Notes : Salut tout le monde !

Voilà le chapitre 2 de la deuxième partie de ma fic !

Je pense que je pourrais encore poster un chapitre avant la rentrée, mais après…. Je ne sais pas quand sera là le suivant….

Je verrais bien comment je vais m'en sortir…

Mais bon !! Voilà un chapitre où l'on va voir une grande partie de l'armée ! Et comme vous vous en doutez, ca va pas être joyeux pour notre blondinet !XD

(PS : t'en fait pas Ed, ca va s'arranger un jour xd)

Disclaimer : AUCUN personnages ne m'appartient. les apparences, certains noms (et surtout l'idée de l'alchimie de cette manière et des surnoms) ne m'appartient PAS, mais à leur créateur respectif ! Les caractères, eux, pour la plupart sont de moi Xd

Rating : T

Pairing : Roy/Ed

Chapitre 2 : L'armée s'en mêle.

« Renkin ? » fit une voix étonnée qui partait dans les aigus. Le jeune homme, car c'était un homme, à qui appartenait la voix ne put retenir son exclamation alors qu'il regardait les informations télévisées.

« Nani ? » lui répondit une voix plus grave qui entrait dans la pièce.

« Ah, Yuki !, fit Shûichi, car c'était bien lui, alors que le blond sortait de la salle de bain, une serviette autour du cou.

- je t'ai déjà dit de ne pas crier comme ça quand tu regardes la télé, fit l'écrivain en allant se chercher une canette de bière.

- Gomen… Demo, Yuki… commença le chanteur. Kagami-san vient de dire que les terroristes sont passés à l'action en France… Il semblerait d'après une déclaration de l'un d'eux que les terroristes sont des… alchimistes… expliqua t-il.

- Alchimistes ? répéta Eiri. Qu'est-ce que tu racontes nouveau comme conneries, dit-il en arrivant dans le salon.

- Yuki !! s'exclama Shûichi. Mais c'est vrai ce que je dis ! En plus, il n'y aurait pas de l'alchimie, mais autre chose aussi !

- Quoi ? la magie tant qu'on y est ?

- … Les suppositions vont dans ce sens après les paroles du terroriste…

- Ouais, ouais, fut la réponse peu convaincue du blond en s'allumant une cigarette avant de s'asseoir sur le sofa.

- Regarde si tu me crois pas ! Kagami-san est sur place, tu le sais bien ! Et l'attaque a été filmée par un journaliste français ! » bouda le jeune homme aux cheveux rose.

Soufflant une bouffée de nicotine, il posa sa main sur la tête du chanteur. Cela eut l'effet escompté puisque ce dernier arrêta tout de suite de bouder. En effet, le visage de l'adolescent s'illumina avant de se jeter sur son amant avec un 'YUKI' dévastateur.

Ce dernier se contenta de regarder les informations et d'écouter les propos de Kagami, ne faisant pas attention à son petit ami devenu koala pour l'heure.

Kyoji Kagami était un jeune homme de 34 ans. Les cheveux courts et blond foncé, les yeux améthystes, Kyoji était un journaliste très réputé au pays du soleil levant. Calme, assez discret, le jeune homme possédait une voix grave qui pouvait faire contraste avec l'impression qu'il dégageait. Il s'entendait très bien avec Akabane Kurodo qu'il avait rencontré lorsque ce dernier était revenu dans son pays natal. Kyoji s'était donc lui-même intéressé à la France et avait été le premier à se proposer pour suivre l'évolution de la situation sur le territoire. Il profitait en même temps de cela pour pouvoir voir Akabane…

« Kagami-san, fit Hige Rokujo dans le studio, comment les autorités françaises réagissent-elles après la découverte de la nature des terroristes ?

- Pour l'instant, on peut dire qu'elles ne savent pas comment réagir face à cette situation, répondit en duplex Kyoji. Comment réagir lorsqu'on apprend que ceux qui menacent le pays sont des utilisateurs d'une science dite disparue. D'une science et peut-être d'art considéré en leurs temps comme occulte et divinatoire, mais surtout inexistant. Le choc plane encore après le meurtre en direct d'un civil par les terroristes. Le choc est d'autant plus grand que la personne a été tuée par alchimie. Cela peut sembler irréel, mais rien d'autre n'expliquerait la nature de cette mort horrible, déclara t-il alors que les images filmées par Tsugu repassaient à l'écran.

Pour le moment, continua t-il, les dégâts causés la veille sont estimés, les débris dégagés et les blessés soignés tandis qu'une recherche pour d'éventuel survivants continue. Aucune identité n'a été mise sur les alchimistes, mais la recherche est en court pour celui qui est décédé suite à la contre-attaque de l'armée sur les lieux. Le fait d'être menacé par des alchimistes risque de laisser les autorités dans le doute pendant un moment encore, termina Kagami.

- Nous vous remercions Kagami-san, fit le journaliste avant de se tourner vers les caméras. Voilà les informations qu'à pu nous donner Kagami-san avec Rokujo-san. Je rappelle qu'ils sont tous les deux sur les lieux de l'attaque portée hier en France….. »

Eiri éteiginit la télévision. Il en avait assez entendu. Le silence s'installa entre les deux amants.

Ce que Kagami venait de dire était incroyable et pourtant, il avait raison. Rien d'autre ne pouvait expliquer la nature du meurtre du civil.

L'écrivain avait éteint le téléviseur sachant très bien que Hige allait continuer sur ce sujet, mais pour lui, il ne voulait pas en entendre d'avantage.

Hige Rokujo était un homme d'environ 35 ans. Il exerçait le métier de journaliste et présentait souvent les informations. Il possédait des yeux de couleur noisette ainsi que des cheveux châtains très clair Très gentil, il était également très ferme : sa gentillesse ne l'empêchait pas d'être respecté et d'avoir le dernier mot.

Hige était en couple avec Toboe Rokujo, comme Ritsuka et Sôbi par exemple. Toboe faisait équipe avec Kagami en étant le caméraman du duo. Agé de 33 ans, il possédait de court cheveux auburn et des yeux marrons. Il travaillait régulièrement avec ce dernier sur les lieux. Débordant d'une grande gentillesse également, il s'attachait rapidement aux personnes. Toujours prêt à donner un coup de main ou à remonter le moral, le jeune homme redonnait toujours le sourire.

Eiri écrasa sa cigarette dans le cendrier avant de soupirer. En réalité, il était inquiet. Inquiet pour Roy et Ed qui habitaient en France. Son jeune amant savait que l'écrivain était inquiet, même si ce dernier ne voulait pas le montrer. Le blond tourna la tête pour voir le regard de son amant qui affichait clairement son sentiment intérieur : l'inquiétude.

Il comprenait maintenant sa réaction. De l'alchimie… De la magie ? Et autre chose ? Comment était-ce possible ? De ce qu'il en savait, l'alchimie n'était plus pratiquée depuis longtemps et les notes retrouvées étant codées, aucun éclaircissement existait sur cette science mystérieuse… De plus, jamais une utilisation comme celle des terroristes n'avait été évoquée et ça, dans n'importe quel ouvrage…

Quant à la magie… C'était encore plus difficile à croire puisqu'aucun vestige n'était présent de ce côté-ci… Alors peu ou pas de notes et de textes, aucune utilisation concrète… Et là, un usage qui dépassait le simple entendement terrestre…

Il sourit faiblement au chanteur, voulant le rassurer. Il n'aimait pas quand Shûichi était inquiet, il le préférait comme d'habitude : joyeux et bruyant. Bien sûr, cela, Yuki n'allait pas le reconnaître à haute de voix, en tout cas, pas de sitôt !

Le petit sourire d'Eiri eut le résultat obtenu puisque Shûichi lui sourit également en retour avec de venir se blottir contre lui et d'effectuer sa méthode koala. Sauf que cette fois-ci, Eiri ne ferait rien pour défaire sa prise…

oOo

Le 22 mars. Deux jours étaient passés depuis que Kimblee avait détruit une partie de la plus grande avenue de Paris. Deux jours que le pays, que dis-je le Monde !, savait que l'alchimie n'était pas tout à fait disparue, qu'elle était pratiquée d'une manière jamais décrite, d'une manière surréaliste… Que la magie aurait aussi une chance d'exister mais que rien de concret n'avait encore été vu… Contrairement à l'Alchimie… L'Alchimie qui serait beaucoup plus présente toujours selon les paroles du terroriste…

Au final, le monde entier savait, et retenait, que les terroristes qui avaient pour plan de s'en prendre à toutes les nations après la France, étaient des Alchimistes.

Et comme bien souvent des ces situations, l'addition était vite menée : les criminels utilisaient de l'alchimie donc les alchimistes ne pouvaient qu'être des êtres ignobles et qui devaient tous, absolument tous, être exécutés…

Cependant, ce n'était pas cela qui faisait soupirer notre jeune blond. Non, car cela, il ne le savait pas encore…

En réalité, suite à la menace, un grand nombre de lieux publics ou privés ont fermé leur porte, ce qui était le cas du complex Stek. En effet, les autorités avaient placées le pays en état de crise. Aucune décision concrète n'avaient pourtant été prises… Comme l'avait prévu Kagami, le choc de la révélation n'avait pas disparu. Et c'était cela qui tiraient des soupirs à Edward.

Il avait peur de la réaction et de la décision du Chef de l'Etat… Le blond était persuadé qu'une fois remis de la surprise, les mesures seront très sévères… Un autre pressentiment qu'il était sûr qu'il allait se réaliser aussi…

Et puis, le père de Ling avait très bien suggéré de façon détourné qu'il ne faudrait pas attendre une aide extérieure, qu'il faudrait agir dans la discrétion et faire en sorte que les révélations de Kimblee passent plus pour des mensonges qu'autres choses…

Il fallait préserver le secret… Aucune image n'arrivait pour dire si la Révélation aurait un futur positif ou non…

L'adolescent comprenait que des mesures dures seraient prises après les criminels. Cela était normal, mais il ne voulait pas que tous les pratiquants d'alchimie soient mis dans le même sac…

Mais avec les mots de Ren et ce qui était en train d'arriver…

Il semblait avoir tort… Ils seraient tous considérés comme Darkness…

Mais, Ed ne pouvait pas non plus déclarer ouvertement que tous n'étaient pas des terroristes, qui allaient le croire après ce que Crimson avait divulgué à la planète entière ?

Actuellement, l'adolescent était en compagnie de son frère et de la jeune mécanicienne. Tous les trois marchaient dans la rue, sans savoir vraiment quoi faire. Ils passèrent devant le 7th Heaven, le restaurant-traiteur.

Ils virent Vivien qui chargeait le camion de livraison des plats commandés par les particuliers. L'homme aux cheveux noirs les salua chaleureusement après avoir déposé une autre caisse dans la camionnette.

« Bonjour les ados, alors ça va ?

- Ouais, enfin, ça pourrait aller mieux, soupira Ed

- Je vois… Le lycée a fermé, n'est-ce pas ?

- Oui, mais… commença Al

- C'est pas vraiment le problème, le coupa son frère

- C'est… le fait que c'est des alchimistes qui attaquent le pays ? » demanda t-il

Beaucoup de monde dans le quartier, en réalité tout ceux qui voyait Ed depuis son enfance, savait que ce dernier et son frère étaient passionnés par cette science. Il suffisait de les avoir vu lors de leurs plus jeunes jours lorsqu'ils allaient avec leur mère acheter des livres spécialisés dans les sciences dites 'disparues', pour le savoir. De plus, ils ne parlaient que de cela dans chaque endroit où ils allaient encore avec Trisha…

Alors, il va de soi qu'en apprenant que l'alchimie existait mais était utilisée par des terroristes, Edward ne pouvait qu'être… déçu ?

En réalité, ce n'était pas vraiment cela puisque les deux frères et leur amie étaient plutôt inquiets pour leur avenir et celui des autres alchimistes à cause des actes des Obscurs… Mais Vivien ne le savait pas et sa pensée n'était pas si éloignée de la réalité puisqu'il a directement pensé à l'alchimie…

Devant le manque de réponse et le visage fermé des trois adolescents, le jeune homme les pria de rentrer quelques instants au 7th Heaven.

A cet instant, Ed se souvint que la propriétaire des lieux, Christmas Mustang, était la mère adoptive de Roy !

