My strangest birthday.
Inspiré du film Family man.
Musique conseillée: RED – Breath into me
Chapitre n°1 : Belettes, Malfoyries et lendemain incertain.
Firtz lui trottait toujours dans la tête quand Hermione lui annonça qu'ils étaient invités chez les Weasley ce jour-là. Il s'habilla sans vraiment y prêter attention, dans le vague. Toutes ses pensées étaient, à cet instant, centrées sur Adam Firtz, tant et si bien qu'Harry n'aurait pas été surpris de le voir apparaître instantanément devant lui. Par Merlin, qu'est ce que le Ministre avait bien pu lui faire ? Le fait que lui, Harry Potter, avait remonté le temps était bien évident mais ce n'était pas cela qui le laissait perplexe. En fait, il se demandait comment Adam était capable d'un prodigue que Dumbledore lui-même aurait été incapable de réaliser, changer la réalité d'une personne, l'emmener dans, ce que lui pensait être, un monde parallèle. Improbable. Impensable. Inconcevable. Et pourtant, le monde si inconnu et en même temps si familier où il se trouvait à ce moment le perturbait mais aussi le fascinait. Il se doutait qu'Adam devait bien être là, quelque part. Il espérait l'y rencontrer afin de lui poser quelques questions.
Le Terrier n'avait pas changé en 13 ans.
N'oublie pas qu'ici très peu de temps à du se passer depuis ta dernière visite.
Harry crevait de peur. Comment cette « rencontre » allait-elle se passait ? Paradoxalement, il savait qu'il n'avait pas à la craindre. Il n'avait jamais abandonné les Weasley ici, ils seraient sûrement plus qu'heureux de le voir. Il soupira pour se détendre. Une main se glissa dans la sienne, il eut un sursaut de surprise. Il avait presque oublié la présence d'Hermione à ses côtés. Elle lui envoya un doux sourire. Son estomac fit un looping digne d'une montagne russe. La culpabilité l'envahie.
Contrôle toi un peu bon sang, tu l'as oublié, tu l'as abandonné au milieu de cette boucherie il y a 13 ans. C'est ta meilleure amie ! Et tu n'es pas son Harry !
Lui rendant un sourire crispé, Harry s'avança d'un pas maladroit vers le Terrier.
A peine son poing eût-il frappé à la porte que Mrs Weasley ouvrait la porte d'un mouvement brusque. Sans un mot elle le prit dans ses bras et le serra contre elle avec une force insoupçonnée. Harry ne lui rendit pas tout de suite son étreinte, trop ému pour faire quoique se soit. Une boule se forma au fond de sa gorge.
« Joyeux anniversaire mon chéri »
Il ne put retenir un sanglot. Il serra Mrs Weasley comme si sa vie en dépendait. Les larmes coulaient librement sur ses joues alors que les deux femmes se regardaient avec incompréhension. Mrs Weasley se décolla de lui mais garda ses mains sur ses épaules. Harry ne savait quoi dire, les larmes venaient et il lui était impossible de les arrêter. Il les avait abandonnés, elle et Mr Weasley, les jumeaux, Ginny et surtout Ron. Son désir égoïste de vivre sa vie l'avait privé d'un amour qu'il savait à présent aussi fort que celui que ses parents lui avaient donné. Mrs Weasley l'observait toujours, le regard tendre. Pour la première fois depuis 13 ans, il fit une chose sans réfléchir. Ses bras se levèrent tous seuls et il serra à son tour la femme rousse contre lui.
« Je suis désolé Mrs Weasley. »
Ca avait un murmure, presque inaudible, et pourtant les bras de Mrs Weasley se resserrèrent plus encore, si c'était possible, autour de lui, imperceptiblement. Il se doutait bien qu'elle n'avait pas vraiment compris ce qu'il voulait dire, mais elle sentait que le moment était important. Elle ne poserait pas de questions. Harry se dégagea lentement de l'étreinte maternelle où il se trouvait et s'essuya les yeux. Pour la rassurer il lui envoyer un sourire éclatant.
Mon seul vrai sourire depuis 13 ans.
Mais même cette pensée amère n'entacha pas sa nouvelle bonne humeur. Ses « retrouvailles » avec Ron furent des plus agréables, Ginny lui lançait sans cesse de gentilles taquineries, Fred et Georges, les inséparables jumeaux, lui montraient leurs dernières farces et attrapes et Mr Weasley le serra même dans ses bras. Rien ne pouvait aller mieux pour Harry.
