L'alchimie, Aujourd'hui

Notes : ¤regarde si quelqu'un est là¤

Hem, Bonjour ?… Y a quelqu'un ? Vous êtes toujours là ? Ah, vous m'avez attendu, c'est gentil à vous :)

Hem… Oui, je sais, je sais, c'était long, TROP long même depuis la dernière fois - -"

Veuillez m'excuser, c'était pas dans mon intention de laisser une attente aussi longue, mais j'avais plus une minute à moi avec les révisions du bac, le bac en lui-même, les dossiers post-bac, les entretiens ect…

J'ai cru que ca finirait jamais o-0

Et j'ai même pas pu continuer l'écriture de la fic alors que j'ai tout dans la tête et le plan sur papier x-x

Enfin, je vais pas faire trop long là, je vais essayer de mettre tous les 15 jours ou même moins, un chapitre en ligne par rapport à ceux qui sont en avance. Après, je crains que l'attente soit aussi ou même plus longue que pour celui-là…

Mais les études post-bac, ca pardonne pas --"

Par contre, pour voi où j'en suis dans toute la série que j'ai prévu avec le monde de cette fic, vous pouvez aller sur mon profil et si vous avez la moindre chose, contactez-moi

Je remercie tous ceux qui m'ont laissé des reviews et continue de suivre l'histoire, j'espère que vous apprécierez toujours, malgré le délai…

Disclaimer : AUCUN personnages ne m'appartient. les apparences, certains noms (et surtout l'idée de l'alchimie de cette manière et des surnoms) ne m'appartient PAS, mais à leur créateur respectif ! Les caractères, eux, pour la plupart sont de moi Xd

Rating : T

Pairing : Roy/Ed

Chapitre 15 : le nouvel emploi

Voilà. C'était arrivé. Ce matin du mardi 3 janvier 2006, c'était arrivé.

La rentrée avait débuté, au grand damn d'Ed... Quoique...

Quoique....

Après deux heures de SVT, de bilan intensif, la cloche sonna enfin la pose de 10h00.

Ce qui allait suivre, rendit le sourire au jeune blond. Il rejoingnit dans la cours, son frère et ses amis.

« Alors, comment était votre rentrée ? demanda Sofie à ses cadets.

- Ahlala, deux heures de devoir en anglais... Après, on aura encore deux heures d'histoire-géo, soupira Fletcher.

- Mah, nous, c'est dans deux semaines, on a le temps encore, fit remarquer Russel.

- Ouais, c'est pour ça que les profs commencent déjà maintenant à nous bourrer le crâne, maugréa l'aîné des Elrics.

- Niisan, vous avez le bac, donc c'est normal aussi....

- Oui, il a raison Ed, ajouta Winry. Et puis, c'est pas comme si t'avais des difficultés alors te plains pas.

- Je me suis pas plaint ! s'ingigna ce dernier.

- Non, par contre tu soupirais toute les cinq minutes, souligna Kathleen

- Pfff....

- Exactement comme cela, se moqua l'autre terminal blond

- Oh, ça va hein !

- Edward, Edward, commença Viola en passant un bras autour des épaules de l'adolescent. Mon cher Ed, pense plutôt à la suite de ta matinée, elle sera meilleure, non ?

- .... fut la seule réponse du blond rouge avant qu'un large sourire ne se dessine sur ses lèvres. Oui c'est sûr que c'est beaucoup mieux qu'une interro ou un cours de mécanique, répondit-il, beaucoup mieux même, » murmura t-il pour lui.

Il fut sauvé par la sonnerie avant de recevoir les foudres des deux filles en terminals pro et des 1ères S.

La classe entra dans sa salle en compagnie de leur professeur de mythologie, à savoir Roy.

A peine assis, des chuchotements pouvaient d'or et déjà se faire entendre du côté des filles de la classe, au déplaisir d'Ed. Cependant, celui-ci savait très bien qu'il ne pouvait pas non plus se mettre à crier dans la pièce 'Il est à moi, pas touche !' ou lui coller une étiquette 'Réservé'.

Il soupira.

« Bonjour. Bien, Je suis . Je pense que vous vous attendiez tous à voir Mme Curtis. Cependant, une formation-continue la retiendra pendant environ un mois. De ce fait, se sera moi, votre professeur en Mythologie, expliqua t-il en survolant la classe. Nous allons tout d'abord procéder à l'appel pour pouvoir vous identifier. »

Et il fit ainsi. Chaque adolescente poussait en cachette un gloussement quand arrivait leur tour. Ce qui exaspéra le jeune blond au plus au point. Un nouveau lourd soupir fut poussé.

Le noiraud avait lui aussi remarqué, tout de même !, les caquètements des filles, prétentieuses, de la classe. L'agacement de son compagnon ne passa pas inaperçu non plus. Il enchaîna alors, avec le cours qui, il le savait, allait plaire à l'adolescent.

« Je sais que vous aviez finit la précédente partie du cours à savoir la magie. Aujourd'hui, nous passerons donc à la seconde partie : l'Alchimie, » fit-il en souriant, narquoisement bien entendu.

Cette annonce eut toute de suite de l'effet sur les jeunes de Shamballa. Surtout Ed, qui arrêta brutalement ses plans obscurs pour venir à bout des pimbêches de sa classe…

Le cours débuta avec avant tout, une présentation de la science, inutile pour nos jeunes alchimistes.

« L'alchimie est considérée comme un art ésotérique. Son origine se perd dans la nuit des temps, pourtant c'est au Moyen-Age qu'elle arriva en occident. L'origine du mot vient de l'arabe Al Kimia qui signifie 'quantité'. Chaque population avait sa pratique à elle par rapport à cette science… »

Prenant des notes, les élèves écoutaient attentivement leur nouvel enseignant. Roy continuait d'expliquer le programme de cette seconde partie de l'année scolaire.

« Des alchimistes ont inscrit leur nom pendant des époques différentes. Leur écrit était codé avec des signes, que seul les alchimistes en question pouvaient déchiffrer entre eux. Le commun des mortels ignoraient donc tout. Elle est considérée comme l'ancêtre de la chimie et pourtant Mircéa Eliade démontra que l'alchimie n'était pas seulement une proto-chimie. »

Marchant entre les rangées, l'adulte continuait d'énoncer les démarches du cours.

« L'alchimie est également connue pour ses mythes célèbres comme la Pierre Philosophale, les transmutations, le Grand Œuvre et l'Elixir de Longévité. Son apogée fut au Xvème siècle, siècle où elle fut également considérée comme hérésie. Puis, son déclin commença au XVIIème siècle. On considéra que cette époque marqua la fin de cette science qui n'existe donc aujourd'hui plus, même si au Xxème siècle, Eliade démontra que l'alchimie représentait plus qu'une chimie précaire ou une science oculte… »

Edward ne pouvait s'empêcher de penser au point commun de Shamballa. Là-bas aussi, chaque région avait sa propre utilisation. Amestris avait l'Alchimie, Xing, l'Exilirologie… Xerxès avait les deux…

Ed se dit que si la Terre avait eu autant de flux d'énergie que Shamballa, elles se seraient peut-être beaucoup ressemblée…

En même, Shamballa ressemblait peut-être à d'autres planètes avec tout autant de flux, mais ca, il ne pouvait pas le savoir…

L'heure tournait alors que Roy terminait la présentation générale de l'évolution de la science. Les élèves étudieraient tout d'abord, la venue de l'Alchimie en occident et son avancement au Moyen-Age.

