Titre Français : Suivre le courant

Auteur : Tantz

Ancienne traductrices : StarsAngel01

Nouvelles traductrices : Lys, Flick Flack, Lunicane, Only-4-you, ailes de minuit,

Bêta correctrice : Syt the Evil Angel.

Genre : Neutre

Chapitre traduit par :Lys

Rating : T

État de la fic en anglais : 2 Tome1er Tome (22) 2ème Tome (21)

État de la fic en français : 14; Traduit : 19, 22; En cours : , 20,21,

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Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.

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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction

Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,

par StarsAngel01

nous avons retraduit dès le début!

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Note Urgente pour Hetachan et de Daiya

J'attends votre chapitre pour pouvoir clore,

ce 1er tome de ''Go with the tide''

Je n'arrives pas à vous joindre, surtout toi Daiya!

Et si quelqu'un a des nouvelles de ces deux personnes,

faites nous en part, ça serai trop sympa!!!

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Je suis désolé j'ai un grave problème de pc!

Jusqu'en décembre/janvier(date ou je pourrais m'en acheté un autre) les news se feront moins régulière!

Mais n'ayez crainte tous les chapitres sont sauvegardés !!!!

Onarluca

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Bonne lecture et à la prochaine!

Eni et Onarluca

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Chapitre 14

Le 2 septembre était un jeudi. Et sur l'emploi du temps que Harry avait reçu, le jeudi commençait avec un double cours de Potion. Harry s'était réveillé très tôt, réveillé aujourd'hui par le pépiement des oiseaux et le bruit de pas des Elfes de Maison qui allumaient le feu matinal et d'autres choses pour la journée. Il s'habilla en chancelant avec des doigts froids. Des papillons voletaient dans son estomac pour ce jour qui était le premier d'une longue série de mensonge. Il n'avait aucune idée de ce que cette journée lui réservait. Il tendit son bras gauche pour que Sasha y monte.

« Es-tu nerveux, jeune Maître ? » demanda le serpent corail alors qu'elle s'enroulait elle-même bien au chaud autour du maigre poignet.

« Oui… Très. » répondit Harry, caressant la tête triangulaire. La langue de Sasha donna un petit coup sur la peau de Harry en une légère caresse. Harry sortit sa baguette. « Je vais te jeter un sort d'invisibilité partielle, Sasha, donc tant que tu seras le long de la manche de ma robe on ne te verra pas. »

« Ne t'explique pas… Je te fais confiance. » Sasha donna un coup de langue et goûta l'air, savourant le changement des ondes magiques alors que Harry jetait le sort. Puis Harry enfila sa robe d'école.

Il ouvrit la porte de sa chambre et déplia sa canne, rangeant sa baguette. Comme il avait de plus en plus confiance en ses sens restants, Harry utilisait de moins en moins sa baguette pour s'orienter. Il ne voulait pas que les gens sachent qu'il comptait vraiment dessus… Cela révèlerait seulement ses faiblesses évidentes. Harry eut un sourire narquois alors qu'il marchait vers la volière pour prendre Hedwige. Snape et sa paranoïa commençaient déteindre sur lui.

Il ouvrit la porte de la volière et fut accueilli par l'air douillet et les bruits légers et doux des hiboux qui se reposaient là.

« Hedwige. Viens là, ma fille. » Dit-il doucement. Harry ne s'en était pas aperçu, mais il avait commencé à parler dans des tons bas et velouteux qui ne faisaient pas de bruits. Hedwige vola vers le bras tendu de Harry et s'y percha. Harry sourit faiblement. « Est-ce que tu as envie d'être mon complice, ma fille ? » Demanda t'il affectueusement à l'oiseau, et Hedwige hulula amoureusement, mordilla l'oreille de Harry pour lui montrer son accord. Harry caressa les plumes douces et soyeuses, et se retourna pour aller déjeuner.

§§§§§§

« Tout va bien, Harry ? »

Harry jura que la prochaine personne qui lui demanderait cela, serait ensorcelée en violet.

« Oui, Dennis, je vais bien. »

« Est-ce que tu veux que je t'emmène quelque part ? » Demanda Dennis tout excité. Harry se demanda si toute cette histoire n'était pas un jeu pour le jeune étudiant.

