Titre Français : Suivre le courant
Auteur : Tantz
Ancienne traductrices : StarsAngel01
Nouvelles traductrices : Lys, Flick Flack, Lunicane, Only-4-you, ailes de minuit,
Bêta traductrices : Tigrou/Chaola
Bêta correctrice : Eloïn
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Barbotine
Rating : T
État de la fic en anglais : 2 Tome1er Tome (22) 2ème Tome (21)
État de la fic en français : 19; Traduit : 20, 22; En cours : ,21,
§
Disclamé : Aucun des personnages ne nous appartienne (ils sont à JK Rowling), ni même l'histoire que nous ne faisons que traduire.
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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction
Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,
par StarsAngel01
nous avons retraduit dès le début!
&
Bonne lecture
Eni et Onarluca
&
Chapitre 19
La terre semblait palpiter, ondulant comme une bâche de couverture jetant et tournant l'air. Les galettes de pierre tremblaient pendant qu'elles abandonnaient une partie du sol enveloppant les morts sous eux. Voldemort moula l'argile que Snape avait fait pour lui, juste comme il l'avait commandé. Dans tout le cimetière, il émana une lueur jaune orangé maladive alors que l'argile fusionna avec le sol en l'engloutissant. Ce sol, rempli de morts que les nombreuses tombes avaient donné sous la contrainte des baguettes des mangemorts, fondait avec l'argile mêlé de sang.
... et sous la lumière jaune orangé, le contrat était scellé.
Voldemort souleva ses mains, chantant à la terre, larges formes devant lui.
« Sanguis Obeir Ameth ! » fit-il dans le triomphe et Snape se sentit encore plus sale, bien plus criminel qu'il ne l'était avant, simplement parce qu'il avait aidé le mauvais magicien. Le mot AMETH apparut en lettres rouge sang sur les fronts des Golems. L'accusation d'Harry Potter pesait lourdement sur l'âme de Snape. Tu es un mangemort… Tu es un mangemort…
Tu ne sauras jamais !
Snape n'avait jamais vraiment espéré qu'un homme tel que lui obtienne l'absolution. Il se redressa, regardant Tom Jedusort qui complétait son obligation avec les Golems, ce qui était possible en raison du sang, son propre sang, qu'il avait donné à Snape pour l'inclure dans l'argile. Pendant un moment, Snape retint son souffle, s'attendant à ce que le seigneur noir se tourne vers lui pour l'accuser. Mais Voldemort ne fit rien de la sorte. Le maître de Potion respira. Il n'avait pas encore été découvert.
Sa mâchoire se détendit définitivement. Il avait une mission à faire, une tâche qu'il avait choisit d'entreprendre en compensation de ses crimes de jeunesse, et il la ferait. Il espérait seulement que le parchemin avait atteint un état indescriptible à temps… il n'avait pas eu le temps d'avertir Dumbledore lui-même. Ceux qui étaient vraiment fidèles, avaient-ils été alertés à temps?
Tu ne le sauras jamais !
« Sssseverus, la potion de multiplication… » commanda Voldemort, et le maître de Potion fit un pas en avant avec une fiole bleu-clair. Il s'attacha, alors qu'il se sentait petit devant les trois Golems, statues de terre, qui allaient bientôt être transformé en guerriers mortels et imbattables de l'ombre tout simplement car ils n'avaient ni âme ni esprit. Effleurant sa baguette magique, Snape effleura aussi le liquide en dehors de la fiole, puis il lui commanda de se diviser en trois parties égales. Il ferma les yeux derrière son masque alors qu'il bougeait sa baguette magique et la potion éclaboussa les Golems.
Que Dieu ait pitié de mon âme.
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L'Indescriptible de l'ordre de Phénix écrivit ardemment avec une plume magique (celle qui écrive toute seule!) de sorte que son écriture ne soit pas détecté, ni que l'on puisse le retracer. Il n'y avait pas de temps à perdre.
L'Arithmancier de l'ordre de Phénix, surveillant l'ondulation de la magie de la nature, avait alerté l'Indescriptible de l'énorme décalage de magie dans la terre, de la palpitation de la grande énergie. Le Golem était créé, et cette fois-ci, ce ne serait pas un protecteur.
Le Maître des Potions de l'ordre avait envoyé à l'Indescriptible un message dans le parchemin spécial que l'Argile avait été appelé. Et alors, l'Indescriptible avait écrit dans de multiples lettres au ministère et aux Aurors que l'ordre de Phénix les invitait au nom du serment qu'ils avaient donné au combat pour un monde meilleur, leur serment pour se protéger du mal.