Il fut interrompu par Lowan.

« Héhé, qu'est-ce que ça serait si elle était pratiqué aujourd'hui, hein ? Déjà si à son sommet elle était mal vue et les pratiquants encore plus, qu'après qu'elle s'est faite jugée comme étant inconcevable et impossible et rayée des mémoires… Qu'est-ce que ça'rait si elle s'ramenait maintenant clouant tout ces Cartésiens sur place, hein ? Si elle utiliserait une forme inconnue qu'aucun Alchimiste n'a mit par écrit ou ne connaissait même pas ce type, hum ?

- Effectivement. Cependant, vous oubliez qu'elle a disparu. Elle ne peut être utilisée comme autrefois, se rapprochant trop près de la chimie actuelle. De plus, les anciennes méthodes sont toujours restées inconnues et personne n'a jamais pu prouver leur véracité. L'Alchimie n'existe pas, et n'existera plus jamais, surtout dans une autre utilisation que dans un labo de chimie, » répliqua Roy.

Bien entendu, ce n'était pas la vérité. Entendre cela, et surtout devoir le dire, était une chose horrible pour les descendants de Vrais Alchimistes, de Maître Alchimiques. D'Alchimistes de Shamballa, ayant toujours vécus avec cette science, cette science pour le peuple d'Amestris. Pourtant, l'affirmation de Roy devait être dîtes. Il ne pouvait pas non plus s'écrier : 'Ah oui, c'est vrai, attend je vais vous montrer !'

Pour tout le monde entier, pour tous les habitants et tous les pays, l'Alchimie était une sorte d'ancêtre de la chimie, indirectement puisqu'elle n'utilisait pas seulement la science mais aussi l'esprit, et était morte. Pour les descendants de Shamballa, elle était toujours là, présente avec eux à tout moment.

« C'est pour ça, qu'en 1900, des recherches ont été faites à son sujet et que pendant la guerre Froide, des supositions ont été faites quant aux univers parallèles où elle ou une autre science du même type pourrait être utilisée ?» renchérit l'adolescent aux cheveux verts.

Edward fut surpris. Comment pouvait-il savoir cela ? Même les historiens ne savaient rien de cette affaire ! Ce n'était pas possible !

« C'est exact, répliqua Roy ne se laissant pas démonter. Eliade a bien fait des recherches prouvant qu'elle n'était pas tout à fait liée à la chimie. Pour autant, elle reste inutilisable et incohérente par rapport à nos données modernes et aux écrits retrouvés. Quant à la Guerre Froide, ces recherches visaient à prendre le dessus sur un autre camp, mais elles n'ont jamais abouties et rien n'en n'est ressorti, » dit-il en omettant le fait qu'elles avaient abouti mais étouffées par le camp adverse après la traversée de Shamballa à la Terre. « Il n'y a pas de raison de parler d'une partie de l'histoire sans équivoque puisque cela n'était que des rêves de gloire, trancha Roy. Je vous pris, alors , rajouta t-il d'un ton doucement menaçant, de ne plus intervenir n'importe comment si vous ne voulez pas vous faire remarquer dès le jour de la rentrée ! »

Le silence vint pendant quelques instants, avant que le noiraud ne reprenne la suite du cours. Edward vit malgré tout, le sourire narquois de Lowan. Il ne comprenait pas comment celui-ci pouvait être au courant, ni le fait que son amant et l'adolescent donnaient l'impression que ceci n'était pas leur première rencontre….

Il laissa ses questions de côtés, lorsque la cloche sonna. Soupirant, il regardait les adolescentes passer en gloussant devant le bureau de l'enseignant.

Lorsqu'il passa également devant celui-ci, il obtint un sourire tendre et un message silencieux : 'Je t'attends à midi'. Le blond sourit, oubliant ses questions et attendit avec impatience de pouvoir rentrer avec le noiraud.

oOo

La semaine passait petit à petit. On était jeudi après-midi. Pendant, le cours de 15h à 16h des terminals S, cours de mythologie, les élèves continuaient leurs notes de mardi. En fait, la plupart espérait la fin de l'heure. Pourquoi ?

Parce qu'il s'agissait de leur dernier cours ! Normalement, ils terminaient tous à 18h, mais voilà qu'aujourd'hui, leur prof de mécano était parti avec les bacs pro et Ran Fan surveillait les devoirs des 1ère S.

Alors finir deux heures plutôt avait de quoi motiver ! Personne n'interrompait le noiraud qui parlait de Nicolas Flamel.

« Un des plus grand alchimistes connus jusqu'à aujourd'hui… »

Sauf que voilà, ce n'était pas vrai. Le plus puissant alchimiste serait sans aucun doute le FullMetal, le vrai. Suivit du Flame et autres anciens alchimistes d'état. Surement aussi, Lightness et Darkness, encore plus fort que l'ancêtre d'Ed.

En fait, Flamel était considéré comme le meilleur alchimiste du monde, problème était que les habitants de Shamballa n'étaient pas vraiment certains que Flamel était bel et bien d'ici et non du monde parrallèle. Parce que si Lightness, Fullmetal et d'autres habitants d'autres planètes ont pu passer le portail, pourquoi pas lui ? Surtout que ses recherches étaient trop mystérieuses pour ne pas être de Shamballa….

Bref.

Continuant la vie de cet alchimiste, le professeur se promenait entre les rangs. Les filles de la classe continuaient de chuchoter entre elles dès que celui-ci était passé. Surtout un trio que le jeune blond ne supportait pas du tout. Ces trois adolescentes essayaient de se faire remarquer par l'homme aux yeux d'encre, bien que celui-ci ne leur prêtait pas la moindre attention. Ce que le garçon aux yeux d'or n'acceptait pas, mais alors pas du tout, c'était qu'elles regardaient plus le derrière que le devant de son amant. S'il ne se retenait pas, il ne savait même pas ce qu'il pourrait leur faire à ces espèces de….

La cloche retentit. Le cours était terminé comme la journée des terminals. Edward rangea ses affaires doucement, puisque de toute façon il rentrerait avec Roy.

« Ca vous énerverait, hein, de savoir que c'est MOI qui vit avec lui, » se dit le blond en voyant les trois adolescentes rirent entre elles.

Seulement, voilà, qu'elles se dirgèrent toutes les trois vers le bureau de Roy, pendant qu'Ed marmonnait des plans mortels.

