Titre Anglais: Go with the tide
Titre Français : Suivre le courant
Auteur : Tantz
Ancienne traductrices : StarsAngel01
Nouvelles traductrices : Lys, Flick Flack, Lunicane,
Bêta correctrice : Syt the Evil Angel.
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Lys
Rating : T
État de la fic en anglais : 2 Tome : 1er Tome (22) 2ème Tome (21)
État de la fic en français : 5; Traduit : 11,14; En cours : 12,13,15,16
§
Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.
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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction
Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,
par StarsAngel01 ,
nous avons retraduit dès le début!
&
Bonne lecture et à la prochaine!
Eni et onarluca
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Chapitre 5
Rogue grommela « gâteau au fromage » et fondit de la gargouille au bureau de Dumbledore.
« Albus, c'est ridicule. »
« Quoi donc, Sévérus ? Asseyez-vous. » Les yeux du directeur scintillèrent et il offrit un siège à l'homme mécontent. Rogue s'assit sur le bord de son siège. Avant qu'il ait une chance de parler, Dumbledore lui demanda joyeusement :
« Bonbon au citron ? »
« Merlin, non, Albus ! Regardez, le garçon n'est pas prêt. »
« Bien sur qu'il l'est, Sév'… »
« Vous n'écoutez pas ! Le garçon n'est pas prêt pour moi. Il a besoin de choses que je ne peux lui offrir, mais qui lui sont indispensables. »
« Et de quoi a-t-il besoin ? » Albus souffla calmement sur son thé.
« De soutient, Albus ! Quelqu'un avec de la tolérance vis-à-vis de l'irritation du garçon et de son apitoiement ! Quelqu'un qui ne voudrait pas enrouler ses doigts autour de son cou et de briser chaque fois qu'il panique face à l'inconnu. Je ne suis pas cette personne, Albus ! » Sévérus se pencha en avant, une profonde ride entre ses sourcils froncés jetant une profonde ombre dans les yeux déjà épouvantable du Maître des Potions. C'était un regard sinistre, engageant et inévitable comme un trou noir pour un rayon de lumière. Albus sourit légèrement, les yeux provocateurs mais en même temps n'ayant pas encore accepté.
« Vous me demandez de vous aider, Sévérus ? »
Rogue revint s'asseoir dans sa chaise et serra les mâchoires, ainsi que ses doigts autour de la tasse de thé qu'il avait d'abord refusé. Il regarda furieusement le directeur qui avait déjà l'air supérieur de quelqu'un qui a gagné. Devait-il admettre sa faiblesse face au vieux sorcier, et recevoir un peu d'aide pour la tâche qui était sombrement tombé sur ses épaules, ou la refuser fièrement avec un de ses ricanements froids et probablement détruire le garçon plus efficacement que Voldemort lui-même ?
Rogue ricana. Froidement.
« Ce n'est pas moi qui ait besoin d'aide, Albus. C'est le garçon qui en a absolument besoin, bien plus qu'une autre personne. De préférence de la part de quelqu'un plus doux, moins efficace dans pour ce qui est de réellement accomplir quelque chose. »
Dumbledore rit dans sa barbe aux moyens désespérés de Rogue qui essayait de conserver toute sa dignité et parvenait à aider le plus nécessiteux. Il décida de laisser Rogue croire qu'il n'avait pas vu à travers ses habitudes.
« C'est heureux, et cela résout le problème pour trouver un nouveau professeur de Défense Contre les Forces du Mal. » dit-il encore joyeusement, regardant avec amusement le visage de Rogue passer prudemment d'un soulagement immédiat à une grande horreur alors qu'il comprenait.
« Albus, pas le… »
Il fut interrompu par l'ouverture de la porte, et un Rémus Lupin relativement ébouriffé, pâle, essoufflé et éperdu entra. Un silence régna alors que les trois sorciers se regardaient les uns les autres. Rémus tremblait.
« Dites moi que ce n'est pas vrai, Directeur… » Demanda t'il d'une voix étouffée et horrifiée.
Rogue renifla.
« Malheureusement Lupin, le garçon est vraiment aussi aveugle qu'une chauve-souris. Mais, c'est pourquoi vous êtes là. » Ajouta t'il avec désinvolture, regardant furieusement Dumbledore de l'avoir fait passer à travers le processus complet de demande d'aide alors que Lupin avait été appelé.
Le visage de Rémus se durci aux coups des mots froids de Rogue et fit un pas comme s'il allait attaquer le méprisable Maître des Potions, mais il se retint et se passa une main dans les cheveux. Il choisi d'ignorer Rogue, pour l'énerver davantage. A la place il se tourna vers le directeur.
