Diclaimer: Tout est à JKR

Après une quantité astronomique de sucettes (n'ayez pas l'esprit mal tourné!), j'ai enfin réussi a pondre un nouveau chapitre.

Dans ce chapitre, vous trouverez peut être étrange certaines pointes d'ironie et de sarcasme qui n'étaient pas présentes dans les chapitres précédents. La raison est toute simple, je suis actuellement entrain de lire "La Belgariade" de David Eddings et l'humour assez décalé et sarcastique de cette oeuvre déteint sur moi. Est ce un bien ou dois je faire un effort pour me contrôler, a vous de me le dire.

Bon, ça y est, j'arrête mon blabla et je vous laisse lire en paix.


Chapitre 7 : Remise en question

Après avoir quitté la bibliothèque précipitamment, Severus était rentré directement chez lui, il ne voulait voir personne et surtout pas un des professeurs faisant leurs rondes. Comment aurait il pu justifier l'état de profonde confusion dans lequel il se trouvait à l'instant présent à un de ses collègues ?

Heureusement, il n'avait croisé personne, il avait bien entendu des pas dans un couloir perpendiculaire, mais il avait eut le temps de se cacher dans une salle vide juste avant de voir passer Flitwick qui revenait de sa ronde.

Ensuite, le retour aux cachots s'était fait sans encombre. Il était rentré dans ses appartements et s'était installé dans un fauteuil en ayant bien prit soin de se munir d'une bouteille de whisky avant.

Il devait réfléchir. Il réfléchissait beaucoup depuis quelques temps, se dit il ironiquement. Laissant cette pensée de côté, il se replongea dans les évènements de la bibliothèque.

Comment avait il pu se laisser aller de la sorte ? Chaque fois qu'il la voyait, il ne pouvait se contenir. Elle provoquait chez lui des réactions qu'il ne comprenait pas et même ce que lui avait dit Dumbledore ne pouvait tout expliquer.

Un simple souvenir ne pouvait le forcer à agir de la sorte avec elle. Et puis, pourquoi l'avait il appelé Sarah dans la bibliothèque ? Il réalisa soudain ce qui s'était vraiment passé dans cette pièce sombre et poussiéreuse. Quand il avait croisé son regard, il n'avait pas eut de perte de conscience comme d'habitude, il était resté parfaitement lucide et c'était bien ce qui lui faisait peur maintenant.

C'était Severus qui avait prit la décision de s'approcher d'elle et pas François.

Pourtant, on ne pouvait réellement parler de prise de décision, il s'était senti poussé vers elle, un étrange pouvoir l'attirait vers elle, un pouvoir qu'il ne comprenait pas. En aucun cas, cette attirance ne pouvait résulter d'un souvenir. Il en était persuadé, mais pourquoi alors l'avait il embrassé ? Il n'en savait rien, tout ce qu'il pouvait dire c'est que lorsqu'elle était apparut devant lui, il en avait eut envi et il avait laissé ce sentiment prendre le pas sur sa raison, il avait cédé.

Il regrettait amèrement ce moment de faiblesse, comment pourrait il encore la regarder en face après ce qu'il venait de faire ? Mais après tout, cela faisait déjà plusieurs mois qu'il ne la regardait plus dans les yeux, alors où serait la différence ?

Il se fustigea à cette pensée, comment pouvait il être aussi insensible ? Comment pouvait il se trouver de telles excuses pour expliquer son geste ?

Il ne pouvait en aucun cas excuser sa conduite, il était professeur et elle élève, comment avait il pu agir de la sorte avec elle, réincarnation ou pas ? Il était inexcusable. Il fallait oublier toute cette histoire au plus vite.

Pourtant, il ne pouvait empêcher son esprit de revenir sur la soirée. Sur son petit corps mince étroitement collé au sien. Sur sa bouche si douce, si sucrée. Sa langue, jouant avec la sienne pour avoir le dessus dans ce combat charnel. Ses mais, si petites, si féminines, si pales, jouant sur sa nuque avec ses cheveux, si sombres en comparaison, puis descendant le long de son corps, le caressant tendrement.

Il se souvenait aussi parfaitement de la conduite qu'il avait eut, des gestes qu'il avait fait.

Sa main s'égarant dans ses cheveux en bataille, parcourant son visage, puis descendant lentement vers sa poitrine si ferme. Il entendait encore le petit gémissement qu'elle avait laissé échappé quand il avait posé sa main sur son sein.

Elle le rendait fou, un simple baiser et il ne pouvait se la sortir de la tête.

Il tendit la main et, sans même prendre la peine de sortir un verre, il but une longue gorgée de whisky directement au goulot de la bouteille. Ce soir, il n'avait besoin que d'une chose, oublier. Ce petit bout de femme venait de faire une entrée fulgurante dans sa vie et dans son cœur, mais il ne pouvait l'accepter, il n'en avait pas le droit.

Après quelques gorgées de plus, il laissa son regard légèrement trouble se poser sur le feu qui pétillait allègrement dans la cheminée. Il n'avait pas le droit de s'immiscer dans sa vie comme il l'avait fait ce soir, elle était trop pure pour quelqu'un d'aussi sombre et torturé que lui. Il ne pourrait rien lui apporter, il était l'ombre, elle était la lumière.

Il devait en parler à quelqu'un, mais qui ? Il était hors de question d'aller voir Dumbledore. Comment pourrait il lui expliquer qu'il venait d'embrasser une élève dans la bibliothèque et que s'il n'avait réussit à se contrôler à temps… Il serait renvoyé immédiatement avec une réputation de pervers en plus de celle de Mangemort.