Et l'appel de l'Ordre était plus puissant que celui de n'importe quel ministre.
Alors, l'Indescriptible murmura d'un ton tranchant : «L'Ordre a décrété : le Golem est réveillé, Le seigneur noir est près de gagner en puissance. La Nuit de toute les nuits est à porter de main; l'attaque aura lieu à Poudlard. Soyez tous prêts, soyez préparés. Ne gaspillez pas votre temps.
L'Ordre rassemble tout les Aurors et les combattants volontaires. Ne répondez pas à cet appel, et soyez damnés pour toujours.»
Les parchemins sautèrent au loin alors que la plume tombait à côté, le parchemin atteignant chaque Aurors au service de l'Ordre à travers l'Angleterre.
L' Indescriptible passa sa main contre son visage, permettant pendant une bref seconde d'être rattrapé par la crainte de ce qu'il pourrait se produire s'il se faisait découvrir. Alors il s'arma de courage. Ce n'était pas le moment d'avoir peur. C'était l'heure de respecter serments et promesses : son serment à l'ordre, une promesse à son ami mort, une dette à son filleul.
Sirius Black se décala dans la noirceur et courut vers Poudlard à toute vitesse.
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Draco Malfoy reçut un message par hibou après le couvre-feu. Il fronça les sourcils. Les hiboux de son père à ce moment de la soirée n'étaient jamais bons. Ils étaient toujours au sujet de Voldemort et des informations qu'en tant qu'étudiant il pouvait savoir, à propos d'endroits où Snape, en tant que professeur ne pouvait pas aller sans raison, à propos du sale boulot qu'un véritable mangemort ne ferait pas.
Avec un ricanement dégoûté, Draco ouvrit le parchemin.
Draco
Le temps est venu de prouver ta loyauté au Seigneur noir, Maître de l'Obscurité et de la Magie est venu. Sors de là et prend tous les vrais Serpentards avec toi. Les autres mourront. Si tu veux être choisi et félicité par notre maître, essaye d'affaiblir Potter autant que possible, mais n'emploie rien de mortel sur le garçon, L'honneur de le tuer revient à notre Maître.
Ta tâche n'est pas celle concernant Potter. Tu dois faire apparaître la marque des Ténèbres à minuit tapante. Ne l'oublie pas où je te tuerai moi-même.
Lucius Malefoy
Draco grimaça. Au moins, Lucius n'avait pas signé 'ton père' à la fin, charmant affichage d'affection.
Draco se pencha en arrière, réfléchissant sur lui-même pendant qu'il regardait fixement dans la cheminée, les flammes brûlant ses joues et son front. Qu'allait-il se produire se soir ? Quel était l'utilité de faire apparaître la marque des ténèbres sous le nez de Dumbledore ? Draco ne pensait pas que le directeur serait intimidé par un tel acte, il serait juste alerté. Pourquoi Voldemort ne comptait pas sur l'effet de surprise.
Draco n'était peut-être pas Dumbledore, mais il respectait la persévérance de l'homme… Et le fait qu'il ait déjà vaincu un terrible Seigneur des ténèbres. Draco raisonnait là dessus maintenant, avec plus d'expérience, nous pourrions s'occuper de Voldemort et gagner aussi bien. Il lut une nouvelle fois le parchemin. Affaiblir Potter… Mais le laisser à Voldemort.
Alors, Voldemort allait venir ici.
Le Serpentard aux cheveux argent n'avait pas encore décidé ce qu'il ferait avec ce nouvel affranchissement savoureux, il n'avait jamais aimé Harry et sa supériorité face aux difficultés auxquelles Draco n'aurait pas survécu. Il n'aimait pas particulièrement Dumbledore et il méprisait absolument Lupin et sa douce compassion pour les faiblesses de tout le monde. Et il ne serait pas trop désolé si un couple de sang-de-bourbe frivole disparaissait de la terre, pas en raison de leur origine, mais parce qu'ils étaient un déshonneur ; à l'intelligence de l'homme. Il admirait toujours Snape et le mystère qui entourait le grand et sinistre professeur, son intelligence et sa ruse, son élégance et son talent non mitigé pour l'art subtil qu'il enseignait.
Vraiment, Draco ne savait pas pourquoi il voulait aller du côté de Dumbledore s'il n'aimait pas la moitié des gens qui était de son côté.
Il soupira en se levant et il sortit de la salle commune de Serpentard sans bruit. Il avait pris sa décision aussi spontanément qu'il avait pris la décision de jeter son lien avec la peur, mais le temps qu'il se rende compte du pourquoi, il se dirigeait vers le bureau du directeur, le parchemin de son père à la main.
