Titre Anglais: Go with the tide
Titre Français : Suivre le courant
Auteur : Tantz
Ancienne traductrices : StarsAngel01
Nouvelles traductrices : Lys, Flick Flack, Lunicane, Only-4-you, ailes de minuit,
Bêta correctrice : Syt the Evil Angel.
Bêta traductrice : Chaola
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Flick Flack
Rating : T
État de la fic en anglais : 2 Tome : 1er Tome (22) 2ème Tome (21)
État de la fic en français : 8; Traduit : 16,18; En cours : 13,17,19,20,21,22
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Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.
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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction
Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,
par StarsAngel01 ,
nous avons retraduit dès le début!
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(1)Toujours sans nouvelle de Titinette ( si tu ne voulais pas aidé à traduire faut le dire au lieu de laisser cette situation tel quel! ou j'attends depuis plusieurs mois ton chapitre (1er chapitre de plus) j'ai essayé de te contacter mais l'adresse que tu m'as donné, ne fonctionne pas ( retour de mail)!
Sayu, Lilith Lliane Myrddin, Arieh, Ailes de nuit :Contactez moi le plus rapidement possible
Ykarhu : l'adresse que tu a donné, ne sait pas affiché ! donc impossible de te contacter, va directement dans notre profile et contacte nous avec notre adresse mail
(2) au rythme des chose en ce qui concerne l'arc des sacrifice, nous sommes au début du troisième tomes, pour le 2, nous attendons le chapitre de Titinette, Lilith Lliane myrddin, Arieh et la rose de minuitpour que le Tome 2 soit définitivement fini, maintenant tout est dans les mains des 2 correctrices (en passant mes demoiselles, il me faudrait des chap!
(3)Après réflexions, et comme le projet n'avance plus, car tout le monde s'en va de cette histoire, nous allons tenté de finir le 3ème Tome et le 4ème, qui contient qu'un chapitre. Après nous arrêterons, donc si quelqu'un est intéressé par ce projet ( en traduction) qui commence de suite, ça lui fera de l'avance tant qu'on mettre les chap avant!
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Voilà c'est tout
Bonne lecture et à la prochaine!
Merci pour vos reviews
Eni et onarluca
Chapitre 8
« Arrêtez donc de bouder Potter, et mettez plutôt cette énergie pour combler vos efforts insuffisants, » grogna Snape, faisant tourner son cerveau à toute allure afin de trouver un moyen de facilité quelque peu la tâche au garçon. Malgré le fait qu'il détestait rendre quoique ce soit plus facile pour Harry Potter, il était parfaitement conscient que ce qu'il demandait à l'adolescent était bien loin d'être simple. Il était même plutôt surpris de voir que le garçon était parvenu aussi vite à éviter deux balles en caoutchouc.
Mais le temps passait vite. Il devait rendre sa baguette au garçon d'ici la fin de la semaine, si ce n'est pas aujourd'hui même. Mais maintenant qu'il avait dit à Potter qu'il ne la récupèrerait pas avant d'avoir au moins réussit à éviter trois balles- - Ce qui, selon Snape, prouverait largement que le garçon aurait pris conscience qu'en se servant en cas de besoin de ses quatre autres sens, il avait la capacité de ne pas rester figé, comme ça aurait pu en être le cas. Harry gémit, puis prit deux ou trois bonnes bouffées d'air, marmonnant intérieurement 'Laisse tes sens te guider… relaxe…et merde. Allez, bon sang, relaxe-toi'
Snape hocha la tête d'un signe appréciateur, puis fit claquer sa langue, chose qu'il avait l'habitude de faire durant les entraînements pour attirer l'attention de Harry.
« Bien, Potter, si vous avez fini de vous réprimander tout seul, je vous demanderais de bien vouloir prêter attention à ce que je vais vous dire. Je ne vais pas vous envoyer de balles pendant quelques secondes. Restez simplement où vous êtes et écoutez chacune des trois balles. Ou serait-ce trop vous demander? » Dit-il d'une voix traînante afin de s'assurer que l'entêtement du garçon se mettrait en marche et l'aiderait ainsi à mieux se concentrer. La détermination dans sa façon de serrer les dents eut suffisamment de satisfaire le maître des potions.