« Je ferai tout ce qu'il faudra pour l'aider, bien sur. » dit-il d'une voix étouffée et douloureuse.
« Merci Rémus. Je sais que vous le ferez. La re-éducation d'Harry et l'ajustement de ses besoins ont été assignés à Sévérus, qui lui enseignera. Il vous dira quelle sorte d'aide il attend de vous. » Dit Dumbledore, formulant soigneusement ses mots afin que les deux sorciers de l'autre côté de son bureau ne se rebellent pas à l'idée d'une collaboration.
Lupin resta bouche bée de surprise, la question évidente « pourquoi Rogue ? » sur son visage. Rogue sourit à lui-même d'un amusement macabre alors qu'il se levait, et épousseta des poussières imaginaires de sa robe.
«Si vous avez fini de me regarder comme un idiot, Lupin, suivez-moi. » dit-il hautainement et sortit avec la prestance d'un roi. Il avait presque traversé tout le couloir quand Lupin le rejoignit. Il ne savait pas ce qu'il avait dit au directeur mais il pouvait l'imaginer. Cela l'amusait et lui faisait plaisir, et il était préférable que Lupin ait été appelé car il était un très bon choix pour la re-éducation du garçon. C'était une bonne raison pour pouvoir travailler ensuite avec le loup-garou, et le tolérer durant la prochaine année scolaire.
« La situation est la suivante, Lupin : Potter est aveugle. La seule chose qu'il peut voir est l'obscurité. Il n'y a pas d'espoir qu'il recouvre la vue. Ce que nous devons maintenant faire est l'entraîner et lui redonner des forces pour qu'il puisse faire face à Voldemort quand le moment viendra. »
Lupin soupira.
« Comment est-il devenu aveugle, Sévérus ? »
Quelque chose dans les mots brusque du sorcier obligea Sévérus à le regarder, et il renifla.
« Bien que j'aurais énormément aimé avoir cet honneur, Potter ne doit pas sa cécité à quelque chose que j'ai fait. Il la doit aux traitements violents des Moldus. »
Lupin haleta.
« Les Dursley ? …mais comment ? Comment ont-ils fait ? »
Le visage de Rogue était dur et sinistre alors qu'il murmura d'une manière qui gela Rémus jusqu'aux os et lui fit mal à la tête, et pas uniquement pour Harry :
« Ce n'est pas difficile d'évacuer sa frustration sur un enfant seul et sans défense, surtout quand on est son tuteur. »
Rémus déglutit et demanda après une pause :
« Comment va t'il ? »
Ce fut au tour de Rogue de se retourner pour le voir.
« Il est capable de s'adapter à une telle vitesse qu'il m'étonne moi-même. Il peut déjà réagir aux changements de pression d'air, et il est suffisamment astucieux pour utiliser sa baguette pour trouver ses vêtements. Il peut faire un long chemin en un temps très court. »
Rémus tressailli au profil sévère du Maître des Potions, les légères fluctuations de la voix de l'homme, la manière qu'il avait d'exprimer les choses, lui fit faiblement, très faiblement voir pourquoi Dumbledore avait peut-être choisi la chauve-souris mal adaptée socialement pour Harry. Il demanda doucement.
« …Mais ? »
« Mais il a peur. Il a peur de tout et de tout le monde, et des mots durs ou sarcastiques ne pourront pas le mettre hors de lui, pas dans les limites du temps que nous avons. Il devra être entraîné pour septembre. » Rogue parla d'une voix formelle, directe, vide de toute émotion. Il reprit son souffle. « Il a besoin d'être convaincu que tout est à portée de main. J'ose dire que vous lui apprendrez cela, Lupin. »
« J'essaierai, Sévérus. »
Rogue se retourna soudainement vers Rémus, ses yeux étincelaient d'une colère noire.
« Vous ne devez pas seulement 'essayer', Lupin. Ce n'est pas seulement la vie du garçon qui est en jeu dorénavant, mais le destin de tout le monde Sorcier. Je ne veux pas voir le travail difficile et les risques que j'ai pris tomber à l'eau parce qu'un ivrogne a brisé des miroirs et des fenêtres avec la tête du garçon, compris ? »
Le discourt attendait une réaction, mais Rémus était déjà déterminé à voir Harry, et faisait peu attention à l'essentiel du sermon du Maître des Potions. Il passa sa main sur son visage puis dans ses cheveux. Rogue recula et dit en laissant transparaître son dégoût.
