Bonsoir tout le monde. Il est exactement 00h15 au moment où je tape ces quelques lignes.
Avec un peu de retard, je poste ce nouveau chap.
Malheureusement je n'ai pas le temps de répondre individuellement à vos nombreuses reviews, mais sachez qu'elles m'ont fait plaisir.
Juste un petit mot à l'intention de Edwige. Je ne sais pas si tu avais lu la note qui accompagnait le premier chap. j'avais prévenu qu'il s'agissait d'un univers alternatif, d'où la présence d'Hermione au temps des Maraudeurs. Si tu n'as pas lu la note, ce n'est pas grave, je le redis. Bisous.
Titre : Chasseuse de Vampires
Auteur : Darky Angel (anciennement Lumiere d'Earendil)
Rating : T (anciennement PG13)
Paring : Ah ah ah mystère je vous le laisse découvrir !
Bêta : Auclerc qui a eu la patience de lire ce chap et de le corriger entièrement. Bisous à toi.
NDA: Il s'agit d'un Univers Alternatif (UA) d'où la présennce d'Hermione au temps des Maraudeurs
Voilà tout à été dit, maintenant je vous laisse le découvrir. Bisous à tous.
Chap2: Disparue
Le lendemain matin comme à son habitude, Hermione descendit dans la grande salle pour y prendre son petit déjeuner en compagnie des autres élèves de Gryffondor.
En entrant dans la grande salle, un bref coup d'œil à la table des Serpentards lui permit de constater que son amour était là.
A ce moment, il leva la tête et la vit. Il lui adressa un imperceptible mouvement de tête auquel elle répondit par un léger sourire.
Personne ne se rendit compte de leur échange, si ce n'est qu'à la table des professeurs, Dumbledore qui observait toute la salle, les regarda l'un après l'autre durant leur échange, et sourit de contentement. Décidément rien n'échappait à Dumbledore qui savait absolument tout ce qui se passait dans son école. Il se réjouit intérieurement pour ces deux-là. L'air de rien il continua son inspection de la salle avant d'entamer une discussion avec Mac Gonagall.
Hermione rejoignit la table des Gryffondors et s'y assit aux côtés d'une jeune fille aux cheveux roux et aux yeux vert émeraude légèrement en amande.
« Bonjour Mione ! »
«Bonjour Lily. Alors tu vas rester pour les vacances de Noël ? Dumbledore nous a dit hier soir qu'il y aurait un bal ! »
« Bien sûr ! Enfin si Monsieur se décide à me le demander. Et toi ? »
« Je ne sais pas encore. J'aimerais bien y assister, mais il faut que l'on m'invite, je n'ai pas trop envie d'y aller seule. »
« Je ne me fais pas de soucis pour ça. Je te parie que plusieurs garçons vont se bousculer rien que pour t'inviter ! »
« Mouais » fit Hermione la mine dubitative.
« Allez ne t'en fais pas »
C'est le moment que choisirent les Maraudeurs pour entrer dans la grande salle. James et Sirius les premiers, un sourire, qui ne présageait rien de bon, flottait sur leurs lèvres ; suivis de près par Remus et Peter (J'suis vraiment obligée de le mettre ? mouais car je vais en avoir en avoir besoin beaucoup plus tard) Ils vinrent s'installer à la table des lions, en face et à côté des deux filles.
« Salut mes beautés » les salua Sirius un sourire charmeur aux lèvres
« Salut Lily Jolie, salut belle Hermione » sourit James
« Bonjour les filles » dit à son tour Remus
« Salut les filles » couina Peter
« Salut les garçons » répondit Lily en fixant James assit en face d'elle
« Bonjour les garçons » répondit à son tour Hermione
« Alors les filles, vous restez au château pour les vacances ? » demanda Sirius avec aux lèvres un sourire qui se voulait ravageur.
« À priori oui ! » répondit Lily pour elle ainsi que pour Hermione.
« Et vous avez déjà vos cavaliers ? » s'enquit à son tour James, tout en dévorant du regard sa belle Lily.
