Je me réveilla, de nouveau, dans les bras de mon bel ange au étoile couleur émeraude et malgré le bonheur que la situation me procurait, je sentais que quelque chose n'allait pas. Je sentais que quelque chose était caché et étrangement je préférais qu'il en reste ainsi. Je profita du sommeil qu'il s'offrait pour déposer un léger baiser sur sa joue, humectant son parfum exquis à mon nez et m'aperçu que les commissures de ses lèvres frémissaient. Je cru alors qu'il avait un beau rêve et tenta de me soulever pour le laisser en profiter, légèrement piteuse de savoir que je n'en faisais assurément pas partie. Pourtant deux mains douces se posèrent sur mon dos et me tirèrent plus près encore de lui que je ne l'étais déjà.
-Mmm…
Je compris alors qu'il rêvait. Dommage.
-Reste encore un peu…Plus près…encore…encore…M'oui….
Drôle de rêve…
-embrasse-moi encore…comme avant…
Je ne su trop pourquoi mais son ton suppliant me fit fondre et je l'embrassa, juste à la commissure de ses lèvres, et de son côté il me surpris tout autant quand je sentis sa tête se tourner brusquement et ses lèvres dévorer les miennes. Une de ses mains se posa sur ma tête l'autre frottant mes hanches, mon bassin, le creux de mes reins, envoyant des flammes partout où il posa les doigts. J'agrippa alors sa tête, glissant mes doigts dans ses cheveux et rendis les armes. Tout étaie magique à partir du moment où il resterait avec moi, son torse contre ma poitrine, sa respiration chaude au creux de ma nuque. Je savais pourtant qu'il n'y resterait pas longtemps et une vibration me le prouva bientôt.
-Arrrg!
Il me regarda longuement, attendant sans doute mon consentement et malgré mon irritation j'hochai la tête pour lui montré mon approbation.
Il décrocha sèchement et d'un visage irrité, contrarié et peu amène se colla une expression apeurée, paniqué et complètement démoli. Je ne compris pas pourquoi.
-Oui…oui…j'arrive…Bye…
Il raccrocha, me regarda longuement et avec un soupir résigner commença à ce rhabiller. J'étais légèrement estomaqué mais d'avantage désappointé de le voir si vite s'en aller.
-Qu'es-ce…Qu'es-ce qu'il y à?
Seulement prononcer ses quelques mots me paru pénible, la peur au ventre d'un ouragan m'attaquant. Il me sourit, déposant un doux baiser sur mes lèvres et dit d'une voir sans humour
-Les douze coups de nuit ont sonné pour moi.
-Ah…
-Ne sois pas trop triste surtout…
-ha ha ha
-non sans blague, tu…
-J'ai…?
-Tu m'as fais revivre, plus que je ne l'étais avant.
-Tant mieux pour toi.
-tu regrette?
-bien sur que non!
Le rouge me monta au joue quand je vis un large sourire sur ses lèvres. Ça lui plaisait de voir à quel point je n'aimais pas le revirement de la situation.
-As toi oui?
-Non. Sans aucun doute beaucoup moins qu'a toi.
-Impossible.
-Si si, je le jure sur ce que tu voudras.
-Non.
-Tu es têtu toi hein?
Il sourit de bon cœur et déposa un baiser sur mon front, s'y attardant plus que de coutume et glissa son front pour qu'il soit appuyer au mien, son nez effleurant le mien et ses yeux transperçant les miens. Je ne sais pas trop ce qu'il me prit mais, avec tout mon accord, je lui sauta au lèvre. Il sembla légèrement surpris mais il y répondit avec autant d'ardeur que j'en avais installer moi-même.
-Pourquoi dois-tu partir?, lui murmurais-je à l'oreille, près de pleurer.
-ses yeux vont me manquer, le plus beau brun chocolat que j'aurai vu dans ma vie. Et ses rougeurs là aussi.
Il effleura mes joues du bout des doigts et me sourit, un sourire qui me déchira jusqu'au plus profond de mon être. Je du avoir l'air près de l'agonie puisque qu'il essuya mes joues où quelques larmes me trahissait.
-Shhh ne pleure pas, je t'en prie…
-Je-je-je ne p-pleure pas…
Il appuya de nouveau son nez contre le mien et m'embrassa de nouveau, une soudaine ferveur nous déchirant autant l'un que l'autre. Il y avait quelque chose de paniquant dans ce baiser, une urgence qui m'était inconnu, tout ce que nous savions, et je ne savais pas pourquoi, était que nous ne nous reverrions sans doute jamais. Il me chuchota la dernière chose qu'il aurait fallu dire
-Ne m'oublie pas, mi bello ánge. (Mon bel ange)
Ayant euespagnol comme option au secondaire je pu comprendre et lui répondre, gauchement, moi aussi.
-Te quiero para siempre, hasta el infierno (je t'aime à jamais, jusqu'en enfer.)
-Ne dis jamais ça, tu es bien trop merveilleuse pour finir là-bas.
Je rougis de nouveau et dans un mélange de larmes et de baiser, il me quitta. Il ne se retourna pas, et autant que ce geste me déchira j'en fus reconnaissante à la fois. Je ne l'oublierais sans doute jamais, un tel ange, une telle perfection ne m'aurait jamais été accordée normalement. Son expéditeur avait dû se tromper sur le destinataire ou bien mon ange s'était égaré jusque dans mes bras, dans mon cœur. Nunca olvidaré…