Il se dit que c'était une bonne occasion pour la voir et lui poser des questions.

Vivien Martinez était un homme d'environ 35 ans. Il possédait des cheveux noirs atteignant sa nuque et des yeux cafés. Il était de grande taille (n'est-ce pas minipouce ? QUI EST-CE QUE TU APPELLES !?!….Hem, bref…). Le jeune homme était toujours calme et accueillant. Il avait souvent reçu un des adolescents plus jeune lorsque ces derniers n'allaient pas bien. Vivien possédait un don exceptionnel pour remonter le moral et changer les idées sombres en choses plus joyeuses. Il travaillait donc au 7th Heaven et se chargeait des livraisons à domicile. Portant des choses plus ou moins lourdes, il avait développé une certaine… musculature.

Vivien était marié à Dianna qui s'occupait de leur jeune garçon, Michel.

Lorsque tous les quatre entrèrent dans le restaurant, les adolescents furent accueillis par Christmas et Mary.

Christmas était donc la mère adoptive de Roy. Elle était une femme d'environ 46ans. De taille moyenne, elle possédait des cheveux de jais remontés en chignon et des yeux marrons. Christmas était très gentille avec les jeunes et les enfants, mais était beaucoup moins tolérante envers les personnes qui discriminaient les autres sans aucune raison valable ou qui se montrait violent pour n'importe quel motif. La femme aux cheveux sombres aimait également bien rire et possédait un grand sens de l'humour avec une ironie certaine. Elle n'était pas un alchimiste, mais une descendante de Shamballa et une très bonne amie à l'ancien professeur de Roy.

Mary, elle, était une jeune femme de 19 ans. Elle possédait des cheveux blonds foncés lui arrivant dans le dos et des yeux de couleur bleu-océan. Elle était allée au lycée avec Loïc Knox, puis avait décidé d'aider sa mère au 7th Heaven alors que le jeune homme continuait ses études de médecine. Ils étaient restés malgré tout très proche…

Mary était une jeune femme douce, calme et très serviable. Elle était toujours maitre de soi, même lorsqu'elle était en colère. Elle réglait la situation avec tact et un calme qui pouvait effrayer encore plus qu'une crise de nerf.

Elle était la fille adoptive de Chris et considérait Roy comme son grand-frère.

Les deux femmes n'étaient pas étonnées en voyant Ed, Al et Winry entrer dans l'établissement avec une mine déconfite. Elles se doutaient bien que la situation n'était ni simple, ni facile pour eux, ni pour aucun autres alchimistes d'ailleurs…

« Allez, remonter leur le moral ! lança Vivien en souriant pour détendre l'atmosphère.

- A qui donc ? demanda une voix grave qui venait des cuisines.

- A notre nain du quartier ! répondit-il

- QUI EST AUSSI PETIT QU'IL FAUT UNE LOUPE POUR NE PAS LUI MARCHER DESSUS DANS LA RUE !!! s'écria le blondinet.

- Ah ben, t'as réussi tout seul Vivien, » ria la voix en s'approchant.

Les autres personnes se mirent aussi à rire doucement alors que le jeune homme aux yeux d'or boudait.

La voix appartenait à Eliud Azariah, un homme de 32 ans qui était le cuisinier en chef du 7th Heaven avec Kiyo Wong et Setona Mouten. Eliud possédait des cheveux mi-longs et blonds. Ses yeux étaient de teinte noisette. L'homme était calme et gardait son sang-froid dans toutes les situations. C'était un homme très ouvert d'esprit qui possédait un sourire doux réconfortant un grand nombre de personnes.

Il était marié avec Ashley Azariah et avait une petite fille de six ans, Lesly.

Il sortit de la cuisine pour pénétrer dans la pièce principale de l'établissement. Il rit légèrement devant la scène qui se présentait à lui : un Ed boudeur au milieu de personnes affichant un air amusé. Il retint un petit rire en s'avançant vers le jeune blond.

« Allons, allons, tu sais très bien qu'on aime te taquiner, fit Eliud en lui donnant une tape sur l'épaule.

- Hum, fut le grognement de l'adolescent.

- Et puis au moins, je t'ai rendu le sourire, » rajouta Vivien avec un clin d'œil.

- Et effectivement, Ed ne put retenir un micro-sourire. Se retrouver avec eux, rire avec eux, le détendait dans sa situation actuelle.

« Contente de vous revoir, Edward, Alphonse ! fit une voix féminine qui sortait des cuisines.

- Bonjour mada…

- Tututut ! pas de Madame avec moi !

- Hum… Bonjour Setona, se reprit le blond. Comment allez-vous ?

- Mah, on fait avec, soupira t'elle sachant de quoi il voulait parler. Nous n'avons pas le choix, mais j'espère que tout rentrera dans l'ordre rapidement…

- Oui…, fit Al

- Ah ! et pendant que j'y pense ! Ne me vouvoyez plus non plus ! Après tout, vous êtes proches, ou très, de Roy !

- D'accord Setona, sourit Ed.

- Donc c'est de toi dont elle n'arrête pas de me parler en parlant des proches de Roy, fit Chris

- Heu, oui… fit le blond incertain en lançant des regards à Winry et Alphonse, qui se contentèrent de faire un grand sourire.

- Ah bah ça, si j'avais su que vous connaissiez Roy…

- Hum… à ce propos, tenta l'adolescent avant d'être coupé.

- On est fait une réunion sans m'inviter, ria une voix masculine.

- Ah ! Kiyo ! Désolé de t'avoir laissé seul pour faire le boulot ! s'excusa Eliud

- Y a pas de mal, » sourit l'homme qui se rajouta au groupe dans la salle principale.

Kiyo Wong était le mari de Kobato et le père de Ran Fan et Fu. Il avait 47 ans, de longs cheveux bruns foncés retenus en une queue de cheval et des yeux verts-gris. De nature souriante et rieuse, l'homme attirait rapidement la sympathie des gens. Attentif, Kiyo donnait aussi des conseils, des leçons de nature franches : il ne mâchait pas ses mots pour paraître plus doux s'il fallait dire la vérité, aussi difficile était-elle. Excellent cuisinier, ce n'était pas pour rien que Setona et Christmas étaient allées le chercher en tant que chef-cuisinier !

« C'est donc de vous que me parlait Kobato, fit-il à l'attention des deux adolescents.

- Oui, répondit Alphonse qui semblait plus à l'aise que son grand-frère sous le regard de l'homme.

- Vous n'avez pas cours ?

- Ils m'ont dit que le lycée est fermé, déclara Vivien.

- Ah oui, c'est vrai ! s'exclama Kiyo en se tapant le front. Ma fille me l'avait dit ce matin.

- Du coup, on ne s'est pas vraiment quoi faire, rajouta Winry

- Ne vous inquiétez pas trop, vous ne pouvez rien faire… dit le chef-cuisinier en omettant le « pour l'instant »qu'entendit Ed.

- Sinon… Comment va Roy ? demanda la mère de Ryukô

- Aussi bien qu'il puisse aller… fut la réponse du blond.

- Même pas fichu de donner un signe de vie, soupira la tenante de l'établissement. Vous l'avez vu récemment ?

- Il le voit tous les jours vu que c'est son compagnon ! lâcha Vivien.

- … »

Aucun son ne franchissait ni les lèvres de Chris, ni celle de Mary. Edward, lui, aurait voulu s'enterré à des kilomètres de profondeur. Pourquoi dire ça comme ça à la mère adoptive de Roy !?

« Compagnon comme… Amant ? demanda alors Mary

- Effectivement, déclara Alphonse sous le regard noir que lui lançait son frère.

- Ah bah ça… dit Chris.

- Il a ENFIN trouvé quelqu'un !? s'exclamèrent les deux femmes Mustang.

- Gné ? fut le seul son prononcé par Ed.

- Ah le filou, il aurait pu me le dire quand même ! Il va voir, grinça Chris. Mais bon, j'comprends que le pauvre bout doit encore être tout aussi timide que plus jeune ! ria t-elle au final.

- … Timide ? s'étrangla le blond en pensant à son amant.

- Ah ça oui, Roy était très timide plus jeune sur certains points, fit Mary. Il l'est moins, mais y a des choses qu'on ne change pas !

- Donc t'est le bien-aimé de ce cher Roy ?

- Oui et… Vous êtes sa mère adoptive ?

- Et oui ! Je l'ai pris sous mon aile il y a 16 ans ! Je crois même que votre père était là lorsqu'on me l'a présenté…, essaya t-elle de se souvenir. Enfin, il a bien grandi et changé… Il avait vécu un gros choc… Mais je suis content qu'il ait pu aller de l'avant et qu'il a voulu officialiser le changement!

- Comment ça ?

- Il a gardé son nom de famille pendant très longtemps. Puis, il a décidé de tourner la page, de faire face à son passé et à son présent. Il a alors voulu prendre mon nom et en marquer le début de son « futur », expliqua t-elle.

- Quand je suis arrivée, continua Mary, il portait encore son nom. Ca doit faire à peu près six ans qu'on a décidé de changer notre nom ensemble.

- Oh, je comprends… »

Oui, Ed comprenait mieux. L'enfance de Roy a été très difficile, mais avec de nombreux supports et une grande volonté, il a pu continuer à vivre normalement après la mort de ses parents…

Et il avait été son support à lui pour qu'il puisse aussi tourner sa propre page…

« Alors, dites-moi, reprit Eliud, vous êtes aussi morose à cause des terroristes ?

- En gros, oui, répondit Al

- Ce sont des alchimistes ! soupira Ed en repensant maintenant à ce problème là. Alors maintenant, tout le monde va prendre l'alchimie pour un danger, une horreur et ses… » Il s'arrêta brutalement dans son exclamation.

Il poussa un profond soupir avant que le silence ne s'installa face à son explosion. Il vit Setona et Kiyo affichaient un triste sourire.

Même si l'homme n'en n'était pas un, toute sa famille l'était. Il était aussi concerné qu'eux. Mary et sa mère se lancèrent un regard. Il en était de même pour elles. Elles connaissaient bien les inquiétudes du jeune alchimiste. Les deux femmes les soutenaient et savaient surtout que tous les alchimistes n'étaient pas des êtres horribles. Roy n'était pas comme ça, Ed et Al n'étaient pas comme ça, son vieil ami non plus, pensa Chris.

« Edward…. Ceux qui penseraient ainsi sont des imbéciles, » déclara Vivien.

Sept paires d'yeux se tournèrent vers lui

« Vivien ? Tu penses ce que tu viens de dire ? demanda Mary

- Bien évidemment ! fit-il. L'alchimie, pour peu que j'en connaisse, n'était pas une science de destruction totale mais plutôt une science de création

- Une science pour le peuple…, murmura Winry

- En plus, ce n'est pas l'alchimie, la responsable de ces attaques. Ce sont les hommes eux-mêmes qui l'utilisent à ces fins qui sont les vrais coupables, continua le livreur.

- Il a raison, intervint Eliud. Si des personnes tel qu'eux ont pu arriver à contrôler, à pouvoir utiliser cette science à notre heure actuelle, des personnes tout à fait « censé », qui ont de bonne intention peuvent également savoir la contrôler.

- Et c'est pareil pour la magie ! Si elle existe elle aussi, je vois pas où est le problème ! continua Vivien. On a bien des sciences physiques, biologiques, informatiques qui crées des armes et des conflits et on ne les interdits pas !»

Les deux frères Elric se regardèrent suite à cette déclaration. Soudainement, Edward se sentait rassuré. Pas totalement, mais rassuré tout de même. Il savait maintenant, il en étant même sûr, que la plupart…. Non, que tous les gens qu'il connaissait, tous leurs amis les soutiendraient s'ils connaissaient la vérité.

Même si des personnes en avaient après eux, l'adolescent savait que leurs proches, leurs amis ne les laisseraient pas tomber et ne les considèreraient pas de la même manière que la population.

Edward était même certain qu'ils les aideraient dans la lutte contre les obscurs. Et cela, lui chauffa le cœur et lui enleva certains de ses soucis.

« Ne t'en fais pas, je suis certain que la situation va s'améliorer, rajouta doucement Kiyo

- Oui… Vous avez raison, répondit Edward d'une voix peu forte. Merci à vous, fit-il avec un petit sourire.