« Très bien, écoutez donc. » Dit-il, puis il commença à lancer les balles d'un côté à l'autre de la pièce les faisant sonner dans le silence, permettant ainsi au garçon de bien s'imprégner du son, tout en lui permettant également d'évacuer les quelques craintes dont le loup-garou lui avait fait part. Bien évidemment, il n'admettra jamais à Lupin qu'il avait pris son conseil au sérieux…
Harry écoutait le son que faisaient les trois balles, des trois presque identiques, il entendait à présent une différence quelque peu subtile dans leur façon de sonner, puis il se représenta mentalement leurs trajectoires partant de la main de Snape pour y revenir quelques instant plus tard, tout en respirant d'une manière régulière et se relaxant du mieux qu'il le pouvait. Quatre jours après sa promenade avec Remus, il avait accompli de sensible progrès, réussissant à éviter la troisième balle une fois ou deux.
Lorsqu'une balle arrivait sur lui comme il pouvait l'entendre et le sentir, Harry faisait un pas de côté, se baissant instinctivement pour laisser le bruit de la seconde le frôler, puis il se tournait à gauche pour éviter la troisième, sautant encore vers l'avant pour échapper au retour de l'une…
… Il fallut près de cinq minutes à Potter pour qu'il réalise qu'il y était finalement parvenu. C'était dans de rare moment comme celui-ci que Snape avait envie de sauter et de faire la danse de la victoire et crier 'Oui!'. Telle était sa satisfaction face à la fluidité et aux instincts de Potter maintenant que le garçon avait décidé de ne pas se laisser abattre lorsqu'il avait recommencé à lancer les balles sur lui.
Cette saleté de loup-garou avait raison!
Les cris de joie de Harry ramena le maître des potions à un niveau de prudence pour ce qui concernait son approbation, puis il fit disparaître les balles attendant patiemment une minute que les singeries de Potter se finissent tandis que celui-ci réalisait qu'il avait vaincu une des étapes les plus difficiles qu'il n'ait jamais eu à vaincre dans son entraînement.
« Avez-vous fini vous acclamations, Potter? »
Le garçon tourna la tête en direction du grand homme sombre, il sourit tandis qu'il se rapprochait, suivant la voix du maître des potions, il tendit la main comme s'il attendait quelque chose. Snape arqua un sourcil. Il savait qu'il désirait sa baguette, mais il était encore un peu retissant pour la rendre au garçon. Ce n'est pas qu'il appréciait particulièrement la lui confisquer, mais plutôt parce qu'il n'était pas sûr de savoir si Harry serait capable de gérer la magie à pleine puissance comme il en était avant. Snape était le genre d'homme à toujours vérifier par deux fois.
Il grommela en voyant la tête de Harry puis dit lâchement au garçon dont le sourire s'évanouissait rapidement:
« Essayeriez-vous d'attraper quelque chose en particulier, peut-être? »
Harry fronça les sourcils et dit d'une voix parfaitement contrôlée et contenue:
« Ma baguette, Snape. Je la veux. J'ai esquivé les balles; J'ai fait tout ce que vous m'avez demandé jusqu'à maintenant. A présent, je veux que vous me rendiez ma baguette. »
« Quand est-il du 'Professeur' Snape? Pensez-vous pouvoir obtenir ce que vous désirez avec autant d'impolitesse? » Dit Snape d'une voix traînante puis tandis qu'il croisait les bras sur sa poitrine, il s'approcha de Harry d'un peu plus près. Le fait qu'il ait pris conscience que Snape ne lui rendrait peut-être pas sa baguette après avoir fait tant d'efforts lui saisit le cœur telle la main froide d'un spectre.
Il prit une profonde respiration, ses yeux s'assombrirent d'une rage contenue, puis de la même voix qu'il utilisait en classe lorsqu'il ne pouvait plus suffire de dire à Snape de se la fermer et qu'il n'avait que faire qu'on lui retire des points, il dit:
« S'il vous plait, Professeur Snape, je voudrais que vous me rendiez ma baguette. »
Snape sourit d'un amusement visible. Le test était parfaitement planifié dans sa tête et il était déjà lancé.
« Non. » Ronronna-t-il, d'une voix presque joueuse. Harry serra les poings.
« Vous aviez promis. »
« Je n'ai pas souvenir de vous avoir promis quoique ce soit. » Snape regarda le garçon avec intérêt, se demandant de quelle manière le jeune Gryffondor allait le persuader de lui rendre quelque chose dont il n'était pas sûr qu'il soit prêt à posséder.