Le trio était composé de Moka Ikeda, Tatiana Muro et Alida Urumi.

Moka Ikeda agissait comme la chef du groupe. Grande, elle possédait des longs cheveux de teinte argentée, pour cette fois. Ses yeux étaient noisettes. Hautement prétentieuse et égocentrique, elle ne pensait qu'à elle-même et à ses propres désirs. Moka croyait être le centre de l'univers et que tous lui était dû. Ne se foulant pas le petit doigt dans le travail, Ed se demandait encore aujourd'hui comment elle avait attérit dans cette classe.

Un coup de son patron de père sans aucun doute…

Tatiana Muro était la seconde de la troupe. Elle était la plus grande des filles. Cela faisait un moment qu'elle ne s'approchait plus d'Ed, depuis que celui-ci lui avait renvoyé la monnaie de sa pièce. Humiliée, l'adolescente ne se tenait plus qu'à la lointaine vengeance de sa chef. Fervante adepte de tout ce qui était à la mode, pas forcément le mieux, elle avait coloré ses cheveux en rose pêche et mit des lentilles de la même couleur.

De ce côté, la couleur de Shûichi était meilleure.

Pour terminé, Alida Urumi. Cette fois-ci, c'était autre chose. Naïve, cruche et pas très futée, elle était celle qui accomplissait toutes les tâches que les deux autres ne voulaient pas faire. De la même taille environ que Moka, elle possédait des yeux verts et des cheveux teints en blond, sa véritable couleur étant plus châtain.

« Une fausse blonde », comme dirait Ed.

Et après cela, ne vous étonnez pas des blagues sur les blondes, car avec elle, celles-ci pouvaient s'avérer exacte !

Même si Alida était active, elle n'en était pas moins exaspérante et pénible. Mijorée, elle n'oubliait pas non plus de jouer l'espionne et la bonne amie avant de tourner cela en rumeur et de raconter partout ce que vous ne vouliez, justement, pas qu'on sache. Une vraie faux-cul !

Toutes les trois, donc, se postèrent devant le bureau du noiraud.

« Je peux faire quelque chose pour vous ? demanda poliment l'enseignant.

- En fait, je tenais à vous dire que vos cours sont vraiment passionnants et fantastiques, commença Moka.

- Oui c'est vrai, je n'aurais jamais cru que prendrais autant d'intérêt pour ce sujet, ria Tatiana.

- Se serait bien que vous restiez notre prof jusqu'à la fin de l'année, rajouta Moka.

- Mah, hum. Je suis content que le… sujet vous plaise, mais…

- Oh oui ! Parce que la magie c'était pas vraiment ça, fit Tatiana dramatiquement.

- Surtout que Mme Curtis ne donnait pas envie d'en savoir plus. Vous au moyen, vous êtes dans votre cours, » fit Alida

« Normal ! Au moins il a pas besoin de vous voir en étant à fond dans son cours ! » voulut s'écrier Ed, alors qu'il terminait de ranger ses affaires, très doucement je vous l'accorde.

« Mah, vous savez, Mme Curtis est une très bonne enseignante et très sympathique, fit Roy.

- Si vous le dites, répliqua Moka d'un ton peu convaincu.

- Ne vous en faites pas, elle reviendra en Février continuer les cours pour votre examen, sourit-il avec un air un peu crispé devant ces adolescentes pas vraiment charmantes.

- Oh, on s'en fait pas du tout ! s'écria Tatiana.

- Oui, elle peut prendre son temps pour sa formation, et puis, je préfère vraiment vos cours, » continua Moka

« Espèce de pouffes, pensa le blond en sortant de la salle. Si je ne me retenais pas, je… Rah ! je sais même pas ce que je lui ferais endurer ! »

Il s'appuya contre le mur à côté de la porte, attendant que les adolescentes aient finir de retenir SON amant.

« Ouais, Roy est à moi et puis c'est tout ! »

« Hum, vous vouliez peut-être un renseignement à part me féliciter pour ces deux heures de cours, » déclara Roy, insistant sur le nombre et essayant d'en venir au fait. A vrai dire, il les aurait bien renvoyés, il avait autre chose à faire !, mais cela ne se faisait pas…

« En fait, je me passionne tellement pour le sujet, fit Moka en éclaircissant sa voix, trop aigu, que je voulais savoir si c'était possible d'avoir des informations supplémentaires sur… l'alchimiste, hum…

- Flamel, reprit Roy.

- Oui et aussi… ce qui l'a créée, heu…, la Pierre…heu….

- La Pierre Philosophale, continua le noiraud.

- Oui ! Et puis aussi, hum…. Les trans… transfusions heu de base, des… éléments et heu…

- Les transmutations de base, élémentaires et molaires, soupira l'adulte face à cette inculte.

- Oui, c'est ça… Alors, vous pouvez ? demanda t'elle, en essayant de prendre une mine de chien battu. 'ce que je fais mieux d'ailleurs', pensa Ed dans le couloir.

- Désolé, mais j'ai beaucoup de chose à faire et peu de temps libre, je ne crois pas que se sera possible en dehors des cours ou de certains livres que vous pouvez lire, déclara Roy.

- Hum, moi, j'ai eu quelques difficultés pour certaines choses aujourd'hui, dit Tatiana en reprenant l'échec de Moka pour passer du temps avec l'enseignant et 'son fessier admirable' comme avait déclaré celle-ci pendant le cours. Est-ce que se serait possible que vous puissiez me ré-expliquer et m'aider ? fit-elle se faisant le plus poli possible.

- Nous reverrons tout cela mardi alors, répondit-il.

- Oh. Vous ne pouvez pas reprendre maintenant ? Insista t-elle en prenant un air, à peine pas, mondain.

- Non, désolé.

- Dites, est-ce que vous pouvez continuer un peu la suite du cours, de ce qu'il y aura mardi ? questionna Alida, ne faisant presque pas remarquer qu'elle voulait rester avec lui.

- Mah, on continue les biographies du Xve, répondit-il alors qu'il se dirigeait vers la porte. Bien, maintenant, je ne pense pas que vous voudriez rester enfermer ici, dit le noiraud en éteignant les lumières. J'ai des choses à faire encore, donc… fit-il en sortant et fermant la salle à clé

- Oh, vous avez encore cours ? profita Moka pour lui parler, l'ayant suivit comme un gentil chien.

- Non, mais, j'ai des choses à faire, à mardi, » conclua l'homme aux cheveux charbons.

Les trois harpies s'éloignèrent, déçues de ne pas être arrivées à leur fin.

Roy les regarda s'en aller avant d'adresser la parole à Ed.

« Désolé, j'ai été retenu.

- Ouais, je vois ça, grogna ce dernier. Alors, tu vas trouver du temps libre pour leur faire un cours personnel ? railla le blond.