« Non, Dennis, je peux me débrouiller. Mais s'il te plait décale-toi, où ma canne te donnera peut-être un coup. » Répondit Harry avec beaucoup plus d'impatience dans la dernière partie de sa phrase que nécessaire. Dennis sauta sur le côté et Harry marcha avec plus de méfiance. Il trouvait que d'une manière ou d'une autre, ses camarades de classe continuaient d'être sur son chemin après que l'étudiant surexcité ait sauté sur le côté. Il se demanda s'ils le faisaient exprès ou s'ils étaient purement et simplement maladroits.

Ce fut avec cette pensée qu'il s'assit en boudant pour prendre son petit déjeuner, qui surgit dès qu'il toucha sa fourchette et son couteau.

« Salut Harry. Tu as l'air en rogne. » La voix de Ron le fit soupirer.

« C'est juste que c'était bien plus facile quand le château était vide. » s'exclama-t-il et il prit un morceau de toast pour Hedwige qui était sur son épaule.

« Ne t'inquiète pas, Harry. Ce sera bientôt mieux. Ils se rassemblent autour de toi c'est tout. » Dit Hermione avec autorité en mangeant ses œufs.

« Tu penses que si je leur jette un sort, ils garderont leurs distances ? » Dit Harry avec sensation et prit une bouchée de toast et de confiture dans sa bouche. Il y eut une pause autour de lui qui l'étonna momentanément, puis Ron dit avec son tact habituel :

« Mec, tu nous fait peur, on dirait Snape ! »

« RON ! »

Harry eut seulement un petit rire.

« En parlant de Snape, on a un double cours de Potion qui approche. »

« C'est pour ça que tu as Hedwige avec toi ? » Demanda Ron. Harry fit un signe de la tête.

« C'est ton Familier pour la vue ? Je pensais que c'était… »

« Chut ! Tu as raison, Hermione, mais cela doit rester secret. Les Serpentards ne doivent pas savoir que j'ai… Autre chose. C'est pour ça que je l'ai enchantée pour qu'elle soit invisible. » Harry chuchota si doucement que Ron et Hermione durent se pencher de quelques centimètres pour l'entendre.

« D'accord… Mais pourquoi ? » Demanda ensuite Hermione.

« Parce que Voldemort pense que je vois par Hedwige. Et il doit continuer à le faire. La vie dépend de cette information. » Chuchota Harry. Ron et Hermione se regardèrent avec gène et incompréhension. Ils réalisèrent tout les deux que Harry faisait plus particulièrement allusion à la seule vie en jeu : celle de Séverus Snape.

« Qu'est-ce qu'on doit faire ? » Demanda Hermione.

« Juste faire attention à ce que personne ne m'entende parler Fourchelang pendant Potion et Divination, Ron. »

Ron hocha la tête, et quand il vit à son expression que Harry attendait toujours une réponse, il dit :

« Ca marche, Harry… Bien que je ne crois pas que nous t'aiderons vraiment… »

« RON ! »

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Hedwige râla de mécontentement d'être dans les cachots.

« Monsieur Potter, le fait que le directeur m'oblige à tolérer votre… 'Besoin' comme votre retard ne fait pas que j'autorise votre chouette à perturber ma leçon. Moins 5 points pour Gryffondor. » La voix suave coupa comme un rasoir l'atmosphère calme de la salle de classe de Potion.

« Oui, professeur. » Harry caressa calmement la poitrine d'Hedwige. Ron se hérissa, et s'assit pour couper ses racines de santal avec plus de malice que plus tôt.

Les doigts agiles de Harry sentirent les tranches des racines et les coupa avec précision en tranches extrêmement fines qui rivalisaient avec la qualité d'un professionnel. Puis il tâtonna autour, ses doigts serpentant autour du chaudron.

« Sasha… ? »

« C'est violet foncé, Harry. » Répondit immédiatement le serpent.

Harry procéda ainsi avec sa potion, et Snape regardait le garçon aveugle du coin de l'œil. Une autosatisfaction chaude l'envahit alors qu'il marchait à grands pas dans la salle de classe, fier de lui pour avoir pensé à une solution aussi efficace sur le fils Potter. Il rit narquoisement en lui-même et se demanda si la santé de Harry Potter d'infirme à mieux qu'avant l'avait assez délivré de la dette à laquelle il n'aimait jamais penser : la dette sorcière envers James Potter. Bien.