- Bah, si jamais tu as nouveau une déprime, n'hésites pas à venir ici, » déclara Eliud.

Le blond acquiesça. Il remerciait vraiment les deux hommes pour leur soutient à l'égard des alchimistes et de lui indirectement. Même si les concernés n'en avaient pas conscience. Pas encore…

« On va y aller, dit ensuite Alphonse

- Pour aller où ? demanda Christmas

- Bah, on va marcher, on verra bien où est-ce qu'on atterrira, fit Ed en haussant les épaules

- Haha, d'accord, d'accord, rit Setona. Revenez-nous voir !

- Moi aussi faudrait que j'aille faire ma livraison, fit Vivien, sinon je vais me faire enguirlander, » rit-il de plus belle accompagné par les adolescents.

Les jeunes sortirent du 7th Heaven avec le livreur avec de se séparer et de continuer leur chemin. Ne sachant quoi faire, ils décidèrent d'un commun accord de prendre la direction de la maison. Mais doucement hein, ils n'étaient pas si pressé que cela !

oOo

A peine quelques mètres plus loin, Winry s'arrêta.

« Dis Ed…

- Hum ? Qu'est-ce qu'il y a?

- T'avais pas dit que tes lunettes commençaient à glisser lorsque tu baissais la tête ?

- Heu, si mais…

- Tu les as sur toi ? continua t-elle ne tenant pas compte de la réponse de son ami

- Oui..

- Alors pourquoi on irait pas chez Optique X maintenant ? »demanda t-elle même si cela tenait plus de l'affirmation que de l'interrogation.

- En effet, la jeune fille se tenait juste debout devant le magasin d'optique du quartier. Edward soupira. Il sentait cette décision depuis le début. Bah après tout, pourquoi pas ? Il fallait bien qu'il le fasse à un moment, alors autant le faire tout de suite.

Il jeta un regard à son frère qui se contenta de sourire et de hausser les épaules. Soupirant une nouvelle fois, tous les trois entrèrent.

Optique X était un établissement d'optique. En même temps, on s'en serait douté…

Bref, assez convivial, il était dirigé par trois vendeurs : Harry Dulo, Karen Stadtfeld et Justine Asplund.

« Bonjour, bienvenue, les accueilli une voix féminine

- Bonjour Karen, répondit Winry

- Ca fait plaisir de vous voir ! C'est pour Edward je présume.

- Oui, il…, commença la jeune mécanicienne

- C'est pour reserrer les branches des lunettes, la coupa le concerné

- D'accord, donne les moi, je vais voir ce que je peux faire, déclara Karen en prenant la boite que lui tendait Ed. Vous pouvez-vous asseoir en attendant. »

Et sur ces paroles, elle partit dans l'arrière boutique. Les adolescents suivant son conseil, s'assirent à une table.

Karen Stadtfeld était une jeune femme de 25 ans. Elle possédait des cheveux coupés courts et auburn et des yeux de teinte bleu-ciel. Têtue, impulsive et franche, elle n'hésitait pas à donner son avis, même si ce dernier dérangeait. Karen disait tout ce qu'elle pensait en face. Son esprit très ouvert ennuyait les personnes conservatrices, mais cela lui importait guère.

Karen était mariée depuis peu avec Manuel Stadtfeld, travaillant dans la vente musicale. Ils avaient déjà un petit garçon de un an, Arthur.

Pendant leur attente, les adolescents virent Justine sortir de l'arrière.

« Tiens, cela fait plaisir de vous voir sortir même par ce temps couvert, fit-elle. On peut remercier Edward alors, n'est-ce pas ? » rit-elle doucement.

Vous vous demandez, comment tout le monde sait que c'est Edward qui est venu à Optique X ? C'est simple. C'est le seul des trois qui possédait des verres correcteurs ! De ce fait, tout le monde savait qu'une visite des adolescents à la boutique ne pouvait être qu'à cause d'un problème que possédait le jeune blond !

Justine l'avait donc deviné comme Karen. Justine était plus âgée avec 33 ans. Ses cheveux lui arrivaient au milieu du dos et étaient de teinte mordoré et ses yeux verts. Beaucoup plus calme et réservée que la plus jeune, la femme réfléchissait beaucoup plus avant de parler ou de donner son avis sur des situations délicates. Très sensible, elle était généralement calme et aimable même avec les étrangers. Mariée avec Jean-Marc Asplund, ophtalmologue de 36 ans, elle avait une fillette de cinq ans, Marianne.

Tous les quatre discutèrent rapidement de tout et de rien avant le retour de Karen. Cette fois-ci, elle était accompagnée de Harry.

« Bonjour tout le monde ! fit le jeune homme. Tiens Ed, essaie pour voir si ça tombe encore ou pas, lui dit-il en tendant les lunettes.

- D'accord, merci.

- Alors t'as régler l'affaire au téléphone ? demanda Justine

- Ah ouais, ouais, soupira Harry. Madame Cascouil a enfin compris que ses verres n'étaient pas arrivés aujourd'hui et qu'ils ne seront là que demain et qu'elle n'avait pas besoin d'insister pendant une heure pour les avoir ce soir… Ah, j'vous jure, » soupira t-il de nouveau.

Cela valu un éclat de rire d'Edward suivit de son frère et de Winry. Hé oui, il y a des personnes qui peuvent être… hum… fatiguante ?, mais qui une fois remise à leur place, le tout peut devenir très comique. Si, si. Voyez l'exemple ci-dessus.

Harry Dulo, jeune homme de 30 ans possédait des cheveux fauves et longs et des yeux bruns. Pouvant être très patient, la preuve, il ne fallait quand même pas le pousser à bout ! Sinon, la coupe débordait et l'explosion pouvait être terrible ! Harry était également posé et sérieux. Un jeune homme raisonnable et prudent qui ne disait pas n'importe quoi, n'importe quand.

Il vivait avec Tamara Dulo, sa femme et mère de sa fille, Sandra

« C'est parfait, fit finalement Ed avec ses lunettes sur le nez. Merci beaucoup.

- Y a pas de quoi, répondit Karen

- En fait, ça fait depuis quand que t'es pas allé chez l'opticien, hein dis-moi ? questionna Harry

- Heu, deux… deux ans je crois, répondit le blond gêné

- Faudrait peut-être y penser, non ? rajouta l'homme en s'asseyant à la même table

- C'était déjà un coup de chance qu'on passe ici ! s'écria Winry. On était juste passé devant quand j'y ai repensé !

- C'est vrai ça, confirma Alphonse. On traîne depuis un moment en ville et tu n'y as même pas pensé Niisan !

- Oh, ça va hein ! Et puis c'est pas vraiment le moment pour prendre rendez-vous !

- Pourquoi ? fit Justine. A cause des attaques ? Tu ne vas pas te laisser abattre à cause de cela !

- Oui c'est vrai ! Faut pas leur montrer aux assaillants que notre vie courante va changer ! faut leur montrer qu'on peut vivre comme d'habitude ! C'est come ça qu'on leur montrera qu'on est plus fort qu'eux ! s'emporta Karen.

- Calme-toi s'il te plait, fit Harry dans un rire embarrassé.

- Ah pardon, héhé, s'excusa t-elle.

- Mais tu as raison, Karen, déclara Alphonse. Il ne faut pas se laisser faire. Même si se sont des alchimistes…

- Que se soit l'alchimie, de la magie ou n'importe quel autre moyen utilisé pour les combats, cela revient du pareil au même, affirma le jeune homme. Il faut les arrêter dans n'importe quel cas. Ce n'est pas l'arme qui va changer la façon de les traiter.

- Ca ne vous dérange pas que se soit des… Alchimistes ? demanda Edward

- Je vois pas pourquoi, alchimistes ou non, ce sont des attaquants. Ce n'est pas parce qu'ils peuvent utiliser l'alchimie de cette façon qu'on va les considérer autrement, fit Justine

- Et même l'alchimie autrement… rajouta Karen. Tu sais bien que j'ai toujours bien aimé les ouvrages qui en parlaient. C'est pas maintenant que je vais changer mon point de vue ! Quand on ne connaît rien de quelque chose, c'est pas une raison pour la rendre coupable ! Si des personnes le font, elles vont m'entendre et…. S'emporta t-elle à nouveau.

- Karen, calme-toi, fit Edward mal à l'aise par son enthousiaste. Mais merci pour ton soutien, » rajouta le blond doucement.

La jeune femme ne comprit pas ce qu'il voulait dire par là, mais n'en tint pas compte. Pas plus que ces collègues. Finalement, les adolescents les remercièrent pour les réglages et repartirent. Edward était encore un peu plus rassuré qu'en ayant quitté le 7th Heaven.

oOo

En continuant leur chemin, ils passèrent devant le café Alpha accolé au Bon Croûton où Gracia les interpella.

« Bonjour les enfants, comment allez-vous ?

- Bonjour Gracia, répondit Ed. Bah, ça va, ça va, soupira t-il. Ca va aussi bien que ça peut aller, hein ? On n'a pas le choix, n'est-ce pas ? haussa t-il des épaules.

- Et vous Gracia, comment allez-vous ? demanda Al.

- Eh bien, je crois que je fais comme vous, » sourit-elle doucement.

Le blond eut un sourire triste à cette réponse. Gracia, elle aussi, souffrait indirectement de la situation actuelle. Depuis l'attentat, Maes devait être réquisitionné et passait plus de temps au QG que chez lui… De plus, il y avait toujours le danger que les obscurs attaquent les militaires…

« Que faites-vous ici ? questionna finalement Winry.

- Oh, comme il n'y avait pas beaucoup de monde vu que les gens travaillent encore cet après-midi, je ramenais des pâtisseries au Café, » expliqua t-elle.

En effet, le Café Alpha se trouvait à moins de deux pas du Bon Croûton.

« Vous voulez m'accompagner ? »

N'étant pas pressé de rentrer chez eux et voulant lui tenir compagnie, ils acceptèrent. En entrant dans l'établissement, ils furent tous accueillis par Emmanuel et Yuen.

« Bonjour les jeunes ! Bonjour Gracia ! salua Yuen.

- Bonjour, je vous ai ramenés des pâtisseries pour cet après-midi, précisa la jeune boulangère.

- Il ne fallait pas te déranger pour cela ! fit Em.

- Ça me fait plaisir et puis il n'y a pas énormément de monde alors je peux laisser Kévin et Honey seuls.

- Oh Gracia ! Ed, Al, Win ! s'exclama Logan en arrivant. Ça fait longtemps qu'on ne s'était plus vu ! Surtout toi Ed ! précisa t-il

- Ahah… Hum, je pourrais venir avec Roy si vous…

- N'en dit pas plus, fit une nouvelle voix masculine.

- Non, c'est pas ce que tu crois ! » rougit-il face aux paroles d'Aurélien.

Son teint cramoisi provoqua les rires de son frère et de Winry en même temps que le sourire de Gracia.

« Oh, mais je ne crois rien, le taquina t-il encore plus. Gracia comment va Elysia ? demanda t-il en changeant de conversation.

- Ellle va bien. Elle trouve dommage que l'école se soit arrêtée, mais elle est en ce moment avec Honey, alors elle ne s'ennuit pas toute seule, expliqua t-elle.

- Oui, je comprends, fit Yuen.

- Ça ne doit pas être facile pour vous non plus, déclara Aurélien en s'adressant aux trois adolescents.

- On fait avec, soupira Ed. Et…, se risqua t-il à demander, comment va Maes ?

- Ils sont débordés à cause de la situation… répondit doucement la femme aux cheveux châtains. Les généraux et indirectement le Président et les Ministres ne laissent plus souffler personne. Demain, les nouveaux ordres vont arriver, mais…

- Mais ? répéta l'aîné des frères.

- Mais, (nouveau soupir), ils risquent d'être très rude. Maes m'a dit qu'il pense que la plupart des généraux vont lancer une attaque froide et violente contre toutes personnes qui à un rapport avec l'utilisation de l'Alchimie, de la Magie et toute autre chose dans le même domaine…. Il s'inquiète pour toi, Al et aussi Roy parce qu'il sait que vous êtes passionnés par cette science et il ne sait pas comment vont réagir les supérieurs…

- Quoi !! s'écrièrent les trois adolescents

- Ils ne peuvent pas faire ça ! s'exclama Edward dont l'effroi s'entendait dans sa voix.