« Vous vous devez de me la rendre. » Les yeux immobiles de Harry fixaient la poitrine du maître des potions, brillants d'une lueur indiquant non seulement l'élaboration d'un plan mais également d'une colère bouillonnante. Snape se tenait de toute sa hauteur, les bras croisés et tapotait des doigts le bras opposé.
« Il n'y a rien que je ne sois obligé de faire pour vous, Potter »
« Oh mais si, Professeur Snape. Vous vous devez vraiment de me rendre ma baguette… » Sourit Harry de la manière d'un serpent, ses yeux verts étaient semblables à ceux d'un cobra, perdant leur capacité hypnotique seulement parce qu'ils ne pouvaient pas se fixer sur la proie.
Snape sourit intérieurement.
« Voudriez-vous avoir la bonté de m-- »
Il remarqua, mais trop tard, que Harry s'était soudainement avancé très près de lui sans avoir fait le moindre bruit. Les mains du garçon se faufilèrent vers la main qui tapotait son autre bras, et d'un mouvement vif comme l'éclair il attrapa l'étui situé dans la manche de Snape--
-- et la baguette du maître des potions fut aux mains de Harry.
Harry sourit intérieurement, il pencha la tête tandis qu'il bondissait en arrière, pointant Snape avec la baguette et le saucissonna de la tête aux pieds avant qu'il n'ait eu la chance de s'écarter. Tout le processus ne prit pas plus de cinq secondes.
Snape était d'une colère monstre mais en même tant se réjouissait énormément, il n'entendit qu'à peine les paroles de Harry, perdu dans sa réflexion au vu de ce que Harry était devenu, quelque un d'accompli, et tout cela lui réchauffait son cœur habituellement froid-- ou peut-être était-ce cette rage brûlante qui le consumait de se faire traiter ainsi par un élève.
« … Voyez-vous ce que je veux dire maintenant, Professeur Snape? » Harry prononçait ses mots d'une voix tout aussi traînant que celle de Snape.
Snape serra les dents et grogna plus pour la satisfaction de Harry que pour exprimer son mécontentement.
« Vous êtes particulièrement chanceux, même pour un Gryffondor, que ce soit l'été, Potter, où votre maison n'aurait pas décollé de la dernière place pendant les prochaines décennies en vue des points que je vous aurais retirés. Il est si méprisable de s'attaquer à un professeur ! Vous avez poussé le bouchon un peu trop loin! » Cria-t-il à Harry, sentant bel et bien que sa voix ne s'accordait pas à la véritable expression de son visage. Harry était presque renfrogné une fois ses paroles finies, mettant également fin aux hurlements de Snape tout aussi brusquement que ça n'avait commencé, puis il dit de sa voix pragmatique:
« Et vous trouverez votre baguette sur votre lit dans votre chambre, bien entendu. Quel imbécile vous faites de pensez que je la gardais sur moi. Maintenant, relâchez-moi ou je vous mettrais en détention en dépit des vacances d'été. »
§§§§§§
Harry découvrit qu'il tenait bien plus à sa baguette qu'à son balai, et pourtant il vénérait toujours son balai. Mais sa baguette lui procurait ce qu'il avait bien peur de ne jamais retrouver.
Sa liberté.
Elle représentait bien plus qu'un bâton à tenir entre ses mains, elle le menait en effet à différents endroits, lui permettant ainsi de ne pas compter les marches d'escaliers, de ne pas faire attention aux moindres détails, aux bruits, et d'apprécier les changements subtils dans l'air sans craindre d'aller s'aplatir dans un mur. Il se sentait comme protégé-- sa victoire sur Snape l'avait rendu bien plus confiant que le fait qu'il ait réussit à éviter les trois balles. Il était tellement heureux d'être parvenu à un tel niveau inattendu qu'il n'était plus sûr de détester encore le sale bâtard grincheux-- bien sûr il ne pouvait s'attendre à rien d'autre que réprimandes et impolitesses de sa part, mais il l'avait entraîné après tout. Il l'avait poussé à aller toujours plus loin encore et encore et bien au-delà de ce qu'il pensait être ses limites. Et en effet, Harry se rappelait de lorsqu'il était vraiment sur le point de se briser en morceaux et de se perdre à jamais, n'était-ce donc pas cet homme qui l'avait ramassé et essayé de le soutenir, même de manière aussi brutale et maladroite?