Draco mourrait avant qu'il ne permette la marque des ténèbres brûler son bras, avant d'utiliser sa vie, son essence et son âme à servir une abomination au visage de serpent qui ne pouvait même pas prononcer les choses correctement.
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Un petit rat bien gras avec une patte rougeoyante se pavanait rapidement à travers le plancher de pierre du château de Poudlard, se dirigeant vers la tour de Gryffondor. Il n'avait pas eu besoin de passer par un trou du portail. Croûtard avait dépensé beaucoup de temps dans cet endroit, et il connaissait une petite fente par laquelle il pourrait entrer dans la tour. Il avait été envoyé pour chercher quelqu'un et il le ferra.
La seule chose qui le tracassait était qu'il avait une dette désagréable qui pourrait interférer avec sa mission. Il ne savait pas si elle le dérangerait, alors il avait naturellement oublié de mentionner à Voldemort son existence.
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Harry était assis dans la salle commune des Gryffondor, lançant des regards noirs au feu. Ron et Hermione occupaient d'autres chaises, essayant de l'obliger à parler.
« Harry, laisse nous t'aider. » commença Hermione.
« Tu devrais rebondir sur les murs après cette partie, man, qu'est-ce qui se passe avec toi ?
« RON ! Tu es con ! »
« Vous voulez savoir ce qui se passe avec moi ? » fit Harry, avec une voix basse et dangereuse. Ses deux amis se calmèrent, incertains. Hermione se décala inconsciemment plus vers Ron que vers Harry. Quand la colère emplissait Harry, ses immobiles et impitoyables yeux, le froid traversait l'échine d'Hermione, comme le mal remplissait son cœur. À ces heures, Harry semblait dangereux. Aussi dangereux que Snape lui-même lui avait confié Ron.
« Snape est venu me poser une question, quelque chose d'important pour lui et je lui ai refusé! Je l'ai laissé aller là où il peut se faire tuer sans lui faire savoir ce qu'il voulait ! » cria agressivement Harry. Les deux amis pouvaient savoir comment le jeune Gryffondor était vexé et auto-condamné.
« Qu'est-ce que c'était, Harry ? »
« Je ne veux pas parler à propos de ça, Mione. C'est bien plus obscène de faire savoir à quelqu'un ce que je lui ai refusé, après tout ce qu'il a fait pour moi, après m'avoir couvert tout ce temps.» Harry se frotta les tempes. Il respirait de manière précaire.
« Je savais que cela se produirait, je l'ai découvert en divination. Les pierres étaient montées en entretoise, et elle est venue, une entretoise avec Snape. Je savais que cela se produirait et je ne l'ai pas préparé, je ne l'ai pas empêché. Et maintenant, il pourrait mourir avec une culpabilité qu'il ne mérite pas.» fit-il tranquillement, tristement. Hermione se mordit les lèvres et elle savait que c'était mieux que de dire que la divination ne valait rien. Harry ajouta après coup : «Je n'écarterai pas les deux autres prédictions. »
Ron ouvrit la bouche pour dire quelque chose de désagréable au sujet de la divination et de Trelawney, quand Harry le fit taire, se redressant comme un lémur, écoutant attentivement.
« Qu'est-ce qu'il y a Harry ? » chuchota Hermione, mais Harry fit un geste frustré lui demandant d'être silencieuse.
« Chut ! Laisse-moi écouter ! » dit-il, essayant désespéramment de se concentrer sur le bruit qu'aucun de ses amis ne pourrait entendre, mais ce jour là, ils étaient conscients qu'Harry pouvait entendre des choses qu'ils ne pouvaient pas entendre.
Cependant, tout les trois entendirent le 'pop', mais il était trop tard car Peter Pettigrow avait sa baguette pointé sur Ron et Hermione et les avait assommés.
Harry dirigea sa baguette magique sur l'homme à ce moment, mais Peter dit d'une voix incertaine et intimidée : « Ne fais pas ça Harry, ou je vous blesserai. »
Harry se leva, une terrible expression sur son visage.
« Tu ne quitteras pas cet endroit vivant Queudver. Tu as tué Cédric Diggory et je ne sais combien d'autres innocents ! Je vais te tuer ! »
« Tu ne le feras pas ! »grinça Peter, « parce que tes amis se trouvent maintenant devant moi et j'en tuerai au moins un avant que ton sort m'atteigne, S'IL m'atteint. Tu es aveugle ! Je sais que tu es aveugle ! » ajouta-il de manière incertaine et agitée.