- Ils ne reculeront devant rien… Cependant, le Général Armstrong ne va s'en doute pas donner les mêmes ordres. Elle risque plutôt de demander l'arrestation, puis la sanction.

- Normal, pensèrent les deux frères.

- De plus, Maes et son équipe ne sont pas du genre à suivre des ordres sanguinaires, rajouta Gracia.

- Oui, c'est vrai, ce n'est pas sa nature, » remarqua Al.

Edward soupira. Il revenait à se dire que seul leurs amis et proches les comprendront, et d'autant plus ceux qui avaient un rapport avec Shamballa comme Hughes. Il avait relevé dans les propos de Gracia que Maes s'inquiétait même pour ceux qui étaient « passionnés » et non alchimistes… Il ne se doutait de rien, mais il les soutenait quand même, indirectement…

Cependant, pour tous ceux qui ne les connaissaient pas ou/et avaient un esprit fermé et conservateur…. Les choses ne se passeront pas aussi bien…

Et malheureusement, cela concernait un TRES grands nombres de personnes…

« Je pense, commença après un moment Em, qu'il doit se faire beaucoup de souci pour toi, Gracia, et Elysia, mais aussi pour tout ses amis.

- C'est vrai. Maes a toujours eu un grand cœur, il s'inquiète plus pour les autre que lui-même, confirma la femme du concerné.

- Tiens, je viens d'y penser, s'exclama Logan, ça n'a aucun rapport mais… Comment Maes a réagit quand il a appris pour toi et Roy ? » demanda t-il à Ed.

L'adolescent aux yeux d'ambre ne put s'empêcher de rougir face à cette question et de balbutier une réponse sans queue, ni tête. Cela lui valut bien évidemment les gloussements de Winry et Alphonse.

« En fait, répondit Gracia à sa place, mon mari n'est pas encore au courant…. »

Un silence s'installa pendant lequel le jeune homme blond ne put que rougir d'avantage.

« Quoi !? s'écria Yuen. Mais comment est-ce possible ? Il remarque toujours tout !

- Eh bien, il n'a pas remarqué cela, sourit la pâtissière qui, elle, avait eu des soupçons depuis que Roy avait demandé un gâteau pour l'anniversaire d'Edward.

- Ah bah, fit Em hébété. J'imagine pas sa tête quand on va le lui dire !

- Non ! s'exclama Ed. Hum, c'est que, je heu…, bégaya t-il quand toutes les têtes s'étaient tournées vers lui

- Moi aussi je pense que ce n'est pas une bonne idée, vint encore une fois Gracia en aide. Il faudrait mieux le laisser trouver tout seul, sourit-elle doucement.

- C'est vrai que cela serait encore meilleur de voir sa tête à ce moment là, » rit Aurélien.

Et tous l'accompagnèrent dans son rire, y comprit Ed. En réalité, presque tous les commerçants du quartier étaient au courant pour les deux hommes. En fait, avec les courses faites en communs, les moments passés seul à seul comme au Cross et l'aménagement d'Edward chez Roy, tout cela mettait la puce à l'oreille. Et pour ceux qui ne le voyait pas, on pouvait faire confiance à Ling, Sybil, Corniche et même Honey et Alexandra (depuis que l'adolescent était venu à la librairie à Noël, elle avait bien finit pas être au courant) pour faire passer le mot !

Et malgré tout cela, Maes était passé entre les mailles du filet !

Après une petite conversation, Gracia décida de retourner au Bon Croûton. Edward, Alphonse et Winry décidèrent de quitter également le café et de continuer le chemin du retour. En sortant, le jeune homme aux cheveux de blé regarda sa montre.

18h05… Ah non, 18h06…

« Je pense qu'on va vraiment rentrer maintenant. Il va commencer à faire nuit et puis ça ne sert à rien de rester dehors par ce temps, déclara t-il.

- T'as raison Nissan, dit Alphonse. Sur le chemin, on pourra juste passer à Yoma ? faut que je vois les dernières heures de conduite.

- Bien sûr, allez, allons-y. Et puis le frère de John est chez les militaires, il sait peut-être où ça en est aussi, » dit-il en commençant à avancer.

Les adolescents se mirent ainsi en route pour leur dernière destination de la journée. Arrivé à Yomakikai, ils saluèrent John qui était derrière le bureau et s'occupait de l'accueil.

« Bonjour les jeunes, alors ça va ? demanda t-il en sortant une cigarette (eh oui !)

- John, tu sais que tu ne dois pas fumer à l'accueil, fit Kuo en arrivant de salle du fond où se déroulait les vidéos du code.

- Chérie ! Tu sais que je suis une vraie boule de nerf aujourd'hui !

- Je sais, mais ce n'est pas une raison, dit-elle en lui enlevant la cigarette des lèvres.

- Oui, soupira t-il, mais comme c'est la fin de la journée….

- Ce n'est pas cela qui te rassurera, lui dit sa femme en l'enlaçant par derrière.

- Que… se passe t-il ? demande doucement Alphonse.

- Eh bien, soupira Kuo.

- Je m'inquiète pour Jean, répondit John. Depuis l'attaque aux champs Elysées, tous les militaires sont réquisitionnés au QG.

- Ils y passent leur journée et certains, même leur nuit, continua son épouse. On s'inquiète pour Jean et Riza.

- Riza, c'est son épouse ? » demanda Winry.

Les trois adolescents ne connaissaient pas le frère de John, ni Riza. Du moins, ils le pensaient car ils les avaient déjà vus avec Maes et à la télévision récemment…

« Oui, elle est également dans l'armée et sous le commandement de Hughes comme Jean, répondit John en se mettant assis en arrière contre son siège.

- Ce qui m'inquiète, rajouta Kuo, c'est qu'elle est enceinte.

- Mais pourquoi ne reste t-elle pas à la maison ? s'écria Winry

- Elle veut arrêter ceux qui ont assassiné Selene Fairey, fit John en se redressant. Et comme les assassins semblent être les mêmes que les terroristes, laissa t-il en suspens….

- Oh, je vois, répondit Ed en se rembrunissant en repensant à la crise qu'il avait eu à la mort de Selene et Loah.

- Mais, je pense que Hughes ne va pas la mettre en première ligne. Et Jean ne le permettrait pas de toute façon, rajouta l'homme aux cheveux roux.

- Et, vous savez ce qu'ils ont prévu de… faire ? demanda Ed en essayant d'avoir plus d'informations que celles données par Gracia.

- Non, pas vraiment. J'en n'en sais rien, en réalité. Demain, les généraux doivent se concerter avec le Président et les Ministres pour connaître les nouveaux ordres.

- Ce soir, tous les militaires ont eu la « permission » de rentrer chez eux, déclara Kuo en s'avançant devant la vitre de l'établissement.

- « Permission » ? répéta Al, alors les autres jours, ils ne peuvent pas ?

- Non, la réquisition est totale et personne n'a le droit de quitter le QG sans autorisation supérieure… »

Un silence s'installa. L'inquiétude et le malaise pouvait se lire sur tous les visages. A cet instant, la clochette de la porte retentit. En se tournant vers le nouveau venu, Ed reconnut Kett Hisui, son ancien accompagnateur pour la conduite.

Il s'agissait d'un homme assez jeune. Environ trente ans tout au plus. Il possédait une peau mate, de courts cheveux marrons avec des yeux bleus foncés. Gentil, doux et serviable, Kett avait une apparence assez frêle et comme on pouvait se l'imaginer, le jeune homme n'aimait pas beaucoup la violence. Cela ne l'empêchait pas d'être sportif ! Kett faisait souvent de la course et de l'endurance.

Il vivait en colocation avec Neal Roona qui était dans le service Investigation et Archive de l'armée comme Sheska. Il était donc également réquisitionné ce qui lui laissait un goût amer, préférant passer ses soirées avec Neal que seul….

« Bonjour tout le monde. Que se passe t-il pour que vous ayez cette tête ? demanda t-il

- Nous parlions de Jean et de la situation actuelle en général, répondit John

- Oh, d'accord je comprends, fit-il en soupirant comme tout les autres. Neal va pouvoir rentrer ce soir, mais je trouve ridicule de les obliger à rester là-bas. Ce ne sera pas dans les QG que les attaques vont se produire de toute façon.

- Ils veulent les avoir « sous la main », ironisa le patron de l'établissement

- Mmmh, fut la seule réponse d'Edward.

- Ed, est-ce que ça va ? Tu as l'air morose et même plus que ça je dirais, remarqua Kett

- Oui, ça va… Seulement, je…, commença t-il, je m'inquiète pour ce qui va se passer…

- Nissan, murmura Al en regardant son frère qui affichait une expression sombre.

- Ed, ne t'inquiète pas trop, lui dit Kuo. La situation va s'arranger…

- Mais que peut faire l'armée face à…, s'écria t-il avant de s'interrompre. L'armée ne peut rien faire à part user de violence ! reprit t-il

- Ed, calme-toi, déclara John en s'approchant. Je pense que les généraux le savent très bien et qu'ils vont le faire malgré l'horreur de la chose. La plupart des généraux sont des « vieux » qui ont vécu des conflits du passé et qui se « lassent » du fait que la France n'est pas dans un nouveau conflit où ils pourront montrer leur « expérience et talent », dit-il avec ironie et dégoût. C'est cela qui m'inquiète le plus… je sais que ni Hughes, ni son équipe ou même Armstrong seront d'accord, mais j'ai l'impression qu'ils n'auront pas le choix et que la situation ne va pas s'arranger si rapidement.

- Mais, tenta Kett

- Non, ça ne sert à rien de se voiler la face, le coupa t-il. Tu sais aussi bien que moi qu'ils vont employer la manière forte et généraliser l'attaque sur tous ce qui bouge et a un rapport avec l'alchimie et tout ce qui va avec, dit l'homme d'une voix sombre. Ce n'est pas du tout la solution, c'est les personnes qu'il faut viser et pas autre chose. Mais le haut commandement étant… ce qu'il est actuellement, c'est-à-dire pas très blanc pour ne pas faire trop d'extrapolation, ils n'hésiteront pas à généraliser pour rendre la population plus méfiante et régler « rapidement » la chose, tout en montrant ce que j'ai déjà mentionné, leur « expérience ». Alors, je sais que cela t'inquiète Ed, continua t-il, et je ne vais pas te dire de changer, mais nous ne pouvons rien faire nous mêmes. On peut seulement attendre les nouvelles, faire confiance à Hughes et espérer que la population ne soit pas un troupeau de mouton, » termina t-il.

Personne ne parla après, sachant que John avait raison. La première chose que se dit Ed était « il aurait pu être psy ou homme politique ou avocat je ne sais pas quoi d'autre avec son discours. »

La deuxième pensée fut la suivante « Il avait peut-être pas envie de devoir à faire aux médias et a préféré fonder son établissement. Je le préfère en patron d'auto-école au moins il est à proximité. »

Et finalement sa dernière pensée fut que John avait raison sur toute la ligne et que lui-même savait plus que quiconque qu'il avait raison, plus que quiconque ne pouvait se l'imaginer.

Le blond savait que personne ne connaissait combien sa véritable peur des réactions face aux alchimistes était grande. Seul Roy semblait s'en douter et s'inquiétait doublement pour lui.

Comment vivre s'il faudra encore plus se cacher des autres ? Comment vivre si les autres étaient au courant de ce qu'ils étaient ? Comprendront-ils qu'eux, ils n'étaient pas comme les Obscurs ? Ou bien comme le disait John, seraient-ils un « troupeau de mouton » et les rejetteraient au mieux ?

Ed avait peur du futur et cette fois-ci, il ne chercha plus à se le cacher comme après la mort de sa mère. Non, il regarderait en face la situation avec Roy, son frère, les autres alchimistes et tous leurs amis du quartier.

Mais cela n'était-il pas plus effrayant encore ?