Alors qu'il sortait du côté Serpentard de la salle, il fronça les sourcils. Il voyait Draco Malfoy préparer un morceau de racine de la forêt de la forêt de mirkwood tout en jetant des coups d'œil vers la table de Potter. Foutu môme. Snape avait toujours vu que le jeune farceur Malfoy et ses copains embêtaient les Gryffondors dans sa classe. Et le jeune Malfoy le savait. Son corps se tendit alors que les racines (1) pouvaient faire en sorte que la potion soit prête à exploser. Ca aurait été une erreur tactique d'empêcher Draco de faire la farce, comme son favoritisme était une évidence pour ses camarades Mangemorts et Voldemort pour qui Snape était loyal. Mais s'il ne le faisait pas, en même temps, le liquide corrosif toucherait la moitié de tous les Gryffondors de cinquième année.

Draco donna un coup de baguette et la racine (2)fila rapidement en direction du chaudron de Harry. Snape sortit sa baguette.

Et la main de Harry se referma autour du petit ingrédient quelques secondes avant qu'il atteigne la surface bouillante. Ron fut ébahi, Hermione cligna des yeux, Neville lâcha ses racines, les yeux de Draco s'ouvrirent sous le choc et un soupir interrompit toute la classe. Snape découvrit qu'il avait besoin de beaucoup de volonté pour ne pas sourire comme Lupin la dernière fois dans la salle de duel. Le garçon avait vraiment dépassé ses attentes les plus folles. Cependant, il arriva à garder son sérieux alors que Harry mettait calmement les racines de côté et continuait à travailler.

Snape fut tenté, seulement tenté, d'enlever 20 points à Serpentard…

…Mais c'était hors de question pour 'Snape Le Mangemort'. Donc Snape respira à fond, lança un regard furieux à Malfoy, dont Harry savait qu'il n'aurait aucun effet sur le garçon, et décida que pour le reste de l'heure qu'il n'enlèverait pas davantage de points, même à Neville.

Bien, peut-être quelques-uns, pour Neville. Ce garçon était une sacrée menace.

Heureusement, le reste de la classe se passa dans le calme, et Snape prétendit qu'il n'avait pas vu Hermione aider Neville pour ne pas que sa potion explose. Il ne pouvait vraiment pas déduire aucun point, tout comme il ne pouvait pas exprimer sa satisfaction devant le niveau de Harry de réussite. Il connaissait assez bien le jeune Gryffondor pour être sûr que Harry l'avait remarqué.

« Harry ! On ne peut pas laisser ce… Ce Serpentard partir après ce qu'il a tenté de faire en Potion. » Bredouilla Ron alors que Harry marchait, il se retourna, la canne tapotant, un petit sourire à peine visible sur les lèvres.

« Ne t'inquiète pas, on ne le fait pas. »

« Harry, ne fais rien qui t'attirera des ennuis. » prévint Hermione.

Harry rit ironiquement.

« Hermione… Je suis déjà mouillé. Je n'ai pas peur de la pluie.

« Donc, que va-t-on lui faire ? » Demanda Ron avec impatience, ses yeux pétillaient d'excitation, son esprit carburait pour essayer d'imaginer quelles autres capacités Harry n'avait pas encore montré.

Harry flatta Hedwige et enleva le sort qui la maintenait perchée sur son épaule. La chouette blanche s'envola, soulagée.

« Quelque chose… D'original. » Harry eut un rire narquois. Ron eut un large sourire, et Hermione soupira d'inquiétude.

§§§§§§

Snape marcha rapidement vers le bureau de Dumbledore.

« Que ce passe t-il Albus ? »

Le directeur semblait à la fois amusé et énervé.

« Fudge est furieux. Pour ne pas avoir été informé de l'état de Harry. »

Snape ricana.

« Il menace de nous accuser d'agir contre les intérêts du monde magique. »

Snape se renfrogna.

