Bonjour tout le monde. Hey bien non, ne cherchez pas à régler votre écran car vous ne rêvez pas. Votre dévoué auteur Darky Angel est bel et bien de retour après une très longue absence de plusieurs mois, avec pour vous un tout nouveau chapitre, entièrement retravaillé.

Pour ma défense, sachez que ce chapitre était en réalité prêt depuis quelques semaines, mais après que mon ordi ait décidé de faire des siennes, j'ai absolument tout perdu. Toutes mes notes, l'avance que j'avais commencé à prendre pour cette fic comme pour les autres. Il a donc fallu que je reprenne tout à zéro a partir de ce que j'avais précédemment publié afin de retrouver le fil de mes idées. Encore heureux que j'avais gardé une petite trace manuscrite de la trame de mes fics.

Donc il s'agit de la nouvelle version du chapitre 8 de Chasseuse de Vampire.

Pardonnez-moi s'il subsiste des fautes d'orthographes ou de frappe, la version corrigée par ma bêta ne m'ait pas encore revenue. Comme je ne voulais pas vous faire patienter plus longtemps, je prends le risque de vous mettre en ligne cette version fraîchement terminée du chapitre.

Disclamer: Mis à part Holga et son ami, aucun des personnages et lieux de cette fic ne m'appartiennent.

Quant aux réponses aux Reviews, j'essaierais de les faire un peu plus tard, mais sachez comme d'habitudes que vos messages m'ont fait beaucoup plaisir.


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Chap 8 : Retrouvailles à Pré-au-Lard

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Le lendemain matin, dès 8h30, le château commençait à connaître une certaine effervescence. Ce qui était parfaitement compréhensible, la sortie à Pré-au-Lard, ayant lieue ce jour-ci. Les élèves, voyant en cette sortie un moyen de se détendre et de penser à autre chose que les cours ou les examens, adoraient s'y rendre, en toute insouciance. C'est pour cette raison qu'ils se levaient tous sans exception d'aussi bonne heure, un samedi matin afin de ne pas manquer le départ prévu à 10h. Seules les 1ères et 2èmes années n'étaient pas autorisées à s'y rendre.

Ce matin-là exceptionnellement, la jeune femme avait annulé son rendez-vous avec le jeune Malfoy. La veille au soir, elle l'avait croisé alors qu'il sortait de l'infirmerie, où sa mère se reposait. Il lui avait d'ailleurs donné de ses nouvelles très rassurantes. Pourtant l'air inquiet du jeune homme l'avait poussé à le rassurer, lui rappelant que dans l'école, sa mère ne risquait absolument rien. C'est à ce moment qu'elle l'avait informé que leur rendez-vous du lendemain matin était annulé, en raison d'affaires qu'elle devait régler concernant ce qu'il savait depuis la réunion improvisée survenue la veille. S'il avait parut déçu, il n'en avait pas moins montré de signes de déception, excepté une pensée qui lui échappa, et que Holga capta, un très léger sourire aux lèvres.

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Ce matin-là, en ouvrant les yeux, Holga pensa immédiatement à son imminent rendez-vous avec Will. Cela faisait un moi qu'elle ne l'avait pas vu. Ils s'étaient plus ou moins perdus de vue au cours de l'attaque en Amérique du sud, lorsque le loup-garou l'avait trouvé à la demande du vieux Dumbledore. Attaque qui l'avait justement entraînée en Angleterre, plus précisément à Poudlard.

Elle se fit une joie à l'avance de revoir son très cher Will. Un immense sourire étira ses lèvres lorsqu'elle se décida à se lever.

Elle se doucha rapidement, puis une fois enroulée sans une épaisse serviette de couleur rouge, les cheveux mouillés, elle alla se planter devant son armoire, cherchant comment s'habiller.

Une chose était certaine. Elle ne pouvait pas s'habiller n'importe comment pour rencontrer Will. En dépit d'être son meilleur ami, son sauveur, son mentor, son aîné, il n'en demeurait pas moins quelqu'un de très important, qu'elle se devait de respecter, comme beaucoup d'autres le faisaient. Ayant finalement une petite idée du style vestimentaire qu'arborerait ce dernier, elle se décida finalement de s'accorder à lui.

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Dans la grande salle, les élèves en ce samedi matin, avaient pour la plupart revêtus des vêtements moldus, le règlement n'obligeant pas le port de l'uniforme le week-end, ou lors des sorties à Pré-au-Lard.

à la table des professeurs, ces derniers étaient quasiment tous présents, excepté deux professeurs, et pas n'importe lesquels : Severus Rogue et Holga Garreng !

Le petit déjeuner était déjà bien avancé, lorsque les doubles portes de la grande salle s'ouvrirent d'elle-même, sur une inconnue qui attira aussitôt tous les regards sur elle, tant elle dégageait une beauté d'ordre surnaturelle, et surtout semblant tout droit être sortie du siècle dernier. Personne ne la reconnue immédiatement, et pour cause, jamais ils ne l'avaient vu ainsi vêtue.

