Titre Français : Suivre le courant
Auteur : Tantz
Ancienne traductrices : StarsAngel01
Nouvelles traductrices : Lys, Flick Flack, Lunicane, Only-4-you, ailes de minuit,
Bêta correctrice : Syt the Evil Angel.
Genre : Neutre
Chapitre traduit par :Flick-Flack
Rating : T
État de la fic en anglais : 2 Tome1er Tome (22) 2ème Tome (21)
État de la fic en français : 12; Traduit : 19, 22; En cours : , 20,21,
§
Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.
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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction
Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,
par StarsAngel01
nous avons retraduit dès le début!
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À lire absolument
Nous voici donc de retour avec plein de chapitres!
- ''Merlin's legacy'' est entièrement fini que ce soit la traduction que la correction donc il y aura un chapitre par semaine!
- La fic qui la remplacera est ''A Prince Honor'' qui contient 16 chapitres, elle est fini en anglais et la bonne nouvelle, c'est qu'il reste que 2 chapitre à traduire!! L'auteur est le même que ''Merlin 's Legacy''. Les chapitres sont à la correction!
- La saga ''saving'' a de nouveau 6 traductrices, donc sa mise en suspend est suspendu(mdr)
- ''A broken child'' est fini pour l'instant d'être traduit car nous avons rejoint l'auteur!
- Pour ce qui est de ''Métamorphose'', là désolé, mais aucune nouvelle!
J'ai envoyé des mails, sans résultat, donc si quelqu'un à des nouvelles de ''Angel's heaven'' qu'il nous contacte!
- Sinon toute les autres fics, ont bien avancé donc, à priori, les news devraient redevenir normal!
Onarluca
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Nous vous souhaitons une bonne lecture!
Eni et Onarluca
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Chapitre 12
Snape transplana dans une quelconque maison moisie où le rassemblement des partisans avait lieu à un moment où il n'y aurait aucun problème avec les moldus. Il regarda autour de lui, ressentant son propre souffle chaud se propager en dessous de son masque. Son cœur battait à une allure impossible lorsqu'il se retrouvait parmi de vrais Mangemorts— Ça avait toujours été ainsi depuis qu'il était revenu parmi eux, après avoir rencontré un vieux sorcier avec une longue barbe blanche. Aujourd'hui ne faisait pas exception.
Il y avait aucune raison pour tout cela change.
Tom Riddle était assis sur un large fauteuil – son trône, comme beaucoup l'appelait, et regardait les silhouettes encapées devant lui. Snape remarqua qu'il ne devait y avoir que trois ou quatre personnes à ses côtés. Tout le monde n'y avait pas été convoqué. Snape fronça les sourcils. Qu'il y avait-il de spécial ce soir pour que peu de Mangemorts n'aient été mis au secret ?
« Mes fidèles ssserviteurs… » Tom siffla bien le « s », ce qui donna des frissons à Snape – Ça n'était jamais bon signe.
« Je n'ai convoqué ici que mes meilleurs… et plus fidèle ssssuivants… privilégiés. » Siffla Tom. Tout le monde s'inclina et prononça comme d'une seule voix un merci, tentant de cacher leur anxiété afin de montrer ne serait-ce qu'un peu d'enthousiasme.
« Ssseverus… Mon fidèle maître des potions… » Tom tourna son regard en direction de Snape tandis que celui-ci s'avançait ; son cœur battait si vite qu'il craignait que le Seigneur des Ténèbres ne puisse l'entendre.
« Mon Seigneur. »
Le doloris frappa Snape si fort et si vite que celui-ci fut tout d'abord surpris de le sentir. Que se passait-il ? Pourquoi le punissait-il ? L'avait-il appelé pour le tuer ?
Puis la douleur balaya toutes ses pensées pour ne laisser que souffrance. Snape hurlait, le masque tomba de son visage terminant sa course au sol. Le reste des Mangemorts regardaient la scène, étonnés voire même effrayés. Allaient-ils tous devoir subir ce que Snape endurait ?
