Note de l'auteur : kiiiiiaaaa j'ai une béta, vous imaginez ça ??? moi, une béta, je suis graaaannnde lol, en tout cas, tatunette, j'espère que toi et moi ça va durer longtemps (si c'est pas une déclaration ça…), elle prend ses fonctions au prochain chapitre, donc pardonnez les fautes, et les mots sautés comme à mon habitude…
Disclaimer : bon, comme à chaque fois ça m'arrache le cœur de le dire, mais aucun perso ne m'appartient, pffff
Euh, c'est un casting gay, ici ?
Chapitre huit
Je reste un moment stoïque, interloqué
Certains diraient que je me moque bien de sa proposition ou que je n'ai pas saisi mais mon cœur s'agite d'une manière endiablée, à tel point que je me demande s'il ne l'entend pas.
-Err…Euh..
Mazette ! Draco Malefoy manque de répartie, mon pauvre père adoptif doit se retourner dans sa tombe à l'heure qu'il est.
-Ou alors c'est toi et moi dans un café après les dédicaces ?
-Hein ?
Il a de ces tournures de phrase l'autre…
-Je prends ça pour un oui susurre-t-il, les yeux ancrés sur les miens.
Il s'approche, je sens son souffle chaud sur mes lèvres, plus que quelques centimètres, je clos mes paupières, il va…
-Enfin Draco il y a des gens qui attendent !
Je retiens de justesse un cri de fureur et lance un regard glacial à Perry qui ne l'aperçoit pas.
Harry s'éloigne et il entre dans mon champ de vision.
-Il y a encore des personnes qui s'impatientent, mais que faisiez vous ??
Je me retourne difficilement vers lui, le brun à l'air parfaitement normal alors que moi je contiens à peine ma colère.
Perry nous jette des coups d'œil, allant de l'un à l'autre avec une drôle de lueur dans les yeux.
J'ouvre la bouche pour parler, je vais le massacrer je crois bien
-Il avait quelque chose dans l'œil
Je l'observe halluciné, il aurait pu trouver autre chose quand même !! On ne fait pas mieux dans le genre excuses bidon même une ado derrière nous pouffe de rire.
Evidemment mon manager officiel et patron officieux n'a pas l'air convaincu
-Quoi qu'il en soit, tu accélères grogne-t-il
C'est quoi son problème ?
-Tout compte fait, une dédicace me ferait plaisir
Je baisse immédiatement les yeux vers el magazine à la demande de Harry
Il est entrouvert à la page de son portrait, je suis gêné.
-Très joli tu sais, il me fait un clin d'œil
Je suis certain que mes joues se sont colorées.
Merde ! Mon feutre n'écrit plus.
-Il est bizarre ton patron
Je sursaute de peur et me retourne vers la source de cette phrase.
J'ai beau l'aimé, il est taré de surgir comme ça de nulle part, surtout qu'à cette heure il fait déjà sombre et le coin est plus ou moins désert.
Je m'empressais d'aller rejoindre la voiture garée dans le parking, foutu Perry, non seulement il s'en va avant moi mais il n'est même pas capable de donner des consignes, avancer la voiture jusqu'à l'entrée c'est le boulot du chauffeur que je sache !
Mon brun d'amour est calé contre un poteau électrique en panne ( pourquoi on ferait réparer le lampadaire défectueux ? Pour les beaux yeux de la vedette du jour ? Pour le plus grand peintre en devenir ?)
Il fait très vieux film américain avec son manteau gris et la cigarette collée à ses lèvres.
J'incarne sûrement la jeune fille tombée sous le charme.
-Non, il est super gentil
Il renifle dédaigneusement avant de jeter le mégot par terre sans l'éteindre
Je grimace en imaginant tout ces beaux livres calcinés.
-Tu veux vraiment prendre un café ou un pub c'est mieux ?
J'avoue qu'il est sept heures du soir, j'ai besoin d'un remontant et ce n'est certainement pas un café…
Pour toute réponses je me met en marche, il suit.
La voiture nous conduit vers un club que je connais bien, là au moins je en serais pas déstabilisé.
Je demande sa situation, son travail je veux tout savoir de lui, mais il refuse de me parler de sa famille, en revanche, sur le sujet des belettes, il est intarissable.
C'est merveilleux comme le vert peut s'illuminer lorsqu'il est passionné.
Cependant la conversation prend une tournure que je n'apprécie que moyennement.
En s'asseyant à une table il me confie qu'il a eu une histoire quand il avait seize ans avec la belette femelle, geneviève ou virginie, un truc dans ce genre et qu'elle vient de lui annoncer qu'elle l'aime toujours, pathétique.
Il insiste aussi sur le fait qu'il a préféré Georges, mais pourquoi il me parle des Weasley ?
Je ne veux pas faire assistant social moi !