« Pour tout vous avouer, personne n'est encore venu nous le demander » répondit Lily en dévisageant James.
« Lily, me ferais-tu l'immense plaisir de m'honorer de ta présence au bal ? » demanda James comme s'il récitait une réplique apprise par cœur pour l'occasion.
« Bien sûr idiot » rigola Lily.
« Et toi Mione ? »
« J'en sais trop rien. Pour l'instant on ne peut pas dire qu'il y a une foule de prétendant à ma porte »
« Sauf si nous savons qui, vient t'inviter pour le bal » lui glissa Remus à l'oreille.
Hermione rougit légèrement au sous-entendu du lycanthrope sachant pertinemment qu'il savait pour elle et Severus, pour les avoir un soir surpris au détour d'un couloir, Hermione dans les bras de Severus. Compréhensif, il n'avait rien dit à personne. Il gardait jalousement son secret, tout comme elle de son côté gardait également jalousement son secret.
Leur attention fut détournée par des centaines de hiboux qui s'engouffrèrent dans la grande salle.
« Voilà le courrier ! » annonça Sirius.
Les hiboux se dispersèrent dans la salle pour porter le courrier à leurs destinataires respectifs.
Hermione fut plus qu'étonnée de voir un grand hibou marron clair, qui lui était totalement inconnu, se poser devant elle. D'ordinaire, elle ne recevait jamais de courrier de ses parents de cette façon. Elle ne savait pas trop ce que cela pouvait bien vouloir dire.
Remus dut se rendre compte de son appréhension car il lui demanda doucement :
« Mione, tu n'ouvres pas ton courrier ? »
« Hein ?... si si... bien sûr je l'ouvre. »
C'est en tremblant qu'elle décrocha la lettre de la patte du hiboux qui reprit presque aussitôt son envol, sa mission accomplie. Elle ouvrit d'une main fébrile le parchemin. Au fur et à mesure de sa lecture, son visage devint de plus en plus livide.
« Oh Merlin non ! » s'exclama-t-elle d'une voix éteinte en lâchant le parchemin.
Remus qui la regardait fut témoin de son subit changement.
« Mione, ça va pas ? » s'inquiéta-t-il.
La jeune fille releva doucement la tête avant de la tourner vers lui. Ses yeux étaient brillants, nota-t-il alors que son visage était livide. Elle retenait à grande peine les larmes qui menaçaient de couler.
« Mes parents » souffla-t-elle seulement avant de lui tendre le parchemin qu'elle venait de reprendre.
Remus le lut en un temps record, alors que certains mots plus que d'autres lui sautaient aux yeux. Des mots tels que: 'attaque', 'créature', 'sorciers', 'ton père gravement blessé', 'je ne sais ce qu'il convient de faire', 'viens nous en aide le plus rapidement possible ma chérie'.
En un quart de seconde, Remus prit la situation en main. Il se leva en plein milieu du petit déjeuner sous le regard interrogateur de ses amis. Il aida Hermione à se mettre débout, prit le parchemin et sans rien dire à ses amis qui à présent le dévisageaient gravement, s'éloigna en direction de la table des professeurs.
Arrivé devant l'estrade, il se glissa jusqu'au directeur à qui il glissa quelques mots à l'oreille. Le visage du directeur se décomposa à vu d'œil. Pourtant il se reprit bien vite, et hocha la tête en signe d'acquiescement. L'instant d'après, il se tourna vers Mac Gonagall et lui glissait quelques mots.
Tous les deux se levèrent aussitôt pendant que Remus allait chercher Hermione qui était restée au pied de l'estrade. Tous les quatre sortirent par la petite porte sur le côté. Ils longèrent en silence les couloirs du château jusqu'à ce qu'ils parviennent devant une statue représentant un phoenix aux ailes déployées.
Le mot de passe donné, la statue commença à tourner sur elle-même, révélant des escaliers en colimaçon. Dumbledore s'y engagea le premier suivit de près par Remus tenant toujours Hermione par le bras. Le professeur Mac Gonagall fermait la marche.
