Disclaimer: Tout est a JKR
Merci pour les reviews!!!
Bon voila, un nouveau chapitre assez rapidement je dois dire. Je pense qu'écrire tout en regardant un film me motive, celui là a été écrit devant Dracula de Copola, très bon film soit dit en passant... Bref, on n'est pas là pour parler cinéma n'est ce pas donc...
place au chapitre et bonne lecture.
Chapitre 11 : Sarah et François
Severus était dans son laboratoire personnel quand il entendit un bruit provenant de sa salle de classe. Encore un élève là où il ne devait pas être, se réjouit il. Il allait enfin pouvoir passer ses nerfs sur quelqu'un. Lentement, silencieusement, il s'approcha de la porte qui communiquait avec sa salle de classe et l'ouvrit.
Il se glissa silencieusement dans la pièce afin de surprendre l'intrus, mais quand il réalisa qui était cet élève, il se figea. Hermione était assise sur une table, les genoux repliés contre elle et elle sanglotait violemment.
Il ne savait pas quoi faire, il n'avait jamais été dans cette position avant. Comment lui, pouvait il consoler une jeune femme en proie à une crise de larme, mais après tout, n'était il pas son âme sœur ?
Il s'approcha d'elle sans faire un bruit.
- Hermione ?
Bien qu'il ait murmuré, elle sursauta et se tourna vers lui. A ce mouvement, Severus détourna le regard.
Sans tenir compte du geste de Severus, Hermione se leva, pleurant toujours et s'approcha de lui. Il ne bougeait pas, telle une statu, il la laissa approcher.
Quand elle fut près de lui, tendrement, elle prit son visage dans ses mains et le tourna vers elle sans qu'il ne réagisse. Il ne faisait rien, il la laissait mener la danse.
Quand il fut face à elle, il ne pu s'empêcher de la regarder tant l'attirance qu'il éprouvait pour elle était forte. Quand leurs regards se croisèrent, elle su qu'il était parti.
François attendait patiemment Sarah sur la rive de leur lac. Au bout de quelques minutes, il entendit des bruits de sabot s'approchant. Il se retourna afin d'accueillir la jeune femme. Sarah s'approcha de lui, montée sur son propre cheval, tenant deux autres animaux par la bride.
Ils avaient prit une décision, ils devaient partir, s'enfuir loin du père de Sarah. Ils n'étaient plus en sécurité depuis que son père avait découvert l'état dans lequel se trouvait sa fille.
**Flash Back**
Sarah venait de rentrer chez elle après une journée passée avec François. Ils avaient enfin prit une décision pour le bébé. Ils allaient fuir, mais pour l'instant, Sarah devait rester chez elle afin de ne pas éveiller les soupçons de sa famille.
Elle se trouvait dans sa chambre, en sous vêtement, se changeant pour le repas du soir. Alors qu'elle allait enfiler sa robe, son reflet dans le miroir attira son regard. Depuis quelques temps déjà, son ventre s'arrondissait de plus en plus, elle n'arriverait pas à cacher son état bien longtemps. Déjà, sa femme de chambre, la jeune Sophie était au courant. Elle sourit en passant ses mains sur son ventre, quand soudain, la porte de sa chambre s'ouvrit brusquement sur son père.
Il était furieux il s'approcha rapidement de sa fille, la prenant par le bras, il la fit se retourner.
- Qui ! Qui a osé te toucher ? Dis le moi immédiatement !
- Non, père, je vous en supplie.
- Dis le mois, traînée que tu es ! Quel est l'homme qui a posé la main sur toi, dis moi qui il est que j'aille lui faire la peau !
- Non, père, il est hors de question que je vous le dise.
- Très bien, dans ce cas, tu resteras dans cette pièce jusqu'à ce que tu sois décidée à me dire qui c'est.
Sur ces mots, il assena une gifle sur la joue de Sarah et quitta la pièce alors qu'elle s'effondrait sur le sol en pleurant.
Elle était restée plusieurs jours sans sortir de chez elle, recevant chaque jour la visite de son père, lui intimant de lui dire le nom du père de l'enfant qu'elle portait.
La pauvre Sophie ne pouvant plus supporter la détresse de sa maîtresse, avait réussi, alors que le maître de la maison était en visite chez un ami à lui, à faire sortir discrètement la jeune femme ainsi que trois chevaux et des vivres. C'est ainsi que Sarah avait réussi à échapper à son père.
Quand Severus redevint lui-même, il était blanc comme un linge. Hermione le regardait anxieuse, elle ne savait pas ce qui s'était passé, mais visiblement son professeur en avait été ébranlé.