« Tu m'as trahi, Ssseveruss… » Dit Voldemort, le sang de Snape se glaça au point que celui-ci ne sentit même plus les effets du Doloris.
« Non mon seigneur. Jamais. » Dit-il, essayant de se mettre à genoux.
En vain. Le Doloris le frappa de nouveau et Voldemort invita les autres à venir le rejoindre. Soulagés de voir qu'ils n'avaient pas été appelé pour se faire torturer mais plutôt pour torturer, les Les Mangemorts s'exécutèrent, jusqu'à ce que les hurlements ne puissent plus contenir l'agonie de l'homme et finissent par s'estomper. Du sang coulait de la bouche et des narines du maître des potions, ses yeux étaient presque blancs et son corps était parcouru de convulsions telles que l'on pouvait entendre ses os protester.
Puis le sort prit fin.
« Faites en sorte qu'il puisse parler. » Ordonna de loin la voix froide, et un certain sort rendit douloureusement conscience à Snape dont le corps était brisé et que la douleur n'avait même pas encore commencé à envahir.
« Tu t'es détourné de moi, Severuss… ça m'a fait mal— je t'ai montré à quel point. » Dit Voldemort d'une voix doucereuse.
« Non, Mon Seigneur… comment… aurais-je… pu faire ça… ? » Répondit Severus faiblement, sachant très bien que cela ne servait à rien de disserter sur le sujet avant que Tom Riddle ne l'ait abordé—sinon, il montrerait qu'il avait des choses à cacher comme il en était d'ailleurs le cas.
« Qu'as-tu à me dire au sujet de Poudlard et de Harry Potter ? » Demanda lestement Voldemort.
L'esprit de Snape était rempli de douleur et d'horreur. Avait-il vu ? Mais comment ? Quand ?
Nagini siffla quelque chose à son maître, et Snape décocha un regard, puis répondit.
« Mon seigneur… Du—Dumbledore m'a ordonné… d'aider Potter dans l'art des duels… aveugles… » Haleta-il, « Ce qui est… pour son plus grand malheur… parce que je ne fais que le rabaisser jour après jour… et ne lui enseigne rien d'utile… le garçon sera… inefficace lorsque viendra le jour… de la vrai bataille. »
« J'hésite à te croire. » Dit Voldemort puis envoya un autre sort. Snape hurla de nouveau alors que sa peau éclatait sous la pression des veines autour de la marque des ténèbres, rendant ainsi sa main gauche inutilisable. Du sang chaud et âcre coulait abondamment sur le sol.
« C'est… c'est la vérité, mon seigneur. » Haleta Snape.
« Quoi d'autre ? » Dit-il d'une voix douce.
« S… irius Black est… revenu à Poudlard… Mon Seigneur… » Grogna Snape, essayant d'appuyer sur son bras gauche, mais remarqua bien vite que les doigts de sa main droite partaient dans des directions bizarres.
Voldemort acquiesça intérieurement.
« Rien d'autre ? »
« Dumble…dore… a relié… Potter à sa chouette… pour qu'il puisse voir… le garçon est… maintenant complètement dépendant de sa chouette. » Dit Snape, dans un fol espoir.
En effet, les yeux brillaient suite à cette nouvelle information qu'il n'avait de toute évidence pas eue.
« Je vois. Me dis-tu vraiment la vérité ? » Demanda le Seigneur des Ténèbres qui envoya encore une fois un doloris sur Snape.
« Oui, mon Seigneur » Soupira Snape dès qu'il le put.
« M'es-tu encore fidèle ? » Voldemort sourit puis lança un sort sur Snape pour le propulser dans les airs et le laisser retomber par terre.
« Oui… Mon… Seigneur… » Murmura Snape désespérément.
« Même avec toute cette douleur que tu endures ? » Persista Voldemort, et il envoya Snape dans l'âtre de la cheminée, l'allongeant sur le tisonnier. Snape grogna et parvint à dire d'une manière décousue.
« Vous… méritez le… mieux… Mon… Seigneur… »
Voldemort se redressa.
« Voici le niveau de loyauté que j'attends de vous tous. Severus est un exemple pour vous tous. »
Puis la réunion prit fin.
