Note : salut tout le monde, désolé pour le retard, j'ai du m'occuper d'une tante malade… c'était pas la joie, mais ça va mieux maintenant, et j'ai pu me remettre à ma fic préférée !
Vous m'avez abandonnez en route ? Quelque chose qui ne vous plait pas ? Parce que j'ai remarqué qu'en général pour la plupart des fics, vous avez tendance à relâcher un peu niveau review, alors ne vous inquiétez pas…Pour une review laissée, un Draco offert !
Disclaimer : rien ne m'appartient, même si je me permets d'offrir des blonds sulfureux à tout bout de champ, elle ne m'en voudra pas l'auteur, après, toute publicité est bonne à prendre non ?
Euh, c'est un casting gay, ici ?
Chapitre six
Je me réveille avec une gueule de bois pas possible.
Hier, j'ai bu comme un trou, et à défaut de pouvoir m'arrêter, Blaise et Théo se sont joints à moi.
Tout cela parce que mon idiot de meilleur ami a décidé qu'il était temps de fêter l'ouverture de son nouveau resto.
Hé oui, ce putain de Zabinoche est propriétaire maintenant ! On aura tout vu…
Vivement le lave vaisselle dont on rêvait !
Parce que c'est vraiment disgracieux et surtout très douloureux ces ampoules sur mes paumes.
N'empêche que je me retrouve avec un mal de tête carabiné le matin du concours.
Quand je pense que Blaise voulait faire sa fête sans alcool, ironique, quand on sait qui a été le premier à ouvrir la bouteille de whisky.
Les œuvres gagnantes sont affichées en présence des stylistes primés ou non.
Et moi je tiens à peine debout.
La lumière agresse mes yeux mais entre mes paupières plissées je peux observé le chantier que nous avons crée.
Nos vêtements, des couvertures, coussins et bouteilles d'alcool vides ou renversées gisent au sol…Ainsi que nous-même.
Personne n'a eu la force de se traîner jusqu'à son lit et heureusement, les prostituées que Théo a cru bon d'emmener ont décampé.
J'ai encore la nausée quand je revois les seins dignes d'une star du X qu'une affreuse fausse blonde a réussi à me plaquer au visage.
Je remercie du fond du cœur Blaise qui a pu me l'enlever avant que je ne meure asphyxié.
Lorsque je me lève, mon dos proteste horriblement, je m'efforce donc a me diriger lentement vers la douche, mes pas résonnant douloureusement à l'intérieur de mon crâne.
J'ai du me vider plus que l'estomac à vomir comme je l'ai fait.
Je suis sûr d'avoir battu le records de toutes nos gueules de bois cette fois.
Mais on ne peut jurer de rien, devant moi un Théo complètement pété est en train de mordiller les orteils d'un Blaise gloussant…Et pourtant ils sont toujours endormis.
J'ouvre le réfrigérateur, il doit bien y avoir des restes de pancakes de la veille que je puisse réchauffer.
J'avise du coin de l'œil la table de la cuisine, l'un des seuls endroits préservés de la tempête qui à sévie dans l'appartement ; où repose mon book, vidé des dessins préférés de Blaise et Théo.
Je n'ai pas voulu y touché, trop stressé, alors j'ai laissé mes deux meilleurs amis choisir les croquis, cinq au total, m'en remettant à eux.
Ensuite je suis allé les déposer, sans un regard
Je n'ai pas peur, tout ce que je fais est toujours parfait !
Dans le salon, les gros dormeurs sont affalés par terre d'une manière plus que grotesque.
Dommage que je ne dispose pas d'appareil photo là tout de suite, mais mon téléphone suffira largement.
Je les enjambe et m'engage dans les rues déjà remplies de monde, le cœur battant plus fort que la normale.
La petite salle que le comité d'organisation a louée pour l'occasion est bondée.
Je vois que plusieurs concourants ne se sont pas gênés pour convier leurs proches, qui paraissent plus nombreux qu'eux même.
Pour moi, les chances que j'aurais pu avoir de ramener Théo et Blaise avoisinent à peu près un milliard en dessous de zéro.
Le hic, c'est que pour ceux dont les dessins n'auront pas été retenus, la défaite sera plus dure à essuyer en face de leurs invités.
Moi, au moins je ne supporterais pas de visages empreints de déception à peine cachée.
L'agitation est telle que je me fais bousculé de tous les côtés.
Puis, enfin alors que je me noie dans un verre de jus de fruits le silence se fait.
Je me détourne du buffet à contrecoeur.
Il est assez alléchant surtout que je n'ai pas eu grand-chose à me mettre sur la dent.
Devant nous, sur une estrade sont installés des chaises où le jury prend place.
Après le discours de bienvenue adressé par une dame assez sévère, une certaine Minerva quelque chose, les dessins et des appréciations de plus en plus flatteuses apparaissent.
Aucune trace des miens, surtout que je sens que l'on penche dangereusement vers la fin de la présentation.
Des sueurs froides naissent petit à petit sur mon front et mes paumes deviennent moites.
J'aurais du le savoir, après, cela s'est toujours passé de cette manière…
Au final, je me demande vraiment ce que les gens ont contre mes créations.