D'autant plus que personne ne pouvait lui dire de quoi le futur serait fait. Même les descendants d'astrologues de leur côté n'arrivaient pas à percer le reste de Trasme et à utiliser l'Alkom correctement…

Pas cette fois-ci en tout cas…

Ne voulant pas le montrer ouvertement à son frère et ses amis, il se contenta de pousser un soupir profond et d'acquiescer. John eut un faible sourire pour l'adolescent. Lui-même avait dû mal à rester calme face à la situation en pensant à sa fille. Kuo en sentant la tension qui restait présente malgré le calme, changea de sujet et demanda à Alphonse les horaires qui lui conviendraient. Puis, sur les coups de 18h45, les adolescents rentrèrent finalement chez eux, chacun espérant que demain la réunion des généraux n'aboutirait pas à des mesures extrêmes…

Ed savait qu'il espérait en vain. Mais en arrivant chez lui, en se fondant dans l'étreinte de son amant qui l'embrassa sur le front, le blond sentit un espoir en lui. Un espoir que peut-être, eux, les alchimistes viendraient à bout des Obscurs et pourraient éviter les mesures des militaires qui déclencherait à coup sur, un carnage.

oOo

Le lendemain, à 8h00 du matin, le quartier général de ville de Paris était déjà en effervescence. Tous les soldats étaient présents. Tous les sous-officiers attendaient les nouveaux ordres que devaient décider les officiers supérieurs.

Dans le bureau du lieutenant-colonel Hughes, le silence régnait. L'équipe était réunie au complet, mais personne n'osait prendre la parole. Ils attendaient le retour de Hughes qui assistaient à la réunion.

Au fond de la pièce, près des fenêtres, se trouvait le bureau du colonel. Plusieurs de ses équipiers étaient assis sur le meuble ou simplement accoudé contre.

Un jeune homme aux courts cheveux blonds en faisait parti. Il s'agissait de Dolcetto Kiris. Agé de 25 ans, il possédait des yeux bleus clairs. Actuellement Capitaine et étant spécialisé dans le service des Renseignements, il était soucieux.

Normalement calme et sachant garder son sang-froid dans de nombreuses situations, il n'avait pas pu ne pas être étonné lors de l'attaque aux champs Elysées. Lui qui était très tolérant et ouvert d'esprit, se retrouvait dans une impasse quand à savoir comment réagir face aux ordres et à la nature des criminels….

Près de lui, se trouvait une femme aux cheveux coupés courts et de couleur blé. Ses yeux verts reflétaient son incompréhension et ses doutes. Martel Kiris appartenait au même service que son mari. A 24 ans, elle était 2nd Lieutenant et d'habitude pleine d'entrain. Egalement assez susceptible et têtue, elle avait un côté assez garçon manqué. Cependant, Martel était quand même une jeune femme sensible qui aimait beaucoup son fils Drew âgé de deux ans et bien sûr, son mari Dolcetto. Elle craignait le conflit qui menaçait de commencer dans le pays…

Bien entendu, Martel n'approuvait pas du tout le geste des terroristes, mais c'était justement là, l'ennui. La lieutenant n'approuvait pas le gestes des terroristes, mais elle n'avait rien contre la science employée…. Contrairement à ses supérieurs…

Après tout, s'il fallait condamner à chaque la méthode employée plutôt que les personnes, il faudrait réprouver toutes les sciences !

Martel poussa un profond soupire qui brisa pour quelques secondes le silence qui régnait.

Egalement accoudé au bureau, Roa Riboli eut un micro-sourire face à la réaction de la jeune femme. De toute l'équipe, il était le seul à connaître la vérité, avec Rebecca Miles.

A l'âge de 35 ans, l'homme était dans le service des Renseignements tout comme ses deux coéquipiers et était 2nd Lieutenant. Il possédait des cheveux très clairs tirant vers le blanc ainsi que des yeux noisettes. De taille moyenne, l'homme avait un côté un peu trapu, mais cela n'enlevait en rien à sa grande gentillesse et sa douceur. Eh oui, malgré ses airs un peu bougons, l'homme était attentionné. Demandez à Rick et Léo, ils vous répondront qu'ils adoraient s'amuser avec leur papa !

Roa ne tombait pas encore dans le papa-gâteau de Maes, mais il ne pouvait résister à la frimousse adorable de ses fils.

Et maintenant, il s'inquiétait énormément pour eux et pour Noah… Il espérait qu'ils ne soient pas mis dans le même ensemble que les Obscurs, mais pour quelqu'un qui ne connaissait pas l'Histoire des Maîtres Alchimiques et de Shamballa, faire la part des choses n'était pas simple…

De plus, en cette période où la technologie dominait tout, tout ce qui restait inexpliqué ou qui était trop original à concevoir, n'était pas vraiment bien vu…

Roa attendait donc le retour de Hughes et espérait que ses coéquipiers et amis ne soient pas hostiles à l'alchimie…

Devant le bureau où se trouvaient les trois militaires des Renseignements, Vato Farman était assis sur la chaise qui était habituellement utilisée par les personnes que recevait le Lieutenant-colonel.

Vato était un jeune homme de 32 ans. Les cheveux plus gris foncés que noirs et les yeux marrons, il était sous le commandement de Hughes depuis plusieurs années et était également un de ses proches amis. Adjudant, il faisait parti de l'équipe envoyée fréquemment sur le terrain à la différence de Dolcetto ou Roa. Possédant une très bonne mémoire et une grande culture, comme sa femme Sheska, il était également un très bon stratège et conseiller pour la mise en place de plan divers. Il pouvait trouver des détails sans se faire repérer.

Parfois un peu trop réservé, il ne s'exprimait pas très souvent, ce que ces équipiers Havoc ou Breda tentaient de faire changer en le taquinant.

Vato avait lu un grand nombre d'ouvrage, ce qui était tout à fait normal quand on avait une femme qui possèdait et achetait des centaines de livres !

Il était donc normal qu'il avait lu quelques ouvrages traitant de l'Alchimie. Cependant, ce qui l'avait étonné, c'était qu'aucun ne parlait de la même alchimie que celle qu'il avait vu en pratique. Soucieux d'en savoir pus à ce sujet, il n'en tenait pourtant pas plus rigueur que cela. En effet, pour lui, le plus important était de retrouver les criminels et de les arrêter. Le fait que certains puisse contrôler une science particulière ne le touchait pas plus que cela.

A près tout, il n'allait pas juger quelque chose qui lui était inconnu. La seule chose qu'il jugeait, étaient les attentats perpétrés par des hommes.

En face de lui, c'est-à-dire assis sur le fauteuil de Hughes, se tenait Barry Nuivy.

Agé de 36 ans, Barry était un homme relativement costaud, comme Roa, et assez grand. Il possédait de courts cheveux auburns et des yeux de teinte foncée également. L'homme possédait un sens de l'humour assez spécial et avait assez souvent des idées un peu… tordues. Cependant il restait un élément à part entière de l'équipe, souvent envoyé sur le terrain en tant que Caporal. Il était une connaissance et un ami parfait pour parler de tout et de rien ou faire de l'humour, même s'il restait spécial et parfois exaspérant…

Barry pouvait également être sérieux comme c'était le cas actuellement. L'homme trouvait la situation compliquée et très délicate… Il n'arrivait même pas à faire une blague comme d'habitude pour enlever la tension. Il se laissa tomber en arrière sur le fauteuil et fixa le plafond. Est-ce que les choses allaient-elles s'arranger ?…

Devant le bureau, vers le centre de la pièce, un sofa était disposé avec une table-basse devant ce dernier. Tous les deux étaient occupés par d'autres membres de l'équipe de Hughes.

A gauche du canapé se trouvait Frédéric Bermouth. Jeune homme aux cheveux acajous et aux yeux bleu-marine, il était âgé de 26 ans. Il appartenait aux Services des Renseignements et était 1er lieutenant. Frédéric était connu pour être très sérieux et peu bavard. L'aspect extérieur qu'il montrait aux autres, s'apparentait à un mur de glace. Visage souvent fermé et inexpressif, Frédéric n'était pas dépourvu de sentiment pour autant. Simplement, il n'aimait pas beaucoup les montrer…. Comme Yuki Eiri d'ailleurs… Cela ne l'empêchait pas d'être inquiet ou d'avoir des petits sourires ! Il était plus à l'écoute de ses proches que ce que son expression laissait entendre. Et surtout pour Roe qui le faisait sourire plus que tout le monde réunis !

Ah, il ne fallait pas oublier non plus qu'il fumait assez souvent !

Roe Anton, justement, était assis à côté de lui. Agé de 22 ans, il possédait des cheveux blonds lui arrivant jusqu'au coup et des yeux vert-foncés. Commandant dans le service Renseignements, Roe était presque à l'opposé de son compagnon. Souriant, chaleureux et assez plaisantin, il amenait très vite la sympathie des gens comme Maes.

Roe était également calme, doux et pouvait se montrer discret. Pratique quand on était aux Renseignements ! Le jeune homme était un des seuls à pouvoir briser la glace de Frédéric et était ainsi le destinataire de la plupart des sourires de l'homme. Et cela lui faisait très plaisir. Roe était particulièrement attentionné avec son compagnon et s'inquiétait facilement à son sujet, mais il restait sérieux sans tomber dans la section sangsue ! Les deux hommes se complétaient, pour ainsi dire, très bien.

Roe affichait un air soucieux par rapport à la situation actuelle et future. Il n'aimait pas la tournure que prenaient les choses et craignait la décision supérieur de l'armée. Etant aux Renseignements, il n'allait pas souvent sur le terrain, mais ses supérieurs très-haut gradés l'inquiétaient tout de même. Lui qui avait 22 ans ne voyait pas du tout les choses de la même manière.

Arrêter les terroristes oui. Combattre une science, une faculté, non.

En effet, en faisant cela, le monde n'arriverait plus nulle part, refusant toute particularité, avancée ou nouveauté de l'autre…

Il tourna la tête vers Frédéric qui lui adressa un de ses si rares sourires. Cela lui redonna légèrement de l'espoir…

Le dernier homme assis sur le sofa était Bido Tita. A 38 ans, il était un Adjudant sur le terrain. Préférant rester sous le commandement de Hughes, il n'avait pas cherché à faire une carrière militaire et monter dans les grades. Adjudant lui convenait très bien !

Très bon mécanicien et technicien, Bido assurait la plupart du temps les liaisons radio sur le terrain quand la situation était sévère. L'homme possédait que très peu de cheveux de couleur marron et des yeux noisettes. Bien qu'étant très habile et manuel, Bido avait gardé une âme de farceur. Il était aussi assez maladroit dans sa façon de s'exprimer par rapport aux autres.

Devant le sofa, se trouvait une table-basse où deux hommes étaient assis dessus. Dans le coin gauche de la table, on retrouvait un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux de la même teinte, cachés par des lunettes. Il s'agissait de Kain Fury qui à 24 ans, était Sergent-Chef.

De petite taille, il était déjà très bon informaticien et mécanicien. Kain pouvait aisément réparer des émetteurs radios, des véhicules et même reformater des programmes informatique.

Le jeune homme restait encore un enfant dans l'âme. Très doux, gentil et serviable, il préférait la négociation que la lutte armée. Il restait également assez timide et un peu naïf. Ce dernier point lui valait des taquineries de la part de l'équipe et plus particulièrement de Breda !

Kain était très soucieux face à ce qui se passait actuellement. Il espérait que les généraux prendraient la bonne décision, mais au vu de ce que pensaient ses co-équipiers et de la situation générale dans les hauts-lieux, il finit par douter de cela…

Dans le coin opposé à celui de Kain, se trouvait Breda Hermanns, 2e Lieutenant sur le terrain. Il s'agissait d'un homme de 27 ans aux cheveux roux, yeux marrons et légèrement rondouillard. Ne mâchant pas ses mots, Breda avait pour habitude de dire tout ce qu'il pensait, même si cela déplaisait à certains. L'homme était également assez ironique dans ses propos.

On pourrait croire qu'il s'agissait d'un homme un peu brutal, cependant ce n'était pas du tout le cas. Breda était même assez m'enfoutiste ! Il travaillait sérieusement que quand la situation l'obligeait vraiment !

Et Kain et Riza le savait parfaitement, qu'il fallait le pousser pour qu'il fasse quelque chose ! Kain le savait même mieux puisque tous les deux partageaient le même logement !