Néanmoins, lorsque enfin ils la reconnurent, les hormones des garçons se mirent à travailler à une vitesse impressionnante. Leurs mâchoires, se détacha pour aller toucher la table, leurs yeux semblant à tout prix vouloir sortir de leurs orbites, tandis que les filles lançaient des regards noirs à cette apparition qui avançait d'un pas très léger en direction de la table professorale. Elle ne faisait rien pour attirer l'attention sur elle, et pourtant tous les regards étaient braqués sur elle, la dévorant littéralement. Le moindre de ses gestes dégageait une telle sensualité, que s'en était effrayant et tellement passionnant à la fois. à chacun de ses pas, de ses gestes, du léger mouvement de ses hanches, elle dégageait une vague d'attraction, que ça en hypnotisait toute la gente masculine de l'école. Ils n'avaient d'yeux que pour elle. Ils la trouvaient tellement belle, tellement désirable, tellement envoûtante, qu'ils donneraient tout ce qu'ils possédaient pour un regard d'elle. Ils étaient prêts à exécuter le moindre de ses ordres.

Ils étaient définitivement envoûtés par cette divine apparition. Elle était tout simplement magnifique que les mots leurs en manquer, et pourtant ils ne disaient rien, ils ne faisaient que penser, mais les mots leurs en manquaient quand même pour formuler une pensée cohérente.

Elle portait un corset en cuir noir, qui s'attachait dans le dos par un laçage qui s'entrecroisait sans cesse, par-dessus une chemise blanche qui lui dénudait les épaules et mettait en valeur une poitrine ferme, de même qui mettait en valeur la blancheur éclatante voir surnaturelle de sa peau. Elle portait une jupe du siècle dernier, légèrement médiévale d'une couleur rouge éclatante, fendue jusqu'aux genoux sur le devant et qui touchait à peine le sol. Enfin, elle avait revêtu une paire de bottes, ou plutôt de cuissardes, qui s'attachaient, elles aussi par un savant système de laçage. Ses cheveux n'étaient ni rouges comme le jour de la rentrée, ni noir comme ils avaient l'habitude de la voir. Ils étaient d'un blond cendré, attachés en un chignon quelques peu stylés, qui laissé s'échapper de nombreuses mèches qui venaient délicatement encadrer son pâle visage légèrement maquillé. Quant à ses yeux, ils étaient plus chocolats mais d'un bleu océan qui donnait l'impression que l'on pouvait s'y perdre à jamais.

Son allure lui conférait une infinie douceur. Elle ressemblait à une jeune personne que l'on doit protéger et défendre au péril de sa propre vie, pourtant sous cette apparence de femme sans défense, on ne pouvait que sentir la force et la puissance qui était la sienne. On pouvait sentir la puissance de sa magie, avant même de la voir.

Enfin, elle tenait dans ses mains, un petit vêtement rouge, qui devait être un boléro de velours ainsi qu'une paire de gants blancs très fins.

Remis de leur étonnement pour certains ou de leur admiration pour d'autres, le petit déjeuner put reprendre là où il avait été interrompu quelques instants auparavant.

Certains élèves lancèrent des regards en coin à leur professeur de défense contre les forces du mal, comme pour s'assurer que l'apparition divine qui leur était apparue, et qu'il contemplait avec délectation ne s'évanouirait pas.

Holga sourit intérieurement. L'effet qu'elle avait provoquée chez la majeur population mâle de Poudlard, qui semblaient aujourd'hui oublier qu'elle était l'un de leur professeur. C'était en fin de compte une situation qui lui apparaissait très intéressante dans la mesure où si toute la population extérieure voyait en elle ce que les élèves semblaient voir, cela faciliterait grandement sa mission du jour. Elle allait ainsi pouvoir surveiller discrètement Pré-au-Lard sans éveiller le moindre soupçon.

Qui pourrait penser que cette charmante jeune femme, vêtue d'un style du siècle passé, déambulant paisiblement dans les chemins du village, au bras d'un homme aussi jeune qu'elle, vêtu dans le même style qu'elle était vampire pour l'un et chasseuse pour l'autre ? Personne ! C'est pourquoi Holga voyait dans cette situation la surveillance idéale. Pré-au-Lard était réputé pour être un lieu de passage de tous les styles ainsi que de toutes les époques, sans que cela ne gêne la population.

Son petit déjeuner rapidement expédié, Holga se leva en même temps que sa collègue, le professeur Mac Gonagall. Ensembles, elles traversèrent la grande salle, et comme il était quasiment l'heure du départ, elles allèrent se placer à l'entrée du château, afin de surveiller les élèves qui remettaient leurs autorisations de sortie.