Ça y est, le dernier croquis est affiché, et après un dernier discours et l'annonce des prix, tout le monde se dirige vers le mur principal pour admirer le fruit de l'ingéniosité d'autres que moi
Tout d'un coup, le goût sucré de ma boisson est remplacé par l'amère saveur de la défaite.
Je pensais très fort que pour une fois ça marcherait.
-Monsieur Malfoy ?
Je me retourne pour trouver face à moi un petit monsieur aux cheveux roux, il avait empilé des coussins sur son siège pour être à la hauteur de ses collègues
Un membre du comité donc, que me veut-il ?
-C'est bien moi
-Je suis vraiment désolé pour vos croquis monsieur
Sa voix couinante m'écorche un peu les oreilles mais je suis surtout agacé par ses mots, désolé ? Rien que ça !
-Voudriez-vous me suivre s'il vous plaît ?
Pour aller où ?
Je suis cet étrange petit bonhomme qui fait pourtant assez distingué dans son costume blanc nacré à travers des visages aussi moroses que le mien ou plutôt joyeux.
Il adresse des bonjours prompts et des félicitations chaleureux aux gagnants avant de m'entraîner dans une pièce dissimulée par un rideau de perles.
Je l'observe avec un amusement non feint se hissé dans un fauteuil avec un petit rire.
Il me fait un vague signe de la main qui veut sans conteste dire que je peux m'asseoir à mon tour.
-Vous auriez sûrement voulu profiter de la récompense n'est-ce pas ?
Non, mais c'est quoi cette question ? D'après lui j'ai participé pour quoi alors ?
Un contrat indéterminé dans le temps pour travailler avec Mme Guipure on ne trouve pas cela partout !
Si en plus on vous offre trois milles livres en bonus, alors c'est le rêve éveillé pour tout ceux qui veulent faire carrière dans le stylisme.
Manifestement, il attend une réponse
-Eh bien, j'espérais surtout me faire connaître grâce à ce concours et me mettre à mon compte.
Un tic agite son sourcil droit à la fin de ma phrase, apparemment ce n'est pas ce qu'il voulait entendre.
Après un moment, il me sourit et se penche vers son bureau.
Un instant j'ai peur qu'il ne vacille et tombe mollement au sol tant ses pieds pendent dans le vide, en plus, le tiroir qu'il veut atteindre se situe beaucoup plus bas.
Il en sort une feuille blanche, noircie au fusain, qu'il pose devant moi.
Je reconnaît automatiquement le dessin d'Harry que j'ai fais la fois dernière, j'étais tellement bouleversé que c'est Blaise qui a rangé après moi.
Mais cela ne me dit pas comment il est arrivé ici, même si j'ai un petit soupçon.
-Bien que ceci ne fasse partie des sujets demandés pour le concours, nous l'avons trouvé empreint d'une sensibilité touchante, il est clair que vous ressentez quelque chose de fort pour ce jeune homme, en plus, c'est incroyablement bien élaboré.
Sur ce point, il a raison, mais encore ?
-Aussi nous avons décidé de vous donner une mention spéciale pour cette œuvre, elle sera publiée dans le magazine de notre société et si comme moi, d'autres personnes sont touchées, vous aurez un contrat pour garnir notre page centrale ou pourquoi pas avoir un carnet mensuel rien qu'à vous ?
Sur le coup je suis scié, scotché, éberlué, le chicaneur ? Il me demande vraiment si je veux occuper la page centrale du chicaneur ? Le journal le plus lu après le quotidien du peuple ?
Je dois vraiment ressembler à un poisson rouge car il glousse légèrement avant de me tendre un papier.
Un formulaire que je signe vite fait avant de m'en aller, sur un nuage.
Dans deux semaines, je recevrai un numéro en avant première.
Comme moi, Théo et Blaise sont complètement fous, nous le tenons en main, le numéro de cette semaine, qui doit sortir normalement dans deux jours.
J'ai averti presque tous mes proches, mais seul ceux à qui je tiens vraiment sont là pour partager avec moi ce moment de pur bonheur.
Mon nom signé de ma propre main comme un vrai artiste figure en bas de la photo noir et blanc.
Juste à côté, une mini interview de moi et un portrait éclair de ma personne trônent à l'intérieur d'un carré argenté.
-C'est la plus belle page centrale que j'ai jamais vue blondie !
Je ne relève même pas le surnom débile qui fait limite insulte que m'adresse Blaise, à la place
Je pense au merveilleux chèque qui repose dans ma poche et à la perspective d'être enfin quelqu'un, j'ai réussi, même si ce n'est pas la voix que j'aurais choisi, mais plusieurs autres portraits ont déjà été acceptés par la commission, ils son ravis et moi j'aurais mon propre magazine de dessin.
Je ne peux cesser d'admirer sans le vouloir, le modèle.
Et pour la première fois, je prends conscience de ne pas avoir eu son accord.
-Les gars…Qu'est ce qu'il va se passer lorsque Potter verra ça ?
Kikoooo, oui je suis coupable, je vous avais dit que leur relation debuterait dans ce chapitre là mais j'ai été trop tentée d'arrêter là, belle fin n'est ce pas ? lol
N'oubliez pas, pour une review laissée, un Draco offert !