Arrivés dans le bureau, Dumbledore prit place derrière son bureau alors que les deux étudiants prenaient place sur les deux sièges qui lui faisaient face. Mac Gonagall fit apparaître un troisième siège qui lui permit de s'asseoir de l'autre côté d'Hermione.
Elle posa une main compatissante sur le bras de sa jeune élève.
« Bien. Mes enfants l'heure est grave. Remus pourriez-vous me donner le parchemin ? »
« Oui bien sûr professeur »
Il le lui donna et le directeur l'examina un instant la mine songeuse tout en caressant distraitement sa longue barbe blanche.
« Très bien, je ne vois qu'une seule chose à faire. Hermione je présume que vous souhaitez rentrer chez vos parents maintenant ? »
« Oui professeur, s'il vous plait. Mes parents ne connaissent rien à notre monde, alors j'aimerais y aller le plus rapidement possible. »
« D'accord, je vous l'y autorise. Quant à vous Remus vous pouvez aller retrouver vos amis dans la grande salle. Si l'un de vos amis vous demande ce qu'à Hermione, dites leur simplement que ses parents sont malades. »
« Bien monsieur »
Remus sortit du bureau. Dès que la porte se fut refermée, Dumbledore se leva, et fit quelques pas devant son bureau.
« Hermione, vous partez immédiatement. Prendre le Poudlard express serait trop long. Quant à la poudre de cheminette nous ne pouvons nous en servir, étant donné que la cheminée de vos parents n'est pas raccordée au réseau de cheminées. Non je ne vois qu'une seule solution dans l'immédiat. »
« Laquelle ? » demanda timidement Hermione
« Je vais ouvrir un portail directement chez vous ! »
Sur ces mots, il leva sa baguette et commença à marmonner des paroles pour les moins incompréhensibles pour la jeune fille. À la fin de son incantation, un filet rosé sortit de l'extrémité de la baguette. Le filet s'enroula sur lui-même pour former un point rose devant eux. Au bout de quelques secondes, le point se mit à s'élargir de plus en plus, prenant l'aspect d'une arche. Lorsque les dimensions furent atteintes, la couleur rose se concentra sur les extrémités, alors qu'au milieu, les ondes qui parcouraient la surface dans tous les sens, se stabilisaient progressivement. La couleur devenait de plus en plus claire jusqu'à disparaître complètement. À la place, on voyait une sorte de miroir qui pour le moment renvoyait l'image du directeur. Mais là encore, progressivement, l'image se modifia. À la place, on voyait maintenant un salon moldu décoré avec beaucoup de goût dans des tons clairs.
« Miss Granger, une fois passée de l'autre côté, assurez-vous que vos parents ne risquent plus rien. Dès que vous serez sur place, je vous enverrais quelqu'un pour vous venir en aide. Nous allons faire le nécessaire afin que vos parents soient transférés à l'hôpital Ste Mangouste. »
« Merci professeur »
« Approchez Miss Granger »
La jeune fille se leva, et s'approcha du portail. Sur un signe d'encouragement du directeur, elle tendit sa main en avant, qui traversa la surface lisse du portail. Quelques secondes plus tard, c'est tout son corps qui suivit. En l'espace de quelques secondes, elle se retrouva de l'autre côté du portail. Elle se retourna et sourit au directeur. À peine Dumbledore et Mac Gonagall l'eurent-ils vu faire ce geste que la surface transparente du portail s'agita, faiblement puis de plus en plus fortement. Des ondes parcouraient presque violemment l'entière surface du portail, avant que celui-ci ne disparaisse brusquement dans un 'pouf'.
« C'est étrange » murmura Albus plus pour lui-même que pour Minerva qui le regardait les sourcils froncés.