Holga en profita pour mettre son boléro rouge bordeaux qui restait ouvert sur la poitrine et qui ne descendait pas plus bas que le milieu du dos, et dont les manches s'ouvraient à partir du coude. Des fils d'or couraient sur toute la surface du vêtement, lui conférant un prestige supplémentaire, lui donnant l'impression d'appartenir à un haut rang de la société.

Comme ils étaient trois professeurs à accompagner les élèves, ils durent patienter un petit instant, le dernier professeur n'étant autre que Severus Rogue.

Ce dernier arriva à dix heures pile. Il paraissait fatigué comme en témoignait les cernes qu'il arborait sous les yeux. Mais même sans ces cernes, son visage en lui-même reflétait sa fatigue. Holga remarqua alors qu'il boitait très légèrement de la jambe gauche. Un boitement imperceptible pour un œil non avisé, mais qui pour Holga et pour son regard très aiguisé, apparaissait clairement.

Holga comprit en cet instant toute la difficulté du rôle de double agent. Elle se rendit compte du nombre élevé de risques qu'il prenait afin de les aider dans la lutte contre le mage noir. Elle se doutait bien que s'il venait à être découvert, il ne donnerait pas cher de sa peau.

Elle eut un instant de compassion en même temps qu'elle regrettait un peu la réflexion qu'elle lui avait faite la veille, quant à sa condition de mangemort.

Lorsque les élèves se mirent en route, Mac Gonagall en tête, elle s'arrangeât pour rester en arrière et pouvoir ainsi aborder son collègue, sans éveiller la moindre curiosité auprès des élèves.

Ce dernier la détailla de la tête aux pieds lorsqu'elle se plaça à ses côtés, sans pour autant parvenir immédiatement à mettre un nom sur sa personne. Et pour cause, son visage quelques peu différent des autres jours ne comportait aucun signe d'éventuelle agressivité ou de dédain. Non, rien qu'un visage détendu où perçait une très légère inquiétude. Un visage tellement inconnu et familier à la fois.

Ce n'est seulement qu'au moment où elle s'adressa à lui qu'il la reconnut, au timbre de sa voix.

« Alors, dites-moi Severus, votre… 'réunion' d'hier soir s'est bien déroulée ? »

Il lui coula un regard en biais avant de comprendre où elle voulait en venir.

« Quelques doloris par-ci par-là, quelques autres sorts pour qu'ils puissent s'amuser à leur guise comme à l'accoutumée » répondit-il tout bas pour que personne d'autre qu'elle n'entende leur conversation.

« Avez-vous vu l'infirmière ? » demanda-t-elle en toute sincérité.

Sincérité qui étonna grandement Severus, si on se souvient bien que pas plus tard que la veille au soir, ils étaient plus enclins à s'insulter qu'à parler sincèrement.

« Qu'est-ce que ça peut vous faire ? » gronda-t-il néanmoins.

Sa réaction n'étonna guère Holga. Après tout, c'était son droit de se montrer méfiant.

« Pas la peine d'être aussi agressif Severus. J'ai longuement réfléchi à votre condition d'agent double et j'en suis arrivée à la conclusion que ça ne devait pas être tout le temps évident. Vous risquez continuellement votre vie, et ce détail m'a fait prendre conscience que premièrement, peu de gens devaient être au courant, et que deuxièmement parmi ceux qui le savent, il doit régner une certaine méfiance entre eux et vous. C'est pour cette raison qu'en dépit de toutes les horreurs qui ont pu être dites, je suis de votre côté Severus, puisque nous faisons partie du même camp. Vous avez tout mon soutient. Je suis réellement sincère dans mes paroles » sourit-elle en guise de conclusion.

Severus fut réellement touché par la porté de ces paroles. Elle devait être la seule après Dumbledore à lui accorder sa confiance. Une réelle confiance, d'où émanait une véritable sincérité. Les autres le toléraient certes, mais il y avait une continuelle gêne en sa présence. Il leurs en voulait pour ça sans réellement leur en vouloir. Tous pensaient qu'il était devenu mangemort par soif de pouvoir et qu'après quelques années de cette vie, il avait soudainement retourné sa veste. Ce que personne mise à part Dumbledore ne savait, c'est qu'il était un agent double depuis le début. Quand vingt ans plus tôt, le directeur leur avait annoncé la disparition de leur camarade Hermione Granger, Severus qui était alors en septième année, avait vu son univers s'écrouler tel un château de carte s'écroulant sous l'effet du vent. Sa vie s'écroulait avec la probable mort de la seule personne qui avait vu autre chose en lui, que cette image de futur mangemort.

Dès la fin de sa septième année, il avait été voir le directeur, afin de lui faire part de son intention de se faire enrôler en tant que mangemort, dans la seule véritable intention de venger son aimée, et que s'il le souhaitait, il pourrait faire d'une pierre deux coups, en lui fournissant diverses informations du camp adverse.

