Notes : Coucou !

Comme je l'avais dit, j'ai mis à jour tous les chapitres restants et j'ai mis en ligne un nouveau chapitre.

Je pense pouvoir faire une ou deux mise à jour avec des nouveaux chapitres vant la rentrée, plus je ne sais pas…

Sinon, si en relisant les autres chapitres, vous voyez des problèmes ou incohérence noms, n'hésitez pas.

Si quelque chose ets trop confus, n'hésitez pas non plus que je le réécrive…

Sinon j'ai mis en lignes quelques drabbles mais dans la section misc.

Le plus simple est de passer par mon profil^^

Voilà donc le nouveau (enfin) chapitre !

Mais je rappel, relisez le chap 7 et 16 parce que j'ai vraiment TOUT changé dans le 7 et ca implique de gros changement dans une partie du 16…

Disclaimer : AUCUN personnages ne m'appartient. les apparences, certains noms (et surtout l'idée de l'alchimie de cette manière et des surnoms) ne m'appartient PAS, mais à leur créateur respectif ! Les caractères, eux, pour la plupart sont de moi Xd

Rating : T

Pairing : Roy/Ed

L'alchimie, aujourd'hui sur Terre ?

Partie2 : Alchimistes contre… Alchimistes.

Chapitre 1 : Apparition

Une semaine. Déjà une semaine s'était écoulée depuis l'attaque de Crimson sur le Parlement Allemand. Une semaine que Dietlinde et les autres avaient disparu. Une semaine que le calme plat s'était installé parmi les alchimistes. Aucun ne pouvait prévoir la suite, mais tous s'attendaient au pire.

Même Ren ou Yuko ne pouvait prévoir les prochaines attaques ou les autres actions des Obscurs. Ren sentait, voyait que l'avenir serait sombre pendant une longue période, mais le reste était trop confus.

Des Alchimistes doués pour l'astrologie se trouvaient-ils dans le camp adverse ? Avaient-ils unis leurs forces en commun pour masquer la vision du futur ? Ou était-ce le destin et l'énergie eux-mêmes qui les mettaient au défi, sans aide du futur ?

Une épreuve inéluctable pour les descendants de Shamballa ?

Cependant, les doutes de Roy furent bien vite confirmés lorsqu'une lettre adressée au Président de la République fut rendue publique. Les Obscurs, comme les autres les appelaient désormais, avaient bien décidé d'intervenir dans toutes les manifestations du pays et, une fois cela fait, ils s'attaqueraient au pays suivant. Ces actes de terrorisme prémédités furent, bien entendu, sévèrement réprimandés par le Président mais aussi le ministre Allemand et les autres dirigeants indignés de cette lettre.

Une semaine après l'explosion déclencheuse, King Bradley, l'actuel Président français, a justement décidé d'intervenir publiquement. Pour cette raison, un jeune homme blond était assis sur un canapé devant la chaîne principale, entouré des bras d'un homme aux cheveux sombres.

Les deux amants attendaient l'intervention à propos des Obscurs comme les autres alchimistes, leurs amis au courant de leur origine ou non et bien sûr Alphonse et Winry. Puis à vingt heures pile, l'allocution du Président débuta :

« Mes très cher compatriotes, l'heure est grave. Des actes terroristes malsains menacent notre patrie. Comme vous le savez, nos camarades Allemands ont été les victimes d'un acte barbare, sans aucun fondement. Ces actes n'ont toujours pas été revendiqués. Les raisons n'ont toujours pas été énoncées. Les acteurs nous ont juste contactés pour nous prévenir de leur envie de barbarie. » L'homme fit une courte pause.

« Mes très cher concitoyens, c'est pour cette raison que je vais demander le déploiement des forces armées sur le territoire, dans les prochaines manifestations nationales et internationales qu'accueille notre pays. Mais également des patrouilles dans les grandes métropoles pour assurer la protection de nos patrimoines. Votre sécurité, mes très cher compatriotes, sera assurer jour et nuit par notre Défense, Bradley s'arrêta quelques secondes, puis reprit : Je ferais en mesure que ces actes terroristes et leurs acteurs soient trouvés, arrêtés et condamnés dans les termes de notre démocratie. »

Alors que l'allocution du Président se termina, Bastien Cèbe reprit le cours du journal TV. Le jeune journaliste se tourna vers le spécialiste politique le plus important, Akabane Kurodo.

Bastien Cèbe, 30 ans, était une jeune homme aux cheveux auburns et aux yeux de couleur café. Calme, conscencieux et réfléchi, le jeune homme travaillait toujours avec sérieux et donnait les nouvelles précisément. Egalement doux et gentil, Bastien prenait grand soin d'Amalia et de leur petit garçon Joshua.

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Akabane Kurodo, lui, était un des meilleurs journalistes spécialisés en question politique, mais aussi social et économique. Il possédait de long cheveux noirs et des yeux de la même teinte qui contrastaient avec sa peau très pâle. Originaire du Japon, l'homme de 36 ans s'était très tôt passionné pour les situations internationales. Sa mère étant française, il avait suivit des études en France et s'était ensuite installé et spécialisé pour ce pays. Akabane était craint dans le milieu, que se soient les autres journalistes ou même certains hommes politiques. Son cynisme et son ironie étant d'autant plus forte par le langage très poli et parfois hautain qu'il utilisait. Akabane était très proche de Kyoji Kagami, un journaliste japonais qu'il avait rencontré lorsqu'il retournait voir sa famille.

Roy éteignit la télévision. Tous les deux n'avaient pas besoin d'en entendre d'avantage. Pour l'instant, personne ne se doutait de l'existence des alchimistes. Pour l'instant car connaissant un peu Berga et Joliot, Flame se doutait bien que leur but premier était de se faire connaître et d'avoir le dessus sur les êtres humains. Le noiraud était entrain de réfléchir quand le téléphone sonna. Le blond se leva et décrocha.

« Moshi, Edo-kun ? » fit la voix d'un jeune chanteur.

En effet, la nouvelle de l'attentat en Allemagne et la menace qui pesait sur la France avaient fait le tour du monde. Ainsi, le japonais était inquiet au sujet de la sécurité de ses amis.

« Ah, Shûichi-kun ! » fit-il étonné.

Le chanteur se rendait-il compte, que diable !, du prix de la communication ! Roy fut tout aussi étonné d'entendre le nom de l'artiste. Mais après tout, le connaissant, c'était normal que ce dernier appelle.