La baguette magique d'Harry hésita. Le rat avait raison, il ne pouvait pas être sur de bien visé, et il sacrifierait Ron ou Hermione avant même qu'un Avada Kevadra atteigne le meurtrier de Cédric. Mais il ne pouvait pas regarder ses amis souffrir sans rien faire – les yeux d'Harry s'élargirent légèrement, rendant Peter un peu plus nerveux.
Ses amis périront…
Les yeux d'Harry clignotèrent. Il n'écartera pas la prédiction.
« Est-ce que tu penses pouvoir me blesser, petite merde sans valeur ? » cracha-t-il à Queudver, marchant autour de lui, souriant férocement. Peter ne s'attendait pas à cela. Il avait entendu parler des progrès d'Harry du à Tonks, Lupin et Dumbledore, en dépit des tentatives de Snape à écraser le garçon, mais il ne s'était pas attendu à voir réellement un guerrier puissant au lieu d'un adolescent âgé de 15 ans.
« Crois-tu que je ne peux pas te voir ? Que je n'entends pas ta respiration lourde, que je ne sens pas ta sueur dégoûtante sur toi, que je ne peux pas sentir ton regard sur moi ? » continua Harry d'une voix soyeuse, velouté, fascinante comme un cobra hypnotisant sa victime.
Une voix que seul Snape pouvait utiliser.
Harry entendit la précarité du souffle indiqué la mauvaise surprise de Peter. Et il réagit de la manière rapide comme l'éclair que le maître de Potion lui avait montré.
« Translocus Ron et Hermione !» beugla-t-il, le sort qu'il avait employé n'avait pas besoin de but. Les corps enclins de ses amis sautèrent loin avant que Wormtail puisse réagir. L'aveugle les avait transporté à un autre endroit, près de la clôture… Mais Wormtail n'eut pas le luxe de les rechercher.
Il mit sa menace initiale à exécution avec un sort plus douloureux qu'il ne l'aurait pensé.
« Crucio ! »
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Remus Lupin et Albus Dumbledore courait vers la tour des Gryffondors, d'où les cris perçants du Garçon-qui-a-survécu, un cri horrible à vous faire tourner le sang. Tout se produisait tellement rapidement. Draco courait avec eux, ne fût-ce que parce qu'il était curieux de voir qui avait eu les nerfs et la compétence d'entrer dans Poudlard sans être détecté, de passer le Portrait seulement pour lancer un Crucio à Harry au lieu de le tuer.
Cela avait éliminé Voldemort.
Puis, juste comme ils étaient près du portrait de la grosse dame, le cri de douleur s'arrêta. Un groupe d'étudiant terrifié attendait et le portrait était ouvert. Des Gryffondors pâles, effrayés, certains pour demander de l'aide dans la panique, d'autres justes pour se cacher et ils passèrent près du directeur et du professeur.
Pas Fred et George.
«Venez rapidement, un mangemort a… Harry... venez juste rapidement!» lâchèrent-ils, car les deux sorciers étaient bloqués par la mer d'étudiants confus et paniqués. La surprise se peignait sur leurs deux visages à la vue de ce qu'ils rencontraient
Harry Potter était étendu sur le plancher avec un angle bizarre, des spasmes secouant son corps suite au sort impardonnable de torture. Ses yeux étaient révulsés et Sacha, son familier serpent de corail était parfaitement visible autour de son poignet, sifflant de manière inquiétante, mais ne se sauvant pas. Le sort d'invisibilité d'Harry s'était terminé lorsqu'il avait perdu connaissance. Cela ne les avait pas étonnés.
À l'opposé d'Harry se trouvait la forme chiffonnée de Peter Pettigrow, ses yeux convulsant dans la douleur qui saisissait son cœur, sa vie s'écroulant de son corps. Remus fut saisit de colère, ses yeux de loup-garou devenant jaune de fureur, mais Peter se contenta d'haleter :
« … Dette de sorcier… Le garçon…Utilisé habilement… »
Puis, il ne dit plus rien. Peter Pettigrow était mort, l'obligation du sorcier prenant son péage car il avait négligé sa dette.
À ce moment là, Dumbledore était charmé par l'énergie et le calme d'Harry, et de ses yeux ouverts, de sa respiration qui devenait déjà moins haletante.
« … Ça a fonctionné ? » demanda-t-il en chuchotant légèrement alors que le directeur le tenait.
« Oui Harry » fit gentiment Dumbledore.
Harry sourit légèrement alors qu'il se sentait glisser dans l'inconscience. Il s'était mis lui-même en danger, mais il s'était protégé des plans de Queudver pour lui… et dans ce sens, il était vraiment plus qu'amical.
À suivre