Bien évidemment, Dumbledore s'opposa formellement à ce que le jeune homme mette inutilement sa vie en danger, pourtant face à tant de détermination, et chose peu courante, ce fut le directeur qui s'inclina.

Dix ans plus tard, il entrait au sein de l'Ordre du Phénix. Tous sauf Dumbledore et Severus étaient persuadés qu'il avait simplement retourné sa veste. Information que le directeur avait cru préférable de ne pas rectifier.

Et maintenant, la chasseuse de vampires, fraîchement débarquée à Poudlard, en tant que professeur de défense contre les forces du mal, avec laquelle il n'avait cessé de s'accrocher, et qu'à certains moment, lui rappelait douloureusement celle qu'il avait perdue, lui accordait presque aveuglement sa confiance. Il en fut réellement touché. Elle ne semblait pas le juger sur ce qu'il était, mais sur ce qu'il faisait, sur ce qu'il risquait continuellement. Exactement comme l'aurait fait sa chère Hermione, si elle avait encore était parmi eux. Sûre que ces deux-là se seraient parfaitement bien entendues. Il ressentit un douloureux pincement au cœur à cette dernière pensée.

Deux questions s'imposaient à lui depuis le début de leur conversation. Pourquoi faisait-elle si cruellement rejaillir le souvenir de son seul amour ? Méritait-il vraiment sa confiance ?

« Merci pour la confiance que vous m'accordez » souffla-t-il.

« C'est tout naturel voyons. Je ne vous jugerais jamais sur ce que vous pouvez représenter aux yeux des autres. Ce sont vos actions et les risquent que vous osez prendre qui parlent pour vous, qui me permette de vous juger. En attendant, vous n'avez toujours pas répondu à ma question, avez-vous vu l'infirmière ? »

Elle avait levé le visage vers lui, dans l'attente d'une réponse, alors que lui, il l'observait à la dérobée, espérant qu'elle ne remarquerait rien.

« Oui je l'ai vue » répondit-il simplement tout en continuant de l'observer à la dérobée.

Il y avait décidément quelque chose chez elle qui, aussi étrange que cela puisse paraître, lui semblait familier. Quelque chose dans la forme de son visage, mais surtout dans la forme de ses yeux.

« Severus, je voudrais savoir, est-ce qu'ils étaient là ? » demanda-t-elle, le sortant soudainement de son observation.

« Qui ? »

« Les évadés. Est-ce qu'ils étaient présents à la réunion ? »

« Tous les trois en bonne santé, bien qu'amaigris. Ils étaient heureux d'être de retour. Leurs sourires malsains, le plaisir de pouvoir de nouveau semer la discorde dans la communauté sorcière. L'impatience de s'en prendre à des sorciers et sorcières d'ascendance moldues, se lisait sur leur visage. L'envie de faire savoir à qui veut l'entendre qu'ils sont de retour. J'avais une furieuse envie d'en finir avec eux sur place une bonne fois pour toute. »

« Ça nous fait au moins un point commun » lui confia-t-elle comprenant sans peine son aversion pour les mangemorts. « Au moins, on est deux à les vouloir mort. Ils ne méritent que la mort pour tous les crimes qu'ils ont commis ! » ajouta-t-elle sur un ton beaucoup plus dur, ce qui étonna quelque peu Severus, et qui l'encourageât à lui confier une chose que personne ne savait.

« Je vous comprends. C'est ainsi que j'aimerais également les voir. Vous savez, en réalité, c'est à cause d'eux et de leurs préjugés totalement absurdes que j'en suis là aujourd'hui. »

« Vous voulez en parler ? »

« Pas vraiment. Mais même après toutes ces années, c'est encore douloureux. La perte d'un être cher peut vous anéantir complètement. C'est mon cas. J'ai aujourd'hui plus l'impression de survivre que de vivre. »

La fin du trajet jusqu'à Pré-au-Lard, se termina dans le silence. Chacun ressassant des souvenirs douloureux qui leur étaient propres, mais qui pourtant, sans qu'aucun des deux ne le sachent, concernait l'autre. Chacun essayant d'analyser les paroles prononcées plus tôt et de se faire une opinion quelque peu différente de celle qu'ils s'étaient précédemment faite.

Ils se séparèrent à l'entrée du village, après avoir fait quelques recommandations aux élèves. Les trois enseignants se séparèrent ensuite, alors que certains élèves très peu pressés, se trouvaient toujours au même endroit.

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Holga avait immédiatement détecté la présence des aurors, tels qu'elle avait demandé leur présence la veille. Elle pouvait les sentir dans tout le village.

Elle marchait à présent tranquillement pour atteindre la grande rue, indifférente aux regards masculins pourtant souvent insistants qui se posaient sur elle, trop occupée qu'elle était à réfléchir aux derniers événements, lorsque soudainement, elle l'entendit dans son dos.

