Disclaimer : aucun des personnages ne m'appartient…Hélas
Euh, c'est un casting gay, ici ?
Chapitre
Je suis devant l'hôpital, mes bagages posés à mes pieds, Blaise a déjà trente minutes de retard, et je commence légèrement à perdre patience.
En fait, j'aurais normalement dû sortir trois jours plus tard, mais le surlendemain étant le jour du vernissage je n'aurais pas eu l'occasion de placer mes œuvres comme bon me semble.
De toutes les façons, je vais bien et les infirmières n'ont pas rechigné à me laisser sortir.
Qui voudrait d'un patient réagissant au moindre détail omis en rapport avec son confort et dont les seuls visiteurs semblaient fortement fantasmer sur les chambres d'hôpitaux ?
-Je vous appelle un taxi monsieur ? Vous n'êtes resté que quatre jours non ? Vous avez vraiment beaucoup de valises…
Je rétorque au vigile que si j'avais eu besoin d'un taxi je le lui aurait ordonné depuis longtemps.
Il hausse les épaules et retourne à son poste en grommelant
C'est terrible tous ces gens qui se mêlent de la vie d'inconnus !
Je consulte, fulminant après Blaise, ma montre.
-Je te ramène chez toi ? Me lance une voix peu assurée
Harry me parle de la vitre ouverte d'un taxi qui s'est garé devant moi sans que je ne le remarque, je me demande depuis combien de temps il est là.
Je n'ai pas la moindre envie de me coincer avec lui dans une boite roulante mais je n'ai pas trop le choix, Blaise ne viendra sûrement pas, et je n'ai pas de sous sur moi, la honte.
Le chauffeur prend mes sacs à bout de bras pendant que je m'engouffre dans la voiture
Le brun considère mes valises avec les sourcils haussés « Tu n'es resté que quatre jours non ? »
Qu'est-ce qu'ils ont avec mes bagages ?!
Il chuchote une adresse à la va vite que j'entend malgré tout
-Hey ! Ce n'est pas là que j'habite
Harry me jette un regard vague avant de se caler contre le cuir de la banquette arrière
-Je crois que nous devons parler commence –t-il
-Et moi je n'ai rien à te dire !!
-Cela va être dur de ne pas l'écouter en tout cas commente le chauffeur avant d'émettre un grand rire, fière de sa plaisanterie.
On se jette tous les deux sur le volet de séparation, lorsque nos mains se touchent je ne peux m'empêcher de frissonner
Je suppose à son sourire vainqueur qu'il la remarquer, je le fusille du regard
-pourquoi m'en veux-tu ? C'est quoi le problème ? Qu'est ce que j'ai fait de mal ?
Je me refuse à lui répondre, je n'aurais jamais du monter dans ce taxi…
Des mains douces détournent ma tête du paysage que je regardais obstinément à travers la fenêtre.
Je crois que les arbres m'ont émut ou je suis encore sonné par les serums.
Quoiqu'il en soit, ma bouche s'ouvre toute seule.
-Je me suis fait viré de mon boulot alors qu'on sortait à peine ensemble, à ton avis ça ne sera pas pire plus tard ?
Je ne suis pas sûr de pouvoir supporter les brimades que je me plaisais à faire subir aux autres et en même temps ça me tue d'être séparer de toi, je vois ton visage dans chaque objet que je touche, dans chaque endroit que je visite, lorsque j'ai un crayon en main, il n'y a que tes traits que j'ai envie de retracer encore et encore, je n'en ai pas l'habitude, tu es pire qu'une drogue Harry, mais je ne peux pas être dépendant de toi comme ça, je ne peux pas tout supporter pour nous…
Je ne vois pas son visage, je ne veux pas le regarder, je ne veux pas voir la haine ou la tristesse dans ses yeux
-en fait tu as peur!
Je manque de me faire mal en relevant brusquement les yeux pour voir un sourire moqueur, je m'attendais à tout sauf à cela.
-tu as peur d'aimer, des sentiments que tu me porte, parce que tu sais que dès lors où tu les acceptera, tu pourras tout faire et tout défier pour me garder, tu as peur de t'impliquer pour voir ensuite que je ne suis qu'un parfait salaud bref, tu te comporte comme une fille sourit-il
-hein ?
Je n'ai pas pu empêcher cette voix aigue de sortir de ma gorge.
Mais la vérité c'est que j'ai affreusement la trouille, depuis que tout ça a commencé, c'est parti trop vite, et je ne sais plus comment ralentir la machine et paradoxalement, je suis aussi grisé que sur un parcourt de karting…
-je
A vrai dire, moi aussi j'en ai assez de tous ces rebondissements inutiles avec Harry, je dois être plus ou au moins autant impatient que lui à l'idée que tout cela se calme
Pour ne laisser que le bonheur ?
