Merci à tous ceux qui ont laissé une review, ou ajouté ma fiction dans leurs favoris :^) ça m'encourage vraiment et je suis très heureux de voir que vous aimez l'histoire. Désolé de ne pas répondre individuellement pour le moment mais je suis très pris par mes études.
Bonne lecture ! :^)
« Harry Potter ?!
-Oui. Est-ce que je peux voir ton Maître ? » Il se trouvait face au vampire qui l'avait accueilli la première fois qu'il était venu. Il était vingt-deux heures, et il n'était pas du tout sûr de ce qu'il faisait. Et d'ailleurs, si l'immortel ne bougeait pas tout de suite, il s'en irait. Mais le vampire lui lança un étrange regard avant de le conduire jusqu'à l'impasse. Là, il pénétra dans le hall et Malefoy arriva vers lui à grandes enjambées.
« Qu'est-ce que tu fiches ici, Potter ?!
-Je…je…je dois te parler !
-Allons dans le bureau. » Il suivit le blond jusque dans la pièce rouge. Malefoy ferma la porte derrière eux et se tourna vers Harry, qui triturait nerveusement ses manches.
« Que veux-tu ?
-J'aimerai que…que tu me mordes à nouveau. »bafouilla le Survivant. Il vit Malefoy écarquiller les yeux et lui expliqua pourquoi il avait à nouveau besoin de sentir ce sentiment profond d'oubli et d'abandon. Le vampire ferma les yeux un bref instant. Puis il se jeta sur lui. Harry crut qu'il allait le mordre, mais le blond écrasa ses lèvres contre les siennes. Ils reculèrent jusqu'à ce que le brun se retrouve coincé contre le bureau. Malefoy lâcha sa bouche un bref instant et déchira son T-shirt d'un coup sec. Harry laissa échapper un hoquet surpris. Ensuite, l'immortel déposa un baiser sur sa mâchoire et descendit le long de son corps, laissant sa langue s'égarer sur le torse brûlant. Harry se mit à haleter et préféra regarder droit devant lui plutôt que de voir ce qu'allait faire le vampire. Il était assuré de jouir sur-le-champ si il jetait ne serait-ce qu'un coup d'œil à l'ex-Serpentard. Ses doigts se crispèrent sur le rebord du bureau et il prit de profondes inspirations, essayant tant bien que mal de se calmer. Il entendit la fermeture de sa braguette qui s'ouvrait, sentit le Maître de la zone 5 descendre jean et boxer…et hurla brutalement, les yeux écarquillés. Malefoy venait de l'engloutir tout entier. Il le suçait avidement, et Harry n'en pouvait plus de crier son plaisir à pleins poumons. Il vint beaucoup trop vite, et s'affala sur le bureau pour reprendre son souffle. Mais le vampire n'en avait pas terminé. Il se lécha les lèvres et mordit la cuisse du jeune homme à pleines dents. Harry se remit aussitôt à crier et à gémir. Il entendait des bruits de succion, comme la dernière fois, et sombra à nouveau dans ce plaisir qui lui faisait tout oublier. Il n'aurait su dire depuis combien de temps il était plongé dans cette délectable plénitude quand William fit irruption dans la pièce. Harry le regarda vaguement un instant avant de rejeter la tête en arrière et de continuer à gémir. Malefoy, lui, était bien trop occupé à boire goulûment pour s'apercevoir de la présence de son bras droit. Ce n'est que lorsqu'il sentit une main sur son épaule qu'il délaissa la cuisse de Harry pour se tourner vers l'importun. Il vit William fermer les yeux un moment. L'odeur du sang lui emplissait les narines et la bouche. Il se secoua pour se reprendre, mais son regard resta légèrement vitreux.
« Drago, cela suffit. Je n'entends que ses cris depuis avant. Tout le monde n'entend que ça depuis qu'il est ici.
-Je les emmerde tous, murmura le Maître d'une voix rauque. Je me demande ce que je préfère, reprit-il pour lui-même. Sa jugulaire ou son artère fémorale ?
-La jugulaire, Drago…c'est là que le sang est le meilleur, ce…bon sang, qu'est-ce que je raconte !se réprimanda William. Encore une fois, si je n'étais pas intervenu, tu l'aurais tué !
-Tais-toi donc. Je peux encore me contrôler.
-Je le raccompagne chez lui. »trancha William, agacé. Drago lécha la plaie pour qu'elle cicatrise plus vite, arrachant un énième gémissement au jeune homme. Puis il rhabilla le Gryffondor et enleva les lambeaux de T-shirt qui traînaient sur ses épaules. Jugeant qu'il ne pouvait décemment pas le laisser torse nu, le vampire retira sa chemise et en habilla Potter. William passa un bras autour de sa taille pour le soutenir et se dirigea vers la porte. Il posa sa main sur la poignée et se tourna une dernière fois vers Drago :
« Il ne doit pas revenir.