A part cela, l'homme aux yeux marrons adorait jouer aux jeux de stratégie comme les échecs ou le shôgi. Ah ! Il ne fallait surtout ne pas oublier que Breda avait une peur bleue des chiens !

Malgré le fait qu'il n'était pas souvent sérieux, la situation le rendait perplexe et assez méfiant : comment les choses vont-elles évoluer dans ce pays ?…

A droite du bureau de Maes, près des grandes fenêtres, se trouvaient deux autres hommes qui étaient les deux plus âgés de l'équipe de Hughes.

Dans un premier temps, il y avait Gérard Kraven, le doyen du groupe. Il était âgé de 47 ans, avait les cheveux gris et les yeux vert foncé. Il possédait également de petite lunette ronde pour la vue et une barbe grisonnante.

Gérard était un homme très sérieux et de très bon conseil. Commandant au service des Renseignements, il était toujours d'une grande efficacité. L'homme était également un fin stratège. Examinant les données avec attention, ses plans tenaient toujours compte de la moindre petite chose les rendant très efficace.

Mais derrière son sérieux, Gérard cachait un sens de l'humour et une grande bonté. Il adorait aider les plus jeunes avec ses conseils, même s'il ne pouvait pas tout résoudre….

Et en ce moment, Gérard se trouvait dans ses pensées. Etant dans l'armée depuis plus de vingt ans il connaissait plus ou moins tout le fonctionnement de la hiérarchie.

Il avait déjà eu affaire à beaucoup de généraux et tous n'avaient aussi bon fond que Hughes ou Olivia Armstrong…

A côté de lui se tenait Lawrence Rikoff. Agé de 43 ans, il était Caporal dans les Renseignements et l'Investigation. L'homme possédait de courts cheveux châtains et des yeux noisettes. Lawrence avait également une barbe brune. Un peu enrobé, comme Breda, il n'en restait pas moins gentil et très doux.

Il travaillait de pair avec Gérard pour les recherches. Lawrence pouvait effectuer des recherches en toute discrétion. Etant très consciencieux, il faisait passer la tâche qu'on lui a demandé avant tout le reste !

L'homme prenait également grand soin de ses compagnons, les faisant même passer avant lui. Bien entendu, tous le lui rendait bien ! Personne n'allait le laisser se tuer à la tâche non plus !

Sa discrétion ne se distinguait pas seulement dans son travail, mais également dans la vie quotidienne : Lawrence ne parlait pas beaucoup, était silencieux et modeste. Il ne donnait son avis que lorsque demandé ou s'il pouvait être utile.

Bien entendu, Havoc, Breda et Dolcetto le poussait souvent à s'exprimer en le poussant à bout !

Le plus à droite de la pièce se trouvait deux bureaux l'un en face de l'autre et collés l'un à l'autre. Un troisième venait s'ajouter contre eux de leur côté fenêtre. Il s'agissait d'habitude des bureaux de Havoc, Hawkeye et Anton. Tous les autres possédaient leur bureau dans la pièce située juste devant celle où ils se trouvaient tous à présent.

Sur la chaise du premier bureau, un jeune homme, le plus jeune de toute l'équipe (et sûrement du QG aussi). A 21 ans, Nuts Stell était Sergent dans les Renseignements et très fier (et heureux) de faire partie de l'équipe de Hughes.

Il possédait des yeux noirs et des cheveux châtains dont des mèches lui tombaient devant ses yeux. Nuts possédait un grand calme dans son attitude, geste, parole et ton, ce qui était une très bonne qualité lorsqu'on appartenait au même service que lui.

Le jeune homme était serviable et aimable avec ses aînés. Toute l'équipe l'avait très bien accueillit ce qui avec permis à Nuts de rester décontracté et naturel en leur présence. En effet, même en étant calme, il ne pouvait pas s'empêcher quelque fois de faire des remarques comiques !

Etant encore peu expérimenté dans son métier, il n'avait jamais vécu de situation semblable à celle actuelle…

Il sentait qu'il y avait une différence entre les pensées de ses généraux, qui le pétrifiaient à chaque fois qu'il les voyait, et celle de son supérieur direct et coéquipier… Mais que pouvait-il dire, lui ?

A côté de la chaise se tenait un autre jeune homme d'un an l'aîné de Nuts. Il était son parfait contraire dans la couleur de ses yeux et cheveux !

En effet, Kite Logan possédait des cheveux sombres alors que ses yeux étaient marrons !

Le jeune homme était considéré comme l'un des plus joyeux de l'équipe avec Maes et Roe. Toujours le mot pour rire, il avait tout de suite gagné la confiance de son cadet et l'avais rendu moins nerveux.

Kite avait un don pour déstresser les personnes.

Cependant son côté joyeux n'empiétait pas sur son travail en tant qu'Adjudant au Renseignement. Son sérieux faisait naître un autre côté de sa personnalité qui était calme, indifférente…

Il passait du tout au tout ! Mais bien entendu, sa joyeuseté était la plus connue et apparaissait le plus souvent !

Mais actuellement, c'était son sérieux qui prenait le dessus et cela inquiétait Nuts qui n'aimait pas le voir 'trop' sérieux…

Kite rassurait ainsi souvent son coéquipier, colocataire (il lui avait proposé de l'héberger quand il était arrivé) et ami très proche…

De l'autre côté de la chaise de Nuts se trouvait un jeune homme aux courts cheveux blonds et avec des yeux bleu-clair. Il s'agissait de Denny Brosh, Sergent sur le terrain.

A 27 ans, il restait un jeune homme assez paresseux quand il s'agissait de travailler. Mais sa femme Maria savait le rappeler à l'ordre !

Denny était également assez bavard et discutait très souvent avec Jean Havoc ce qui leur valait des rappels assez sévères de leur compagne respective à propos de leur travail à faire ! Malgré tout, il avait un bon fond et était très gentil. Un peu maladroit sur les bords, il restait amusant et comique.

Denny ne savait pas mentir : bonne et mauvaise chose. Mauvaise lorsqu'on ne pouvait que dire la vérité face à un haut-gradé, vérité étant que ce dernier avait tord ou que Denny ne l'aimait pas…

Pour cette raison, il évitait très souvent de leur parler ! Les seuls supérieurs avec qui il était franc, était Hughes et même Olivia Armstrong, cette dernière étant plus abordable dès qu'on la connaissait !

Denny était marié avec Maria et avait une fille de six ans, Mélanie qu'il adorait.(mais ne le montrait pas comme Hughes !)

Accoudé contre le troisième bureau et à côté de Denny se trouvait Maria Brosh, anciennement Maria Ross. La jeune femme de 26 ans était 2e Lieutenant sur le terrain. Ses cheveux étaient de couleur noir et coupés courts, ses yeux étant de la même teinte sombre.

Elle était une jeune femme qui était sensible, aimable et bienveillante envers ses proches et sa famille. Elle possédait une âme très charitable et adorait les enfants.

Malgré tout, Maria pouvait être très sérieuse dans son attitude et dans son métier. Mais seulement lorsque cela était nécessaire. La jeune femme aux yeux cobalt se faisait rapidement du souci pour ses compagnons. Sa bienveillance la poussait toujours à aider les personnes du mieux qu'elle le pouvait.

Maria était inquiète du sort qu'allait avoir le pays, mais elle était beaucoup pus soucieuse pour son amie Riza qui voulait rester en service. Elle savait que le décès de Selene avait un grand impact, elle aussi avait été une de ces amies, mais elle ne souhaitait pas que la jeune femme blonde perde la santé…

Assis sur la chaise au troisième bureau se trouvait également un homme d'une quarantaine d'année. Crâne bien dégarni à part quelques cheveux sombres sur le côté, des yeux marrons et de fines moustaches noires, à 40 ans (et toutes ses dents), Yoki Zynski était Commandant sur le terrain dans l'équipe de Hughes.

L'homme n'était pas des plus courageux ou des plus stratégiques, mais sur le terrain il pouvait toujours être utile pour servir d'intermédiaire… Ou pour connaître le terrain ! Car oui, Yoki était plutôt doué dans le domaine géologique et connaître la nature du sol pouvait être utilise pour préparer une offensive ou une défensive.

Yoki possédait malgré tout un grand cœur, même s'il ne voulait pas toujours le reconnaître et essayait de se montrer sournois... Ce qu'il n'arrivait pas, étant trop gentillet !

L'homme n'avait également pas une bonne relation avec l'autorité supérieure et c'était pour cela qu'il savait déjà qu'il n'apprécierait pas les nouveaux ordres…

Enfin, assis sur la dernière chaise libre devant le dernier bureau, se trouvait Riza Hawkeye, récemment devenue Havoc. 1er Lieutenant, souvent sur le terrain, elle était celle qui vivait sûrement le plus mal la situation…

Riza avait 25 ans, des cheveux pailles remontés en chignon et des yeux noisettes virant sur le roux.

Elle était une ancienne amie de Hughes et le suivait dans toutes ces décisions. La jeune femme était surtout connue pour être très sérieuse, légèrement froide et indifférente, gardant ainsi son visage impassible. Cependant, elle restait une jeune femme sensible et douce qui s'inquiétait beaucoup pour ses amis et son compagnon à quatre pattes : Black Hayate.

Egalement très calme, elle ne s'énervait pas souvent, mais suffisamment pour que son mari, Hughes et les autres se remettent rapidement au travail !

Après tout, qui aurait envie d'avoir la marque d'un tir de pistolet sur le front !?

Elle passait aussi beaucoup de temps à empêcher Havoc de fumer, mais ces derniers temps, il le faisait de lui-même : ce n'était pas bon la fumée pour une femme enceinte ! Et malgré cela, elle voulait continuer à travailler, du moins autant qu'elle le pouvait. Bien entendu, Maes ne lui donnait rien d'éprouvant à faire !

Malgré le fait qu'elle gardait très souvent son sang-froid, elle n'a pas pu retenir ses émotions lorsqu'elle fut, avec Jean et Maes, confrontée à Kimblee et aux deux autres alchimistes…

Seul Jean avait pu la calmer et la consoler….

Riza n'avait pas vraiment quelque chose contre l'Alchimie, elle voulait seulement arrêter ceux qui avaient assassiné son amie. Et si ces derniers étaient des alchimistes, et bien, elle arrêterait des alchimistes ! Cependant, n'ayant jusqu'à présent eu que des actions négatives liées à cette science, la jeune femme comme la plupart, ne se réjouissait pas de ce nouveau pouvoir…

La jeune blonde n'avait également presque plus de famille… Sa mère était morte lorsqu'elle était jeune, son père récemment chez son oncle qui était à l'étranger. Seul lui restait son grand-père, Harold Grumman général des armées, et un petit-cousin…

Finalement le dernier de l'équipe de Hughes (enfin !), mais pas le moins important était Jean Havoc. Grand, les cheveux courts et blond-roux, les yeux bleus, ce jeune homme de 27 ans était le mari, et futur père, de Riza. Il était également 2e Lieutenant dans l'équipe. Contrairement à son épouse, il était beaucoup plus détendu, tranquille et moins sérieux ! Il papotait souvent avec Breda à propos de tout et n'importe quoi. Denny se mêlait quelques fois à leur discussion, mais tous les trois se faisaient toujours rappeler à l'ordre !

Jean était un excellent homme de terrain et maniait les armes à feu avec perfection, tout comme Riza. Le jeune homme prenait des initiatives qui pouvaient avoir l'air sans logique, parfois dangereuses, mais qui étaient en réalité très utiles et parfaitement réfléchies lorsqu'on y repensait plus tard.

Jean était un ami très loyal envers Maes. Il le suivait dans toutes ses démarches et le soutenait. Il accomplissait son travail, même si c'était avec du retard ! Cependant, il n'appréciait pas toujours les ordres venant de plus haut…

Il ne fallait pas oublier qu'il était également assez blagueur, mais surtout très franc. Il n'avait pas sa langue dans sa poche !

Le détail qui était inséparable de Jean était sa cigarette ! Il fumait presque continuellement. Ce n'était que depuis quelques mois qu'il avait progressivement diminuer le nombre de cigarettes et ne fumait plus qu'une ou deux à l'extérieur. Et surtout sans la présence de Riza ! Et justement, quand on lui parlait de ses futurs enfants, car il s'agissait selon le gynécologue de jumelles et dont la naissance devrait avoir lieu dans deux à trois mois !, il était plus que nerveux !