- Quoi, qu'est ce qui s'est passé, qu'avez-vous vu ?
Il ne répondit pas, mais lui fit signe de la suivre. Ils se dirigèrent ensemble vers le fond de la classe, traversant le laboratoire et pénétrèrent dans les appartements de Severus. Il lui fit signe de s'asseoir dans un des fauteuils et prit place dans le second.
- Il l'a découvert, son père, le père de Sarah, il est au courrant qu'elle est enceinte et il veut savoir qui est le père. Mais comme elle n'a pas voulu le lui dire, il l'a giflé et l'a enfermé, mais heureusement, Sophie l'a libéré, ils vont s'enfuir.
Hermione regardait son professeur comme si elle ne l'avait jamais vu, il lui avait raconté ce qu'il avait vu d'une traite, sans même prendre le temps de respirer et d'une façon si décousue qu'elle n'était pas sûre d'avoir tout comprit. Elle était étonnée, lui qui d'habitude était si maître de ses émotions, si froid, si précis. Il semblait perdu.
- Professeur… Professeur s'il vous plait, écoutez moi.
Severus se figea et tourna son attention vers Hermione.
- Je suis allée voir le professeur Dumbledore, je lui ai parlé d'une idée que j'ai eut.
- Miss Je-Sais-Tout, le retour, dit il ironiquement.
Ignorant sa remarque, elle continua.
- Il pense, comme moi d'ailleurs, que si vous allez au bout du souvenir, vous en serez débarrassé.
- En êtes vous sûre ?
- Non, c'est juste une supposition, mais cela ne coûte rien d'essayer.
- A vous, non en effet, ça ne coûte rien, c'est moi qui dois me perdre pour satisfaire votre curiosité. Mais comme nous n'avons pas d'autres solutions, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre.
Sur ces mots, il plongea son regard dans celui d'Hermione.
François faisait les cent pas devant une porte, il se trouvait dans un couvent du nord de la France, Sarah était entrain d'accoucher dans la pièce voisine et il ne pouvait tenir en place. Les cris qui émanaient de la pièce où se trouvait Sarah le mettaient au supplice, il ne voulait pas qu'elle affronte cette épreuve seule, mais les sœurs n'avaient pas voulu qu'il reste.
Au bout de deux heures, alors que les cris avaient enfin cessés, la porte s'ouvrit sur une vieille femme tenant tendrement l'enfant de François.
- Vous avez un petit garçon, monsieur, félicitation.
Elle lui tendit l'enfant alors que François n'arrivait toujours pas à réaliser qu'il était père. Elle lui fit un sourire encourageant quand il prit son fils dans ses bras, un grand sourire aux lèvres.
- Et Sarah, comment va-t-elle ?
La vieille femme se rembrunie à cette question.
- Elle… L'accouchement a été long et pénible pour elle. Elle… elle n'a pas survécu. Je suis désolé, vous pouvez rester aussi longtemps que vous le voulez parmi nous. Nous vous protègerons de son père.
François releva la tête, le visage ravagé par les larmes, il ne leur avait jamais dit pour le père de Sarah, il avait présenté la jeune femme comme son épouse, mais visiblement, les sœurs de ce couvent étaient plus perspicaces qu'il ne l'aurait cru.
Comme un automate, il se leva, fit un signe de tête à la femme et entra dans la chambre de Sarah. Il devait la voir, il ne pouvait croire qu'elle l'avait abandonné, seul avec leur enfant, leur fils.
Une fois près du lit, il s'installa à ses côtés, leur fils dans les bras, sur les draps souillés et pleura. Les sœurs lui laissèrent une heure afin qu'il fasse son deuil puis, prirent l'enfant et le père afin que tous deux se reposent.
Sarah fut inhumée le lendemain dans le petit cimetière du couvent.
François avait baptisé leur fils Henry, respectant ainsi le dernier souhait de sa compagne.
Ils restèrent au couvent deux mois de plus, les sœurs tinrent leur promesse et jamais le père de Sarah ne les retrouva. Au bout de deux mois, François avait réussi à reprendre pied dans la vie, Henry était devenu le centre de son univers et il savait pertinemment que tant qu'il resterait en France, ils ne pourraient vivre libre et heureux ensemble.
Pour cette raison, ils quittèrent leur havre de paix et s'embarquèrent pour l'Angleterre à bord d'un bateau appartenant à l'ordre dont dépendait le couvent qui avait vu la naissance de son fils et la mort de l'amour de sa vie.
La sensation des larmes coulant sur son visage fit revenir Severus à la réalité.
Voila, c'est fini. Chapitre riche en émotion.
J'espère que vous avez apprécié.
Bisous.
D.
