Petite devinette en fin de chapitre...
Note:
Un immense merci à tous mes lecteurs et mes revieweurs, mention spéciale à molly59 (auteur que j'aime énormément)et Càtia (qui m'encourage vraiment).
Pour répondre à Clio, en effet la lettre a accroché Draco et il y répondra...dans le prochain chapitre!
Pour rassurer CherryMiu, elle n'est pas la seule à ne pas aimer voir un Draco dominé xD.
Merci également à Lilas, ton commentaire m'a fait très plaisir!
En espérant que vous ne me lyncherez pas une fois ce chapitre terminé...
Une review pour me récompenser de ce (ô combien) dur labeur?
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Cho Chang conservait d'ordinaire un calme olympien en toutes circonstances. Même lorsque son père l'avait surprise en train de se livrer à des activités « pratiques » avec Joshua Heartman, ou que la caissière du Sainsbury lui parlait en détachant bien les syllabes, comme si elle était demeurée, ou encore quand son professeur de piano l'obligeait à recommencer ses gammes pour la quarantième fois d'affilée.
La belle asiatique demeurait impassible, dominant ses émotions à la perfection. Ce n'était pas pour rien qu'elle était fille de diplomate!
Mais une personne pouvait désormais se targuer d'avoir fait sortir Cho de ses gonds.
Lily Potter était passée « dire bonjour » à Mrs Chang après le travail. La conversation ne s'était pas éternisée, les deux femmes n'étant pas très proches, mais Cho n'avait pas tardé à comprendre que la visite de Mrs Potter avait un but bien précis lorsque cette dernière l'avait interceptée dans l'escalier:
-Alors Cho, comment ça va? C'est fou ce que tu as grandi! Quel âge ça te fait, quinze ans? Avait demandé Lily avec un sourire qui se voulait avenant.
-Dix sept ans, Madame. Avait répondu la chinoise en réprimant une grimace. Elle détestait qu'on la croie plus jeune, d'autant que Mrs Potter savait pertinemment qu'elle était dans la même classe que son fils...
-Mon Dieu, dix sept ans déjà! Tu es en terminale, non?
-En TS4, comme Harry. Avait précisé Cho en remettant en place une longue mèche noire et lisse qui avait tendance à lui obscurcir la vision.
-Oui, oui, bien sûr, je suis bête. Avait gloussé Lily. Et bien figure toi que ça tombe bien, parce que je voulais justement te parler de lui!
Celle là, Cho ne l'avait ab-so-lu-ment pas vue venir...
-C'est à dire?
Lily avait perdu son sourire sucré et semblait à présent sévère:
-Il me semble que vous êtes...proches, non?
-Pas vraiment. Avait répliqué Cho en haussant les épaules. Nous discutons de temps en temps, mais ça s'arrête là.
-J'avais pourtant l'impression que mon fils vous aimait beaucoup...
L'asiatique avait levé une main péremptoire:
-Madame, je crois vraiment que vous ne devriez pas intervenir dans ce genre d'affaires. Même si vous faites ça parce que vous aimez Harry. Ce n'est pas lui rendre service, vous savez.
-Merci de tes conseils, mais je pense savoir ce qui rend service ou pas à Harry. Avait coupé Lily, dont le visage n'avait plus rien d'aimable. En l'occurence, je voudrais savoir ce qui fait qu'un garçon aussi adorable que mon fils ne soit pas digne de ton attention.
Cho hésitait entre éclater de rire et se mettre en colère. Visiblement, Mrs Potter n'avait toujours aucune idée des préférences sexuelles de son fils...
-Ecoutez, Mrs Potter, Harry est quelqu'un de bien. Je le pense vraiment. Mais je ne peux pas me forcer à tomber amoureuse de lui, vous comprenez?
-Quelle importance que tu sois amoureuse, du moment que lui l'est! Il te traitera très bien, tu sais, il t'aime à un point que tu ne peux pas imaginer...
Cho avait plissé les lèvres:
-C'est vraiment gentil de vous faire autant de souci pour votre fils, mais c'est un grand garçon maintenant. D'ailleurs, vous n'êtes pas la seule à avoir besoin de le comprendre. Tout le monde essaie toujours de le protéger de tout...Vous ne pourrez pas éternellement être derrière lui, Mrs Potter, avec tout le respect que je vous dois.