Mais ce qui le rendait nerveux actuellement, c'était l'évolution qu'avaient prises les choses au cours du mois… Il s'inquiétait pour Riza qui n'acceptait toujours pas complètement la mort de Selene. Il s'inquiétait pour elle après qu'elle ait craqué face aux criminels… Et personnellement, il ne savait pas encore commet voir cette Alchimie dont il avait été témoin…

Et malgré la présence de dix-neuf personnes dans la pièce, le silence était maître. Pas une parole n'était prononcée, pas un bruit n'existait…

Tous n'attendaient que la fin de la réunion et le retour de Hughes pour connaître et savoir ce qu'il fallait faire… Depuis l'aube, ils attendaient tous les nouvelles directives, même s'ils se doutaient de leur contenu… Après tout, que pourraient-elles contenir d'autres ?…

Ce fut Roe qui, ne supportant plus le silence pesant, décida de tenter quelque chose :

« Vous… Vous croyez qu'ils en ont encore pour longtemps ? »

Bien entendu, toutes les pairs d'yeux présentes se tournèrent vers lui.

Kain, ne voulant pas laisser passer cette tentative pour briser le silence, renchérit.

« C'est vrai qu'on est là depuis 6h00 et que leur réunion a commencé à 7h00… Cela fait quand même une bonne heure maintenant…

- Ce n'est pas simple de décider de ce qu'il faut faire au vu de la situation, répondit avec calme Gérard. Et puis, ils ont besoin de l'accord du Président Bradley…

- Mouarf, s'écria Barry. On sait tous que les décisions ont déjà été prises avant cette réunion ! Et c'est pas Bradley qui va les changer !

- Ne dit pas ça, répliqua Dolcetto. Tous ne vont pas être d'accord avec ça…

- Tous non, mais pfft, qu'est-ce que… disons trois…. Qu'est-ce que trois personnes peuvent changer face à la majorité ! reprit l'homme.

- Ils ne sont pas forcément tous d'accord non plus…, tenta Bido.

- Mais ils vont le devenir, fit d'un ton froid Frédéric. Pas la peine de nous leurrer, on sait que le Colonel ne pourra pas faire entendre sa voix.

- Hé, y a le Général Arsmtrong et Grumman aussi ! répliqua Denny.

- Tu oublies Raven, Haruko, Fessler ou encore Sobek. Tu crois qu'ils vont laisser passer les mesures de Hughes, fit Nuts.

- Il a raison…. On attend alors que l'on sait déjà le résultat, soupira Maria.

- Il sera bien beau le résultat ! s'exclama Breda. Mission du jour : extermination des alchimistes ! » fit-il ironiquement.

Un froid s'installa. Malgré l'ironie, c'était bien cela qui se présentait à eux…

« Il… n'y pas d'autre moyen ? demanda dans un chuchotement Kite.

- peut-être…, répondit Lawrence. S'ils se rendent d'eux même, mais… Même là, Raven ou Lambert ne s'arrêteront pas…

- Comment en est-on arrivé là ? soupira Yoki

- Il faut dire que leur présentation ne laisse pas vraiment d'autre choix…. Fit lascivement Jean en resserrant son étreinte autour de Riza.

- On ne va quand même pas partir à la poursuite d'alchimiste ! s'écria Martel.

- Et pourquoi ? demanda Farman dont toute énergie avait disparu.

- Ce n'est pas parce qu'un des terroristes contrôle ce… ce pouvoir que forcément, tous le contrôle ! s'exclama t'elle.

- Elle a raison, dit simplement Roa. Et puis tous ceux qui ont fait des recherches ou ont réussi à contrôler l'énergie pour pratiquer cette science dite ancienne… Tous ne sont pas forcément mauvais, » termina t-il en pensant à ses amis et sa famille.

Cette phrase eut pour effet de faire réfléchir les autres occupants de la pièce…. Un soupir de Roe se fit entendre.

« Oui, c'est sûr. Si à chaque fois que quelqu'un maîtrise quelque chose, c'est un criminel… Nous le serions tous.

- Oui, on maîtrise tous les armes à feu qui sont dangereuses et pourtant, nous ne sommes pas des hors-la-loi, continua Vato.

- Je suis d'accord avec tout ce que vous dites, mais, commença Jean, ce que je ne comprends pas c'est : pourquoi avons-nous jamais entendu parler de cela ? A part au passé, personne n'en parle jamais et pourtant, cela existe bel et bien… Et quant à la Magie, à part dans les romans… Jamais non plus entendu…

- Par peur ? tenta le seul homme au courant de la pièce.

- Comment ça ? demanda Kain.

- Eh bien, l'alchimie n'est pas censée être réelle…. Encore moins la Magie et tout autre art occulte, comme l'astrologie par exemple ou la guérison par élixir… Alors si quelqu'un la maîtrisait, il préférerait se taire que de passer pour un fou ou je ne sais quoi d'autre…, essaya d'expliquer l'homme.

- Je comprends, dit calmement Frédéric. Il y a des découvertes qu'on ne préfère pas faire savoir… Mais ça ne doit pas être l'avis du, ou des, terroristes qui préfèrent l'utiliser au grand jour…

- Et dans de mauvaises conditions en plus ! rajouta Nuts

- Bwouarf ! fit Barry. Raven n'en a rien à faire de tous ça! Il préfère tout éliminer que de chercher la vérité !

- Tu n'as pas tord, déclara Breda

- Riza, ça va ? questionna alors Maria en la voyant ne pas prendre part à cette discussion. Tu ne te sens pas bien ? Tu veux rentrer ?

- Non, ça va, fit-elle en essayant de sourire. Mais, moi, je moque de savoir d'où vient l'alchimie… Ceux qui l'utilisent et qui sont des criminels seront punis, continua t-elle en reprenant son masque d'impassibilité. Si certains l'utilisent sans danger, je n'ai rien contre. Après tout, dans mes souvenirs d'enfance, mon père étudiait l'alchimie du passé, et était passionné par la magie, l'astrologie et ce qu'il appelait élixirologie dans ses livres… Alors je n'ai rien contre. Cependant, je n'admettrais pas une utilisation contre des innocents !

- Je suis de son avis, déclara son mari. Après tout, si elle n'est pas dangereuse, elle est comme n'importe quelle autre science.

- Exactement, le seul problème actuelle c'est qu'elle s'est faite connaître d'une mauvaise manière, soupira Dolcetto.

- On peut toujours espérer que le Colonel et nous-mêmes puissions éviter de s'en prendre à des innocents qui s'intéressaient aussi à cette science…, » conclut Farman.

Un nouveau silence moins pesant s'installa. Tous étaient du même avis : l'alchimie oui, les terroristes non. Maintenant, il restait à attendre Hughes…

Roa fut rassuré intérieurement du comportement de ses coéquipiers. Mais il savait que leur seule solution à lui et aux autres, était de lutter eux-mêmes contre les Obscurs, en espérant éviter les situations dramatiques…

A ce moment, la porte s'ouvrit. Tout le monde tourna son regard espérant voir Maes, mais…

« Oh, ce n'est que vous, soupira Jean.

- Merci pour l'accueil ! fit Neal.

- Sheska, c'est pas trop lourd ? demanda aussitôt Vato en la voyant arriver

- Non, non c'est bon ! Han et Neal ont pris le plus gros !

- Si vous attendez le Colonel, faudra encore patienter, ils sont en plein débat, fit Rebecca. Hughes, Armstrong, et Grumman veulent tenter un truc contre Raven, Sobek et Archer, mais c'est pas gagné. En plus, les indécis semblent être pour Raven d'après ce que nous ont dit Ethan et Scott… », expliqua t-elle.

Un soupira général se fit entendre…

Rebecca Miles était la femme d'Ethan. Elle savait ce qui se passait et craignait pour la sécurité de son mari avec les événements actuels… Cependant, la jeune femme de 27 ans était un peu rassurée face aux soupirs de ces compagnons.

Bizarre, vous avez dit ? Mais ce soupir face aux faits que les indécis penchaient vers Raven et donc une lutte armée, ce soupir-là, ne voulait-il pas dire qu'ils auraient tous préférés ne pas se battre ?

Cela n'était-il pas rassurant de savoir qu'ils n'avaient rien contre l'alchimie ?

Rebecca possédait des cheveux noirs qui lui arrivaient aux épaules et des yeux se rapprochant de la teinte du café. La jeune femme était adjudant dans l'armée et travaillait au domaine des Archives qui était proche du domaine des Renseignements.

Elle était d'habitude enthousiasme, blagueuse et avait une attitude assez « cool ». Elle était également très franche et n'avait pas froid aux yeux : elle savait se faire entendre. Mais même en étant énergique et courageuse, la jeune femme connaissait comme tout le monde des moments de doutes et d'inquiétudes.

Cependant, Rebecca n'aimait pas beaucoup montrer ces sentiments-là et les gardait la plupart du temps au fond d'elle. Ethan savait, lui, bien déceler quand quelque chose n'allait pas : même si son épouse ne disait rien, elle n'agissait pas comme d'habitude et affichait une expression soucieuse qu'elle essayait de dissimuler.

C'était cette expression qu'elle affichait en ce moment. Elle et les autres travaillant aux archives étaient passés près du lieu de la réunion. Ethan et Scott et d'autres soldats attendaient le retour d'Olivia.

Rebecca avait pu parler avec son mari et aux dernières nouvelles après une courte pause suivant une heure laborieuse, la situation ne semblait au beau jour… Elle posa les dossiers qu'elle transportait à côté de ceux de Neal.

Neal, justement, fit quelques pas avant de s'arrêter au milieu de la pièce et de regarder autour de lui. Un soupir lui échappa. Ce qu'il ne donnerait pas pour que toute cette histoire soit terminée ! En jetant un coup d'œil à Roe, Kain et Nuts, il pensa à Kett qui l'attendait chez eux.

Possédant un caractère proche de ces trois-là, lui aussi devait se faire un sang d'encre ! Et lui, était coincé ici et ne pouvait même pas rentrer le rassurer !

Neal était un homme âgé d'environ 36 ans. Grand, costaud, on pouvait se demander pourquoi il était Capitaine aux archives et non sur le terrain !

Mais Neal, bien que faisant beaucoup de sport, préférait rester à l'intérieur, dans un bureau entrain de chercher, de fouiner et de classer que d'être à l'extérieur envoyé en mission il ne savait où !

Les cheveux courts et bruns, les yeux noisettes, il était ce genre de personne qui aimait la franche rigolade ! Toujours partant pour une fête, une soirée, une blague, un mauvais coup à jouer qui terminait en crise de fou rire !

Derrière cet aspect, il se cachait aussi un sérieux dans son travail. Neal voulait toujours tout faire pour le mieux : tout devait être parfait ! Un peu maniaque, non ?

L'homme aux cheveux marrons pouvait aussi s'énerver rapidement, surtout dans les situations où il n'avait aucun pouvoir et ne pouvait absolument rien faire… Être incapable de résoudre quelque chose le mettait hors de lui. Pourtant, Kett lui répétait souvent qu'il ne pouvait pas tout résoudre, mais c'était plus fort que lui. Neal qui n'avait rencontré Kett que récemment grâce à Jean qui était le frère de John qui était le patron de l'auto-école où travaillait Kett, et bien, Neal s'inquiétait beaucoup pour lui. Et se retrouver là, sans rien faire, commençait doucement à faire perdre sa patience…

Sheska posa ses dossiers sur la table-basse et s'assit à côté de la pile déposée en reprenant son souffle. Elle aurait peut-être quand même dû en prendre moins, des dossiers…

Vato vint s'asseoir à côté d'elle et lui prit la main dans un élan pour essayer de la rassurer. Il eut droit à un petit sourire qu'il lui rendit.

La jeune archiviste continuait de travailler très peu aux archives même en étant enceinte. Elle avait encore quelques mois avant qu'elle ne puisse plus rien faire et ce n'était pas les efforts qui étaient constant dans son métier d'archiviste.

De plus, s'il fallait transporter quelque chose, ces collègues l'aidaient quand bien même Sheska leur répétait que ce n'était pas la peine !