- Hum… Non. Mon temps libre, je le coordonne sur ton temps libre, » sourit-il narquoiseument, déposant un rapide baiser dans les cheveux blonds, le couloir étant vide.

Cela n'empêcha pas l'adolescent de râler sur les filles de sa classe alors qu'ils se rendaient tous les deux au véhicule de Roy. Alors que le moteur démarrait, le blond continuait encore de radoter sur les trois jeunes filles.

« … Toujours à croire que tout est à elle, rah ce qu'elle peut m'énerver ! Et puis l'autre là, c'est pas possible d'être aussi bête ! Non, mais franchement, même la connerie a des limites, et elle, elle les a franchie depuis longtemps ! J'ai presque honte d'avoir cette couleur de cheveux, hé ! Pouvait pas se teindre autrement, comme l'autre mijorée et son rose ! Au moins, Shû, sa couleur lui va très bien, elle on dirait une pouffe… Non, attend C'EST une pouffe ! Comment, elles ont pu arriver ici, c'est incroyable, l'autre et son cher Papa-Patron a du payer le bahut, y a pas moyen autrement. J'espère qu'elles auront jamais le bac, tiens ! Toute façon, même si j'espèrais pas, elle ne l'auront jamais avec leur travail ! Elles foutent rien ! j'suis sûr qu'elles savent même pas faire la différence entre une hyperbole et parabole ! RAH ! Si elles arrêtent de couiner chaque fois dans le cours, je sens que je vais leur faire bouffer leur babioles ! Et….

- Edward, Edward, Edward ! l'interrompit Roy. Est-ce que tu pourrais arrêter de me raconter leur vie ! Tu vas pas être jaloux d'elles quand même !

- QUOI !? Ca va pas, non ? Comment je peux être jaloux de ces… choses ! s'écria t-il. Et tu vas pas me dire que t'a pas remarqué qu'elles te tournaient autour depuis la rentrée ! Elles font que ça en cours, c'est pas croyable !

- Si, j'ai remarqué, merci je ne suis pas aveugle et elles ne sont pas discrète non plus. Ce n'est pas pour cette raison que je vais m'intéresser à elle, je…

- Encore heureux ! le coupa l'adolescent. Non, parce qu'autrement, t'aurais vraiment un sale goût pour vouloir être avec une espèce de p….

- Ed, ça va j'ai compris, tu ne les supportes pas. Je n'ai rien à fair d'elle, je t'ai toi, alors calme-toi, fit Roy avant que son amant n'ai pu vider toute sa pensée.

- Je me calmerais lorsqu'elles arrêteront d'essayer de te draguer ! répliqua ce dernier.

- Draguer ? mais quand…

- Mais tu remarques rien ou quoi ! Là ! Juste avant, , dans la salle, lorsqu'elles voulaient se faire passer pour des filles modèles passionnées par le cours ! Par le prof, oui ! Savaient même pas prononcer le nom de Flamel ! Va pas me dire que t'as pas vu que l'autre pimbêche voulait t'avoir pour elle seule sous prétexte de leçon ! s'exclama Ed.

- Ah, c'était de la drague ça ? s'étonna Roy. Je dirais surtout qu'elles ont besoin de progrès, parce que là… Toi, tu n'as même pas eu cette peine, j'étais toute de suite à toi, » sourit-il avec un air satisfait quand Ed se tut enfin en rougissant.

Tandis qu'ils arrivaient chez eux, dans une atmosphère un peu plus calme, Edward ne put s'empêcher de ruminer « Elles ont pas intérêt à te toucher sinon je les bouffe ! » suivit d'un petit rire de son compagnon.

Eh oui ! Edward Elric était jaloux et possessif, que voulez-vous ! Mais ne vous trompez pas. Roy était tout aussi possessif.

Si quelqu'un s'approchait trop près de sa tête blonde….. Gare à ce qui pourrait lui arriver !

Maugréant encore quelques insultes envers le trio, Roy le fit taire définitivement en l'embrassant rapidement sur les lèvres et en l'emmenant s'asseoir sur le sofa.

Sofa sur lequel, Ed se cajola contre le noiraud, qui passa un bras autour de ses épaules. Ils restèrent ainsi, dans le silence plusieurs minutes avant de s'intéresser aux programmes de fin de journée…

oOo

Une semaine s'était écoulée depuis le début de la rentrée. Les cours continuaient leur train-train quotidien ; les professeurs des terminals faisaient stresser leurs élèves pour les futurs bacs blancs… Alors que ce n'était que dans une semaine ! Ils n'avaient pas besoin de rendre tout le monde nerveux ! Enfin…

Les heures de classes défilaient donc normalement, y compris le cours de mythologie. Justement, les autres élèves ayant appris l'échec du trio infernal, les ragots venaient et allaient. En effet, des rumeurs circulaient déjà sur le fait que Roy Mustang était en couple, fiancé, voire même marié !

« S'ils savaient tous ! » jubilait intérieurement Ed.

Car oui, le jeune blond était joyeux depuis que les filles du lycée renoncèrent à voir le professeur. Il était moins énervé pendant ses heures de cours puisqu'il ne pensait plus à étriper les adolescentes, mais il avait pluttôt envie de leur dire « Vous avez vu ? Il est pris et ne s'intéresse à personne d'autre qu'à moi ! Oui, MOI ! »

Bien entendu, il se retenait de laisser couler sa joie de cette manière-ci…

Bref, vous vous rendez bien compte que tout continuait normalement….

Nous étions maintenant samedi 14 janvier en soirée. Le couple venait de faire ses courses à l'épicerie Gestalt. Le panier était déjà bien rempli lorsqu'ils rencontrèrent dans les allés Marc Prata.

Marc était le propriétaire des lieux avec sa femme. Assez grand, les cheveux coupés courts et de couleur blond, il possédait des yeux de teinte ocre. Agé de 35 ans, il était du genre calme et discret. Il ne parlait pas énormément, de ce fait ses interventions n'étaient jamais vaines.

Malgré le fait de son silence, Marc n'en était pas moins assez impulsif ainsi qu'un peu narquois sur les bords. Fainéant par nature, il avait dû mal à terminer ses tâches, bien qu'il soit en train de remplir les différents rayons de l'épicerie…

Sa femme, Elodie âgée de 30 ans, travaillait aussi à l'épicerie Gestalt. Elle possédait des cheveux ébènes mi-long ainsi que des yeux charbons. Encore plus discrète que son mari, Elodie aimait beaucoup les films d'horreur et tout ce qui avait un rapport avec le noir. Elle était une bonne cuisinière, très athlétique et intelligente.

La jeune femme jouait du piano et donnait de très bons conseils à ses proches amis. Elle n'hésitait pas à rappeler son mari à l'ordre pour qu'il fasse son travail, même si elle-même était assez paresseuse…

Marc et elle avait un jeune garçon de 8 ans, nommé Benjamin.

« Bonjour Roy, bonjour Ed ! Alors, ça se passe bien ? On fait les courses ensemble, dit-il s'en faire de sous-entendu, bien entendu.