Une voix qui l'appelait. une voix qu'elle ne connaissait que trop bien, qui l'interpellait joyeusement :

« Hey, ma belle »

Sa réaction ne se fit pas attendre. Elle se retourna subitement, un sourire heureux fleurissant sur ses lèvres, alors qu'elle découvrait son interlocuteur.

« Will » l'appela-t-elle en retour.

Elle attrapa rapidement le bas de sa jupe et courut se jeter dans les bras de son ami, qui la prit dans ses bras, la faisant tournoyer dans les airs, heureux de la retrouver, sous le regard étonné des élèves toujours présents.

Lorsqu'elle retoucha terre, elle s'écarta légèrement de son ami, le regard brillant.

« Laisse-moi te regarder, tu n'as pas changé, hein, toujours le même. »

En effet, le dénommé Will bien que rien ne le laissait paraître, était un vampire, et de toute évidence, très heureux de sa condition. Seuls Holga ainsi que quelques autres personnes de confiances étaient au courant de la condition du dénommé Will, qui semblait tout droit arriver du siècle dernier, tant sa tenue vestimentaire complétait celle de la jeune femme. Et pour cause, il portait une chemise blanche dont les manches s'ouvraient en fleur, sous un gilet de velours rouge, sur lequel couraient des petites broderies de fleurs de différentes couleurs. Le pantalon en velours noir qu'il portait s'accordait parfaitement au haut de sa tenue. La tenue était accompagnée d'une redingote en velours du même rouge que le gilet. Enfin quelques accessoires accompagnaient la tenue : Un plastron blanc attaché autour de son cou, de même qu'une médaille visiblement ancienne. Ses cheveux blonds presque blancs étaient séparés par une raie au milieu, puis attachés souplement en catogan sur sa nuque au moyen d'un lacet de cuir noir. Quelques mèches rebelles retombaient de part et d'autres de son noble visage, dont ses yeux bleu océan pétillaient de joie. Il possédait une peau pâle, sans toutefois être cadavérique, qui ne laissait pas penser qu'il pouvait être une créature sanguinaire. Il fallait bien avouer qu'il avait un visage particulièrement séduisant qui faisait sans aucune difficulté retourner les têtes sur son passage. Et cela, sans qu'il n'ait besoin d'avoir recours à l'attraction propre aux vampires.

« Tu vois, je ne suis pas en retard. Alors comment vas-tu ma belle ? dit-il en passant un bras autour de ses épaules dans un geste à la fois amical, protecteur et possessif, ayant rapidement remarqué qu'il n'était pas le seul à faire de l'effet. »

« Très bien maintenant que tu es là Will. D'ailleurs tu m'as énormément manqué. Je me suis fait beaucoup de soucis pour toi depuis cette attaque en Amérique du sud. »

« Je sais, je sais n'y pensons plus. Maintenant je suis là dans toute ma grandeur, beau comme un Dieu, irrésistible par mon charme légendaire. »

« Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop là ? Quand tu te conduis de cette façon j'ai l'impression d'entendre Sirius se vanter de sa beauté quand il était à poudlard ! » sourit-elle.

« C'est bon ! Mais avoue quand même que je suis d'une beauté époustouflante. »

La jeune chasseuse éclata d'un rire doux à la réponse de son ami qui tenter désespérément de la voir affirmer ses propos. Après encore quelques tendres chamailleries, ce fut la bonne humeur qui prit le dessus et à son tour Will se mit à rire. Un rire chaud, grave, sensuel à vous en faire tourner la tête.

Ils partirent ensuite d'un pas léger, bras dessus bras dessous sur les chemins de Pré-au-Lard, pour rejoindre l'auberge des Trois-Balais, lieu défini comme point de rendez-vous tout en bavardant joyeusement de tout et de rien comme des enfants heureux de se retrouver après une longue absence.

En chemin, ils rencontrèrent des élèves qui les regardaient, s'interrogeant visiblement sur l'identité du jeune homme accompagnant leur professeur, s'extasiant pour les jeunes hommes sur la beauté de leur professeur et pour les jeunes filles sur celle de Will. Un regard qui en disait long sur leurs pensées : à savoir que ces deux-là s'accordaient magnifiquement, tant par leur style vestimentaire que par leur prestance.

Ils restèrent plus d'une heure au Trois-Balais, à évoquer les événements récemment survenus. Will lui fit son rapport. Elle apprit entre autres que Lucius Malfoy s'était rendu dans son manoir après son évasion, qu'il y avait eu une violente dispute accompagnée de coups, ce qui expliquait les hématomes de Narcissa la veille, qu'il avait reçu de la visite à laquelle s'en était suivie une discussion, quant à mettre sur pieds, une sortie mangemoresque pour montrer à la communauté, qu'ils étaient de retour. Ils avaient ensuite transplanés et depuis plus aucunes nouvelles. En d'autres termes, des informations qu'elle avait déjà soupçonné.