Mais, la future maman n'appréciait pas beaucoup les derniers évènements qui se déroulaient dans le QG. Elle n'aimait pas non plus que l'on risquait de leur demander, aux Archives et aux Renseignements, d'enquêter sur des civils pour leur recherche saugrenue ! Cette idée, entendue par Scott lors de la pause, venait du Général Fessler. Ne l'appréciant déjà pas avant, cela ne faisait que le faire baisser dans son estime encore un peu plus….

Une dernière pile de dossier pour le Colonel Hughes fut posée sur son bureau même par Han Gaoh.

Cet homme de 44 ans avait le grade Lieutenant et connaissait les archives du quartier général comme sa poche ! D'origine chinoise, il était de taille moyenne, possédait des cheveux sombres très courts et des yeux de la même couleur. Han avait aussi une moustache fine.

Pas très bavard, il aimait bien faire des citations ou déclarer des pensées philosophiques qui n'aidaient pas beaucoup, sauf si on s'attardait longuement dessus pour mieux comprendre.

L'homme possédait une aura un peu spéciale et un côté mystérieux qui empêchait bien des personnes de l'approcher le trouvant bizarre…

Mais Hughes, lui, s'était contenté de lui montrer des photos d'Elysia auquel Han répondit par un proverbe avec le sourire, et voilà c'était fait ! Hughes l'avait prit dans son entourage proche, sans en demander plus !

Han connaissait plus ou moins Ling, assistant quand il le pouvait aux entraînements ou tournois d'arts martiaux en tant que spectateur. Il aimait beaucoup observer ces sports. Bien qu'étant une connaissance, lointaine, de Ling, Han n'était pas au courant de leur secret. Pourtant, cette renaissance de l'alchimie de nos jours l'intéressait beaucoup…

Les quatre personnages se rajoutèrent aux autres pour attendre la fin de cette réunion qui ne mènerait à rien… Roe et Kite n'avaient même plus envie de briser le silence pesant qui avait fait son retour. Tous se contentèrent alors d'attendre dans ce bureau où chacun sentait un poids lui oppresser la poitrine…

oOo

« Vous ne pouvez pas faire cà ! » fut le cri qui s'échappa dans cette pièce close où Ethan, Scott et le reste des proches subordonnés du Général Armstrong attendaient.

« Vous, vous rendez compte de ce que vous voulez faire ! réitéra la voix d'un homme à l'intérieur suivit d'une tape sur la table et d'un bruit de chaise.

- Je vous prie de vous calmer Colonel, lui répondit une voix bien plus grave sans autant répondre à l'interrogation.

- Nous savons parfaitement ce que nous faisons Colonel Hughes, déclara un autre homme. En est-il autant de votre côté ?

- Général Lambert…, fit Hughes en se rasseyant. Ce que vous comptez faire, est immoral !

- Laissez courir des terroristes, cela n'est-il pas immoral ? lui demanda Archer, le Hareng.

(Excusez-moi pour ce propos déplacé qui n'avait rien à voir avec la discussion… Bref reprenons le court des choses)

- Nous n'avons aucunement intention de les laisser en liberté, fut la réponse d'Olivia. Cependant, il s'agit bien des terroristes que nous voulons arrêter avant d'avoir plus de dégâts et de victimes, est-ce exact ?

- Oui, c'est tout à fait cela Général, lui répondit un homme à la peau mat plus connu sous le nom de Général Raven, c'est pour…

- Dans ce cas, le coupa t-elle, je ne vois pas le rapport entre l'arrestation de criminels et la recherche de personnes pratiquant ou même ayant des liens avec des recherches sur l'Alchimie et la Magie.

- Les terroristes utilisent cette… « alchimie », riposta la voix grave qui avait ordonné à Hughes de se calmer. Peut-être même de la « Magie » ou je ne sais quelle autre foutaise ! Il est tout à fait normal de rechercher les pratiquants puisque ce sont eux, les criminels ! »

Un brouhaha s'éleva dans la salle, donnant raison à cet homme, le Général Hakuro.

« Pensez-vous alors que tous ceux qui utilisent cette science sont des criminels ? questionna un vieil homme sans hausser le ton, le général Grumman. Tous ceux utilisant les armes à feux sont-ils des criminels ? Tous ceux utilisant la poudre à canon ? La chimie, la physique, la mécanique, l'informatique ? Non, ils ne le sont pas tous. Pourquoi serait-ce le cas ici ?

- Ce n'est pas du tout la même chose ! s'écria un homme.

- Le colonel Mohovak a raison, cela n'a rien à voir. Vous, vous méprenez, Général Grumman, rajouta Lambert.

- Est-ce moi ou vous qui vous méprenez, Général Lambert ? demanda toujours aussi calmement l'ancien général.

- Toutes les autres sciences sont connues, celle-ci n'était censée exister que dans les contes pour enfant. Il en va de même pour les autres arts occultes qu'ils contrôleraient ! Leur place n'était que dans les romans ou les jeux vidéos ! Si des personnes peuvent contrôler cela… Nous ne sommes même pas certains qu'ils s'agissent alors bien de personnes ! déclara fermement un autre des gradés présents.

- Comment pouvez-vous dire ça !? siffla Olivia en haussant le ton. Vous n'allez pas nous faire tomber dans un débat d'humain et de non-humains ou de races, Général Morrin ! Nous sommes aux 21ème siècles, pas aux 15ème !

- Alors pourquoi peuvent-ils avoir un pouvoir sur une chose du domaine de la magie ! répliqua ce dernier.

- Des nouvelles découvertes concernant de sciences ou techniques inconnus à l'être humain existent ! rajouta Hughes.

- Et cela à été découvert par des terroristes ? fit ironiquement Archer.

- D'autres personnes innocentes l'ont peut-être aussi découvert ! ce ne sont pas forcément des terroristes parce qu'ils s'intéressent ou ont réussi à utiliser cette science ! s'écria Hughes qui ne comprenait la mentalité de ces gradés.

- Alors pourquoi ne pas l'avoir déclarer officiellement cette « découverte », comme toutes les autres ? demanda fermement un certain Général Kregan.

- Il fallait peut-être approfondir les recherches avant de…, tenta Maes.

- Je la trouvais assez au point, moi, fit un Colonel répondant au nom de Titmuss.

- Peut-être parce que tout le monde ne peut pas s'en servir, » déclara Olivia en ignorant la remarque désobligeante de Titmuss.

Un silence suivit face à cette déclaration pour le moins peu réaliste.

« Que voulez-vous dire par là ? demanda finalement Raven.

- L'alchimie se rapproche de la chimie sans en être l'ancêtre comme beaucoup le croient, c'est exact ? fit-elle en sachant très bien la réponse. La différence entre les deux réside surtout dans le psychisme, le mental, la volonté, le spirituel. Il est très bien possible que seulement certaines personnes en soient alors capables. Comme seul certains savent chanter juste ou cuisiner quelque chose de mangeable, termina Olivia. Il en va de même pour la Magie et les formules, l'astrologie et les incantations de prédictions, l'élixirologie et les pentacles de spon.

- Vous parlez de mental, et si le mental correspondant était celui de criminels, hein ? cracha presque le Général Numda.

- Et comment pouvez-vous affirmer cela ? demanda Harold Grumman.

- Ca suffit ! fit alors fortement une voix. Ce n'est pas important de savoir si c'est une question de mental, de volonté ou je ne sais quoi d'autre ! Comment une simple volonté peut amener de la chimie à se transformer en ça ! Soyez raisonnable Armstrong ! ria t-il. Ce n'est même pas une science ! cela dépasse le simple bon sens de n'importe qui ! Moi, général Fessler, je renouvelle ma proposition ! Demandons aux bureaux concernés de nous livrer des informations sur tout les civils ! Tous ! Sans exception ! Pour éliminer le problème à la base sans avoir à attendre qu'ils apparaissent ! Dès qu'un de ces alchimistes, fit-il avec dégoût, est trouvé, BOUM ! Dès qu'un magicien est repéré, BOUM ! Pareil ! On lui règle son compte avant qu'il n'ait la chance de faire plus de victimes ! »

Une nouvelle cacophonie accueillit les dires de Fessler.

« Vous allez tuer des innocents ! Ce n'est pas écrit sur leur front « Alchimiste, Criminel » ! s'écria Hughes.

- Aucune personnes maîtrisant une chose occulte qui n'a même pas pour origine ce monde, n'est innocent ! répliqua Fessler violemment.

- D'où est-ce que vous sortez maintenant le fait que ce n'est pas de ce monde ! contre-attaqua le jeune Colonel à bout.

- L'alchimie dont parlait Armstrong était celle du Moyen-Age et n'a jamais fonctionné ou donné lieu à ce qu'on a pu voir ! fit alors le général Lefèvre. Tous les écrits se rapportant à cette époque disaient bien que c'était aussi occulte que la magie noire ! Magie qui n'avait pas existé non plus en ce temps ! Cela n'a jamais existé, même pas à cette époque-là ! ce n'était que des pauvres fous qui ne connaissaient rien à la science et essayait de la mélanger à la religion ! Après avoir vu l'erreur de ces temps-là, les hommes ont appris à étudier et utiliser la chimie et la physique ! mais le reste, ce n'est que baliverne ! termina fortement Lefèvre.

- Vous ne pouvez…, commença Hughes alors qu'Olivia jetait un regard noir à celui qui était censé être un collègue.

- Cela suffit Hughes ! le coupa brutalement un homme en se levant. Vous êtes trois à ne pas être d'accord, trois à ne pas comprendre, trois à vouloir protéger ce qui n'a pas lieu d'être ! fit cet homme.

- Général Sobek, commença le pauvre colonel.

- Non ! Tous les hauts-gradés ici présent, même n'ayant pas participé à votre petit débat, sont du même avis ! La décision finale revient aux chefs des armées françaises ! Le Président de la République ! »

D'un même mouvement, tous se tournèrent vers le bout de table où était assis King Bradley, actuel Président. Ce dernier prit la peine d'observer chacune des personnes présentes avant de fermer les yeux, pousser un soupir, puis :

« J'autorise la recherche et la convocation de tous les bureaux et toutes les informations sur n'importe quels civils français pour retrouver la trace de ceux qui ont commis ces actes barbares.

J'autorise également une demande d'aide de recherche à l'étranger auquel cas les acteurs de ces attaques ne seraient pas tous de nationalité française.

Dès qu'une personne est suspectée de pratiquer cette… science ou tout ce qui s'en rapporte de près ou de loin, sans en avoir mentionné l'existence à notre organisation de recherche qui a pour fonction de classifier les découvertes utilisables ou non, spécifique ou non… Toutes ces personnes sont à arrêter et mettre en examen pour être juger et dans la majeure partie des cas, condamné.

S'ils opposent une résistance, attaquent, fuient, tentent de passer la frontière, de se cacher chez des civils normaux… Quelque soit la résistance, vous êtes amenés à pouvoir utiliser la manière forte. S'il le faut, l'abattage des assaillants, des criminels, des alchimistes, des sorciers ou astrologues est… autorisé. »

Et sur ces dernières paroles, le Président se leva et sortit de la pièce. Il sortit de la pièce où trois personnes sentirent un poids dans leur poitrine. Surtout une jeune femme qui n'avait plus aucun moyen de protéger ses amis, sa famille… De protéger ceux dont les ancêtres ont été exilés ici…

Et cela, à cause d'ancêtres du même monde que son ancêtre à elle, et qui avaient gardé une cruauté sans pareil et ne comprenaient pas l'existence d'erreur par le passé.

A cause de personnes de ce monde-ci qui avaient voulu dominer deux mondes et qui étaient l'origine de la haine des ancêtres qui ne comprenaient pas.

A causes de personnes qui même dans les temps modernes, avaient gardé la même mentalité qu'au début du siècle…

Et personne ne pouvait la rassurer ce qui adviendrait maintenant… Elle pouvait seulement se raccrocher à ce qu'avait prédit Ren : au grand final l'équilibre serait rétabli, la vie pourrait continuer et tous, tous les Maîtres pourront enfin vivre en paix….

oOo

Fin de ce chapitre ! Des choses à dire ? Vous avez les reviews pour ça :)

Allez à bientôt !!