§§§§§§
Harry se dirigea à toute allure vers l'infirmerie, ne se servant presque pas de sa canne, sa baguette le tirait gentiment dans la bonne direction. Il n'avait pas besoin qu'on lui dise – il avait été aux premières loges. Sirius trottinait à ses côtés et accompagnait Harry à l'infirmerie sous sa forme de Sniffle. Dumbledore était déjà présent et Pompom s'éloignait tout juste du lit. Harry aurait bien voulu pouvoir voir l'expression de leur visage.
« Mr le Directeur ? »
« Oh, Harry. Tu savais que j'étais déjà là ? »
« Je vous ai entendu chuchoter quelque chose à Madame Pomfresh, Monsieur. Est-ce qu'il… » Dit Harry calmement.
« Il va survivre. » Le rassura gentiment Dumbledore, mais Harry put discerner de la fatigue dans sa voix.
Harry acquiesça. Sniffle enfouit son museau dans la main de Harry, et celui-ci put ressentir toute la compassion que son parrain voulait lui apporter. Ça lui redonna courage.
« Severus ne se réveillera pas avant un bon moment, Harry, j'en ai bien peur. » La voix de Dumbledore était apaisante bien que ce n'était pas pour annoncer une nouvelle réjouissante. « Mais il avait prévu de faire une sortie au Chemin de Traverse demain pour acheter tes affaires scolaires. Je ne pense pas qu'il apprécie que tu n'y ailles pas. »
Harry fronça les sourcils.
« Monsieur, je ne me sens pas encore prêt. » Dit Harry calmement, ses doigts caressaient les oreilles de Sniffle sans même y prêter attention.
« Je pense que si, et tu ne seras pas seul. En aucun cas je ne pensais te laisser marcher aux côtés de Severus en public— peut-être que les choses sont mieux ainsi. On m'a informé que les Weasleys ont aussi l'intention d'aller faire leurs achats demain. Molly sera certainement contente de te retrouver là-bas. »
« On me verra avec une canne. » Insista Harry.
Dumbledore soupira.
« On ne repoussera pas cette sortie plus longtemps, j'en ai bien peur mon garçon. Cependant, tu n'es pas obligé d'utiliser ta canne si ça te gène – de plus, il me semble que tu as un fidèle chien d'aveugle nommé Sniffle. Je suis sûr qu'il est parfaitement qualifié pour ce travail. » Dit –il d'une voix bien plus optimiste qu'auparavant. Sniffle aboya un coup pour montrer son accord. Harry ne put que sourire.
« Et s'il le faut, j'aurai Sasha » Dit Harry qui entendit un sifflement affectueux provenant du serpent multicolore autour de son poignet. Il ne l'utiliserait pas pour voir à travers ses yeux – après son cauchemar il n'avait pas très envie de se reconnecter ainsi avec qui que ce soit. Harry se leva.
« Je me préparerai… et je reviendrai de nouveau demain. » Dit le garçon, le ton de sa voix montrait clairement qu'il ne quitterait pas longtemps le chevet de son professeur.
Alors qu'il retournait à sa chambre, il demanda en fourchelangue à Sasha :
« Comment était-il, Sasha ? »
« Très mal en point, Harry… il a beaucoup sssouffert. Il dormait et était couvert de bandages. »
Harry ne répondit rien, et lorsque plus tard, dans sa chambre, Sirius lui demanda, il ne lui dit rien de ce qui avait été dit entre lui et Sasha.
Au lieu de ça, il détourna la conversation sur l'épreuve qu'il l'attendait le lendemain : le Chemin de Traverse.
§§§§§§
Molly Weasley avait eu suffisamment de temps pour contrôler ses larmes et ses excédents d'émotion à l'annonce de la situation délicate de Harry. Ron lui avait aussi raconté l'excellente adaptation de celui-ci, elle avait d'ailleurs été plutôt surprise de ne pas entendre de récits larmoyants d'un petit garçon terrifié. Elle ne savait donc pas à quoi s'attendre, tandis qu'elle patientait accompagnée de Fred, George, Ron et Ginny jusqu'à l'arrivée de Harry pour aller acheter les habituelles fournitures scolaires. Ron lui donna un léger coup de coude.