Harry sourit intérieurement. C'était avec ce sourire que Minerva McGonagall vit entrer Harry dans le bureau de Dumbledore, d'un pas assuré et (merlin soit loué) sûr de lui comme il ne l'a jamais été. La directrice de Gryffondor se permit de poser son regard sur la main droite de Harry, la main qui tenait la baguette, qui était toujours bandée avec sans aucun doute un fin tissu cicatriciel en dessous. Elle s'émerveilla face à la force dont faisait preuve le garçon. Et en même temps elle se sentait si honteuse que ses yeux étaient rouges et que son cœur avait brûlé jusqu'à maintenant de chagrin et de désespoir.
« Bonjour, Harry. » Dit-elle d'une manière tendue et Harry tourna légèrement sa tête penchée vers elle. Ses yeux semblaient éteints mais ils n'avaient jamais été aussi brillants et charmeurs. Elle remarqua que le garçon était plus mince, d'une carrure bien plus développée que ce qu'elle pensait qu'elle puisse devenir, et il avait quelque peu grandi-- ou peut-être parce qu'il se tenait un peu plus droit. Son visage était empreint de tension et de douleur et toutes ses émotions façonnaient son âme en un chef d'œuvre, comme le ferait un marteau et une enclume sur du métal.
Elle en était soufflée.
Harry lui sourit et lui fit un signe de tête tout en abaissant sa baguette.
« Professeur McGonagall. Enchanté. »
Dumbledore était fier, il n'osait pas imaginer ce qu'allait donner cette année. Il dit d'un ton joyeux, les yeux scintillant:
« Harry, Professeur McGonagall est rentrée un peu plus tôt que prévu à Poudlard-- Elle t'aidera dans l'apprentissage scolaire et dans l'écriture afin que tu puisses suivre en classe. Bien que le professeur Flitwick soit ton professeur de sortilèges, je pense vraiment que tu t'amuseras plus avec Minerva. »
Dumbledore fit signe à McGonagall qui s'éclaircit la voix et ramassa quelques lettres.
« Nous commencerons très bientôt, Harry, sur comment lire des lettres et des livres, d'ailleurs pas plus tard que maintenant, car d'après ce que je peux constater, vous avez du courrier, de M. Weasley et de Mlle Granger.
Harry blanchit, toute couleur le quitta. Il avait oublié ses amis ainsi que le fait qu'ils n'étaient pas au courant de sa nouvelle condition et de sa situation quelque peu délicate. Qu'était-il supposé faire, qu'était-il supposé dire? Ron le traiterait-il comme un invalide, Hermione éclaterait-elle en sanglots? Le regarderont-ils comme quelque un de dangereux ou de faible, oublieront-ils Harry et le traiteront comme quelque un d'autre?
Dumbledore s'approcha de Harry et lui toucha de nouveau l'épaule. Encore un fois cet effet de douceur aida Harry à se ressaisir.
« Pour l'instant, Mr Weasley et Miss Granger ne savent rien d'autre que le fait que tu résides à Poudlard au lieu d'être dans le Survey. J'ai pensé que c'était à toi de choisir de leur dire ainsi que la manière dont tu t'y prendras. »
Harry se mordit la lèvre se déplaça. Passant sa main dans ses cheveux, il dit doucement:
« Je… ne suis pas sûr de savoir quoi leur dire… et de ce qui… en découlera. »
Dumbledore acquiesça pour lui-même et réfléchit pendant un moment. Puis il sourit.
Il me semble que ton anniversaire soit dans une semaine ou deux. Ça ne laisse le temps que pour une petite fête. Bien sûr, le professeur McGonagall t'aidera à entretenir tes correspondances jusqu'à ce que tu puisses le faire par toi-même. Il te reviendra donc le choix de le leur dire le jour de ton anniversaire ou avant cela. »
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« Que dois-je faire, Remus? Je veux dire, je… détesterais entendre de la pitié dans leur voix. Je ne veux pas qu'ils me pleurent comme si j'étais mort, et je sais qu'ils le feront. » Harry faisait les cent pas dans sa chambre, sans prêter quelconque attention, comme s'il voyait-- il connaissait ses appartements tellement bien à présent qu'il n'avait plus besoin de se concentrer sur là où son subconscient allait guider son corps.