Cependant la communication fut de courte durée. Ed revint rapidement dans le salon où il répondit à la question muette de son amant.

« Eiri lui a ordonné de raccrocher, de faire moins de bruit et de venir au lit. Il a rajouté qu'il aimerait bien dormir après trois nuits blanches pour son prochain roman et une soirée mouvementée. D'ailleurs, il ne comprend pas comment Shûichi peut être aussi dynamique après leur soirée, » termina Ed en riant.

Comment savait-il tout cela ? C'était simple. Non seulement, le blond avait entendu des bribes des paroles d'Eiri à travers le combiné, mais en plus le jeune homme aux cheveux roses lui avait redit les paroles de son amant avant de raccrocher !

Après quelques secondes, Roy se mit à rire aussi. Devant le comportement du jeune chanteur et sans aucun doute l'insistance de Yuki, on ne pouvait que rire. Dans la situation actuelle des deux alchimistes, ce court appel de Shû leur remontait un peu le moral…

oOo

Le lendemain, la situation ne s'était pas arrangée. Au contraire, suite à l'annonce du Chef de l'Etat, les troupes armées avaient déjà été déployées. L'atmosphère était lourde dans la capitale française. Plusieurs troupes y étaient. D'autres avaient été envoyées en Province. Ed quitta son amant sur le pas de la porte et rejoignit son frère et la jeune blonde pour se rendre en cours. En chemin, ils passèrent, entre autre, devant la boulangerie de Gracia. Le Lieutenant-colonel était présent avec quelques membres de son équipe.

« Bonjour Edward, le salua t-il, Alphonse, Winry.

- Bonjour Maes, répondirent-ils.

- Vous avez été placés dans Paris ? demanda Ed

- Oui, mon équipe s'occupe de plusieurs arrondissements. Elle est d'ailleurs divisée en deux groupes pour couvrir plus de terrain. Nous sommes six équipes en tout et une septième dans les environs.

- Six ? Seulement ici ? fit Winry étonnée.

- La menace est réelle, alors les généraux ont employé les grands moyens, fit-il en haussant des épaules. Certains commandent même directement des troupes.

- Et vous ? demanda le jeune Elric.

- Moi j'ai des ordres mais je peux agir comme je veux. Ils en ont pas grand chose à faire tant que l'on s'occupe des terroristes.

- Nous ferions mieux d'y aller, dit Ed en voyant l'heure.

- Faites attention à vous, » salua Hughes.

Les trois jeunes firent un signe de tête qui leur fut rendu par les deux sous-officiers de Maes. Un jeune homme roux et une jeune femme blonde qui, d'après Ed, attendait un heureux événement.

Alors qu'ils atteignaient l'établissement Stek, la tension était de plus en plus forte sur les épaules des adolescents. « Attention à vous » avait dit Hughes. Oui bien sûr, mais les jeunes savaient qui était la menace et s'attendaient pour tout dire au pire. Même l'officier ne pouvait pas imaginer la gravité de la situation. Ed soupira.

Si les meilleurs descendants d'astrologue n'arrivait pas à voir un tant soit peu l'avenir, c'était que le pire n'était pas encore arrivé et restait inimaginable…

Pourtant, Ren avait dit que ce qui était arrivé à Roy durant son enfance était nécessaire pour que tout aille pour le mieux dans le futur…

Etait-ce vraiment plusieurs personnes qui bloquaient ainsi les prédictions sur court termes de Ren, Yuko mais aussi Marcoh, Noah et Elma ? Des parents Armstrong et de ceux d'Ethan ?

Mais en plus, d'autres soucis se rajoutaient pour le blond. Toutes ses connaissances s'inquiétaient des futures attaques sur le territoire français. Cependant, personne ne savait quelle réelle menace pesait sur le pays et sur le monde. L'adolescent ne savait pas si les moyens ordinaires pouvaient les arrêter. Lui était un peu privilégié, mais en même temps, on pouvait le confondre avec les Obscurs puisque personne ne ferait la différence…

Il soupira une nouvelle fois. Comment vont réagir leurs amis lorsqu'ils seront que les attaques sont faites par des alchimistes, des sorciers, des astrologues, ce qui était déjà extraordinaire, mais que lui, Al ou Roy en étaient également ? Une main de son frère sur son épaule le sortit de ses pensées. Tous les trois se sourirent faiblement et entrèrent dans le complexe scolaire.

oOo

Le jeune homme avait pensé que les cours se dérouleraient normalement. Il avait eu, en partie, raison. En partie seulement car les cours avaient bien lieux, mais les élèves étaient stressés, les professeurs inquiets et, en plus de tout cela, Lowan et les autres jeunes Obscurs n'étaient pas présents. Cela laissait présager des attaques déjà soigneusement planifiées…

En cours de mythologie, le regard d'Ed croisa celui rempli d'inquiétude d'Izumi. Oui, le pire n'avait pas encore commencé, pensa t-il en fixant les places vides…

oOo

Oh oui ! Le pire n'avait pas encore commencé… Quelque part en France, dans une maison isolée de tout, le pire se préparait. Une femme d'un certain âge s'y trouvait en compagnie d'une jeune femme beaucoup plus jeune.

L'une avait près de soixante-dix ans, l'autre seulement vingt-cinq ans. La première possédait des cheveux gris remontés en chignon et des yeux sombres, la deuxième avait des cheveux courts et noirs avec des yeux mauves.

Même leur comportement respectif était opposé. Alors que la plus jeune se tenait debout avec un air impassible et sans émotion, la plus vieille était assise dans un fauteuil devant un écran de télévision. On pouvait revoir l'intervention du Chef de l'Etat commenté par le journal de l'après-midi. Un sourire sadique et pervers s'afficha sur le visage de l'aînée.

« Il pense vraiment pouvoir m'arrêter avec son armée de pacotille ?! Hahaha ! Aucune armée n'a jamais pu me faire face ! s'écria t-elle en riant diaboliquement. J'ai toujours écrasé toutes les armées qui s'opposaient à la mienne ! J'ai gagné toutes les guerres déclarées et ils pensent pouvoir m'arrêter !? Eux !? Ces êtres humains sont vraiment méprisables ! gronda t-elle subitement en éteignant le poste. Soit, ils veulent connaître notre identité ? Bien, bien, ils le seront bientôt et à ce moment, ils regretteront leur existence ! s'exclama t-elle. Mais laissons-les encore un peu mariner dans leur inquiétude, c'est tellement meilleur d'avoir des doutes sur tout… HAHAHA ! » ria la vieille en se levant.

