Titre Anglais: Go with the tide

Titre Français : Suivre le courant

Auteur : Tantz

Ancienne traductrices : StarsAngel01

Nouvelles traductrices : Lys, Flick Flack, Poisson rouge, Abricote

Bêta lectrice : Lexy-kun

Bêta correctrice : Dark angel 1425

Genre : Neutre

Chapitre traduit par : Mayu

Rating : T

État de la fic en anglais : 2 Tome : 1er Tome (22) 2ème Tome (21)

État de la fic en français : 2; Traduit : 5,7,8,9,10,11,14; En cours : 6,12,13,15,16

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Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.

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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction

Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,

par StarsAngel01 ,

nous avons retraduit dès le début!

&

Joyeux noël et Bonne lecture

Eni et onarluca

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chapitre 3

Snape ne retourna plus à l'infirmerie durant tout le temps où Harry resta endormit. Il se sentait agité et irritable plus que de mesure et ne pouvait rester en place. Il erra sans fin dans le château, regardant de-ci de-là comme si c'était ce qu'il devait faire, puis marmonnait dans sa barbe en une voix qui impliquait des ruminations peu flatteuses.

Mais il passait la majeure partie de son temps sur le terrain de quidditch. Il marchait le long du terrain, s'asseyait sur les sièges puis redescendait et remarchait le long du terrain et occasionnellement, il montait sur un balais et faisait quelques pirouettes.

Tout dans les mouvements de Severus Snape montrait son appréhension, sa préoccupation et son extrême planification. C'est à dire, si quelqu'un prenait la peine de regarder plus loin, son mécontentement évident et sa forte agressivité qui le caractérisait, chaque fois qu'une personne avait le malheur d'être trop près de lui.

A maintes reprises, Snape avait essayé de convaincre Dumbledore que le garçon serait sûrement plus réceptif avec quelqu'un d'autre (McGonagall, ou Flitwick ou même ce loup-garou de Lupin) que lui.

« Laissons le garçon s'habituer à cette nouvelle situation, ensuite je lui enseignerais, Albus. » aurait il dit, comme toujours et Dumbledore aurait, comme toujours, hoché la tête.

« Je n'ai pas autant confiance en eux, quant à Harry, qu'en vous. »

Cette constatation avait surpris le maître des Potions, à tel point qu'il s'était arrêté net en chemin et avait regardé le directeur comme s'il lui avait soudain poussé une deuxième tête.

« Vous pouvez répéter Albus ? Bien sûr que vous avez confiance en eux, ils idolâtrent pratiquement le garçon. »

« Ce qui est exactement pourquoi ils sont pour le moment dans l'impossibilité d'être ce dont le jeune Harry aura besoin. S'ils en venaient à trop le gâter, cela lui permettrait de se refermer sur lui-même et ne le rendra que plus faible au lieu de l'aider à devenir plus fort. Il sera, pour ainsi dire, corrompu alors qu'il n'en a pas besoin. »

Snape renifla, mais l'image du garçon dans son placard lui fit renoncer à son commentaire acerbe. A la place, il demanda d'une voix lasse.

« Et qu'est ce qui vous fait croire que je ne vais pas le harceler jusqu'à ce qu'il craque ? »

Les yeux de Dumbledore redoublèrent d'intensité, et il donna une tape sur l'épaule de Snape avant de continuer leur promenade.

« Le fait, mon garçon, que vous venez justement de me le demander. »

Snape fronça les sourcils, ne sachant pas vraiment s'il était contrarié ou délivré.

Il se passa sept jours avant que Snape ne remette les pieds à l'infirmerie. Sept longs jours de méticuleuses préparations et de planifications sur ses nerfs d'aciers. Snape ne se faisait pas de fausses idées à propos de ce qu'il était sur le point d'entreprendre et à quel point cela pourrait être déplaisant. Mais il était déterminé. Il avait déjà fait d'autres promesses auparavant. Et Snape les avait à chaque fois tenue.

Harry s'était réveillé la veille au midi. Il avait entendu des gémissements alors qu'il passait devant les portes de l'infirmerie. Des gémissements de colère, de désespoir et d'apitoiements. Le même apitoiement qui avait fait enrager le maître des Potions et le même désespoir qui lui avait fait presser le pas.

Il entra dans la chambre. La fenêtre était ouverte, laissant entrer le soleil qui réchauffait les lits ; on pouvait entendre les oiseaux qui gazouillaient gaiement. Ils étaient bien trop gaies au goût de Snape. Il fit tous les efforts possibles pour être silencieux alors qu'il s'approchait du seul lit qui était occupé. Il s'averra que le garçon dormait toujours.

Il détailla Harry. Son visage avait quelques traces de coups et des écorchures, mais elles auraient bientôt disparus. Le bandage autour de ses yeux n'était plus là. Il était très mince, les joues creuses et la peau sur les os, du moins d'après ce que la robe ouverte lui permettait de voir. Sa main droite qui agrippait la couverture était encore bandée et Snape pensa qu'elle le resterait encore un certain temps – et si la cicatrice était trop voyante – peut être à jamais.