« Tu ne peux rien faire pour éviter leurs premières réactions, Harry. Ils seront tristes, et ils ressentiront de la colère tout comme tu l'as ressenti, mais ils s'apercevront que ce n'est pas la fin du monde, exactement comme tu l'as fait. » Dit Remus, tremblant au fond de lui en pensant à Sirius. Il se demanda si Harry avait déjà pensé à son parrain en cavale et à sa réaction face à quiconque aurait l'idée de blesser Harry.
« Je suppose…, » Harry déglutit et prit une profonde respiration tandis qu'il se dirigeait vers son bureau et s'y assit. Il sortit un bout de parchemin et toucha l'intégralité jusqu'à ce qu'il soit sûr que c'était lisse puis il ouvrit la page. Il sortit sa baguette et agita élégamment sa baguette au-dessus de celle-ci.
« Scribulus. » Ordonna-t-il puis il commença à dicter tandis que l'encre s'infiltrait dans le papier pour venir former des mots à la surface:
« Cher Ron,
Je ne t'ai pas répondu immédiatement parce que je devais d'abord penser à ce que j'allais te dire, et comment j'allais le faire. J'ai de bonnes nouvelles et une mauvaise. Je vais commencer avec la mauvaise. Mais je te supplie de finir cette lettre pour connaître les bonnes nouvelles, d'accord?
Tu auras certainement remarqué que cette lettre n'est pas de mon écriture. C'est parce je la dicte grâce à un sort que McGonagall m'a appris. Il m'est impossible de tout expliquer de façon moins brusque, alors mieux vaut ne pas tourner autour du pot: je suis aveugle, Ron. Je ne te dirai pas comment je le suis devenu, donc pas besoin de me le demander, mais je suis bel et bien aveugle. C'était la mauvaise nouvelle.
Maintenant, la bonne nouvelle: Je n'aurai plus à retourner chez les Dursley. Je reçois déjà beaucoup d'aide de la part de tous -- même de Snape! Tu ne me croiras pas mais, aussi désagréable qu'il puisse être, saches qu'il est celui qui m'a entraîné à me déplacer comme je le désire et à faire attention à tout ce qui m'entoure. Dumbledore non plus ne m'a jamais laissé perdre espoir et McGonagall m'enseigne en ce moment ce que je dois faire pour suivre en classe, et crois-moi c'est de la rigolade en comparaison avec les cours de Snape.
Tiens, encore une autre bonne nouvelle: notre professeur de DCFM sera le professeur Lupin! Il était ici avec moi depuis le début et il restera aussi enseigner cette année. Je l'entends même déglutir et renifler au moment même où je suis en train de dicter cela. Je parie qu'il s'en trouve touché à présent? » Harry eut un sourire doux et chaleureux tandis qu'il faisait une pause afin de mieux entendre Remus, qui en effet faisait de son mieux pour ne pas laisser ses émotions le submerger, pendant que Harry composait sa lettre. Il ne savait pas si ce qu'il ressentait était de la fierté, du chagrin, de la colère ou tout simplement les trois à la fois. Harry poursuivit.
« Une meilleure nouvelle encore: Je vais avoir une vrai fête d'anniversaire ici même à Poudlard et vous êtes tous invités. Dumbledore l'aurait fait autrement. Vous me manquez tous également . S'il te plait viens et ne sois pas triste pour moi. Je ne le suis pas.
À bientôt,
Harry »
Harry annula le sort de l'encre qui écrit, fit un double de la lettre et les plia. Il adressa la première à Ron et l'autre à Hermione. Il déglutit et soupira, tout en disant:
« Hedwige me manque, Remus. Tu penses qu'ils l'ont envoyée en même temps que leurs lettres? » Demanda-t-il, pas encore tout à fait content de ne pas avoir reçu celles-ci en mains propres.
« Elle est dans la volière, attendant d'être appelée. » Remus eut un sourire doux tandis qu'il voyait l'expression du visage de Harry s'illuminer. Celui-ci se leva et pointa sa baguette vers la porte en prononçant: « Directa Volière. »
Remus sourit intérieurement, il se trouvait maintenant seul dans la chambre de Harry. Il ferma les yeux et s'appuya contre le dossier de la chaise. Il trouvait que dans cette chambre il y avait comme un mélange de paix et de douleur et il se promit de tout faire pour aider le fils de son ami dans son combat.
Il espérait juste qu'à la fin il ne resterait plus que de la paix.
À suivre