Ses grands yeux verts brillant de rage contenue, Lily avait rapidement trouvé une excuse pour prendre congé.
Mais pour qui se prenait donc cette gamine?!
Qui était-elle pour refuser l'amour de Harry?!
Et comment osait-elle la critiquer?! Elle était mère depuis dix sept ans, bon sang!
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Il y a des jours où on sent qu'on aurait mieux fait de rester sous la couette.
Comme aujourd'hui, par exemple.
Primo, ma mère me regarde d'un air apitoyé depuis hier soir et a même proposé de m'acheter une Audi pour Noël. Quand on sait qu'elle passe la moitié de son temps à prêcher (dans le désert, jamais mon père ne renoncera à sa ML) pour le vélo et les transports en commun, il y a de quoi s'inquiéter...
Deuzio, sitôt un pied posé à St John je me suis retrouvé dans l'oeil d'un cyclone baptisé Cho Chang. Apparemment, l'auteuse de mes jours est passée par là...
-POTTER!
-...
-Qu'est-ce que c'est que cette histoire avec ta mère?!
-Ma mère? Ai-je répété bêtement.
Cho a poussé un cri à mi chemin entre l'homme et le loup. J'avais oublié que sa voix était si atrocement suraïgue quand elle était de mauvais poil...
En résumé, ma chère maman a demandé au sois-disant amour de ma vie les raisons qui la poussaient à me rejeter sans arrêt. Cho m'a couvert, Dieu merci, j'irai mettre un cierge à la Vierge à la première occas'. Quoique les homosexuels sont automatiquement excommuniés, non?
Tertio, et c'est sans doute le pire, un Ron désespéré m'a littéralement sauté dessus. D'après ce que j'ai cru comprendre, Hermione a pété un plomb et l'a envoyé paître après qu'il ait passé une heure au téléphone avec Lavande alors qu'elle tentait de le joindre.
Durant toute la journée, ma meilleure amie a envoyé à celui qui était maintenant son ex petit copain des regards aussi doux que de l'acide sulfurique. J'ai bien tenté de jouer les intermédiaires, mais elle m'a envoyé sur les roses en disant que quand on se trouvait dans ma situation, on ne venait pas donner de leçons aux autres.
J'ai donc préféré opérer une retraite stratégique à la bibliothèque municipale, endroit où j'étais sûr que Ron ne viendrait pas me chercher.
En feuilletant sans vraiment le voir un bouquin de Stephen King, je me suis souvenu de celui qui était devenu Malefoy dans mon lexique. King est le maître de l'horreur, je vous laisse faire le parallèle...
Il n'avait pas répondu à ma lettre, ce qui ne m'étonnait guère. Non, disons plutôt que j'étais...Frustré? Déçu? Aussitôt, je me suis traité d'imbécile. Qu'avais-je donc à attendre après ce type?
Je suis rentré chez moi en passant par les petites rues. Il faisait beau et j'avais récupéré le sourire. Au repas, j'ai joué la comédie de l'amoureux éconduit qui souffre avec courage. Inutile que ma mère pense que j'ai retrouvé le moral d'ici Noël...
Mais je repense aussi à ce que Cho m'a dit. Elle ne me couvrira pas éternellement.
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Comment est-ce qu'il s'appelle, déjà? Julian, ou un truc dans le genre...
Une question en entraînant logiquement une autre, j'en viens à me demander ce qu'un type dont je ne me rappelle pas le prénom fout dans mon pieu.
Les draps sont sales. Il a éjaculé à plusieurs reprises. Maintenant, il dort à poings fermés.
Il est sans doute presque beau après trois ou quatre verres...
Repéré au Bashtang, entre deux gonzesses complètement tartes. Je suis sûr que je n'ai même pas les moyens de me payer ses fringues de plouc. En tout cas, il avait l'air de vraiment vouloir que je le baise comme une pute. Chacun sa merde.
Je te l'ai enfilé rapide. En fait, je n'aurais même pas dû le ramener dans ma chambre, et encore moins le laisser s'endormir.
Je le secoue vigoureusement. Il grogne. Je le secoue plus fort. Il daigne soulever une paupière:
-'Squisspasse?
-Dégage.