Elle se dirigea vers la jeune femme aux cheveux sombres qui se tenait toujours debout, droite comme un I à côté d'une table.

« Ma chère et tendre Lyra, il nous reste un dernier préparatif personnel, n'est-ce pas ? demanda t-elle vicieusement en lui tournant autour.

- Oui, Madame, répondit la dénommée Lyra sans aucune émotion.

- Après tout, ton entraînement est terminé… Et la seule chose qui pourrait encore m'arrêter, c'est ce corps vieux et inutile, n'est-ce pas ? continua t-elle sur le même ton.

- Oui Madame.

- Tu n'as pas à t'en faire, elle prendra tout de suite le dessus sur toi comme je te l'ai appris, rajouta la vieille en posant ses mains sur les côtes de Lyra qui restait immobile. Ne t'oppose surtout pas à elle et tout ira bien, n'est-ce pas ? dit-elle.

- Oui Madame.

- Une fois que ton corps sera à elle, que son âme et son esprit t'habiteras, plus rien ne l'arrêtera et ces maudits humains paieront enfin pour ce qu'ils ont osé faire ! s'énerva tout d'un coup la femme en agrippant solidement les côtes de la femme aux yeux mauves. Mais… fit-elle en se calmant, eux aussi paieront pour avoir cru m'arrêter une fois, pour m'avoir 'scellée' pendant 50 ans, pour vouloir vivre ici… Ils paieront très chèrement cet affront, susurra t-elle à l'oreille de Lyra. Et toi, tu vas m'aider à les tuer tous, un par un... A mettre ce monde dans le même état qu'est le mien, n'est-ce pas ? Nous ferons pencher définitivement la balance, rompant tout équilibre !

- Oui Madame, répéta t-elle encore une fois, tel un pantin.

- Hhahaha !! ria sadiquement l'aînée. Et nous le ferons bien mieux que lui le faisait ! Nous le surpasserons et il devra admettre que je suis meilleure ! Qu'il n'avait pas réussi à faire pencher la balance depuis des milliers d'années et que moi j'y arriverais en peu de temps ! HAHAH ! ria t-elle comme un démon. Bien, bien ! N'attendons pas une minute de plus dans ce cas ! Quittons ce corps inutile ! Gagnons ce corps jeune et agile, fit-elle en glissant ses mains le long des hanches de Lyra. Que le flux qui m'habitait passe dans ce nouveau corps ! HAHAHA !! »

Dans un dernier rire sinistre, elle attrapa le couteau se trouvant sur la table et dans un geste précis, elle se poignarda dans le ventre. Le sang jaillit en abondance de la profonde blessure alors que le couteau taché de sang tomba au sol. La femme s'écroula également tandis que son sang se répandait autour d'elle dans une flaque rouge foncée. Alors qu'elle rendait son dernier souffle, une lumière aveuglante apparut, enveloppa Lyra et disparut aussi tôt.

Le silence régna pendant quelques secondes avant que la jeune femme ne releva le visage. Ses yeux, avant vide d'émotion, affichaient maintenant une perversité et une cruauté qui se lisaient également dans le sourire diabolique qu'elle affichait.

« S'en est finit de Dante, dit-elle doucement. Maintenant, c'est Lyra… »

Un moment de silence suivit sa phrase avant d'être coupé par son rire pervers.

« Hahaha ! Oui, maintenant plus rien n'arrêtera Darkness ! Plus rien de m'arrêtera ! Mwouhahahaha !!! »

Son éclat de voix résonna dans toute la maisonnée. Elle se dirigea vers la sortie sans un regard pour le corps jaillissant dans la pièce et sortit.

« Ma vengeance sera terrible FullMetal. Tu m'as peut-être eu une fois avec ton frère, ton père et ton fameux supérieur Flame, mais cette fois-ci, tu ne t'échapperas plus… » dit-elle en affichant un sourire effrayant.

oOo

Au même instant, un frisson parcourut le corps d'Edward alors qu'il se trouvait dans la cuisine, débarrassant la table avec l'aide de Roy. Un mauvais pressentiment l'envahit d'un coup…

« Roy… appela t-il, tu es sûr que… que nous allons nous en sortir ? » demanda t-il doucement.

Le noiraud posa l'assiette qu'il tenait près de l'évier et se tourna pour voir le jeune homme.

« J'ai… j'ai eu comme un mauvais pressentiment et… expliqua le blond.

- Ne t'en fait pas Ed. Tout ira bien, le rassura son amant. Si Sarad arrive à nous envoyer des informations, nous pourrons empêcher leurs attaques, rajouta t-il en le prenant dans ses bras. Ensuite, il faudra que nous arrivions à rechanger certains alchimistes et à…. Tuer les autres….

- Roy…

- Nous n'avons pas le choix, il faudra le faire, dit-il doucement. Nous devons rétablir un équilibre… Ren, Patrick, Sumire et Yuko nous aideront… Les autres aussi, mais c'est sur eux que repose notre base…

- Roy…

- Ne t'en fait pas, fit-il en déposant un baiser dans les cheveux d'or, nos ancêtres les ont arrêtés une fois. Avec leur aide, nous pourrons les arrêter une deuxième fois, » finit-il pour rassurer l'adolescent.

Le blond soupira dans les bras de son compagnon. Mais celui-ci n'était pas aussi sûr de lui que ses paroles…

« Si seulement Hohenheim pouvait revenir à temps…. Si seulement Sensei était là…. Sensei… Je sais que nos sommes entre de bonnes mains avec Ren et Patrick… Et que Yuko est une grande astrologue qui peut maintenant aussi se servir de l'Alkom pour l'aider en plus de la faible Trasme, mais… Si Sensei était là… J'espère que Darkness agit seule pour son plan, sinon… Si elle agit avec lui…. Pensa Roy, si elle agit avec lui et que Sensei n'est pas là… Même pour FullMetal, même pour Ren… Patrick… même pour Oxygen, Planet et moi, il y aura des difficultés à lutter contre deux esprits à la fois… »

Il soupira en resserrant son étreinte autour de la taille du blond, autant pour le rassurer lui que lui-même…

oOo

Quelques jours plus tard, le jeudi 16 mars, rien n'avait changé. Aucune n'attaque n'était arrivée, aucun signe des terroristes ne s'était fait voir et aucune trace n'avait été trouvée par l'armée.