« Quoi qu'il arrive maman, ne renifle pas. Harry peut entendre un reniflement à des kilomètres. »
Fred et George avaient déjà idolâtré les nouvelles capacités de Harry.
« Tu crois qu'il pourra tester quelques-unes de nos farces sonores ? Tu sais un truc du genre le caramel 'chuchote-et-explose', ou --»
« Ne parlez pas ainsi du pauvre Harry ! » Dit Mme Weasley hargneusement à Fred qui adressa un sourire honteux à sa mère – cependant, la petite lueur malicieuse ne quitta ni les yeux de George ni les siens.
« Bonjour, Mme Weasley. » Dit une voix familière et quelque peu faible à gauche de Mme Weasley, ce fut si soudain que toute la colonie de Weasley sursauta. Harry eut un petit rire, tandis que Sniffle aboyait d'amusement.
« Harry, mon chéri ! Je ne t'ai pas entendu arriver ! » S'exclama la sorcière puis elle serra fortement Harry contre elle – une étreinte qui avait toujours plu à Harry car c'était le contact maternelle le plus proche qu'il ne pourrait jamais avoir. Harry rigolait presque comme un enfant à qui on faisait le tour du 'cacher – pas cacher'
« Et bien, peu de personne le peuvent ces derniers temps. Je n'aime pas entendre le son de mes propres pas. » Il sourit légèrement tandis qu'il se desserrait de l'étreinte et resserrait sa prise sur la laisse de Sniffle. Mme Weasley avait perdu la parole alors qu'elle remarquait les changements de l'adolescent : ses yeux, bien que brillants, étaient troubles et ne bougeaient pas, fixant droit devant – la lumière qui lui arrivait sur le visage, ne le perturbait pas du tout. Sa tête était penchée sur le côté légèrement levée comme s'il cherchait à mieux entendre. Heureusement, Ron s'était occupé de couvrir le mutisme et l'immobilité de sa mère :
« Harry, mon ami, ça fait du bien de te revoir, et toi aussi Sniffle ! »
« Oui, il m'aide -- je ne voulais pas utiliser la canne d'Hermione pour sortir. » Harry sourit alors que Sniffle fouettait l'air de la queue.
« Mais c'est génial ça, Harry, tu peux te faufiler n'importe où. C'est vrai que tu peux même entendre Snape arriver ? » Demanda George tout excité, ce qui fit sourire Harry.
« Et bien, au moins Rusard ne sera plus un problème. » Dit-il, évitant toute discussion sur Snape. Pas pendant que l'homme était alité se battant pour s'en sortir.
« Tu as l'air en pleine forme, Harry. » Dit simplement Ginny, le visage de Harry rayonna, ces simples mots réussirent effectivement à lui donner du baume au cœur.
« Merci, Gin. » Répondit-il calmement.
« Allez, ne nous attardons pas ici, les enfants. Nous avons des achats à faire. Mme Weasley avait retrouvé son autorité en même temps que sa voix en moins de temps que les enfants le pensaient nécessaire, et avait réussi à ne pas montrer de différence de traitement envers Harry. Sirius servait de guide extrêmement vigilant, bien déterminé à faire preuve d'une meilleure efficacité que la canne. Harry restait silencieux, lorsque tout à coup, la première vague de sons le submergea.
A sa grande surprise, Harry trouva qu'il n'avait pas tant de difficultés à distinguer les sons entre eux et il semblait s'habituer au brouhaha du Chemin de Traverse en bien moins de temps qu'il ne lui en avait fallu pour le calme de sa chambre ainsi que du reste du château. Cette réalisation le remplit de joies et le réconforta quelque peu.
« Je n'ai pas besoin de me réapprovisionner en potions, courtoisie de Snape. » Dit Harry alors que Ron et lui survolaient la liste des fournitures. Les jumeaux se penchèrent vers Harry à la manière de conspirateur.