- Bonjour Marc. Oui, il faut bien remplir les armoires avec un estomac comme le sien, ria le noiraud

- Ha oui, c'est vrai ! C'est bizarre qu'il mange autant avec sa taille, » rajouta l'épicier.

Heureusement pour eux, le blond n'était pas dans l'allée lorsque les deux hommes discutaient. En fait, il n'était plus au même endroit qu'eux car Ed était parti chercher quelque chose à mettra dans le panier….

Il revint quelques minutes plus tard, les bras chargés de paquets de friandises, à savoir bonbons, chocolats et réglisses…

Les deux adultes stoppèrent net leur conversation.

« Ed… Tu es sûr que ça va ? fit son amant.

- Ben oui, pourquoi ? répondit-il en se rapprochant.

- Eh bien…. Tu ne penses pas que tu exagère concernant les sucreries ?

- Ben… Non, j'ai toujours pris autant de paquets, déclara le blond.

- Heu… »

Roy fut découragé et soutenait mentalement Pinako tandis que Marc essayait de cacher un petit rire.

« Mah, j'ai oublié que je devais m'habituer à ton estomac et ta sur-activité…, soupira t-il.

- QUOI ?

- Non, rien, rien !…

- Hum… mouais, maugréa Ed.

- Par contre, hum… tu ne ferais pas mieux de ne prendre qu'un paquet de chaque au lieu de trois de chaque sorte…

- Non, sinon il faudra que je reviens dans quatre jours, » fit l'adolescent.

Roy ne put qu'être plus désespéré encore… Près d'une dizaine de paquet de sucreries en quatre jours….

Marc laissa échapper un gloussement.

« Ed… Edward, Ed…, commença le noiraud.

- Quoi, qu'est-ce qu'il ya ? demanda t-il

- Cela fait combien de temps que tu n'es pas allé chez le dentiste ? »

A cette question, il vit son jeune amant pâlir. Inquiet, Roy s'approcha de l'adolescent aux bras chargés et posa une main sur son épaule.

« Ed, hé, ça va ?

- Hein ? Oui, oui, ça va ! répondit-il rapidement.

- Alors… Répond à ma question, fit Roy.

- ….. Ed ne pâlit que davantage.

- Ne me dit pas que tu as peur d'aller chez le dentiste ? questionna Roy narquoiseument.

- Pas du tout ! riposta le blond.

- Bon, alors, on va prendre un rendez-vous.

- Quoi ? Pourquoi ?? s'empressa d'ajouter Ed.

- Eh bien… avec autant de sucrerie, il faut bien contrôler tes dents, non ? répondit Roy avec un sourire moqueur étirant ses lèvres.

- Non, non, c'est… c'est bon ! fit rapidement Edward. J'ai jamais eu de problème, alors y a pas besoin !

- Oh, mais si, répliqua son amant. Tu n'as peut-être rien eu pour l'instant, mais à force de…

- Non ! Y a aucune raison ! le coupa le blond. S'il avait pu, il aurait agité les bras, cependant ils étaient chargés de paquets.

- Enfin Ed ! soupira le noiraud. Tu connais quand même Jean-Yann, tu sais que tu ne risques rien ! Alors pourquoi as-tu peur de…

- Mais non, je n'ai pas peur de ça ! s'exclama l'adolescent. Je n'ai pas envie d'y aller c'est tout !

- Bien sûr, je te crois, murmura Roy.

- Quoi ? fit Ed en fixant son amant.

- Rien, rien… Par contre, commença doucement l'adulte aux yeux charbons, si tu ne veux pas prendre une consultation chez Jean-Yann, tu ne prendras qu'un paquet de chaque, termina t-il.

- QUOI ?! s'écria le jeune homme. Tu ne peux pas me faire ça ! s'indigna t-il.

- Oh que si je peux faire ça.

- Roy ! » cria le blond.

Une petite parenthèse dans cette charmante conversation de friandise…

Le cabinet de Jean-Yann Gane se composait de lui-même, le dentiste bien évidemment, Jérémie Henz son assistant et Nathalie Gane, sa secrétaire.

Tout d'abord, Jean-Yann Gane était âgé de 35 ans. Grand, les cheveux coupés courts, en batailles et blonds, il posédait des yeux de couleur noisettes.

Très malin, il arrivait à inventer toute sorte de chose dans de nombreux domaines. Il lui arrivait ainsi, souvent, de manipuler des personnes pour arriver à ses fins. Jean-Yann était aussi très doué en informatique et aimait beaucoup le café noir et fort. C'était pour cela que le jeune médecin était très énergétique ! Blagueur, bavard, lorsqu'il commençait à parler, on ne pouvait plus l'arrêter !

Il avait connu Edward lorsque celui-ci venait avec sa mère… et quelques rares fois avec Pinako… Cela faisait alors près de 5 ans que Jean-Yann n'avait plus vu le jeune adolescent blond…

Nathalie Gane était donc la femme de Jean-Yann. Ils avaient même un garçon de cinq ans, Liam. Eri avait 30 ans, les cheveux longs et de teinte ébène. Ses yeux étaient bleu-océan.

D'origine mi-japonaise, mi-européenne, la jeune femme était assez maladroite dans certains domaines, tels que le bricolage ou l'électronique. Cependant, Eri était une as de la cuisine. De nature sympathique, gentille et douce, elle aimait beaucoup les animaux, de ce fait, Eri s'entendait bien avec Roxane et Eva.

Finalement Jérémie Henz était âgé de 28 ans. Les cheveux longs et châtain très clair, Jérémie avait des yeux cafés. Le jeune homme était assez dynamique et impulsif.

Aux idées, quelques fois, pas très saine, il n'hésitait pas à faire des sous-entendud. Très habile pour remontée le moral des gens, il avait aussi des bons conseils comme Nathalie. Jérémie était marié avec Valéria qui travaillait dans un cabinet d'ophtamologue.

Revenons à nos moutons, ou plutôt nos tourteraux et observons la scène avec Marc…

Ed affichait son air de petit chat abandonné pour faire craquer son amant afin de pouvoir acheter ses friandises. Tactique déloyale puisque Roy ne résistait jamais à ses grand yeux d'or. Or cette fois-ci, le noiraud ne se laissa pas piéger : il ne laisserait pas son amant avoir autant de sucreries sans aller chez Himura !

« Edward, j'ai dit que tu ne prendrais qu'un paquet et je le pense. Sinon, tu iras voir Jean-Yann. Tu choisis, surtout que ça fait un moment qu'il ne t'a plus vu. Il serait bien content de te montrer son garçon, affirma Roy.

- Ah, il a un enfant ? demanda le blond.

- Oui, de cinq ans. Ed ! Tu vois bien que ta dernière consultation remonte, alors va chez le dentiste !