Cela n'enlevait rien à l'inquiétude et au pressentiment du jeune blond. Venant de terminer les rares cours qui avaient encore lieux, Ed prit le chemin du retour pour retrouver son amant. Il quitta son frère quelques mètres avant d'arriver chez lui. Voyant la porte de la maison de Pinako se refermer et la sienne s'ouvrir pour laisser place à son amant qui n'avait toujours pas de nouvelles de Sarad, Ed ne put retenir un soupir.

Les choses stagnaient et ça… Ce n'était jamais très bon signe…

oOo

Dans un autre coin de la France, en Bretagne pour être plus précis, un autre soupir pesant se fit entendre. Dans une petite maisonnée près de Brest se trouvaient trois jeunes gens. Enfin jeune… Pour deux d'entre eux, mais le troisième ne pouvait plus être qualifié de cette manière.

La télévision était allumée, mais son auditeur ne faisait pas vraiment attention à l'émission de variété diffusée à cette heure-ci. En effet, les nombreux soupirs venaient de lui.

Les deux autres occupants de la pièce s'amusaient bêtement avec un jeu de fléchette et plusieurs cannettes de bières, dont la plupart étaient bien sûr vides… Ils riaient d'un gros rire gras, exaspérant pour ceux qui les écoutaient, ce qui était justement le cas de notre premier jeune homme.

En réalité, ce jeune homme de 29 ans n'était autre que Zolof Kimblee, le Crimson Alchemist. Ces deux compagnons, enfin si l'on pouvait dire cela, était Cornello Serano ou Prayer et Kain Halls ou Shield.

Le premier était un vieux prêtre de 40 ans chauve, mais cela ne l'empêchait pas du tout d'être un… hum… Psychopathe avide de pouvoir ?… Enfin bref, comme compagnie, ce n'était pas l'idéal… Cornello était un des alchimistes aux bottes de Darkness qui n'attendait plus qu'à agir. En fait, cela ne le dérangeait pas d'attendre, surtout avec de la bière, mais détruire ou tuer, ça c'était vraiment excellent de son point de vue personnel…

Kain, lui, avait une trentaine d'année. Il était déjà recherché puisqu'il s'agissait d'un tueur en série dont la méthode n'a jamais été découverte et pour cause, il se servait de l'alchimie pour ses fins macabres… Ou plutôt son alchimie et sa magie mélangée puisque son ancêtre était à l'origine un sorcier qui a vu ses pouvoirs réduits sur Terre et qui a appris les bases de l'Alchimie. Un peu plus réfléchis que l'autre, il n'aimait pas moins voir couler le sang… En fait, alchimiste ou pas, tout ce qu'il voulait s'était tuer, d'où son rang de serial killer…

Pour Kimblee, ils étaient tous les deux exaspérants… Il ne savait pas ce qu'il attendait pour les faire exploser… Ah si, il savait…

« attendez mes ordres qu'elle avait dit l'autre vieille peau, pfff…, souffla t-il. Franchement, m'envoyer dans un trou paumé comme celui-là parce que bien entendu Madame s'était arrangée pour qu'on soit le plus éloigné de toute civilisation ! On capte même pas le câble ici ! » s'exclama t-il en éteignant le poste.

Ses éclats de voix ne parvinrent pas jusqu'aux oreilles des deux hommes, trop occupés à faire un concours de boissons en riant bêtement…

L'alchimiste des explosifs se leva, se dirigea vers les chambres et se mit à fixer l'extérieur par une fenêtre. Le temps n'était pas folichon avec les nuages gris qui menaçaient de laisser tomber leur contenu en abondance.

« Regardez-moi ce temps aussi… Je comprends maintenant pourquoi Tay voulait jamais venir en vacances ici, se dit-il à lui-même. Taylor… répéta t-il alors que des souvenirs semblaient refaire surface, j'aurais mieux fait de rester avec toi… Je serais pas dans cette situation et puis, avec un temps comme ça, on aurait très bien pu s'occuper autrement, hein ? demanda t-il à l'homme non-présent, un sourire triste se dessinant sur ses lèvres. Qu'est-ce qui m'empêche de te rejoindre encore maintenant ? » se demanda Zolof.

Cependant, quelques secondes seulement après ces pensées, l'expression du jeune homme changea brutalement. L'expression de tristesse et de regret due à ses souvenirs laissa la place à une expression plus froide, plus cruelle… Un sourire destructeur apparu alors que le même sentiment se voyait dans ses yeux. Un rire pervers, un rire laissant s'exprimer toute la violence qui émanait de l'esprit de Crimson se fit alors entendre.

Crimson se rendit à nouveau dans le salon où les deux autres alchimistes avaient arrêté leur petit jeu.

« Aha ! Crimson vient de se réveiller ! s'exclama Kain

- Mwouhahah ! quelle bonne nouvelle ! mwouhahaha ! se contenta de rire Cornello

- Que nous prépares-tu ? demanda Kain avec un air carnassier.

- On va faire exploser deux, trois trucs dans la capitale, déclara Crimson en gardant son sourire narquois et en faisant craquer ses phalanges. Ca ne fera de mal à personne de s'entraîner un peu et d'avoir un peu de pub, non ? »

Et c'était ainsi que Crimson, ayant reprit l'avantage sur les pensées de Kimblee, sortit de la demeure pour se rendre le plus rapidement possible à Paris…

oOo

Lundi 20 mars, sur les Champs-Elysées. Le jour du printemps. Une interview était donnée par Cuevas Asao. Journaliste confirmée d'une trentaine d'année, la jeune femme aux courts cheveux noirs avait été envoyé par la chaîne principale pour questionner les hauts responsables de l'armée à propos des menaces d'attentats.

Jeune femme aux yeux bleus océans, elle était dynamique et possédait plus d'un tour pour faire parler ceux qui ne le voulaient pas… Quelques fois sournoise et ironique, Asao était très sympathique et assez fêtarde. Elle ne pouvait pas s'empêcher de parler ! Ne lui confiez surtout rien si cela doit rester secret !

La jeune femme était mariée à Cuevas Enrique, 37 ans, mécanicien de son état. Ensemble, ils ont une petite fille, Seto, de six ans.