Pourtant, il se rappelait bien ce que lui avait dit le directeur. Personne ne pourrait se mettre en travers de leur attirance mutuelle. Ils étaient des âmes sœurs. Pouvait il faire confiance au directeur ? Il n'en savait rien, mais il ne pouvait rester dans cet état indéfiniment, il devait absolument parler à quelqu'un et n'avait personne d'autre.

Se résignant, Severus se leva et tituba vers la porte, le cerveau embrumé par l'alcool. Il réalisa qu'il était trop ivre pour oser se présenter devant Dumbledore dans cet état, il se retourna et difficilement, extirpa de son armoire une potion de sobriété. Elle mettrait quelques minutes à agir, juste le temps d'arriver chez Dumbledore.

Une fois arrivé devant la gargouille, il était redevenu sobre. Il donna le mot de passe et grimpa les escalier ignorant le regard courroucé du gardien des lieux.

Une fois devant la porte, alors qu'il s'apprêtait à frapper, il réalisa qu'il était 5h du matin et que ce n'était pas une heure descente pour déranger quelqu'un avec ses états d'âme. Mais, alors qu'il faisait demi tour, résigné à attendre encore quelques heures pour venir lui parler, il entendit la porte du bureau s'ouvrir.

Quand il se retourna, dans l'embrasure, il vit Dumbledore, habillé d'une longue robe pourpre, le regard pétillant, un sourire aux lèvres.

Le directeur s'écarta, indiquant à Severus qu'il pouvait revenir, qu'il était prêt à l'écouter.

Quand Severus entra, Dumbledore était tranquillement installé derrière son bureau et attendait patiemment. Il s'installa en face de lui, ne sachant pas trop par où commencer.

- Je l'ai embrassé.

Il n'avait pas prévu de le lui dire comme ça, aussi crûment. Maintenant, il appréhendait la réaction de son vieil ami. Il n'osait pas lever les yeux, trouvant tout à coup le tapis très intéressant. Un petit sourire ironique vint encore une fois étirer ses lèvres, lui, le grand Severus Rogue, la terreur des cahots, celui qui de baissait jamais le regard, pas même devant le seigneur des ténèbres en personne, n'osait pas regarder l'homme qu'il considérait comme son ami, son mentor.

Finalement, il prit son courage à deux mains et releva la tête. Ce qu'il vit le laissa figé, sans voix. Dumbledore affichait un large sourire et ses yeux luisaient d'une lueur malicieuse qu'il n'avait jamais vue avant.

- Vous n'êtes pas fâché ?

- Pourquoi voudrais tu que je sois fâché mon cher Severus ?

- Mais… Mais, j'ai embrassé une élève, je devrais être renvoyé pour ce que j'ai fait.

- Tu devrais en effet, mais comme je te l'ai expliqué il y a quelques temps, vous êtes des âmes sœurs, et personne ne pourra vous séparer, alors à quoi bon s'immiscer dans cette relation ? Et puis, après tout, il ne reste que quelques mois d'école et bientôt, Miss Granger, parce que je suppose qu'il s'agit d'elle, ne sera plus élève ici.

- Vous savez très bien qu'il s'agit d'elle, ne jouez pas à ça avec moi, je ne suis pas un pervers de professeur qui séduit ses élèves et vous le savez très bien.

- Ne t'énerves pas Severus, je sais très bien qui tu es. Explique moi ce qui t'embête dans cette histoire.

- Le problème est que je ne sais pas ce que je ressens pour elle. Je ne sais plus où j'en suis. Et puis, surtout, je ne sais pas si c'est moi qui agit ou le souvenir de François. Albus, ce soir je l'ai appelé Sarah !

- Je comprend ton trouble, mais je suis désolé, je ne peux rien faire pour toi, c'est à toi, à vous, de régler ce problème. Vas la voir, parles avec elle.

- Et qu'est ce que vous voulez que je lui dise ? « Excusez moi Miss Granger, mais quand je vous ai embrassé dans la bibliothèque, en fait c'était pas moi mais un souvenir de quelqu'un qui est mort depuis plus de 200 ans. » Franchement Albus, comment croyez vous qu'elle va réagir ?

- Je ne sais pas, mais tu dois essayer. De mon côté, je vais faire de nouvelles recherches pour trouver une solution à ton problème de perte de contrôle.

Sans ajouter un mot, Severus se leva et quitta le bureau.

Il savait très bien que Dumbledore avait raison, mais il ne se sentait pas la force d'affronter Hermione. Il devait tout faire pour éviter cette confrontation, il n'avait jamais été doué pour parler de ses sentiments et il savait pertinemment qu'elle allait lui demander des comptes dès qu'elle le verrait.

Il avait prit une décision, il allait tout faire pour ne pas lui laisser l'occasion d'avoir cette discussion avec lui. Tant pis si Dumbledore n'était pas content, après tout, c'était sa vie à lui et celle de personne d'autre. Il avait été trop longtemps au service de quelqu'un, aujourd'hui, il voulait vivre pour lui et non pour les autres, prendre ses propres décisions, n'obéir à personne. En un mot, vivre sa vie.


Vous avez vu, j'ai fait un effort, ce chapitre est un tout petit peu plus long que les autres, je désespère pas d'arriver un jour à en écrire un auquel on pourra réellement donner le nom de chapitre...

Voila pour aujourd'hui, merci de m'avoir lu!!!

La suite dans pas longtemps.

Bisous.

D.