- Non, pas la peine, je suis pas pressé de savoir à quoi ressemble son fils ! dit-il malgré tout gêné de ne pas avoir su cela…

- Alors tu reposes tes paquets et gardes-en un, conclua le noiraud.

- Mais Roy….

- Non pas de mais. »

Ed soupira, grogna et partit reposer les paquets en ronchonnant. Une fois hors de vue, ce fut autour de Roy de soupirer, désespéré tandis que le grand blond riait derrière lui.

« Enfin… Je vais déjà aller à la caisse, il me rejoindra là-bas, fit finalement l'adulte aux yeux sombres.

- Ok…, d'accord, répondit Marc en calmant son rire. Je vais continuer de nettoyer les rayons sinon Elodie va dit que je ne fais rien, soupira t-il.

- Et c'est vrai ! Dépêche-toi un peu, fit une voix féminine venant de l'avant.

- Aha, » soupira à nouveau Marc alors que Roy se dirigeait vers la caisse après l'avoir salué.

« Bonjour Roy ! Comment vas-tu aujourd'hui ? demanda Elodie.

- Bonjour. Ca va bien, répondit-il en déposant les courses sur le tapis. Avant qu'il n'ait pu continuer, Edward fit son apparition avec trois paquets seulement et deux boîtes de pocky à la fraise.

- Voilà, t'es content ? maugréa t-il à l'intention de son amant. J'ai pris des pockys à a place, j'espère que je ne vais pas devoir les reposer aussi, » fit-il ironiquement.

Le noiraud ne répondit rien, sachant très bien que l'adolescent allait lui en vouloir un peu de l'avoir privé de ses sucreries habitulels. Cependant, concernant les pockys, il ne pouvait rien redire. En effet, l'adulte aussi aimait beaucoup les pockys à la fraise…

Après avoir payé les courses, le couple sortit de l'épicerie, Ed boudant toujours. Marc qui arriva à cet instant lança un regard amusé de même qu'Elodie. Rapidement, elle lui donna un regard interrogateur, luidemanda s'il avait finit ou non son travail ou non. Le blond soupira une fois de plus…

oOo

Sur le chemin de retour, aucun des deux ne prononça un mot. Edward étant occupé à ruminer et Roy à le regarder légèrement amusé.

Brutalement, le blond stoppa sa marche.

« J'vais commander des pizzas chez Asatte, ça te dérange pas j'espère ? »

Et sans attendre de réponse, il se dirigea vers la pizzéria de l'autre côté de la rue.

Asatte était une pizzeria familiale. Ses pizzas étaient excellentes du point de vue d'un grand nombre de personne, et surtout d'Edward.

Les commandes étaient effectuées par Kenan et Sabine Asatte.

Kenan Asatte, jeune homme de 32 ans, il possédait des cheveux ébènes ainsi que des yeux marrons. Adepte des quiproquos, Kenan faisait souvent tourner les gens en rond ! Aussi enthousiaste qu'un enfant, beaucoup ne le voyait pas en homme mature, alors qu'au contraire le jeune homme pouvait très sérieux par moment.

Fabien pratiquait également le kendo dans le club de Ling et d'Isao. Il était d'ailleurs très musclé…

Sabine avait 27 ans. Ses cheveux était châtains foncés comme ses yeux de couleur noisette. S'énervant rarement, elle faisait preuve d'un calme olympien même dans les situations graves. Cependant, Sabine ne manquait pas de courage et d'impulsivité. Elle était devenue récemment la mère d'un garçon Fabien avec son époux Kenan.

Ainsi, Ed était parti passer commande chez eux, laissant un Roy seul sur le trottoir avec les courses.

Celui-ci soupira. Il voulut traverser la route, lorsqu'il aperçu quelques mètres plus loin devant lui, Earthian. Il s'agissait de la boutique de fleur tenue par Amalia Cèbe.

Amalia était une femme de 26 ans. Assez petite, elle possédait des cheveux coupés courts et bouclés de couleur châtain clair. Une petite frange lui tombait sur le front. Ses yeux étaient de teinte vert pomme.

Extrêmement énergétique et enjouée, la jeune femme était toujours joyeuse et de bonne humeur. Un peu timide, elle créait malgré tout facilement des liens avec les gens. Quelque fois maladroite, Amalia était optimiste. Très athlétique, elle pratiquait souvent un jogging matinal.

Amalia était mariée depuis bientôt quatre ans à Bastien Cèbe, journaliste de télévision sur la chaîne nationale. Celui-ci avait 28 ans.

En apercevant, Earthian, Roy eut donc une idée. Une idée géniale, bien entendu. Il se dirigea ainsi vers la boutique et y entra. Saluant la fleuriste, il lui demanda un petit service avec un sourire, un peu narquois tout de même…

oOo

Edward remercia Sabine à qui il avait donné sa commande : deux pizzas parmas. Lorsqu'il sortit de la pizzeria, il retrouva son amant juste sur le trottoir dans face, un sourire étirant son visage et une main cachée dans son dos.

Suspicieux de ce qu'il préparait encore, le blond s'approcha doucement de lui.

Il était vrai qu'il lui en voulait un peu de l'avoir privé de ses sucreries en le menaçant de rendez-vous chez le dentiste, mais maintenant il ne pouvait plus lui en vouloir du tout.

Surtout lorsque ce que Roy tenait caché n'étaient autre que deux roses rouges. Instinctivement, l'adolescent prit la même couleur que les pétales des fleurs lorsque Roy les lui tendit. Le blond prit délicatement les roses en mains. Le noiraud déposa un rapide baisé sur son front.

« Tu m'en veux encore ? » demanda t'il, un peu amusé.

Ed rougit davantage, se retourna et commença à se diriger vers leur demeure, en tenant toujours les fleurs. Il murmura un faible 'idiot' à l'égard de Roy qui émit un léger rire avant de suivre son amant, sous le regard d'Amalia qui souriait depuis sa porte d'entrée…

oOo

Le vendredi 27 janvier était arrivé. Il était près de 16h00 quand un jeune adolescent blond ouvrit la porte d'entrée et rentra chez lui en soupirant.

Enfin ! Les bacs blancs étaient terminés ! Cela faisait deux semaines que les professeurs les stressaient ! Pendant trois jours, du mercredi matin au vendredi après-midi, il n'avait eu que ça ! Des contrôles toutes les heures !

Ed était même certain que la semaine du bac n'était rien à côté de ça !

Posant très délicatement son sac dans l'entrée, il se déchaussa et poussa un autre profond soupir. Le jeune homme se dirigea immédiatement à l'étage dans la salle de bain.

Il méritait bien un moment de détente, il fit donc couler l'eau chaude dans la baignoire et alluma le radiateur électrique. Pendant que l'eau remplissait tout l'espace, Ed ferma la porte et commença à se déshabiller.

Après avoir posé tout aussi délicatement que son sac ses affaires, il ferma le robinet, jugeant la baignoire assez remplie. Exagérant peut-être légèrement sur la quantité de savon, Edward transforma la baignoire en véritable bain moussant !