Ainsi, Asao était en présence d'Olivia Milla Armstrong, Lieutenant-général des armées françaises, mais également alchimiste et connue sous le nom de FireBlast. Elle était accompagnée par le commandant Miles et le capitaine Buccaneer. Tous les deux étaient également des alchimistes connus sous le nom de Moutain pour le premier et Secator pour le second.

Olivia Milla Armstrong était une femme de 34 ans et l'aînée de la famille. Elle possédait de longs cheveux blonds dont une mèche lui cachait la moitié du visage et des yeux bleus clairs. Ses yeux, justement, étaient très perçants et n'affichaient aucune crainte : elle était sure d'elle. Calme et attentive, elle n'agissait jamais sans réfléchir posément avant. De ce fait, Olivia apparaissait avec une aura puissante autour d'elle qui imposait le respect et pouvait même effrayer ceux qui ne la connaissaient pas. Sérieuse, elle n'hésitait pas à aller droit au but sans passer par quatre chemins. Assez sévère, FireBlast préférait se faire son propre jugement sur une personne plutôt que d'écouter les avis des autres.

Ethan Miles, fils de Henschel et Kari Miles, jeune homme de trente ans, possédait des cheveux blonds attachés en queue de cheval tandis que ses yeux étaient rouges foncés et sa peau mat.

Ethan tenait pour tout dire beaucoup de sa mère. Il portait souvent des lunettes de soleil ce qui empêchait aux personnes de savoir ses réactions. Cela le rendait respecté et en même temps un peu effrayant : on ne savait jamais à quoi s'attendre. Calme, peu bavard, il n'en restait pas moins une personne soucieuse de ses proches et très aimable. Réfléchis, Ethan établissait souvent de bons plans d'actions ou donnait des conseils très utiles.

Le jeune commandant était marié à Rebecca Miles qui était archiviste à l'armée tout comme Sheska. Ils élevaient un garçonnet de six ans, Kay.

Enfin Scott Buccaneer, 30 ans, était un homme de la même carrure qu'Alex Armstrong. Grand, costaud et très musclé, Scott avaient des yeux sombres, quelques mèches de cheveux noirs reliés en une longue tresse et des fines moustaches de la même teinte.

Malgré son apparence et son air de dur, le jeune homme était sympathique, aimait rire et relever des défis. Cela ne l'empêchait pas d'être sérieux dans son travail. De plus, il était très doué au combat rapproché et au maniement de plusieurs armes. Scott aimait beaucoup l'aîné des Armstrong, son Général donc. Il était l'un des seuls à lui tirer un sourire… Pourtant, rien n'était officiel entre eux… Du moins pour l'instant…

Ainsi donc, Asao avait été chargée de cette entrevue spéciale avec un haut-gradé des forces armées pour connaître l'évolution de la situation. Et évolution, il n'y en avait pas…

« La situation a t-elle connue une avancée depuis la semaine dernière ? questionna la journaliste

- Non, pas spécialement, répondit simplement Olivia. Aucune attaque, aucune nouvelle, absolument rien de nouveau.

- Pensez-vous que la décision du Président Bradley soit justifiée ? Ne s'agirait-il pas d'un coup monté, aucune information ne provenant des 'terroristes' ?

- Elle est clairement justifiée, fit la femme en fronçant les sourcils. La menace est réelle et importante. L'acte est peut-être non justifié, non réclamé et rien ne s'est produit depuis, mais ils n'attendront plus très longtemps, ils peuvent attaquer à tout moment, dit-elle froidement. Le déploiement sur tout le territoire est nécessaire pour prévenir les attaques ou les empêcher… Du moins, essayer de les empêcher…

- Comment cela 'essayer' ? » répéta Asao étonnée.

Olivia soupira. Il était impossible à de simples soldats, même très bien entrainés, de venir à bout d'alchimistes tels que Darkness ou Iron Blood. Cependant, elle ne pouvait pas déclarer cela devant la France entière et en direct, qui plus est !

« Nous ne savons pas leurs nombres, leurs moyens ou leurs capacités, répondit-elle finalement. Il peut s'agir de criminels entraînés à toute éventualité et, sans aucun doute, à manipuler différentes armes ou moyens de destruction. Il sera donc difficile de localiser rapidement leurs actes si les moyens sont différents à chaque fois.

- Vous pensez qu'ils n'attaqueront pas toujours avec une explosion, dont, je rappelle, aucune bombe et aucun détonateur n'a été retrouvés. Quel est votre avis sur ce point ?

- Oui, ils ne viendront pas toujours avec une explosion, mais cela se terminera toujours par une destruction importante… le fait qu'aucune trace n'a été retrouvée, prouve que leurs armes sont avancées et très dangereuses…

- Pensez-vous pouvoir les stopper ?

- Il le faut. Nous n'avons pas d'autres choix…

- D'après vous, pourquoi menacer la France après avoir attaqué gravement l'Allemagne ? »

Parce qu'Eckart est impliquée, pensa Buccaneer en retenant un soupir sarcastique. Il jeta un coup d'œil à Miles de l'autre côté de son supérieur qui retenait, comme lui, une remarque ironique face à cela.

« L'attaque du Parlement a été rapide et, je dois dire, efficace puisqu'elle a eu lieu dans le Parlement lui-même. Ce qui veut suggérer que la personne a eu accès à ce lieu, pourtant protégé. Il a dû recevoir de l'aide d'une personne travaillant au Parlement. Provoquer une attaque là-bas pour débuter, était sans doute le moyen le plus simple qu'avaient les terroristes.

- Des allemands seraient impliqués ? Pensez-vous que la disparition de Dietlinde Eckart soit liée à cela ? Est-il possible qu'elle soit impliquée dans l'attaque ?

- Je ne peux pas accuser des personnes à tort et à travers, fit Olivia. Nous le saurons quand nous aurons trouvés des preuves ou des pistes, déclara t-elle d'un ton qui se voulait final.

- Et pour la France ? reprit Asao.

- Le fait que le France soit la première menacée pourrait provenir du fait qu'elle abrite, sans le savoir, un nombre important de ces terroristes.

- Les responsables seraient alors des français ?

- J'ai dit qu'ils semblaient résider en France, non qu'ils fussent de nationalité française. Du moins pas tous. Sinon, il me semblerait que leur prévision d'attaque sur tout le territoire serait impossible.