« Par le plus grand des hasards, aurais-tu accès à la réserve de Snape ? Ou l'aurais-tu entendu murmurer le mot de passe ? Ou… »
« Euh, Snape ne me laisse même pas descendre dans les cachots, alors son bureau privé encore moins. » Harry sourit alors qu'il entendait les jumeaux soupirer de déception.
« Mais ne vous inquiétez pas, c'est bien plus simple de se glisser dans d'autres endroits secrets… » Ajouta Harry tout en pensant au jardin secret et espérant qu'il n'enfreindrait aucun règlements en y conduisant le terrible duo. Dans tous les cas, cela parvint à remonter suffisamment le moral des jumeaux.
« Okay, maintenant les bouquins. » Dit Ginny puis Sniffle commença à tirer Harry dans la bonne direction suivi de tous les autres. Harry se mordait la lèvre d'un air pensif. Il entendait Ron marcher à ses côtés et Mme Weasley s'occuper de réprimander les jumeaux pour leurs bêtises, puis il se pencha sur le côté.
« Dis, Ron… »
« Oui, Harry ? »
« Lorsqu'on sera à la librairie, ça ne te dérangerait pas de me prévenir si il y a des… euh… »
« Ne t'inquiète pas Harry Je te préviendrai s'il y a des reporters. Hermione m'a dit que tu pourrais être nerveux à propos de ça. Aucun ne passera à travers les Weasleys. » La voix de Ron était pleine de fierté, ce qui fit sourire Harry.
« D'ailleurs, où est Hermione ? »
« Elle avait quelque chose à faire, un certain insecte à… libérer. Sous certaines conditions, comme elle le dit si bien. » Répondit Ginny, les trois jeunes éclatèrent de rire alors qu'ils entraient dans la librairie.
Pour choisir les livres, Harry établit le lien avec Sasha, de façon à être capable de lire les titres sur les couvertures comme il le faisait avant. Alors que Ron gardait ses distances avec le serpent multicolore, Fred et George était fascinés par ce qui ce trouvait au poignet de Harry puis ils vinrent lui demander si Sasha accepterait de leur donner un peu de son poison. Sasha refusa avec véhémence. Harry annula le lien dès qu'il eut fini, de peur de blesser son compagnon reptilien.
« Tiens, tiens, mais qui avons-nous là, Potter et les Weasleys. » Cette voix traînante était reconnaissable entre mille. Harry se renfrogna tandis qu'il se tournait vers la provenance de cette voix. Il entendit Ron se tendre près de lui, Ginny avaler de l'air, et les jumeaux se mettre en position d'attaque. Mme Weasley était occupée à payer les livres de Ginny.
« Malfoy, tu devrais vraiment changer de numéro, ça en devient ennuyeux. » Dit Harry d'une manière détachée qui surprit non seulement Draco mais également les Weasleys. En fait, Draco ne savait pas quoi répondre puis Harry murmura 'allons-y Sniffle' pour partir. Cela ramena Draco à la réalité. Il ricana.
« Oh comme c'est charmant. On t'a offert un bâtard pour te consoler d'être myope comme une taupe ! »
Harry, Ron Ginny, Fred, George et Mme Weasley qui revenait de la caisse se figèrent tous. Sniffle se tourna vers Malfoy et montra les crocs, ne bondissant pas sur celui-ci simplement parce que Harry le tenait fermement par sa laisse. Harry sourit, d'une mimique que Ron jurait d'avoir vu à plusieurs reprises sur le visage du Professeur de Potion.
« En fait Malfoy, je n'ai pas encore reçu de cadeau de consolation. » Dit-il avec désinvolture, mais d'un ton de voix dur qu'il prenait parfois. En une fraction de seconde, il sortit sa baguette. « Murkus » Il sourit de satisfaction pour justice rendue, tandis que les rires éclataient tout autour de lui. Il se fichait de ne pas pouvoir voir Draco recevoir un bon gros tas de boue en plein visage. Il lui suffisait d'entendre les réactions. « Maintenant, je pense pouvoir dire que j'ai reçu mon cadeau de consolation. » Dit Harry d'un ton suffisant puis partit avant que Draco ne puisse faire quoi que ce soit.