Snape s'assit sur la chaise et claqua la langue, irrité.

« Je sais que vous êtes réveillé, Potter. Autant laissez tomber maintenant. » dit il indifférent.

La main accrochée à la couverture se détendit mais le garçon ne bougea pas. Snape continua.

« M'avez vous entendu approcher ? »

Aucune réponse. Le front de Snape se plissa.

« Êtes vous sourd en plus d'être aveugle ? » cingla-t-il.

La respiration du garçon se fit plus précipiter mais Harry ne répondit toujours pas. Snape se sentait prêt à grogner mais il se retint.

« Très bien, » dit il de sa voix la plus indifférente « vous avez gagné. Je savais que le Survivant n'était rien de plus qu'un assemblement de mirages. Vous me faites perdre mon temps. » Il cracha la dernière phrase et se leva pour partir mais sans véritable hâte.

Il avait presque atteint la sortie lorsque la voix de Harry se fit entendre.

« Mais c'est quoi votre problème ? »

Snape ferma les yeux et s'autorisa un petit sourire victorieux avant de retourner au chevet du garçon. Peut être que ça n'allait pas être aussi difficile que ce qu'il aurait pensé, si Potter était si prompt à réagir aux railleries.

« Vous êtes mon problème, Potter, comme toujours. Je pensais que même avec votre niveau intellectuel vous pourriez arriver à cette conclusion. » dit il alors qu'il reprenait son siège. Il scrutait le garçon pendant qu'il parlait. Celui-ci fixait le plafond, ses yeux verts toujours brillants mais pourtant restant immobiles, morts. Snape eu la mauvaise image de ces yeux morts et immobiles le fixant et l'accusant dans un champs de bataille. Il se débarrassa de cette image. Le garçon était vivant, ses yeux, bien qu'immobiles, reflétaient la vie qui était en lui. Ils n'étaient pas vitreux, rien n'était encore perdu.

« Vous êtes en train de me fixer, n'est-ce pas ? » dit Harry d'une voix que Snape savait dangereuse. Avant que le maître des Potions ait eu une chance de répondre, le garçon continua ; sa voix démontrant sa colère qui devenait de plus en plus forte.

« Êtes-vous finalement satisfait ? Êtes vous heureux de me voir ainsi ? Incapable d'errer sous ma cape d'invisibilité, incapable de vous lancer des regards froids, plus de complots et plus d'aventures ! Vous pouvez enfin dormir sur vos deux oreilles –Professeur- Snape, libéré de la crainte que je ne sois encore et toujours en travers de votre chemin, maintenant que je ne suis plus qu'un estropié qui ne sera peut être même pas capable de finir sa scolarité ! »

Harry hurlait à la fin de sa tirade. Snape se surpris à de nouveau sourire faiblement. Il aimait la colère qu'il venait de voir, même si elle était dirigée vers lui. Une colère qui impliquait l'énergie nécessaire pour l'alimenter, l'esprit de rebellions qui serait vital pour Harry s'il voulait surmonter ça. La situation s'améliorait. Et étant donné que Snape ne pouvait se soucier encore moins du fait que le garçon l'aimait ou non, sa grande colère n'affecta que peu le grand homme sombre.

« En fait, je suis extrêmement reconnaissant à la providence que vous soyez plus maniable ainsi. Mais je ne suis pas satisfait. »

Harry ricana de telle manière que Snape ne s'y attendait pas.

« Pourquoi pas ? Vous avez plus de chances, à présent, de gagner votre Ordre de Merlin, n'est- ce pas ? »

Finalement, l'indignation et la colère jaillirent du maître des Potions pour s'accorder avec celles de Harry. Il se pencha en avant, à quelques centimètres du profile du garçon.

« Je ne m'accaparerais sans doute jamais l'Histoire comme vous pouvez le faire, Potter…mais seulement ce qu'il y a autour. »

Harry se remit à ricaner et détourna son visage du souffle chaud qu'il sentait sur sa joue.

Snape fut irrité en se rappelant Black, son manque de distinction, l'indéniable allégresse qu'il avait vu dans les yeux de Harry à cet instant, ainsi que son impossibilité à réagir ou faire quoi que ce soit pour. Mais à présent, les rôles étaient inversés. A présent, c'était Potter qui était délaissé, c'était Potter qui n'avait plus aucun choix – et d'une manière encore plus cruelle que ce que le maître des Potions n'aurait jamais pu souhaiter.