- Et pour l'outre-mer ? Y a t-il un danger immédiat ? »

Pendant quelques secondes, la femme écarquilla les yeux alors que ses deux subordonnés se crispèrent. L'outre-mer ? Personne n'y avait pensé ! Mais d'après le rapport de Caleb, même les nouveaux sont sur l'espace national…

Espérons que ceux qui ne soient pas découverts le soient également…

« Les unités déjà stationnées là-bas sont bien évidemment en alerte, fit alors Olivia. Cependant, aucune menace concernant l'outre-mer n'a été clairement indiquée.

- A propos des meurtres de Lout Roah et Selene Fairey, lieutenant dans l'armée française, se peut-il que les terroristes soient responsables de ces meurtres également ? aucune trace n'a été retrouvée et la mort n'a été confirmée par aucune méthode connue…, » demanda la jeune journaliste.

Olivia resta un instant interdite. Bien sûr qu'ils étaient mêlés ! Mais, de par sa position et par l'ampleur nationale, elle ne pouvait pas le déclarer ouvertement… Miles lâcha un soupir tandis que Buccaneer se contenta d'un grognement amer.

A quelques pas de l'interview, une des troupes en patrouille dans ce premier arrondissement s'arrêta. Il s'agissait d'une partie de l'unité de Hughes. La jeune femme blonde, Riza Hawkeye, attendait la réponse de son Général. Toute la troupe, composée d'une dizaine de personne, attendait également sa réponse.

Après tout, Selene Fairey avait été une de leur amie et collègue, ils voulaient avoir le cœur net par rapport à son assassinat. Jean Havoc, le jeune homme roux et mari de Riza, s'arrêta près d'elle. Il était inquiet quant à la réaction de cette dernière à la question posée. Il savait qu'elle voulait à tout prix retrouver les coupables du décès de son amie.

Maes se tenait devant eux avec Kain Fury, Sergent-Chef, et Hermanns Breda, 2e Lieutenant. Le premier était un jeune homme de petite taille (certainement un futur ami d'Edward) aux cheveux et yeux sombres et portant des lunettes alors que le second était un soldat un peu rondouillard avec des cheveux brun-roux et des yeux marrons.

Les autres membres de la patrouille se tenaient derrière leur supérieur qu'était Hughes. Il s'agissait de Farman Vato, Adjudant, mari de Sheska et jeune homme aux cheveux grisâtre, Maria Ross et Denny Brosh, 2e Lieutenant aux courts cheveux noirs et Sergent avec de courts cheveux de couleur paille. Ils étaient mariés et avaient une petite fille de six ans, Mélanie. On retrouvait également Roe Anton, Commandant aux cheveux blonds, et finalement Bermouth Frédéric, 1er lieutenant aux cheveux bruns.

Bien entendu, l'unité de Hughes ne s'arrêtait pas là, mais l'autre moitié patrouillait un peu plus loin dans l'arrondissement.

Olivia, elle, avait remarqué l'arrêt de ses subordonnées. En effet, Maes commandait directement une vingtaine de personne, mais il recevait ses ordres d'Olivia. Les autres généraux pouvait également lui donné des ordres dans certaines circonstances.

Elle soupira avant de répondre. De toute façon, elle ne pouvait pas leur cacher la vérité. Pas à eux.

« Il y a… De grande chance pour que les terroristes et les assassins soient les mêmes personnes…

- Vous pensez que…. »

Asao n'eut pas le temps de terminer sa question qu'un bruit sourd et une onde de choc se propagèrent dans l'avenue. Dans les secondes qui suivirent, des cris retentirent provenant du haut de la rue.

« Qu'es-ce… Qu'est-ce qui s'est passé ? fit la journaliste.

- Asao, regarde ! » l'interpella son caméraman en se tournant vers la provenance des bruits.

Un épais nuage de fumée, des flammes gigantesques pouvaient être aperçues. Une panique générale s'était installée parmi les civils qui courraient le plus loin possible de l'explosion.

« Et Merde ! » jura fortement Olivia.

Cela étonna Hughes. Jamais le général n'avait juré. La voir s'énervée de la sorte ne présageait rien de bon…

Quoiqu'il en soit, Maes ne réfléchit pas davantage à cela et la suivit avec son équipe vers le lieu de l'accident. La jeune femme aux cheveux sombres regarde son caméraman aux cheveux blonds mi-longs. D'un signe de tête, ils suivirent les militaires. De toute façon, l'explosion a dû passer en direct, alors ils n'étaient plus à cela près…

Tsugu Henpu était donc un des caméramans de la chaîne principale. Il travaillait souvent avec la jeune femme. Les yeux vert foncé, l'homme âgé d'une trentaine d'année, un peu plus peut-être, était d'habitude peu bavard et peu démonstratif. Cependant, l'attaque l'avait surpris à un tel point qu'il n'avait pu retenir son exclamation.

Il s'amusait souvent avec son garçonnet de cinq ans, Renton. En effet, il était marié à une jeune cuisinière, Maru Henpu.

Alors que la journaliste et son caméraman rattrapaient les soldats, une seconde explosion eut lieu. La secousse et le souffle étaient beaucoup plus puissants ce qui signifiait qu'elle n'a pas dû avoir lieu très loin d'eux. Les cris des personnes qui se trouvaient dans la rue reprirent de plus belle alors que des dizaines d'hommes et de femmes courraient pour échapper aux terroristes.

La troupe s'était arrêté en voyant l'état de panique actuel. Buccaneer profita du fait qu'un homme passa près de lui pour l'attraper par le col de sa chemise. Ce dernier fut pris de terreur et se mis à supplier de l'épargner.

« Calmez-vous ! Nous sommes la Défense, dites-nous ce qui s'est passé ! fit l'homme aux yeux noirs.

- Je ne sais pas ! Je ne sais pas ! paniqua l'homme. On était dans la Fnac quand on a vu ces hommes entrer. Ils étaient bizarres et puis trente seconde après, je l'ai vu poser ses mains sur le mur et tout le magasin avait explosé !

- Combien étaient-ils ? demanda rapidement Olivia.

- Tr… trois je crois, bégaya t-il. Tout le monde a commencé à courir dans la rue ! la Fnac est en ruine, tous ceux qui étaient à l'intérieur n'ont pas dû s'en sortir ! fit-il en commençant à trembler.

- Et la deuxième explosion ?

- Il a détruit le Virgin aussi et la boutique d'à côté ! Il est fou, complètement fou ! s'écria t-il.