« Qu'y a-t-il d'étrange Albus ? »
« C'est la première fois qu'un portail que j'ouvre directement depuis mon bureau disparaisse aussi rapidement de cette façon. »
« Pensez-vous que… »
« Non je n'en suis pas persuadé. Toute fois je souhaite bonne chance à Miss Granger. Il se peut qu'elle en ait grandement besoin. » déclara-t-il de façon énigmatique.
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Pendant ce temps dans la grande salle, dès que Severus avait vu le hibou se poser devant elle, il s'était douté que quelque chose n'allait pas. Elle lui avait confié ne jamais recevoir de courrier. Ses parents, étant moldus, ne savaient pas utiliser leurs moyens de communication. Lorsqu'en lisant le parchemin, il avait vu son visage perdre ses couleurs, il sut d'instinct que cela n'annonçait rien de bon.
D'ailleurs l'expression de pure satisfaction qu'exprimaient en ce moment son soi-disant ami Lucius Malfoy et cette folle de Bellatrix Black le confortait dans la certitude que quelque chose se tramait.
« La première partie du plan a bien fonctionnée » se vanta alors Lucius Malfoy.
« Quel réjouissant spectacle que de voir une Sang-de-Bourbe dans tous ses états » poursuivit Bellatrix Black.
« C'est le Maître qui va être satisfait ! » déclara encore Lucius.
« Qu'est-ce que vous voulez dire par-là ? » fit mine de s'intéresser Severus, alors qu'au fond il redoutait le pire.
« Ah mon cher Severus. Je savais bien que, finalement, tu t'intéresserais à notre Maître. Il va être, on ne peut plus heureux de l'apprendre. »
« Lucius tu n'as pas répondu à ma question. » Le pressa Severus en proie à un très mauvais pressentiment.
« Vois-tu mon cher Severus, notre Maître nous a demandés de lui donner le nom des Sang-de-Bourbe qui étudiaient dans cette école. Ce que nous nous sommes empressés de faire. Naturellement nous devions tour à tour les attirer hors de l'école, mais surtout les éloigner de ce vieux fou de Dumbledore, pour que le Maître puisse s'occuper de leurs cas sans être dérangé. Bien entendu notre premier choix s'est avéré être Granger. Rien que de mieux qu'une cinquième année pour commencer en beauté. » ricana d'un air mauvais alors que Dumbledore, Mac Gonagall, Hermione et Remus venaient de disparaître par la petite porte.
Severus assimila avec difficulté ce qu'il venait tout juste d'apprendre. Il avait eu raison d'avoir pressenti qu'il se passait quelque chose, tout cela ressemblait fortement à un piège. Il fallait qu'il prévienne Hermione avant qu'il ne soit trop tard. Mais surtout, il fallait qu'il parvienne à sortir de la grande salle, sans que sa sortie ne paraisse suspecte aux yeux des deux autres. Ce qu'il entendit alors de la bouche de Malfoy, lui glaça complètement le sang !
« À partir de maintenant, ce n'est plus qu'une question de minutes. C'était absolument génial Bella le coup de la lettre. Cette pauvre idiote est vraiment bien tombée dans le panneau. »
Severus, se sentant d'humeur assassine se leva brusquement de la table. Il fut interrompu dans son envie de meurtre par Lucius qui lui demanda brusquement:
« Où vas-tu? »
« J'ai oublié un bouquin. Je vais rapidement le chercher et vous rejoins pour le cours d'Histoire de la Magie. »
Severus sortit d'un pas rapide de la grande salle. Mais comme un malheur ne survient jamais seul, il n'avait pas fait trois pas hors de la salle qu'il tomba sur ceux qu'il espérait justement ne pas rencontrer : les Maraudeurs, sauf Lupin.
« Tiens tiens, mais ça ne serait pas Snivellus par hasard ? »
« Laisse moi passer Black ! J'ai pas que ça à foutre ! » s'énerva-t-il.