« Cependant, depuis l'article sur Harry et … Les ruminations et les rumeurs sur les circonstances de la cécité de Harry, il n'est pas disposé à dire que le ministère n'est pas responsable. »

Snape fit rouler ses yeux.

« Il est disposé à considérer le fait que Voldemort est revenu. »

Là-dessus, Snape décida de s'asseoir dans le fauteuil avec un grand geste pour mieux écouter.

« Il tiendra compte de l'Ordre du Phénix, ensuite ? »

Dumbledore versa du thé pour eux deux. « Quand il découvrira quelque chose dessus. »

Snape leva un sourcil. « Vous ne lui avez pas dit que l'Ordre avait presque complètement ressurgi ? »

« Non. Et je n'en ai pas l'intention. »

« Et pourquoi pas ? Cet homme est malléable, et maintenant il acceptera tout ce que vous lui direz. Il n'a aucun courage. »

« Mais il a le pouvoir de vous poursuivre en justice, pour être le spécimen le plus proche qu'il peut donner pour montrer qu'il contrôle la… Prochaine crise. »

Snape ricana à nouveau et remplit le reste de la pensé du vieux sorcier. « Et s'il assiste à une réunion de l'ordre, il saura que j'en suis un membre, et donc il le dissoudra, et dans le même temps ma couverture vis-à-vis de Voldemort tombera. »

Dumbledore fit simplement un signe de la tête et but une petite gorgée de sa tasse. Snape claqua ses dents, diverses pensées mangemoriennes et grossières parcouraient son cerveau au sujet du Ministre Fudge.

« Séverus. »

Les yeux de Snape se fixèrent à nouveau sur le directeur.

« Oui ? »

« Je n'ai jamais trouvé le moment de vous dire à quel point je pense que vous avez fait un excellent travail avec Harry. » Dumbledore sourit chaleureusement, et Snape ressentit la même sensation apaisante et englobante qui l'avait atteint quand il avait accepté le défi d'un adolescent aveugle. Cette fois pourtant, il ne ressentait autre chose, le soupçon sombre et froid d'une émotion entra en lui, le rongeant impitoyablement.

« Je ne mérite pas vos éloges, directeur. » Dit-il calmement, baissant les yeux de la même manière que ses étudiants, et alliés prodigues…

« Pourquoi pensez-vous cela, Sévérus ? » Demanda Dumbledore avec bienveillance.

« Quand vous m'avez envoyé ramener Potter de toute urgence… »

« Oui ? »

« …Je ne l'ai pas fait de toute urgence. »

Il en résultat un silence et il n'osa pas lever les yeux. Il savait qu'il avait échoué pour voir la déception et le mépris sur Albus, le directeur de Poudlard et son approbation était la seule raison pour laquelle Snape vivait. Il continua simplement.

« Je… Pensais que vous exagériez, et vous aviez admis que Sybille n'était jamais fiable… Et j'étais énervé que… Et bien j'y suis allé une demi-journée plus tard. » Il déglutit.

Le silence persista un peu, mais il fut brisé par le tintement de la porcelaine.

« Vous y êtes allé exactement 3 heures et 20 minutes après que je vous ai pressé d'y aller. » La voix de Dumbledore était presque neutre. Snape leva les yeux avec stupéfaction. Le vieux sorcier fit un signe de la tête.

« Oh, je sais. Je l'ai toujours su, Séverus. »

« Et… vous avez tout de même… ?... vous n'avez jamais dit… ? »

Dumbledore sourit tristement, ses yeux encore chaleureux et plein d'acceptation. Toutefois Snape tressaillit intérieurement face à la tristesse qu'il pouvait y percevoir. Tristesse qu'il avait provoquée, exactement comme la fierté d'auparavant.

« Oui, je vous ai laissé prendre en main la responsabilité de l'entraînement d'Harry, et ne vous ai jamais confronté avec… vos manques de confiance en mes instincts, parce que je sais que le plus impitoyable juge pour vous est vous-même. Vous, mon ami, avez la capacité d'élaborer le plus difficile, le plus fastidieux des châtiments pour vous… et dans le même temps, faire en sorte qu'ils excusent, rachètent et retournent l'entièreté, si possible, de ce dont vous avez amputé à votre mauvais côté. »

Snape soupira en chancelant.