En ressortant des trois balais, Will entraîna son amie dans une rue parallèle, pour s'arrêter devant une petite boutique réputée pour ses objets rares en tout genre. Will y entra d'un pas déterminé Holga à sa suite.

Il déambula dans le magasin comme s'il y cherchait un objet bien précis. Pendant ce temps, Holga en profita pour flâner tranquillement, observant un objet par-ci, un autre par là sans plus se préoccuper de son compagnon.

Arrivée au fond de la boutique, elle y trouva des divers objets fort intéressants. Elle fut notamment très intéressée par une paire de 'griffes-gants'.

C'était une paire de gants qui semblait ordinaire pour quiconque ne connaissait pas sa particularité. En réalité quand on l'enfilait, elle paraissait justement être un vulgaire gant, seulement quand on fermait brusquement le poing, cinq longues lames aiguisées en forme de griffes apparaissaient à la place des doigts. Holga savait parfaitement ce que s'était, pour en avoir possédé une paire semblable il y a longtemps.

Par pur ravissement, elle enfila la paire, qui prit une couleur blanche pour ressembler à ce qu'il y avait de plus simple en matière de gants. En refermant brusquement ses poings, elle vit avec plaisir les lames tranchantes remplacer ses doigts. Elle fit quelques mouvements pour entendre le métal fendre l'air puis lentement elle rouvrit ses doigts pour voir les 'griffes lames' disparaître.

Elle sentit à ce moment Will arriver à ses côtés ce qui accentua sensiblement son sourire.

« Je vois que tu as trouvé ton bonheur ma belle ! J'imagine que tu les veux ? » sourit-il

« Ils me plaisent bien. Je vais demander au vendeur de me les mettre de côté »

« Tut tut tut, laisse moi te les offrir. Tu sais à quel point cela me fait plaisir de te gâter. »

« D'accord. Mais la prochaine fois je refuserai. On est bien d'accord ? »

« On verra…. On verra »

« William ! »

« Je n'ai pas dis non, mais je n'ai pas dit oui non plus »

D'un geste de la main, il fit comprendre au propriétaire qu'il prenait les 'griffes-gants'. En passant devant le comptoir, il déposa une poignée de galions puis sortit. D'après les yeux du marchand il avait du en douter plus qu'il n'en fallait.

Ils venaient à peine de sortir de la boutique, lorsque Holga qui tenait son ami par la main le sentit se raidir imperceptiblement durant une poignée de secondes avant qu'il ne se reprenne. Elle l'avait senti lorsque s'en qu'il ne sent rende réellement compte, il avait serré plus fortement sa main.

Bien qu'elle n'en laissa absolument rien paraître, elle s'en inquiéta. Après tout elle en avait bien le droit puisqu'il était son ami le plus proche, le plus cher. Comme il s'était arrêté, regardant par-dessus l'épaule de sa jeune amie, elle n'y tint plus et lui demanda :

« Will, que se passe-t-il ? »

Il sembla un instant reprendre ses esprits le temps de lui adresser un sourire faussement serein et de lui répondre d'un ton léger :

« Rien. Pourquoi voudrais-tu que ça n'aille pas ? »

Pourtant elle trouva que son ton sonnait faux. De plus, il semblait de nouveau observer quelque chose qui de toute évidence se trouvait derrière elle. Connaissant son ami cela signifiait le contraire. Elle savait qu'il ne voulait rien lui dire pour ne pas l'inquiéter. Peine perdue puisque s'était justement lorsqu'il se taisait qu'elle s'inquiétait le plus. Cette attitude l'agaça plus qu'autre chose.

« William Fredrick Lefort ! Vas-tu enfin te décider à me dire ce qui te perturbes ? »

Le concerné parut surprit par le ton employé de son amie. Sa seule pensée fut que rien ne pouvait lui échapper, et eut un sourire charmeur.

« Et ne me mentez surtout pas jeune homme ! » ajouta-t-elle rapidement en le voyant ouvrir la bouche.

« D'accord. Au début je pensais qu'il s'agissait d'une simple coïncidence. C'est vrai que Pré-au-Lard n'est qu'un petit village, alors que conçois parfaitement que cela puisse arriver. En tant normal je ne m'en serais pas formalisé le moins du monde. Une fois, deux fois ça passe mais sans arrêt non ! »

« Dis-moi c'est bien beau tout ce joli discours, mais je n'en comprends pas un traître mot. Alors si tu pouvais m'expliquer un peu plus clairement de quoi il retourne, je t'en serais reconnaissante» lui sourit-elle malicieusement.

« Encore une fois tu as raison ma belle. Eh bien, sache que nous sommes suivis très chère. Et ce depuis ton arrivée. Et ne souris pas comme ça, je sais que tu adores ce genre de situation. » termina-t-il en voyant son sourire ravi.