L'adolescent grimpa dans son bain, poussant un soupir d'aise lorsque l'eau chaude le toucha. S'intallant bien confortablement, Ed laissa échapper un hissement lorsque son dos entra en contact avec le carrelage froid des bords.

Le blond ferma les yeux, appréciant la chaleur et la sensation de l'eau contre sa peau. Il pouvait rester au moins plusieurs heures dans cette eau chaude. Il ferma alors les yeux pour pouvoir se détendre davantage…

oOo

Une demi-heure plus tard, une clé ouvrit la porte d'entrée sur un noiraud soupirant lourdement. Il se souvenait maintenant quelle fut l'autre raison pour ne plus être professeur dans les collèges et lycées.

Devoir surveiller des brevets ou bac blancs étaient vraiment aussi épuisant que de les faire ! Heureusement qu'il n'avait que six classes pour n'avoir que ces copies-là à corriger !

Eh oui, la mythologie commençait qu'en 2° d'où le peu de classes…

Roy enleva ses chaussures et aperçut le malheureux sac de son amant, jeté au coin d'un mur. Il sourit à cette vision et commença à le chercher. Ne le trouvant ni dans le salon, ni la cuisine et encore moins dans la bibliothèque, l'adulte monta au premier. Voyant la porte de la salle de bain fermée, Roy présuma que c'était ici que se trouvait le blond.

Il frappa quelques coups à la porte pour prévenir de sa présence.

« Ed, ça va ?

- Moui, ça va… soupira t-il

- Alors, ça c'est bien passé ?

- Ne m'en parle pas, je commençais à avoir marre de leur contrôle, maugréa t-il en se remettant correctement dans son bain.

- Mah, encore cinq mois et tu en auras finit, déclara son amant souriant en imaginant le blond dans un bain. Eh oui, les bruits d'eau, il les avait entendus !

- Mouais….

- Bien, je vais te laisser, je vais dans….

- Attend ! Tu sais…. Tu, enfin, tu peux entrer... si tu veux, fit le blond d'une voix si faible que Roy crut avoir rêvé.

- Tu es sûr ? demanda t-il tout de même.

- Oui… Oui, »répondit l'adolescent en hochant de la tête, geste que Roy ne pouvait pas voir.

L'homme aux yeux de charbons sourit. Il était persuadé que son amant était en train de rougir. Ouvrant la porte, il reçut une vague de chaleur provenant de la pièce chauffée. Refermant celle-ci, il se tourna vers la baignoire où se trouvait son compagnon, les cheveux détachés et mouillés, tout couvert de mousse. Des légères rougeurs ornaient ses joues, mais était-ce la chaleur ou autre chose ? En tout cas, il était adorable pensa Roy.

Le blond bougea, s'asseyant contre le bord de la baignoire tandis que Roy se mettait accroupi près de celle-ci.

« Alors… Hum, et toi, ça c'est bien passé ? demanda l'adolescent.

- Oui, enfin, je sais maintenant que je ne supportes toujours pas d'être obligé de surveiller des devoirs pendants trois jours de suite, soupira t-il en jouant avec la mousse de bain.

- Oh, ça peut pas être pire que moi ! Tu dois peut-être surveiller, mais t'auras jamais autant d'heure que moi, répliqua Ed.

- Mais moi, j'ai des copies à corriger maintenant…. Plus de 200, précisa t-il.

- Et tu n'as que six classes, fit Ed.

- Heureusement ! s'écria l'adulte. Sinon, je passerais mon temps dans le bureau… Et plus avec toi, » taquina t-il en lui envoyant de la mousse dans les cheveux.

Ed ne répondit rien, essayant de paraître vexé, ce qu'il n'arrivait cependant pas. Son amant émit un petit rire avant de se relever.

« Bon et bien, je….

- Roy ?… Appela le blond d'une petite voix avant que l'adulte n'ait pu atteindre la porte. Tu peux…. Hum… Tu peux rester si tu veux et… enfin… tu peux aussi prendre un bain, si tu veux… » termina t-il dans un chuchotement et les joues rougies, mais plus seulement à cause de la chaleur.

Roy resta un moment interdit. Non, Ed ne lui avait quand même pas proposé cela, n'est-ce pas ?

En y réfléchissant bien, le noiraud finit par sourire. Un sourire narquois arriva alors lorsqu'il déclara :

« Je ne te savais pas aussi pervert Ed. »

Ce commentaire ne renforça que davantage la rougeur du blond et le vexa en plus.

« Non, mais ça va pas ! C'est toi le pervert ici, espèce de…. Kusoyaro Sukebe ! répliqua t-il en croisant les bras sous l'eau et en regardant le mur opposé.

- Mah, ne t'énerve pas… je plaisantais, enfin… C'est toi qui décide, » fit-il en faisant mine de s'éloigner et de sortir de la pièce.

Le jeune homme fut confronté à un dilemme. Que devait-il faire ? Il était vexé par les paroles de Roy, mais bon, il savait tout comme son amant qu'il était très susceptible et impulsif… En plus, il avait vraiment envie que son amant le rejoigne…. Un bain chaud, c'était relaxant, mais être dans les bras de son compagnon, cela ne pouvait qu'être meilleur…

Les deux à la fois se seraient extraordinaires !

Ahlala, que faire ? Edward ne savait plus quoi penser… Puis, lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir et se refermer, il laissa échapper une plainte.

« Roy ?… appela t-il d'un ton plaintif.

- Oui ? fit celui-ci de l'autre côté de la porte.

- Tu peux venir avec moi ?…. S'il te plaît.. ? » demanda t-il presque suppliant.

Le jeune entendit un soupir, puis la porte s'ourvrir à nouveau.

« Comment résister à cet appel et cet air adorable, fit-il en fermant derrière lui et s'approchant de la baignoire. Je viens, attend quelques secondes »

L'air de chaton abandonné disparu pour laisser la place à un sourire tout aussi adorable du point de vue de Roy.

Le blond détourna le regard pendant que son amant se déshabillait…

Oui, il savait qu'il n'était pas très logique de lui demander de le rejoindre dans le bain pour être gêné ensuite devant son compagnon sans vêtements…

Enfin, il l'avait déjà vu en maillot, avait senti sa peau contre la sienne, mais il ne l'avait encore pas vu complètement sans aucun rempart….

Alors qu'Ed était en train de se demander s'il était normal ou pas, il sentit les bras de son amant le pousser en avant pendant que celui-ci s'installait derrière l'adolescent.

Finalement, Roy reposait contre la baignoire et Edward contre le torse de celui-ci. Rougissant légèrement, il reprit vite sa contenance pour se tourner de façon à être torse contre torse. Il posa sa tête au creux de l'épaule du noiraud, entoura le cou de l'adulte de ses bras et plaça ses jambes de chaque côté de celles de son amant. Ce dernier l'entoura de ses bras et commença à jouer dans ses cheveux à l'aide d'une main, l'autre étant posée sur le dos du jeune homme.