« Oh mais regardez. Notre petit Snivellus se met en colère. Fais attention, ça pourrait être dangereux pour tes cheveux gras. »
« Putain, fais pas chier Black. Pour une fois dans ta misérable vie, tu pourrais pas me foutre la paix et aller emmerder quelqu'un d'autre ! »
« Bah… non ! » lui répondit Sirius, un grand sourire aux lèvres. «Vois-tu mon problème c'est qu'à part toi, j'ai personne à aller emmerder. »
« Putain Black. Mais t'as vraiment rien d'autre à foutre qu'emmerder les gens ! Allez dégage de mon chemin. »
Sirius n'eut pas le temps de répondre, car à ce moment là, ils furent rejoints par le quatrième membre des Maraudeurs en la personne de Remus Lupin.
« Qu'est-ce qui se passe ici ? On vous entend depuis l'autre bout du couloir. »
« C'est rien Moony, c'est juste Snivellus qui nous fait une petite crise. »
« Où est-elle Lupin ? » demanda Severus sans trop tenir compte de la remarque de Sirius.
« Avec Dumbledore. Elle doit rentrer chez elle » répondit naturellement le loup-garou.
« Qui doit rentrer chez elle ? » demanda James « Et depuis quand t'es amis avec lui Moony ? »
« T'occupes Cornedrue, c'est juste une histoire entre lui, moi ainsi qu'une troisième personne. »
« Lupin, il faut à tout prix l'empêcher d'y aller. C'est un piège. Est-elle encore avec Dumbledore ? »
« Mais de quoi… ? Par Merlin, tu n'es qu'un pervers Snivellus. Ah… eurk… Comment une chose telle que toi peut-elle s'intéresser à notre Mione ? Ne t'avise jamais de l'approcher où t'auras affaire à moi ! » rugit Black comprenant que la troisième personne en question n'était autre que leur Hermione.
« Sirius ! » gronda Remus. « Ce n'est pas vraiment le moment. Mais comment le sais-tu Severus ? »
« Trop long à expliquer » marmonna Rogue. « Il faut avertir Dumbledore maintenant ! »
Sans tenir compte des trois autres Maraudeurs qui lentement se remettaient de leur surprise, Remus empoigna Severus par le bras, et l'entraîna à sa suite vers le bureau du directeur.
Arrivés devant la gargouille, Remus prononça le mot de passe et tous les deux s'élancèrent dans les escaliers qui s'élevaient.
Sans prendre la peine de frapper, ils déboulèrent dans le bureau de Dumbledore qui était toujours en pleine discussion avec Minerva.
« Professeur… Dumbledore… » s'exclama Remus en reprenant un semblant de souffle.
« Il… faut… que l'on… vous… parle » s'exclama à son tour Severus qui reprenait lui aussi son souffle.
« Un bonbon au citron ? » leur proposa le vieil homme
« Non ! C'est à propos d'Hermione professeur ! » reprit Remus.
« Elle court droit dans un piège qui a pour but de la tuer ! » déclara brusquement Severus.
La nouvelle fit l'effet d'une bombe. Le regard des deux professeurs s'écarquilla brusquement avant de se tourner vers Rogue.
« Jeune homme, vous savez que l'on ne plaisante pas avec ce genre de choses ! » s'énerva quelque peu Albus Dumbledore d'ordinaire si calme quelques soient les situations.
« Est-ce que j'ai l'air de plaisanter en ce moment ! Non ! Vous devez me croire ! C'est la vérité ! C'est un piège qui avait pour but de l'éloigner de l'école, mais surtout de l'éloigner de vous ! » s'énerva à son tour Severus qui n'appréciait guère ne pas être prit au sérieux.
« Possédez-vous des preuves qui confirmeraient vos dires ? »
Severus leur raconta alors tout ce qu'il avait apprit quelques instants plus tôt de la bouche de Lucius Malfoy et Bellatrix Black. À la fin de son récit, Dumbledore resta un moment pensif avant de s'exclamer :
« Cela expliquerait bien des choses ! »
« Que voulez-vous dire professeur ? » interrogea les deux étudiants à l'unisson.