« Même pas vrai ! » ironisa-t-elle

« Ne me mentez pas jeune fille » dit-il d'un air faussement sévère « Je sais que pour toi une vie sans action ne mérite pas le titre de vie. »

« Que veux-tu j'adore pimenter ma vie d'actions en tout genre. Mais trêve de plaisanteries, à quoi ressemble notre dangereux poursuivant ? »

« Dangereux je ne pourrais pas te le dire, toujours est-il qu'il s'agit de l'un de tes élèves. Il a l'air arrogant et prétentieux, si ce n'est qu'un masque pour camoufler autre chose. Depuis que nous sommes partis, il nous suit à distance respectable. Lorsque nous étions aux Trois-Balais il est entré peu après nous pour s'installer à l'écart près de la fenêtre donnant à l'extérieur. Deux autres personnes l'ont à un moment rejoints. Deux garçons devant avoir son âge, pas très intelligents d'ailleurs si tu veux mon avis. Après les avoir renvoyés méchamment, il a été rejoint par une jeune fille, ou devrais-je plutôt dire une vraie sangsue, qui l'a aussitôt renvoyé » grimaça-t-il

A mesure que Will lui expliquait la situation, le cerveau de la jeune femme fonctionnait à une vitesse phénoménale pour trouver à qui pouvait bien appartenir cette description. C'est surtout lorsqu'il mentionna la 'sangsue' et les deux garçons 'pas très intelligents' que l'évidence s'imposa à elle :

« Will, dis-moi, notre 'poursuiveur', ne serait-il pas jeune, séduisant, les cheveux blonds platines presque blancs, et les yeux gris par hasard ? »

« Je confirme pour tous les points. Tu le connais je présume, alors qui est-ce ? »

« C'est l'un de mes élèves de septième année. Drago Malfoy »

A ce nom, Will se raidit et lui demanda d'une voix dure :

« J'aurais forcément du m'en douter. Avec un père comme le sien. »

« C'est là que tu te trompes Will. D'une certaine façon je m'attendais et espérais qu'il nous suive. Pourquoi crois-tu que j'ai fais sécuriser Pré-au-Lard ? C'est avant tout pour assurer sa protection. »

« Alors là je ne te suis plus du tout Holga. Je croyais que tu méprisais les Malfoy ? »

« Rassures toi c'est toujours le cas du moins pour le père. Depuis mon retour à Poudlard, j'ai pu découvrir que bien qu'ils se ressemblent énormément, ils sont différents. Le fils refuse de devenir comme son père, et maintenant que ce dernier s'est évadé, il faut s'attendre à ce que d'une façon ou d'une autre, il contacte son fils, certain que celui-ci va se laisser dicter son avenir sans avoir son mot à dire. »

« Es-tu bien sur de toi Holga ? » s'inquiéta son ami

« Parfaitement. Un masque peut tromper mais un cœur ne le peut. J'ai lu son cœur de même que son esprit. Je peux t'assurer qu'il n'a aucunement l'intention de finir mangemort. C'est à moi de le protéger, de m'assurer que rien ne lui arrivera, de le faire définitivement entrer dans le camp de la lumière. Il a un potentiel, il peut nous aider, c'est pour cela que je veux l'aider. »

Will resta pensif un moment avant de poursuivre :

« Tu te sens responsable de lui comme moi je me sens responsable de toi. Tu ne veux pas que ce qui t'es arrivé ne lui arrive. Tu as ressenti son appel tout comme j'ai ressenti le tien ce soir-là. Je te comprends. Protège-le du mieux que tu pourras. En cas de besoin, sache que je serais toujours à tes côtés. Je te soutiendrais comme il se doit. »

« Merci Will » dit-elle d'une voix enrouée par l'émotion que suscitaient les souvenirs liés à ses paroles. « Tu es plus qu'un ami pour moi. Tu es le frère que je n'ai jamais eu. Le père qui m'a été prématurément enlevé. Je te dois tant je n'ose même pas penser à ce qui serait arrivé si tu n'étais pas arrivé presque 'miraculeusement' à mon secours. »

Une unique larme s'échappa de la barrière que formait sa paupière pour rouler le long de sa joue. Will la chassa de son pouce d'un geste tendre. Il laissa sa main sur sa joue quelques secondes, puis tout naturellement la serra tendrement dans ses bras.

Le silence tomba comme timidement autour d'eux, comme pour ne pas briser cet instant de tendresse. Quelques instants plus tard, Holga se détacha doucement des bras protecteurs de son ami. Elle lui offrit un pâle sourire en signe de reconnaissance. Cela sembla satisfaire le vampire qui lui renvoyé son sourire. L'instant d'après il sortait une petite boite de velours rouge de sa poche.