Le jeune homme aux yeux dorés soupira de bien-être, un sourire sur ses lèvres et décida de fermer ses paupières. Roy afficha également un sourire tendre pendant qu'il continuer de caresser les mèches à la couleur du blé ains que le dos du blond.

Tous les deux pouvaient rester plusieurs heures ainsi, dans les bras l'un de l'autre avec cette douce sensation d'eau, de chaleur et d'amour…

oOo

Une semaine était passée. Nous étions le samedi 4 février 2006, un après-midi assez froid et grisâtre.

Dans le salon de la demeure du noiraud et du blond, un feu se trouvait dans la cheminée, éclairant la pièce et la chauffant par la même occasion.

L'adulte était assis sur le sofa complètement à droite. Il lisait le roman de de Eiri, à savoir 'Crash'. Tournant une page, il rajusta ses lunettes de vue. En effet, le noiraud avait besoin de lunettes pour lire ou bien écrire.

Son jeune amant était couché sur le canapé, la tête sur les genoux de Roy. Lui aussi était en pleine lecture de roman. Il s'agissait de 'Soul Gadget' de Christian. Le blond possédait comme son compagnon de lunettes pour la lecture.

Rechignant au départ, il les avait finalement mis lorsque l'adulte lui avait dit qu'il était tout aussi magnifique avec que sans et que cela lui donnait un petit air spécial…

Bien entendu, à ce commentaire l'adolescent avait pris une couleur rosée et avait continué de ronchonnner un peu avant de les mettre.

Le calme régnait dans la pièce, un silence agréable où chacun était plongé dans son livre tout en appréciant la présence de l'autre.

Malheureusement pour eux, cela fut interromput par un coup de téléphone. Soupirant, Roy referma son romant et se leva alors qu'Ed grognait contre la perte de son oreiller….

Décrochant, Flame se retrouva en liaison avec son meilleur ami.

« Salut Roy ! Comment vas-tu ? Ca fait un moment que je t'ai pas parlé, faut que je te raconte ce qui s'est passé avec Elysia !

- Salut Maes. Je vais bien et oui ça fait un moment que tu ne m'as plus parlé de ta petite fille…. Ca ne fait que trois semaines pour être exact, soupira t-il en même que le blond dans le salon.

- Tu te rends compte ! Trois semaines sans savoir comment va mon ange, c'est inimaginable ! Si tu savais, elle adore la neige ! Elle fait des bonhommes de neige formidables ! Du grand art je te dis ! Je l'ai même pris en photo ! Ah et puis, faut pas oublier ! Grace et Elysia chéries ont fait des biscuits de Noël ! Ils sont DELICIEUX ! Ah mes deux anges qui cuisinent ensemble, c'est tellement magnifique ! Il faut les goûter ! Y a des dizaines de photos du réveillon et de la nouvelle année qui sont enfin développés ! Faut à tout pris que tu les vois ! Elysia adore son chaton en peluche ! Et tu sais quoi ? Tu sais quoi ? demanda Hughes après son long monologue.

- Quoi ? soupira Roy.

- Elle m'a offert un magnifique dessin de Noël et un album photo fabriqué à l'école ! Du grand art ! DU GRAND ART, j'te dis ! ! s'exclama t-il. Faut vraiment que tu vois ça, j'ai tout pris en photo !

- Hughes ! le coupa le noiraud. Envoie-moi le tout par internet, je regarderais tout ça ce soir ou demain matin, promis.

- C'est vrai ! Ah, attend je te prépare ça immédiatement, salut ! » s'empressa de dire le jeune père et raccrocha.

Reposant le combiné, l'homme aux yeux obscurs ne put retenir un autre soupir.

« Misère, » murmura t-il pour lui même.

Il revint dans le salon, se rassit et Edward se recoucha sur lui en lui demandant des nouvelles de la conversation, non du monologue de Maes….

« Il va saturer ma boite mail avec des dizaines de photos, » fut la seule réponse de son amant.

Tous les deux reprirent leur lecture, interromput une quinzaine de minutes plus tôt. Cependant, la chance était contre eux quand le téléphone sonna à nouveau, dix minutes plus tard.

« Rah c'est pas vrai ! » maugréa Edward.

Roy, lui, se leva encore une fois, se demandant comment Hughes avait-il pu être aussi rapide…

Répondant une nouvelle fois, il coupa de suite son interlocuteur.

« Hughes, tu n'as pas besoin de…

- Roy ? c'est Alex, on a eu la date de la rencontre, fit une voix grave à l'autre bout.

- Oh, c'est toi Alex… Oui, je t'écoute quand aura t-elle lieu ?

- Dimanche 19 février de 14h00 à 19h00 si tout va bien….

- Est-ce que… Est-ce que Izumi sera là ? questionna Flame.

- Peut-être… Rien n'est sûr… On sait déjà que Velza aura dû mal à être présente un dimanche, de même pour Olivia, Buccaneer et Miles….

- D'accord…. Il manque ces quatre là, Izumi, Ruby, Caleb et son frère…

- Exact… On saura peut-être ce que mijotent les autres… fit Alex.

- Oui… Je vais prévenir Ed puis Al, ç'est bien qu'ils peuvent enfin venir, déclara Roy

- D'accord, à bientôt alors. »

Une fois la discusison terminée, le noiraud revint dans la pièce ou FullMetal l'attendait.

« C'était Alex, notre réunion est fixée pour le 19 février, tu vas pouvoir venir avec Alphonse, » expliqua t-il.

L'adolescent lui sourit. Il pouvait enfin rencontrer une grande partie des alchimistes. De plus, il ne serait pas obligé de rester seul à la maison sans son Roysy chéri !

Voyant le sourire du blond, Flame s'assit sur le sofa, l'attira contre lui et déposa un baiser dans ses cheveux. Ils restèrent ainsi quelques minutes avant de reprendre leur activité interrompue précédemment.

Sauf que le blond n'avait plus envie de lire et préféra rester blotti contre son amant. Il le taquinait parfois d'un bisou dans le cou, l'empêchant de se concentrer sur les mots écrits.

Soupirant, l'adulte déposa son livre sur la table basse et décida de contre-attaquer aux assauts du blondinet.

Une bataille affective commença sur le canapé, accompagné de baiser et de chatouilles…. Qui sera le vainqueur ? Ca, on ne le saura pas tout de suite, la soirée risquant d'être longue avant la fin de la guerre des amants ….

oOo

je tiens à préciser que les informations concernant l'Alchimie du cours de Roy viennent de Wikipedia XD

Je précise aussi que les trois "charmantes" filles du chapitre feront peut-être une brève apparition plus tard, mais se sera tout pour elle xd

Sinon, j'espère pouvoir poster vers mi-juillet un nouveau chapitre et pouvoir continuer d'écrire la suite :)

Bye!