« Cela me hante que le garçon puisse encore voir si je m'étais mis en route. »

Dumbledore était pensif.

« La possibilité existe. » Dit-il, sans diminuer la peur du Maître des Potions. « Mais vous devez interroger Harry à propos de cela. »

L'horreur qui se grava momentanément sur le visage de Snape était aussi rare que la neige en été.

Il secoua presque sa tête, incapable de dire qu'il ne pouvait pas se briser lui-même en disant cela à Harry.

Mais le regard du directeur était implacable, et Snape ne pouvait pas dire non.

§§§§§§

Draco était encore perplexe à propos de Harry. Peu importe comment il faisait le calcul, il en était simplement incapable. Harry était aveugle. Les aveugles étaient normalement mendiants et d'autres faibles spécimens de l'humanité, vous remerciant de leur donner un coup de pied et par conséquent de l'attention.

Ils n'étaient pas capables seuls de vous résister d'aucune manière.

Donc pourquoi Harry Potter se débrouillait non seulement pour comprendre ce qu'il devait faire pour démolir sa farce, mais aussi l'empêcher avec ce moyen spectaculaire ? Ce qui lui donnait l'impression de ne pas contrôler la situation devant sa petite cour, et y gagner un regard furieux de Snape pour ne pas avoir réussi sa farce envers Potter comme il le faisait d'habitude.

Il était tellement plongé dans ses pensées, qu'il ne faisait attention à rien, et n'avait certainement rien entendu. C'était un jeu d'enfant pour Ron et Hermione de faire sortir Crabbe et Goyle. Harry avait demandé de lui laisser Draco. Ils murmurèrent doucement 'Rictusempra'. Draco leva les yeux seulement quand les deux adolescents tombèrent.

Harry fit un sourire sinistre au garçon blond, ou vers lui. Il resta seul dans le couloir calme proche des cachots, où Draco marchait, sa cane blanche près du corps, sa baguette pointée sur lui, sur lui. Les yeux verts dans le vague scintillaient avec une froide logique, Harry était calculateur, et fit que cela soit terrible à voir.

La voix de Harry partie comme un coup de fouet.

« Disoculo ! »

Soudain, le monde de Draco passa au noir. Il ne pouvait rien voir. Peu importe le nombre de fois qu'il clignait des yeux, L'obscurité n'avait pas de fin.

Draco n'avait jamais eu aussi peur de sa vie. Il commença par battre l'air de ses mains, gémissant, et quand rien ne vint le sauver, il hurla.

« Silencio. » La voix de Ron était enchantée

Soudain la voix de Harry fut tout près, et les bras battants de Draco furent giflés avec un bâton assez dur, Draco pensa qu'il s'agissait de la canne. C'était douloureux.

« Est-ce que tu penses que c'est amusant de s'en prendre à un aveugle, Malfoy ? » La voix de Harry était inébranlable et sarcastique, rappelant vaguement une autre. Il tenta de battre en retraite, seulement pour trébucher et tomber sur quelques obstacles. Une pointe dure en bois fut fourrée sous son menton.

« Je pense que je suis d'accord avec toi. C'est plutôt amusant de s'en prendre à eux, n'est-ce pas ? C'est plutôt amusant de martyriser les autres et les Mangemorts, n'est-ce pas ? » La voix de Harry était ferme et presque dure.

« Seulement peut-être pas aussi sympathique quand le Mangemort s'attaque à toi, pas vrai, Sang Pur ? » Dit la Voix d'Hermione.

Draco pleurait, reniflait en s'excusant et demandait à être pardonné. Même avec le silencio actif. Il entendit un grognement.

« Finalement il ne vaut rien. » cracha le roux et il se leva, se détournant. Hermione soupira et sourit au jeune Weasley, et le suivit. Harry garda le bout de sa baguette appuyé sur la peau molle sous la mâchoire de Draco.

« Le charme disparaîtra avec la blague, Malfoy. Juste assez de temps pour que tu réfléchisses un petit moment, si tu peux. » Chuchota le Garçon-Qui-A-Survécu dans l'oreille de Draco, puis il partit sans bruit.

À suivre

(1) et (2) : De la forêt de mirkwood