« Tiens ma belle. Ton cadeau d'anniversaire avec quinze jours de retard je te l'accorde »

« Tu n'étais pas obligé tu sais. Ta présence me suffit amplement. »

« Tut tut tut je n'ai jamais manqué aucun de tes anniversaires alors ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer. Ils sont aussi uniques que tu l'es. »

« Merci Will. Tu sais à quel point c'est important pour moi. »

« C'est pour cette raison que j'ai cherché quelque chose d'unique pour toi. Aller ouvre ! »

Un sourire presque enfantin aux lèvres, elle ouvrit son cadeau en prenant soin de ne pas l'abîmer. En soulevant le couvercle de la boîte, elle vit soigneusement appuyer sur un cousin de velours noir, une pierre grossièrement taillée accrochée à une chaîne en argent. La pierre d'un jaune pâle presque grise ne lui disait rien. Elle risqua un coup d'œil interrogateur à son ami qui s'empressa de lui expliquer, un sourire sincère aux lèvres :

« C'est un fragment de lune… »

« Mais Will, ils sont extrêmement rares. Il doit tout au plus en rester un ou deux » l'interrompit-elle vivement.

« Pour être honnête il n'en reste qu'un. C'est celui ci. Pour tout sorcier ordinaire, ce n'est rien de plus qu'un simple fragment de lune sans grand intérêt, vieux de plus de deux mille ans. »

« Mais chez les créatures de la nuit, il est signe de respect envers son porteur, puisque la personne cette pierre se révèle être le guide menant les créatures à s'unir entre elles puis de les porter vers la liberté. Sur un sorcier ou une sorcière ordinaire la pierre reste telle qu'elle mais sur le guide elle devient une sphère rouge sur laquelle sont gravées les principales créatures de la nuit » termina Holga

« C'est pour cette raison que tu dois la porter. Tu es celle qui nous a été envoyé, celle qui nous guidera. Tu as déjà commencé le travail sans porter la pierre de lune qui impose respect à ton égard. »

Holga fut soudainement prise d'un doute. Elle en fit part à son ami :

« Et si nous nous trompions ? Et si je n'étais pas cette personne ? »

« Arrêtes de douter ! Je sais que cette personne c'est toi. Le seul moyen d'en avoir véritablement la preuve c'est que tu la portes. »

Disant cela, il était passer derrière Holga en sortant précautionneusement la pierre de sa boîte. Délicatement il la lui passa autour du cou. Il revient ensuite se placer devant elle. Tous deux observèrent la pierre de lune. Rien ne s passait. La pierre ne changeait ni de couleur ni de forme. Ce n'est seulement lorsque déçue, Holga s'apprête à en faire part à un Will dubitatif qui fixait la pierre comme à regret que quelque chose se passa.

Elle ne sut pas véritablement expliquer ce qu'il se passait. Tout ce qu'elle savait et dont elle était sure c'est qu'elle se sentit à ce moment comme parcourue par une sorte de bien-être qui chassa définitivement des derniers doutes. Une lumière aveuglante jaillit alors puissamment de la pierre. Cette dernière scintilla de mille feux, passant progressivement de ce jaune aveuglant à un rouge sang tout aussi aveuglant. Lorsque le phénomène stoppa, la pierre de lune avait disparue au profit d'une sphère rouge pâle représentant la nuit. De chaque côté de la sphère deux gravures représentaient respectivement un lycanthrope face à un vampire sous une lune éclatante.

« Alors convaincue à présent ? »

« On ne peut plus ! »

« Voilà qui est pleinement satisfaisant. Qu'as-tu envie de faire à présent ? »

« Tu pourrais par exemple apprendre à connaître le jeune Malfoy comme moi je le connais. »

Will émit un grognement, ce qui fit sourire la chasseuse, qui savait pertinemment qu'elle parviendrait à ses fins.

C'est exactement ce qu'il se passa, puisque moins d'une heure plus tard, ils se retrouvaient tous les trois confortablement installés à une table d'une petite auberge très accueillante, très sympathique et très peu connue des élèves.

Si au début Will comme Drago s'étaient montrer réticents à discuter civilisemment, quelques heures plus tard, ils parlaient de tout et de rien comme des amis de longues dates.

Finalement Will admit que son ami avait parfaitement raison sur le cas du jeune Malfoy. Il le trouvait visiblement sympathique et à voir l'expression du principal intéressé, il semblerait que la sympathie soit réciproque.

En dépit de cette bonne entente générale, Holga discerna chez son ami une étrange flamme dans son regard, comme s'il essayait d'en apprendre le plus possible sur l'élève d'Holga mais également comme s'il essayait de cette façon de se faire pardonner quelque chose qu'elle ne parvenait pas à définir. Cette attitude assez inattendue chez le vampire laissa Holga perplexe et tandis qu'elle l'observait alors qu'il parlait avec animation de sa demeure en Transylvanie, la décrivant de façon valorisante pour Drago, elle remarqua alors qu'il se comportait exactement comme s'il essayait de rattraper un quelconque temps perdu.

A suivre …