« Aussi invraisemblable que cela puisse être Potter, je ne suis pas venu ici pour perdre mon temps à écouter votre bavardage incessant. » commença-t-il d'une voix malicieuse et dangereuse qui parvenait jusqu'à Harry, bien que le garçon n'eut pas bougé. « Je suis ici pour vous annoncer quelque chose. Aujourd'hui même, Pomfresh

m'a informé que vous alliez être autorisé à sortir. Demain commencera notre cours accéléré pour votre cécité. Je vous attendrais sur le terrain de Quidditch pour 9h. Soyez ponctuel ou je viendrais vous chercher. Plus vous résisterez, plus ce sera dur pour vous. Je vous demande donc de résister autant que possible. » Un petit souffle chaud accentua le dernier mot.

Sur ce, Snape sortit de l'infirmerie telle une harpie qui viendrait de se voir dans un miroir.

Le lendemain, lorsqu'à 9h15 Harry ne se montra toujours pas, Snape se rendit à nouveau à l'infirmerie de vive allure. Poppy se mit sur son chemin.

« Severus, soyez gentil. Le garçon est toujours sous le choc. » lui murmura l'infirmière. Il ricana et la poussa sur le côté, pas trop rudement, mais fermement.

« Vous savez que je ne suis pas gentil, Poppy. Et il à un devoir à faire. » Il renifla et se dirigea vers le lit, attrapa un Harry qui boudait par les épaules et le mit sur pieds. Harry poussait des cris coléreux.

« Vous n'avez pas le droit de me faire ça ! Lâchez moi ! »

Snape ricana.

« Vous m'en avez donné le droit, Potter. Si vous étiez venu à l'heure au lieu d'utiliser votre handicap pour vous relâcher, je n'aurais même pas eu l'idée d'avoir à vous toucher de telle façon. A présent, habillez vous. Vous avez deux minutes ou sinon je vous sors d'ici tel quel, en robe d'hôpital et pieds nus. » dit il de la même manière implacable qu'il utilisait lorsqu'il était en classe de Potions.

Harry libéra ses épaules et s'assit sur le lit, déterminé à ne rien faire. Snape ne sembla pas surpris. S'il y avait quelque chose dont il semblait désireux, c'était que Harry ne s'habille pas comme il le lui avait demandé. Lorsque Poppy s'approcha pour aider le garçon, Snape secoua la tête.

« Il pourra le faire tout seul lorsqu'il aura fini ses caprices. » dit-il nonchalamment. Harry grogna.

« Vous ne pouvez pas m'obliger à faire quoi que ce soit. Où est le directeur ? Il vous le dira ! »

Snape rit. Un rire froid et sans joie.

« Vous pensez bien que si le directeur ne vous avait pas mis sous ma responsabilité, je ne prendrais même pas la peine de perdre mon précieux temps libre avec des personnes de votre genre, Potter. »

Harry pâlit.

« D-Dumbledore m'a mis sous votre responsabilité ? »

« C'est exact Potter. Quel remarquable ouïe vous avez. » Snape ricana, appréciant son nouveau moyen de harceler Harry Potter sans que l'image du placard ne vienne le gêner. Il regarda l'horloge. « Il ne vous reste qu'une minute avant de faire parader votre derrière dans tout le château. » dit-il en en anticipant son amusement qu'il n'essaya pas de cacher.

Harry se raidit, acceptant à nouveau le défi de Snape. Il tâtonna en cherchant ses vêtements et lui lança un regard noir.

« Je ne sais même pas où sont mes vêtements. »

« Eh bien utilisez votre tête pour les retrouver, Potter. Il est temps pour vous de commencer à utiliser ce qui se trouve sur vos épaules. » dit Snape d'une voix extrêmement traitante.

Les joues de Harry rougirent de colère, ce qui contrastait avec sa peau pâle et blafarde. Il avait l'air d'un chaton renfrogné et malade. Snape ne savait pas s'il devait rire ou regarder de loin. Les yeux du garçon étaient toujours fixes et dans le vague mais ils parvenaient encore à brûler de colère pour le maître des Potions. Snape sourit d'un air affecté, non sans satisfaction d'avoir la chance d'humilier le garçon et de lui infliger un 'traitement spécial'. La voix glaciale de Harry attira son attention vers lui.

« Accio pantalon. Accio robe."

En dépit de sa déception, Snape était satisfait de voir que les rouages de la tête du griffondor étaient toujours en état de marche. Il renifla pour montrer son indignation et aussi récompenser le garçon de ses efforts.

« Plus que 40 secondes, Potter. Je vais venir vous chercher. » dit il d'une voix aussi déplaisante qu'il le pouvait.

40 secondes plus tard, il retourna chercher un Harry habillé, la tête légèrement penchée, la main sur le côté du lit, fixant à une distance moyenne. Poppy envoyait des regards meurtriers au maître des Potions et il ne doutait pas que la médicomage avait aidé le garçon à s'habiller en dépit de son interdiction. C'était la raison pour laquelle il était sortit, à la base.

Il toussa pour attirer l'attention du garçon.

« Bien, Potter. Je suis heureux que vous contrôliez vos connaissances de troisième année. Suivez moi. Il est temps de commencer. » dit il d'une voix sarcastique en se tournant pour sortir.

Ça allait commencer.

À suivre