Toute la famille Weasley s'était réunie pour fêter son dix-huitième anniversaire. Mrs Weasley arriva rayonnante pour leur annoncer qu'ils attendaient encore quelques invités. Près d'une heure après, la cuisine du Terrier était devenue trop étroite et tous durent se diriger vers le jardin. Puis Ron pesta pour la centième fois.
« Il pourrait se dépêcher au moins. »
Harry se demanda de qu'il parlait mais il ne mit pas longtemps à comprendre quand une voix traînante et un sourire joyeux lui annoncèrent l'arrivée de Drago Malfoy. Malgré son attitude nonchalante, le blond lui souriait sincèrement.
« Joyeux anniv' le balafré »
Harry le serra dans ses bras, heureux de revoir celui qui était devenu, au fil des années, l'un de ses plus proches amis.
« Mais c'est quoi ce truc ? Tu lui as acheté un château ou quoi ? »
Ron n'avait pu s'en empêcher. En effet, Harry n'avait pas encore remarqué, l'énorme, que dis-je, l'immense paquet qui suivait Drago comme son ombre. Le blond sourit narquoisement au rouquin.
« Non la belette, ce truc, comme tu le dis, c'est ce que moi j'appelle un cadeau »
Ron lui fit les yeux ronds. Harry souriait de toute ses dents, Drago avait toujours eut la fâcheuse habitude de faire des cadeaux disproportionnés. Le présent était deux fois plus large qu'Hagrid et faisait, en hauteur, la moitié de celle du Terrier. Harry soupçonna le Serpentard de lui avoir réellement payé un Magicobus.
A moins que ce ne soit un dragon …
Cette pensée le fit sourire. Drago et Ron s'échangeaient encore des piques taquines quand Mrs Weasley arriva suivit d'une multitude de plats. Tous s'installèrent gaiement à la grande table installée au milieu du jardin. Harry observa chacune des personnes qui étaient autour de lui. Toutes souriaient et riaient.
Comme si les horreurs qui, ici, datent d'un an n'existent pas. Ainsi j'ai été le seul à me morfondre sur mon sort alors que tout le monde fêtait la mort de Voldemort et honorait les morts.
La honte l'envahit et il se sentit misérable. Et égoïste. La main d'Hermione sur son genou et le souffle dans son oreille le ramena à la réalité. Elle lui murmura doucement :
« Qu'est qu'il t'arrive Harry ? Je ne te reconnais pas. »
Il tourna son regard vers elle, elle semblait vraiment inquiète. Harry se perdit dans ces yeux noisette. Il n'avait jamais eut le temps de les observer réellement. L'iris noir nageait au milieu d'une mer de teinte allant du marron clair au doré. Il se dit que jamais, au grand jamais, il n'avait vu d'aussi beaux yeux chez une femme. Son regard se fit insistant et il lui répondit, mentant à moitié :
« Rien, tout va bien Hermione »
L'appellation la fit tiqué, mais si elle était déçue, elle n'en montra rien du reste de la journée. Mr Weasley tapa dans ses mains pour attirer l'attention. Les conversations se dissipèrent peu à peu.
« Je crois qu'il est temps pour Harry d'ouvrir ses cadeaux. »
Et il ne se fit pas prier. A peine Mr Weasley eut-il finit sa phrase qu'il s'était déjà précipité vers l'immense pile de cadeaux. Depuis combien de temps n'avait-il pas eu un vrai cadeau ?
13 ans …
Tout revenait à cette date. A cet instant fatidique où il avait fait un choix décisif. Regrettait-il ce choix ? Pour l'instant il n'aurait su le dire. Il voyait autant d'avantages dans sa vie comme dans celle de son « double » d'ici. Chassant ces pensées de son esprit, il entreprit d'ouvrir les différents paquets face à lui. Il reçut bien des cadeaux, des livres concernant les sorts avancés aux billets pour des matchs de Quidditch mais seuls deux retinrent réellement son attention. Celui de Drago, qui s'avérait être une tente-château pour quinze sorciers (Ron n'était finalement pas si loin de la vérité), ainsi qu'un petit paquet en papier bleu-roi où un « Harry » était écrit malhabilement. L'auror observa tour à tour les invités, essayant de savoir qui avait bien pu lui faire ce présent, mais aucun ne semblait reconnaître le paquet qui reposait au fond de sa main. Tournant le dos à la foule qui l'entourait, il entreprit d'ouvrir le cadeau, espérant découvrir qui avait bien pu lui offrir. Le papier bleu renfermait un écrin ainsi qu'un mot, plié en quatre, et écrit à la hâte à voir l'écriture tremblante.