« Rien, rien, ne vous inquiétez pas. Je suis persuadé que Miss Granger va bien. Vous pouvez aller en cours… Ah par contre, ne parlez à personne de ce que vous nous avez dit. De mon côté je vais entrer en contact avec la personne qui devait rejoindre Miss Granger à son domicile. »
Les deux jeunes hommes repartirent en cours la mine dépitée, mais ne laissant pourtant rien paraître de leur désarroi.
Severus garda toute la matinée un visage fermé et froid comme à l'accoutumée, même si intérieurement il était loin d'afficher ce calme dont il faisait preuve. Intérieurement, il ne cessait de se demander s'il avait raison de croire le directeur qui affirmait qu'Hermione allait bien. Il se demandait s'il ne devrait pas, au contraire écouter cette petite voix qui ne cessait de lui souffler que quelque chose n'allait pas, qu'il avait du arriver quelque chose à sa Hermione. C'est ainsi que passa toute la matinée, et qu'arriva l'heure du déjeuner.
Severus le redouta presque. En avançant vers la grande salle comme un condamné avançant dans le couloir de la mort, il tentait tant bien que mal de se rassurer en se convaincant que son Hermione serait là.
Mais son souhait concernant la présence d'Hermione dans la grande salle ne fut pas exaucé. Las, il se laissa tomber sur le banc à la table des Serpentards où il fut à son plus grand déplaisir rejoint quelques instants plus tard par Lucius Malfoy, Bellatrix Black et toute leur clique. Ils arboraient tous des sourires ironiques, réjouissants qui exaspéra au plus haut point Severus, qui fut soudainement prit par l'envie de leur faire ravaler leurs sourires.
Il ne put mettre sa menace intérieure à exécution car à la table des professeurs, le directeur venait de se lever, réclamant le silence dans la grande salle. Il paraissait dépité par le discours qu'il s'apprêtait à donner, si bien que Severus sentit un malaise l'envahir, comme s'il savait parfaitement ce qui allait suivre.
Et là, la terrible nouvelle tomba:
« Mes chers enfants, » commença le directeur qui semblait avoir prit vingt ans en l'espace de quelques heures, « l'heure est grave. Comme vous le savez tous, un sorcier adepte de magie noire, monte en puissance. Ce sorcier a pour but de purifier notre communauté sorcière en éliminant tous ceux qui selon ses propres termes n'appartiennent pas à ce qu'il considère de 'Sangs Purs'. Ce qui en passant n'est rien d'autre sinon des inepties totalement dénuées d'intérêt. Mes chers enfants, j'ai la terrible mission de vous apprendre ce que je considère d'ores et déjà comme la plus terrible des nouvelles. Ce sorcier a encore frappé faisant de nouvelles victimes. Cette fois-ci c'est une élève de Poudlard qui fut prise pour cible. Mes enfants j'ai le regret de vous annoncer la disparition sinon le décès de l'une de vos camarades de la maison Gryffondor ! »
Des murmures parcoururent la grande salle, chacun donnant des noms de victimes potentiels. Seules deux élèves avaient compris la réalité des paroles du directeur. Réclamant à nouveau le silence, Dumbledore reprit :
« Mes enfants je vous demande à tous, de lever vos verres à la nouvelle victime de ce mage noir, Hermione Granger. Levons tous ensemble nos verres à la mémoire de notre bien aimée Hermione Granger, disparue aujourd'hui ! »
Si les tables de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle levèrent instantanément leurs verres à Hermione Granger, il n'en fut pas le cas pour la table des Serpentards. La plupart exprimaient des mines réjouit à cette nouvelle, alors que d'autres dont Severus gardaient un visage impassible.
Intérieurement, Severus sentit son cœur éclater. Ce qu'il redoutait le plus depuis le matin venait d'arriver. Son cauchemar venait de devenir réalité !
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Pourdlard 1997
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La répartition des nouveaux élèves de première année venait de s'achever dans la bonne humeur.
Le directeur se leva et leur tint le discours habituel, son regard glissant sur les quatre tables représentant les quatre maisons de l'école.