- Calmez-vous ! ordonna la femme d'un ton dur. Appelez les secours, les pompiers, bref, tout ! c'est compris ? »

L'homme acquiesça en tremblant. Lorsqu'il fut relâché, il se remit à courir pour faire ce qu'on lui avait dit. Ce fut à cet instant que la deuxième troupe de Hughes arriva.

« Colonel ! Lieutenant-Colonel ! appella un homme à la carrure imposante et aux cheveux grisonnants.

- Lieutenant Riboli ! s'écria Hughes.

- Que s'est-il passé ? demanda une jeune femme blonde

- Une attaque, Lieutenant Kiris, répondit Olivia. Dépêchez-vous, on y va ! »

La seconde troupe de l'unité de Hughes était donc composé du mari de Noah, Roa Riboli. Ce dernier était donc au courant de l'existence des alchimistes, par conséquent de ce qu'était son Général, et de la menace des Obscurs. La jeune femme était Martel Kiris, jeune parent d'un garçon de deux ans Drew avec Dolcetto Kiris, Capitaine dans l'équipe de Maes.

On retrouvait également Yoki Zynski, Commandant également, Bido Tita, Adjudant, Barry Nuivy, Caporal, Gérard Kraven, Commandant et le plus âgé du groupe, Lawrence Rikoff, Caporal, Nuts Stell, Sergent, et finalement Kite Logan, Adjudant et compagnon de Nuts.

Tout le groupe se mit à courir en direction de la dernière explosion. C'est à ce moment qu'un autre bâtiment fut soufflé alors que l'aînée des Armstrong aperçu Kimblee ou plutôt Crimson.

« C'était prévisible, » fut sa seule pensée.

Il était accompagné de Kain et de Cornello et, d'après ses attaques complètement décidées par son bon plaisir de terreur, cela n'avait pas été prévu dans les plans de l'alchimiste diabolique qu'était Darkness.

Comme si la présence de toute une patrouille et d'une journaliste en directe ne suffisait pas à compliquer les choses pour Olivia (eh oui, comment arrêter Crimson avec autant de témoins !), une autre unité de l'armée arriva rapidement sur les lieux. Cette unité-ci était dirigée par le Colonel Frank Archer, surnommé affectueusement par l'équipe de Hughes 'Le Hareng'. Cependant ceci est une autre histoire qui n'a pas sa place immédiate dans l'urgence à laquelle nous faisons face.

« Général Armstrong, salua Archer. Nous patrouillons dans l'arrondissement 4 quand nous avons entendu une explosion. Nous…. »

Il fut interrompu par une voix que les trois alchimistes reconnurent rapidement.

« Eh bien, eh bien, en voilant du monde, ricana Crimson en s'approchant légèrement des soldats. Autant de personne pour moi, quel honneur vous me faites, fit-il ironiquement. En plus, je passe à la télé, rajouta t-il en se tournant vers Tsugu. Dois-je saluer la France ou ce cher Président ? » dit-il sarcastiquement sous les rires des deux autres Obscurs et sous les cris de frayeurs de la foule qui cherchait toujours à fuir le quartier.

Les soldats n'apprécièrent guère son ton. Avant que le har… pardon, Archer n'ait pu répliquer, Olivia s'adressa à l'homme aux longs cheveux bruns.

« Que voulez-vous ?

- Mon cher Général, sourit-il, même vous, vous vous êtes déplacée pour moi. Malheureusement, je ne peux pas vous répondre, ajouta t-il avec un sourire carnassier, vous savez tous ce qu'il y a à savoir, non ? La lettre était très claire là-dessus.

- Que faites-vous ici ? renchérit Miles.

- Eh bien, cela se voit, je crois, ria l'alchimiste. Je détruis tout ce qu'il y a à ma portée ! C'est que je m'ennuyais un peu depuis la dernière fois, mon aide n'avait pas été requise tout de suite ! ria t-il d'un rire froid et machiavélique.

- Comment osez-vous ! s'écria Archer. Vous êtes cerné et ne pouvez plus vous enfuir, alors posez vos armes ! fit-il en pointant son arme vers Crimson, suivit ensuite par son unité.

- Mwouhahhaha ! fut le rire gras de Cornello et de Kain derrière Kimblee.

- Mes armes ? » répéta t-il en couvrant le bruit désagréable de ses compagnons. Ce qu'il aimerait les faire exploser aussi !

« Je n'ai pas d'armes, mon très cher Colonel.

- Ne te moque pas de moi ! s'exclama ce dernier.

- Oh, mais ce n'était pas mon attention. Cela ne m'est même pas venu à l'esprit, fit-il en s'avançant doucement vers la troupe. Mais, je ne pense pas que je vais me couper les mains rien que pour vous, Colonel, sourit-il en attrapant soudainement un civil qui s'échappait devant lui.

- Comment ça ? s'interloqua Archer qui ne baissait pas son arme.

- Colonel, attention ! » s'écria Roa.

En effet, ce dernier avait prédit tout comme Olivia le geste de Crimson. L'alchimiste posa ses deux mains sur sa victime qui s'illumina dans un cri avant d'exploser devant les regards horrifiés des soldats et des civils. Les bouts de chair et d'organe retombèrent au sol tandis que la fontaine de sang tâcha d'un rouge vif le goudron.

Un silence s'installa pendant quelques secondes avant d'être brisé par le cri d'une femme qui déclencha à nouveau la terreur parmi la foule. Asao et Tsugu n'arrivaient pas à croire qu'ils venaient d'assister à un tel spectacle macabre. Bon nombre de français avait d'ailleurs suivit cela par la chaîne de télévision.

« Qu'est-ce que… Qu'est-ce que s'était ça ? demanda Kite secoué.

- C'était simplement une explosion déclenchée par alchimie, fit l'obscurs en s'essuyant les mains sans aucune forme de regret pour sa victime. Et encore ce n'était que de l'Alchimie seule.

- Quoi ? mais c'est… » commença Breda.

Il ne pouvait pas dire que c'était impossible. Il l'avait vu de ses propres yeux. Il avait vu cet homme explosé après avoir été simplement touché par le terroriste. Alchimie ? Un alchimiste ? Cette science qui devait être disparue existait-elle ? Etait-elle aussi redoutable ? Pourquoi des terroristes utiliseraient-ils de l'alchimie ?