-Tu n'as pas à me dire ce que je dois faire, William.
-Drago…il ne tiendra pas longtemps à ce rythme-là. C'est un puissant sorcier, mais c'est surtout un mortel, et…
-Va t'en. » William soupira mais obéit.
Et le lendemain, Harry se réveilla chez lui. Sauf que cette fois-ci, une lettre était posée sur l'oreiller à côté de lui.
Mr Potter,
Je sais que vous êtes venu de votre propre chef hier soir et je comprends pourquoi vous l'avez fait. Pour l'avoir expérimenté il y a fort longtemps, je connais les effets d'une morsure. Je sais que vous êtes revenu pour ressentir cette incroyable allégresse, et surtout je sais la distraction que peut vous offrir Drago dans cette période douloureuse que nous vivons. Néanmoins, vous restez un être humain et si ces « prises de sang » deviennent trop régulières, vous serez grandement affaibli. Or je crois que personne ne veut cela, surtout quand votre combat contre le Mage Noir approche à grands pas. Je vous demande donc de ne pas revenir avant quelques nuits. Je ne pourrais pas vous empêcher de voir Drago, mais j'ose espérer que vous écouterez mon conseil.
William Beaumont
Harry grimaça, mécontent. Il n'aimait pas qu'on lui dise ce qu'il devait faire. Mais il devait reconnaître que William avait raison. Il n'irait pas ce soir. Cependant, cette perspective ne le réjouissait guère et il passa sa journée à maugréer. Sa mauvaise humeur était telle qu'il s'en prit à ses amis plusieurs fois. C'est en voyant le regard blessé d'Hermione que Harry réalisa ce qui était en train de se passer. Il se conduisait comme un hippogryffe mal léché parce qu'il savait qu'il ne prendrait pas son pied ce soir. En d'autres mots, il devenait légèrement accro à ce que lui faisait Malefoy. Le jeune homme repoussa cette pensée de toutes ses forces, horrifié, et s'excusa auprès de son amie pour son comportement. En allant se coucher, il se jura de ne plus remettre les pieds dans la zone 5.
Il réussit à tenir durant six jours. Six jours exécrables terminés par nuits tout aussi détestables où il dormait d'un sommeil agité et pas vraiment réparateur. La sensation grisante que Malefoy provoquait dans son corps lui manquait terriblement. Mais il refusait d'admettre qu'il avait désespérement besoin de le voir. Aussi décida t-il d'aller dans l'Allée des Embrumes. C'était complètement fou, dangereux et déraisonnable. Cet endroit était infesté de partisans de Voldemort, qui seraient trop heureux d'apporter le Survivant à leur Maître sur un plateau d'argent. Mais l'Allée était également infestée de vampires, et Harry avait envie de se faire mordre. Harry devait se faire mordre, juste s'abandonner à cet oubli bienfaiteur encore une fois. Il lança un sort qui colora ses yeux en bleu et un autre pour rallonger ses cheveux. Ce n'était pas super, sauf qu'il n'avait vraiment pas le temps de concocter du Polynectar pour changer complètement son apparence. Il rabattit ses cheveux sur son visage et enfila une casquette et de vieux vêtements qui lui donnaient un air de sans-abri.
Les vampires ne furent pas très difficiles à trouver. Il n'avait fait que quelques pas dans l'Allée des Embrumes quand l'une d'entre eux, exhibant fièrement ses canines, l'arrêta :
« Ta maman t'a jamais dit qu'c'est dangereux de s'promener tout seul la nuit, mon joli ?
-Non.
-Tu n'as pas peur de moi ?
-Non plus.
-Dans ce cas… »Elle saisit ses cheveux et les tira férocement en arrière, l'obligeant à lui dévoiler sa gorge. Elle allait plonger dans son cou quand elle remarqua les marques laissées par Malefoy. Elle passa un doigt dessus et le retira aussitôt, comme si le contact l'avait brûlée.
« Alors là, chéri…j'crois pas qu'tu trouveras quelqu'un d'assez timbré ici pour te mordre !
-Quoi ?
-T'es marqué par un Maître, chéri. Si j'suce ton sang, j'suis morte.
-Comment ça ?
-Ecoute, j'ai pas qu'ça à foutre. Un Maître t'a marqué comme sien, point. J'suis pas assez folle pour t'mordre. »Harry fronça les sourcils tandis qu'elle filait comme si elle avait le diable aux trousses. Enervé, il décida de transplaner directement dans la zone 5. Mais quelque chose ne se passa pas comme prévu. Il eut soudain l'impression qu'on lui mettait un coup de poing dans le ventre et il s'écrasa lamentablement par terre, le souffle coupé. Il redressa lentement la tête et avisa deux Converse noires et trouées, juste devant son nez. Une voix moqueuse s'éleva dans les airs :
« Harry Potter…je ne suis même plus surpris. » Je te comprends aisément.