« Avant que vous n'entriez dans cette chambre, ôtez cette misérable expression ridicule de votre visage, et ne laissez pas Potter entendre le désespoir dans votre voie. Merlin sait qu'il s'apitoie déjà sur son sort. Faîtes en sorte qu'il soit prêt dans deux jours, c'est le maximum que je puisse vous donner. »
Rémus hochât la tête. Alors qu'il prenait une profonde respiration, Rogue lui indiqua où était la chambre de Harry.
Harry était assis sur son lit, pelotonné comme un chat alors qu'il sentait sur son bras un rayon de soleil qui venait, sans aucun doute, de la fenêtre. Il caressait distraitement la couverture, sentant légèrement le velours des motifs du dessus de lit. Il se crispa et s'arrêta, recevant de ses doigts des informations qu'il n'avait jamais prévu.
Il y avait une dépression dans le tressage du tissu, comme sur la photo d'une route serpentant dans une forêt.
Il pouvait sentir de plus difficiles motifs de la laine devant lui comme un chemin et sa tête lui faisait mal. Ses doigts suivaient impatiemment les fils entrelacés, essayant de reconnaître le motif qu'ils devaient sûrement former. Toutes ses connaissances provenaient d'un petit morceau de peau situé au bout de son doigt, qui circulait sur des reliefs de spirales, de lignes et de cercles entrelacés. Reconnaître le motif était soudainement devenu une tâche beaucoup plus importante que vaincre Voldemort. Déglutissant, il descendit prudemment du lit alors qu'il s'agenouillait sur le sol et que toute la surface du lit était libre pour qu'il lise avec ses doigts.
Avidement, rapidement, le bout de ses doigts présentait pour lui un véritable réseau de lignes, sphères et de spirales, comme si une ligne d'or se dessinait dans les ténèbres éternelles autour de lui. Pour Harry, c'était de la vraie, de la magie pure. Il regardait avec les yeux de l'esprit alors que ses doigts lui disaient ce qu'ils voyaient, et il sourit faiblement, incertain, finissant de tracer le motif entier. Supposait-il juste ? Avait-il vraiment réussi à découvrir quelque chose par lui-même ?
Il sursauta au léger bruit de la porte frottant sur la moquette. Qu'est-ce que Rogue allait dire, en le voyant agenouillé ainsi contre le lit, en train de jouer avec une couverture ?
« Oh, Harry… ! »
C'était une voix très différente, à des années-lumière de la voix de Rogue, et elle répandait de la chaleur réconfortante sur l'endroit très froid et désert où reposait son âme. Il couru vers la voix, et serra les bras autour d'un corps doux. Il sourit, s'arrachant des bras protecteurs enroulés autour de lui qui le sécurisaient, quels qu'ils soient. Tout semblait aller mieux maintenant, même les ténèbres dans lesquelles il vivait ne semblaient plus si morbides. Il senti les mains de Rémus effleurer son visage, les mettant doucement en coupe. Il eut un frisson de peur. Qu'allait-il entendre maintenant ? Quelle était l'expression du professeur de DCFM actuellement ?
Harry n'avait aucun espoir de le savoir sans parler. Il demanda timidement d'une voix enrouée :
"...Remus?"
« Tu as tellement grandi, Harry, je suis si fier. » La voix chaleureuse de Rémus lui mit du baume au cœur et il sourit, serrant plus fort le vieux sorcier dans ses bras et dit hésitante :
« Je… Tu sais je… Je ne peux pas te voir Rémus, … »
« Tu le pourras, Harry, avec une meilleure vision que beaucoup de gens n'auront jamais l'espoir d'avoir. » Les mains de Rémus caressaient ses cheveux, l'apaisant. C'était bien comme ça. Actuellement il se sentait moins désespéré, un peu moins suicidaire.
Puis cela le frappa et il haleta. En réponse, il senti Rémus se tendre.
« Harry ? »
« Est-ce que…Est-ce que je peux juste… venir vers toi ? »
Harry pouvait presque imaginer le sourire qui irait avec cette voix.
« Comme tu veux, Harry. Tu peux suivre ma voix ? »
Harry ne répondit pas. Il avait besoin de re-vérifier, et re-vérifier à nouveaux.
« Est-ce que…Est-ce que le motif de ma couverture est un bouquet de lys et de pâquerettes ? »
Rémus ne savait pas s'il devait pleurer, rire ou s'émerveiller à la fontaine de force que le garçon pouvait démontrait lorsqu'il recevait un petit signe d'acceptation, et d'amour.
« C'est cela, Harry. Tu as raison. »
Harry souri encore plus et étreignit Rémus davantage.
Peut-être qu'il pouvait le faire.
À suivre