Attendez… Il avait dit « que de l'Alchimie seule » ?! Cela voudrait-il dire qu'il y avait autre chose d'aussi impossible qui existerait en plus d'elle ? Et quoi donc ?

Tout de même pas de la magie !

Non, l'Alchimie et la magie existeraient ? Mais comment, pourquoi…. ?

« Pourquoi avez-vous fait cela ? s'écria Archer

- Vous vouliez voir mon arme, non ? répondit simplement Crimson avec son éternel sourire sarcastique.

- Vous… , fit ce dernier en voulant s'élancer sur le meurtrier.

- Arrêtez, vous ne voulez pas finir comme cet homme !? » lui cria Buccaneer.

Le colonel ne lui répondit rien. Il aurait voulu lui dire qu'il ne recevait pas d'ordre de lui, mais il ne voulait pas s'attirer les foudres du Général dont Buccaneer et Miles étaient les subordonnés directs.

« Bien, je crois que je vais vous laisser, déclara alors Kimblee en se retournant.

- Quoi ? s'exclama Olivia. Où comptez-vous aller ?

- Là où vous ne nous trouverez jamais, répondit l'homme aux yeux dorés. Il n'y a plus personne ici à par vous, et vous n'êtes pas drôle alors je m'en vais, fit-il en soupirant. Mais ne vous en faites pas, rajouta t-il en se retournant face à eux, on se reverra, » termina l'homme avant de s'enfuir avec Cornello et Kain.

Lorsque Riza aperçu les trois hommes s'enfuirent, les paroles du Général lui revinrent en tête

« Il y a… De grande chance pour que les terroristes et les assassins soient les mêmes personnes… »

« C'était simplement une explosion déclenchée par alchimie »

« Et encore, c'était que de l'Alchimie seule »

« Ce sont les terroristes qui ont tué Selene, pensa t-elle. Ce sont eux les terroristes… Des alchimistes… Ils sont des alchimistes… Des Alchimistes et… Et… Ce sont eux… C'est des alchimistes qui ont tué Selene! »

Instantanément à ces pensées, la future mère chargea son arme et mis les trois alchimistes en joute avant de tirer.

Le coup de feu étonna tout le monde : Olivia, Maes ou Jean. Même Kimblee fut étonné de voir Kain s'écrouler au sol. La balle l'avait directement à la jambe. Ne s'en occupant pas davantage, il continua de s'enfuir.

Riza voyant l'alchimiste tenté de se relever, tira à nouveau plusieurs coups de feu. Lorsque son chargeur fut vide, les deux autres avaient disparu tandis que l'ancien Shield gisait sur la route.

A cet instant, les trois alchimistes furent pris d'un vertige dû à la mort d'un des Maîtres. Ils se reprirent rapidement sous l'œil inquiet de Hughes.

« Général, est-ce que ça va ? demanda t-il

- Oui, ca va… Prévenez le quartier général, essayer de trouver des survivants et nettoyez la zone, » fit-elle une main devant ses yeux.

Bien qu'inquiet, l'homme aux yeux verts exécuta les ordres. Jean, lui, fit lâcher son arme à Riza qui se mis à trembler. Il la prit dans ses bras tentant de la réconforter. Asao et Tsugu se regardèrent. Ce qui venait de se passer relevait du surnaturel et pourtant était bien réel. Une sonnerie de téléphone brisa alors le silence pesant. Ethan s'éloigna d'Olivia et de Scott pour prendre son appel.

« Ethan, ça va ? fit la voix d'une jeune femme.

- Rebecca… Oui, je vais bien, ne t'en fait pas…

- J'ai… J'ai vu ce qui s'était passé à la télévision… Ils sont passés en action…fit-elle connaissant la situation… Qu'allez-vous faire ?

- Je ne sais pas…, soupira l'homme à la peau mat. Attendre les nouveaux ordres des Généraux. Sûrement…

- Vous allez vous réunir ? demanda t'elle en sachant qu'il parlait à double sens. Toujours pas de nouvelle de Sarad ?

- Oui, je pense. Non, on ne sait pas qui ils sont, répondit-il toujours en code.

- Ren n'a toujours rien vu ?

- Non, pas à ce que je sache… Ni les autres…

- … Une chose est connue, crois-tu qu'ils vont se douter du reste ?

- Au vus de ses paroles ambigües et de ce qu'ils ont vu, c'est fort possible…. Dans un certain domaine je pense tout de même… répondit-il.

- Faites attention à vous. Je ne sais pas comment va réagir la population en sachant qu'une science ancienne les menace…. Et autre chose qu'ils pensaient faux…

- Oui, je sais, soupira Miles. Ne t'en fait pas, nous ferons attention.

- Je vais prévenir les autres pour qu'ils soient au courant, déclara finalement Rebecca.

- D'accord. Fait aussi attention à toi. A tout à l'heure, » fit Ethan avant de raccrocher.

Le jeune homme soupira une énième fois. Il ne savait pas si la situation pouvait devenir plus compliquée et pourtant….

oOo

Mais Rebecca n'apprendra pas grand chose aux alchimistes qui, pour la plupart, suivaient l'interview d'Olivia. Assis sur le sofa, dans les bras de son amant, Ed n'en revenait pas. A présent, c'était fait. L'existence des alchimistes était révélée, mais la leur. Pas encore et, espérait-il, jamais.

Leur groupe devait à tout prix stopper les Obscurs. Autrement, la situation ne ferait que s'aggraver et tous les alchimistes pourraient être mis dans le même sac.

Et pas seulement les alchimistes… S'ils voient que la magie, l'astrologie et l'élixirologie sont aussi impliqués à des niveaux plus bas… Ils seront encore davantage pris pour des…

Ce qui n'était pas le cas. Pour l'instant, l'Armée n'avait aucun nom cependant, elle mettra rapidement une identité sur les trois hommes et surtout sur Shield….

Et à long terme, sur eux ?

« Le moins terrible, déclara Roy. Kain était le moins terrible de tous puisque c'était plus sa nature humaine qu'alchimiste qui faisait le mal et donc était plus simple à stopper, soupira t-il. Je crois… qu'une rapide réunion s'impose… »

Edward ne put qu'acquiescer à ses propos…

oOo

Voilà le premier hapitre de la partie 2 de ma fic. Ca va être beaucoup moins joyeux dans cette partie comme vous avez pu le constater déjà un peu...

Enfin, dîtes-moi ce que vous en pensez quand même^^