Il s'apprêtait à leur souhaiter un bon appétit lorsque à l'extérieur de la grande salle retenti un bruit assourdissant. Avant que quiconque n'ait pu faire le moindre geste, les doubles portes s'ouvrirent brusquement laissant passage à Remus Lupin, les vêtements en lambeaux, le visage tuméfié, sa baguette en main. Il courut jusqu'à la table des professeurs, jetant de temps à autre des regards par-dessus son épaule. Le tout sous l'œil interrogateur des élèves, mais également sous le regard soucieux des professeurs, plus particulièrement sous le regard soucieux de Dumbledore.
Au moment où il atteignait la table la grande salle fut parcourue par un étrange courant d'air froid.
« Albus, j'ai perdu sa trace » annonça sans préambule Lupin. « Comme vous me l'aviez demandé, je suis allé à sa recherche. Je l'ai retrouvée en Amérique du Sud, mais nous avons été attaqué. C'est là que j'ai perdu sa trace. J'ai transplané in extremis, malheureusement je ne suis pas rentré seul. Il est là quelque part, dans la salle, prêt à frapper ! »
« De quoi parlez-vous Remus ? Qu'est-ce qui se trouve dans la salle Remus ? »
« Un vampire sous sa forme dématérialisée. Il faut l'arrêter avant qu'il ne s'en prenne aux élèves. Malheureusement comme nous le savons tous, on ne peut lui lancer de sorts, les sorts ne les atteignant pas. »
Disant cela, il parcourait rapidement la salle du regard à la recherche du vampire. Il essayait de ne pas trop s'attarder sur les regards paniqués des élèves qui regardaient frénétiquement tout autour d'eux, de peur de se faire attaquer. Des murmures d'appréhensions se faisaient entendre.
Finalement le vampire en question se matérialisa en plein milieu de l'allée centrale, provoquant des cris de paniques de la part des élèves, ce qui ne faisait qu'augmentait le plaisir de la créature sanguinaire, qui observait d'un œil réjouit la terreur qu'il provoquait. Il laissa échapper un rire sinistre, son regard s'arrêtant sur chacun des élèves présents. Peut-être s'apprêtait-il à choisir la personne qui lui servirait de repas ? Seulement cela personne ne le su et ne le saura jamais, car à ce moment, par les portes de la grande salle, demeurées ouvertes, une boule de feu entra dans la pièce à une vitesse impressionnante. Elle se dirigeait vers le vampire qui trop occupée, ne l'avait pas vue. Au contact de celle-ci, le vampire prit instantanément feu avant de disparaître en un tas de cendres grisâtres.
Tous les regards oubliant la précédente panique, convergèrent vers les grandes portes où ils ne virent strictement rien, mis à part un bout de quelque chose de noir qui ressemblait à une cape qui flottait à quelques centimètres du sol, avant de disparaître de leur champ de vision. Le silence se fit à nouveau dans le château.
« Remus, je pense ne pas me tromper en affirmant que vous l'avez retrouvée. Ou serait-il plus judicieux de dire qu'elle vous a retrouvé. »
« Que fait-on ? »
« La retrouver, avant qu'elle ne reparte. Remus pensez-vous pouvoir y aller ou préférez-vous que j'y envoie quelqu'un d'autre ? »
« J'aimerais y aller, mais cette attaque contre ce vampire m'a complètement vidé. »
« Je comprends » Puis se tournant vers sa droite « Severus pourriez-vous aller la rattraper avant qu'elle ne nous échappe une nouvelle fois ? »
Severus se leva, s'apprêtait à descendre de l'estrade réservée aux professeurs quand soudain un bruit de verres brisés retint leur attention. Au-dessus d'eux, l'un des vitraux explosa littéralement alors que deux personnes apparemment un homme prit aux prises avec une femme s'engouffrèrent dans la salle pour aller s'écraser sur le mur d'en face au-dessus de la table des Serpentards…
À suivre…
Voilà à vous de me dire ce que vous en avez pensé.
