ans à ses tuteurs, et n'était pas devenu un ersatz corrompu et imbu de lui-même. Il avait démontre sa force, malgré sa faible apparence.

Oui. Il sentait qu'il y avait du potentiel dans ce garçon.

« De quel potentiel parlez-vous, Severus ? »

Snape réalisa alors qu'il avait formulé sa dernière pensée à haute voix. Il répondit franchement, comme à chaque fois qu'il entrevoyait le moindre espoir de résistance à Voldemort.

« Je pense que la cécité de ce garçon pourrait devenir une arme, plus qu'un handicap. »

« Mais qui pourrait lui apprendre à convertir un tel désavantage en arme ? »

Snape le regarda, mais il ne vit l'étincelle dans les yeux du directeur qu'un instant trop tard, il avait déjà commencé à répondre :

« Je le pourrais. » Il regretta aussitôt ces paroles car il savait qu'a la seconde où il avait affirmé cela, il avait accepté la responsabilité et la charge de Potter.

« Je savais que je pourrais compter sur vous ! » dit Dumbledore très vite avant de s'en aller tout aussi vite. La mâchoire de Snape s'affaissa légèrement. Cette vieille bourrique l'avait manipulé pour l'amener à ce qu'il voulait qu'il fasse depuis le début.

Oh, comme il haïssait Harry Potter le Balafré.

À suivre