-Mais embrassez-vous voyons !!
Je tourne mon regard vers le conducteur qui nous observe à travers le rétroviseur avant d'approcher ma tête timidement de celle de mon brun adoré.
J'observe ses joues roses, ses lèvres rouges qui se rapprochent et mon cœur n'a jamais autant battu qu'en ce moment.
Je manque de m'évanouir lorsque nos soufflent se mélangent, je m'accroche à lui.
Je suis un ado entrain de vivre son premier baiser amoureux pendant que nos langues se caressent.
On fait à peine attention au cri étouffé par le chauffeur qui ne perd sûrement rien du spectacle qu'on lui offre mais je suis presque ravi de lui faire partager ma béatitude.
Des bisous papillons pour reprendre notre respiration, pour contempler les yeux de l'autre mais rien qui ne séparent nos doigts entrelacés, nos torses collés.
Il pivote vers mon cou et m'adosse contre la vitre.
Je penche la tête au maximum, il est très important qu'il ait le plus de périmètre à sucer, mordiller, lécher ou embrasser
Le sang qui se concentrait essentiellement dans mes joues a apparemment décidé de descendre vers une partie située plus au sud.
Je n'aurais pas manqué d'être horrifié d'avoir une érection dans un taxi en plein bouchon sous les yeux d'un conducteur voyeur s'il n'avait pas fait ce truc avec mon oreille.
-putain haaaaa
Je me cambre contre lui écartant les jambes le plus largement possible.
Jamais personne ne m'a fait ressentir cela seulement par des frottements
-Drayy tu es si chauud grogne-t-il
Je miaule de plaisir tandis que mes mains massent doucement l'imposante bosse qui distend son pantalon.
Je suis sur que je vais jouir, là, maintenant.
Il tire ma chemise pour avoir accès à mes hanches quand le chauffeur se racle la gorge, gêné.
Je me redresse immédiatement bien qu'ayant du mal à reprendre pied.
Bordel de merde il ne pouvait pas se la fermer ?!! Et puis pourquoi on l'entend parler malgré la vitre de séparation ?
Harry se penche vers les trous faits dans le plexiglas
-hem excusez nous euh…
-pas de mal monsieur ne vous inquiétez pas, ce serait dommage que vous vous fassiez arrêtés pour attentat à la pudeur.
C'est bien ce que je pensais, si l'on était dans un endroit désert il nous aurait même fourni le préservatif ce pervers !!
On passe le reste du voyage serrés l'un contre l'autre à s'embrasser légèrement
Dire que j'ai fait ma chochotte au risque de le perdre est un euphémisme.
Le temps est passé presque trop vite, la voiture jaune s'arrête devant l'atelier.
Je descends non sans un dernier baiser à Harry et un clin d'œil à l'avant.
Faudrait noter le numéro d'immatriculation de ce taxi…
La galerie que Pansy m'a proposé est immense !!
Enfin, c'est plus que ce que j'aurais espéré pour l'instant.
J'ai décidé de la disposition des tableaux, tous ceux que j'ai pu retrouver y seront.
Ceux de mes débuts seront à l'entrée, mes esquisses et maquettes de stylisme dans un coin qui sera baigné de lumière, posés sur des tables semblables à celles où j'ai travaillé pendant toutes ces années.
Mes autres œuvres, avec les dessins du magazine que j'ai produit il y a peu, seront installées tout au long des murs,
Et enfin, les fruits de ma déchéance de ces derniers jours, au fond, plongés dans une semi obscurité.
Bref, je veux que tout reflète et respire l'univers dans lequel je demeurais plongé à chaque coup de pinceau posé.
Je dois dire qu'après maintes crises de nerfs et menaces les employés ont fait un travail merveilleux.
Le vernissage est pour demain. Tout doit être parfait.
Mon estomac crie famine, il est grand temps que je boucle le tout.
Mais au moment où je m'apprête à éteindre les lumières je perçois des bruits de pas.
Effrayé je regarde partout les sens en alerte.
Tout compte fait cette galerie est beaucoup trop grande.
J'accélère le pas pour me rendre vers la sortie mais je m'arrête, perclus pas la chair de poule
J'ai vraiment l'impression que l'on m'observe,
Je me mets à courir, bêtement vers le fond de la galerie où sont exposées les images à l'encre de mon amoureux
On se croirait dans le Da Vinci Code…
A présent j'entends clairement d'autres bruits de course derrière moi.
Mon cœur bat à tout rompre, devant moi il n' y a pas de sortie.
Je me retrouve bientôt dans un cul de sac, une respiration aussi haletante que la mienne dans mon dos.
Héhé