Harry,
Si tu lis cette lettre, c'est que je n'ai jamais pu te donner en main propre ce que contient cet écrin et donc que quelque chose m'est arrivé. J'espère que tu ne m'en voudras pas trop de pouvoir profiter de tes parents avant toi, mais il vaut mieux que ce soit moi que toi. Je sais aussi que si tu lis ce message c'est que tu auras trouvé quelqu'un qui, à tes yeux, compte autant que Lily pouvait compter pour James. Je ne saurais probablement jamais qui c'est, mais je sais que tu auras fait le bon choix et je sais que Remus ne te donnera pas ce paquet à la légère. J'espère que lui aussi se porte bien et qu'il prend soin de toi.
Cet écrin, Harry, contient la bague de fiançailles de tes parents, ils ont souhaité, sachant qu'ils étaient menacés que je la garde et que je te la remette le moment venu si quelque chose leur arrivait. Tu vois, même dans la mort je tiens mes promesses.
Harry, je ne te demanderais qu'une chose, sois heureux. Marie toi, fonde une famille et vis, tout simplement. Fait ce que James, Lily et moi n'avons pu faire pleinement.
Nous t'aimerons toujours quelques soit les choix que tu fasses.
Prends soin de toi.
Sirius.
Les larmes roulaient, pour la seconde fois de la journée, librement sur les joues d'Harry. Il rangea rapidement le mot et l'écrin dans sa poche, essuya ces larmes et chercha Remus dans la foule. Il n'y était pas.
Aurais-tu oublié qu'il est un de ceux à avoir succombé ce jour-là …
Son cœur rata un battement à cette pensée. Mais alors qui ? Il remarqua enfin celui qui manquait dans la foule. Le sourire narquois et les cheveux platine de Drago n'étaient nulle part. Harry comprit, il le remercierait en temps voulu. Il constata, dans le même temps, que tout le monde le fixait de façon étrange. Il leur fit un grand sourire sincère :
« Et bien, si on continuait à ouvrir ces cadeaux ?! »
Des éclats de rires et des sourires suivirent immédiatement sa phrase. Il avait pourtant eu le temps de voir qu'Hermione n'était plus là.
Sa fin de journée se passa dans le plus grand calme, après avoir remercié chaque invité d'être venu, il serra une nouvelle fois Mr et Mrs Weasley, Ginny et Ron contre lui. Après une dernière boutade de Fred et Georges, il fit un sourire à Hermione et tous deux transplanèrent vers leur foyer après un dernier signe de main aux Weasley. La jeune femme était revenue un peu plus tôt, prétextant une envie soudaine de se reposer. Harry n'avait pas insisté, elle lui dirait tout en temps voulu. Il ne lui avait pas non plus parlé de l'écrin ni du mot. Il considérait que cette partie de son anniversaire était secrète, trop personnelle pour être partagée avec sa meilleure amie.
Qui est en couple avec toi dans ce monde je te rappelle.
Il renvoya sa conscience dans un coin obscur de son esprit et alla rapidement dans sa chambre, pressé de s'endormir. Une pensée sordide lui traversa l'esprit :
Et si tu ne te retrouves pas chez toi, qu'est ce que tu fais ?
La peur lui empoigna le ventre, il n'avait pas vraiment envie de rester dans ce monde, il trompait sa meilleure amie, jouait avec son cœur, il n'était pas son Harry, celui qu'elle aimait, celui de 18 ans. Il était une tout autre personne qui avait tourné la page et qui n'était pas près d'y revenir. Alors qu'Hermione s'allongeait à côté de lui et l'embrassait passionnément, il espéra fugacement que lorsqu'il se réveillerait tout serait redevenu normal.
Désolée pour le retard, j'espère que le chapitre vous a plu, je pense en publier un par semaine ou toute les deux semaines, tout dépendra de mes horaires de travail et de code xD !
Je sais qu'Hermione n'était pas très présente dans ce chapitre, mais celui-ci était pour bien présenter comme Harry se sentait dans ce monde et vis-à-vis des Weasley. Elle sera beaucoup plus présente dans les prochains chapitres. Je vous le promets ;) !
Voilà, si vous avez aimé vous savez ce qui vous reste à faire, le bouton bleu en bas xD !
Zoubi!
P.S. : J'aurais besoin d'un béta et d'un correcteur, envoyer moi un MP si vous êtes intéressé.