L'importun éjecté, je file sous la douche. Il faut que je pense à répondre à mon petit pote Potter.
Maman râlera sans doute à cause du prix du timbre (eh oui, il n'y a pas de petites économies chez nous) mais si je lui explique que j'écris à un ami anglais, elle sera toute contente. Après tout, l'espoir meurt toujours en dernier...
Sous le jet tiède, mes mains s'affairent à me redonner toute ma propreté. Je dirais presque ma pureté. Je me sens toujours sale, après la baise. Il faut dire qu'il n'y a rien de plus dégoûtant que du sperme, que ce soit le mien ou celui d'un autre. Même avec les filles, je suis écoeuré de moi-même. Au fond, nous ne sommes que des gros tas de chair esclaves de leurs instincts. Face à un corps qui se déshabille, la raison s'envole.
Il s'était pas planté, ce vieil obsédé de Freud, avec toutes ses théories sur le sexe...
Après avoir une fois de plus procédé à mon petit « rituel », j'enroule une serviette autour de mes hanches. Le contact rêche du tissu associé à la fraîcheur de l'air ambiant, bien que nous ne soyons qu'en octobre, me fait frissonner.
Je croise mon reflet dans la glace. J'ai les yeux complètement explosés, cernés de pourpre, et mon teint est encore plus blanc que d'habitude. Mes cheveux, plaqués en arrière en quelques coups de peigne vigoureux, soulignent les contours anguleux de mon visage. Je ne m'étais pas rendu compte que j'avais maigri à ce point...
Flippant.
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Mon amour.
Dire ça en parlant de toi, ça fait tout drôle.
Tu m'as appris tellement de choses.
La patience, entre autres.
Des mois, des années de patience.
J'ai tellement peur que tu t'envoles.
Que ces bras qui se tendent vers toi te retiennent pour de bon...
Je me sais pathétique, et crois moi je l'assume.
Je n'ai pas vraiment le choix, de toutes manières.
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-RONALD WEASLEY!!
Ce cri passerait pour un hurlement de rage pour quiconque ne connaîtrait pas Hermione Granger comme je la connais.
L'ensemble de la classe soupire de soulagement en voyant ma meilleure amie se jeter sur l'objet de ses convoitises et l'embrasser goulûment.
Visiblement, il s'est fait pardonner.
Elle lui chuchote des paroles que je ne parviens pas à entendre, mais le sourire béat qui illumine le visage de mon presque frère est un décodeur à lui tout seul.
Nos deux tourtereaux sont rabibochés. J'éclate d'un grand rire joyeux, et la vue de Benjamin Tweeney adossé au mur d'en face accentue encore mon bonheur.
-Hey, salut!
-Harry!
Il semble heureux de me voir. Ses dents brillent. Mystère de son dernier « à plus » résolu!
-On mange ensemble?
-Avec plaisir.
Tandis qu'il me précède dans les escaliers, je repense à cette enveloppe que je n'ai toujours pas ouverte et qui attend patiemment sur ma table de chevet depuis deux semaines.
La réponse de Malefoy.
Benjamin s'avère être de compagnie agréable. Nous discutons de tout et de rien pendant une heure, devant nos plateaux vides. Il m'appelle Ry, surnom réservé d'ordinaire à mes amis proches, sitôt le plat principal terminé. Mais ça ne me gêne pas, je me sens bien avec lui.
En regagnant nos salles de cours respectives, je sens son regard errer sur moi. Je baisse la tête, mes mèches indisciplinées faisant tout leur possible pour dissimuler mon rougissement. Je ne suis jamais très à l'aise quand on me fixe de la sorte...
-Harry?
Il prononce mon prénom à voix très basse, comme s'il risquait de lui échapper s'il le disait trop fort.
-Oui?
-Tu sais, je...
-Oui?
Je lève les yeux vers lui, prenant soudain conscience que nous sommes seuls dans le couloir, la plupart des élèves étant déjà rentrés en classe. Il semble gêné, son regard fuit le mien:
-Je crois que je t'aime bien.
Les battements de mon coeur s'affolent d'angoisse...mais pas seulement, tandis qu'il se penche doucement sur mes lèvres.
Notre premier baiser a un goût mentholé.
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A votre avis, qui est le « je » du paragraphe en italique?