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Harry retourna à l'infirmerie dans l'après midi du même jour. Il était seul, si on n'incluait pas Sasha enroulé autour de son poignet. Il écouta avec attention, mais n'entendit rien d'autre que la respiration régulière et douce provenant du lit. Apparemment, Pompom ne se trouvait pas dans l'infirmerie. Harry s'approcha silencieusement du maître des potions et chercha du bout des doigts une chaise. Lorsqu'il la trouva, il la tira vers lui et s'assit dessus.
« Je ne suis pas fatigué, Harry. » Siffla doucement Sasha, Harry réfléchit mais jugea préférable de ne pas voir Severus Snape blessé et brisé. Il préférait garder l'image de l'homme audacieux et sur de lui dans sa tête.
« Ca va, Sasha. » répondit-il en sifflant puis il écouta pendant un long moment la respiration du Maître des Potions, essayant de faire du tri dans ses émotions. Il avait été témoin de chaque étape de la réunion avant que Snape n'atterrisse à l'infirmerie. Il avait senti une partie de sa douleur bien que pas assez. Le respect que Harry portait à son austère professeur n'avait fait qu'augmenter au fil de la vision. Il n'arrivait pas à croire que Snape pouvait passer par autant de douleur, souffrir, craindre sans jamais abandonner et avoir encore suffisamment de lucidité pour altérer la vérité afin de contenter Voldemort et de protéger le garçon-qui-a-survécu ; ainsi lorsque le moment viendra, l'élément de surprise sera dans son camp. Harry était émerveillé et il sentit son cœur aller pour cette forme faible allongée devant lui.
Sans réfléchir, il attrapa de sa main qui tenait sa baguette la main droite du Professeur. Ses doigts touchèrent la peau nue. Elle n'était pas moite, pas répulsive. Elle était chaude—trop chaude. Peut-être que le Maître des Potions était fiévreux. Ses doigts vagabondèrent vers le front, le nez aquilin—
« Vous vous amusez, Potter ? » La voix était rauque et faible, pas encore soyeuse et provocante. Harry retira immédiatement sa main comme s'il venait de se faire prendre . Il entendit Snape ricaner légèrement.
« Tu dois certainement te sentir victorieux, n'est-ce pas… la puissante chauve-souris graisseuse finalement vaincue et… »
« Arrêtez. » Dit Harry doucement, blessé par ces simples mots parce que ça lui donnait un aperçu auquel il ne s'attendait pas. « S'il vous plait, arrêtez Professeur. Je… vous admire. »
Snape ne s'attendait pas du tout à ce que quelqu'un lui dise cela, encore moins de la part du Golden Boy. Cela suffit pour qu'il se décide à ouvrir les yeux, puis il tourna le regard pour observer l'adolescent assis sur la chaise. Harry était recroquevillé, la tête légèrement penchée en avant, les yeux vivant d'émotions. Snape était certain que le garçon retenait des larmes, donc il ne dit rien. Harry continua.
« Personne n'aurait pu faire ce que vous avez fait, Monsieur. Je… suis désolé d'en avoir été la cause. »
« Le monde ne tourne pas autour de votre petite personne, Potter. » Lança Snape au garçon, mais le ton de sa voix était aimable.
Un long moment de silence s'en suivit, puis Harry déglutit.
« Monsieur… »
« Encore réveillé par vos soin, Potter ? »
« Dans deux jours les cours vont reprendre. »
« Quelle perspicacité de votre part. »
« Ils vont me demander comment je suis devenu… aveugle. »
Silence.
« Moins vous en direz, mieux vous vous porterez, Potter. Faites appel à votre imagination d'adolescent. » Dit Snape alors qu'il se redressait douloureusement.
Harry sourit. Il resta pendant près d'une demi-heure avant que Madame Pomfresh ne vienne 's'assurer du repos du Professeur', rien d'autre ne fut dit.
Rien d'autre n'était nécessaire.
À suivre