Il veut me rendre jaloux, j'en crève
Je lui dit du tac au tac que je suis fiancé à Fred, fiancé, j'ai un peu enjoliver la situation, mais il me fout les boules avec son bonheur dont je ne fais pas partie, je veux être un carrefour incontournable de sa vie, la seule voie qu'il doit emprunté pour rejoindre la sérénité.
Voilà que je vire poète maintenant.
Alors que moi je bouillonne, sa seule réaction est un sourire amusé, de ce qu'on ne peut pas retenir même si on s'y efforce,
Ce n'était pas sensé être drôle du tout !
Un serveur détourne mon attention un long moment, l'établissement sert de très bon cocktails, innovants et pas chers mais pour s'y faire comprendre c'est un vrai parcours du combattant.
D'habitude, je n'ai pas tous ces problèmes, tout le personnel connaît ma mauvaise langue légendaire…
Le monsieur, Javier, est étranger ne comprenant pas tellement l'anglais, donc je dois m'exprimer dans un espagnol plutôt bancal.
En temps normal, j'aurais crier au scandale mais je veux à tous prix gagner des points avec lui.
Apparemment mon babillage a eu l'effet escompté.
Les yeux émeraude me scrutent avec une lueur sombre de désir clairement visible.
Des frissons me remontent tout le long du dos, je suis grisé.
-On m'a souvent dit que mon espagnol était un appel à la luxure.
J'en fut le premier étonné.
Il semble sortir de sa léthargie.
-Souvent ?qui ? ses sourcils sont froncés.
Ho, monsieur n'est pas si insensible que cela
-Bein, des amants, des gens ici, comme ce que je vois dans le regard du blond la bas
J'ai énoncé tout cela avec une désinvolture totalement feinte en portant le verre de banana whisky vanille à mes lèvres
Je le vois fusillé de ses yeux verts le pauvre jeune homme assis au bar, je manque de faire une danse de la victoire.
Après des mois de désespoir et d'inutilité, je suis à nouveau celui qui a les cartes en main.
Flash back, trois ans plus tôt, inconnu.
-Allez viens, entre juste un instant !
Justin fait la tête, il n'a pas vraiment aimé le plat qu'il a commandé au resto, pourtant tout y est excellent et le chef est si jeune.
Il rêve les yeux dans le vide, je me demande bien à quoi il pense.
Certainement au bébé que je porte, ça a été un choc pour mes parents, à dix sept ans, mais j'ai quand même déjà un appartement depuis quelque temps, je suis une adulte
En plus, je suis sûr que mon amour va me demander en mariage, je l'ai vu serrer une petite boite dans sa poche toute la journée, et il ne cache vraiment pas bien ses reçus.
-Houhou, Justin ?
J'agite ma main devant son visage pour le réveiller, il me regarde.
-Je…en fait
Ho, il ne veut pas entrer…Ce ne sera peut-être pas pour ce soir alors…
Il détourne la tête vers le mini parc de notre quartier, il y a un banc et des fleurs avec des arbres et des amoureux s'y baladent éclairés des lampadaires, cela fait très romantique.
De plus, ça m'a l'air plutôt propre, je déteste la saleté, chez moi tout est nickel.
-Ma douce, et s'y nous allions nous asseoir sur le banc là bas ?
Il le désigne d'un mouvement de menton.
Je ne peux m'empêcher de sautiller de joie en riant, je le devance en courant un peu, je vais bientôt être madame Flinch Fletcher !!
J'entends un bruit de frein qui crissent et des phares m'aveuglent avant que je ne ressente un violent mal au ventre, je retombe mollement sur le sol plus loin et Justin crie mon nom,
Il se précipite vers moi, les gens s'attroupent.
J'ai mal partout je peut à peine bouger, je veux voir qui m'a fait ça, le conducteur ne vient pas il reste cloitré dans sa voiture.
Je vois difficilement à travers le sang qui me brouille la vue, il me semble orange.
Un jeune descend du coté passager, c'est un gosse, comme moi,
Une douleur affreuse me vrille le bas ventre, mes mains se crispent dessus
Je marmonne ma souffrance à Justin,
-Ho mon Dieu jo, elle est enceinte j'en suis sûr
-Tu t'y connais toi ? Monte !!
-Mais
-Monte jte dis !
Le jeune grimpe en voiture tandis que le père de mon enfant se rue sur lui, d'apres ce que j'entends, il n'y arrive pas
Le conducteur orange démarre.
Les phares sortent de mon champ de vision, pendant que la sirène de l'ambulance se rapproche.
La peur m'assaille comme un animal pris au piège.
Mon bébé…
Voilàààà, rangez ce petit flash back dans un coin de votre mémoire bonne année à tous lol
En espérant que vous avez aimé et que je n'ai pas fait trop de faute, ( les remarques sont lancées, j'en ai fait combien??)
Gros bisous
