TADDDA. DE RETOUR JE SUIS

(Tu parles comme Yoda maintenant? Bien,bien je vois que ta santé mentale s'améliore..)

-_-. Bien je tiens à m'excuser pour ce retard. Malheureusement, le manque d'inspiration m'a retardé. De plus, je suis allée dans un trou paumé où il n'y avait pas internet. Je sais, moi aussi j'ai eu envie de me suicider -_- Mais j'ai quand même un chapitre de plus de 15 pages! Je crois que c'ets le plus long!

(Et ba qu'est ce que tu fous encore là? Tu veux une corde? Je crois que j'en ai une, attends.)

Merci encore pour toutes vos reviews,alerts,favoris :D Cela me fait tant plaisir.(Mitraillette?)

Merci à Galswinthe,Lily cullen 82,InHerMind ()(Merci et je vais continuer! :D) Aliuoha,cassielunik,JellyBee,pyreneprincesse,lena -lna933-, Emykelyan,Amaya93,ET TOUS LES AUTRES!

Voilà,Voilà encore désolé et Bon voyage ;) (Un revolver?Corde à sauter?)


CHAPITRE 13:NE SAUTE PAS

P.O.V:ESMEE

Je ne comprenais rien. Absolument rien. Que s'était-il passé?Pourquoi, un noir profond et froid m'envahissait?

Je ne me souvenais que d'une chose:Une mort. La mort d'Anton, mon si précieux bébé. Et de ma chute, mortelle,enfin je l'espérais, du haut d'une falaise. A ces mots mes yeux se remplirent de larmes et mon cœur fut transpercé par une lame invisible.

Il était tout. Il était ma vie. Il était parti alors pourquoi vivre? Je ne savais n'y où j'étais, ni dans quel état je me trouvais. Je m'en fichais. Je voulais mourir. Et au vue des horribles douleurs qui me tiraillaient tout le corps et qui m'empêchaient d'esquisser le moindre mouvement je n'étais pas loin de la mort.

Alors j'attendis. Pendant plusieurs heures?Jours?semaines? Je n'en savais rien. Mais la mort ne venait pas. Pourquoi? Peut-être le destin m'avait réservé ce sort car à cause de moi, mon petit Anton était mort..

Oui cela devait être sûrement cela. Alors j'attendis encore, et encore. Au bout d'un moment ma respiration devenait plus faible, les douleurs s'affaiblirent et le noir me pénétra un peu plus.

Ça y est. Mon petit Anton tu vas revoir ta maman. Je suis là, n'est pas peur.

Soudain j'entendis des bruits de pas. Quelqu'un s'approchait. Mais alors que je venais de me persuader que ce n'était rien, j'entendis des paroles. Je ne les entendais pas très bien, mais je réussi à percevoir quelques mots comme: « tes yeux »; »ton sourire »; « je t'aime ». Cette voix était douce, calme et rassurante. Une bouffée d'espoir me prit soudain: Serait-ce Carlisle Cullen? Ce magnifique médecin dont je suis tombée amoureuse dès le premier regard? Tu rêves mas pauvre fille...En plus tu es presque morte et tu veux mourir.

J'entendis quelque chose glisser pour ensuite tomber par terre. Ce n'était pas une grande chute. Je ne savais pas trop ce qu'il se passait mais après quelques secondes des mains douces mais froides me prirent et me posèrent délicatement sur le sol. Je frissonnais légèrement. Le sol était froid, dur et pas très agréable.

Mais alors que je luttais pour juste ouvrir mes yeux et apercevoir, celui qui m'a déclaré sa flemme (trop tard), une chose que je devinais être une oreille se posa sur l'endroit où se trouvait mon cœur.

Celle-ci resta longtemps posé doucement, mais elle s'enleva très rapidement. J'essayais toujours de comprendre, ce qui se passait, immobile au sol,incapable de faire un seul geste.

Au moment où je décidais encore une fois d'arrêter d'essayer, de me laisse aller,une mâchoire se referma sur mon cou. Et là une grande douleur m'envahit.

P.O.V CARLISLE:

Esmée s'il te plaît réveille-toi. S'il te plaît. Ne me dis pas que je t'ai causé tant de douleurs pour rien. S'il te plaît, tu n'as juste qu'à ouvrir les yeux. Juste cela.

Cela faisait quatre jours! Quatre jours que j'avais mordu Esmée. Quatre jours que je l'avais enlevé à la mort, que je l'avais transformé en ce que j'étais. Je n'avais quitté son chevet. J'avais prétexté un rhume auprès de l'hôpital. Après tout, il ne pouvait pas me refuser le seul congé que j'avais pris en plus de dix ans de service.

Elle était si belle. On dirait qu'elle dormait. Mais lorsqu'elle hurlait c'est comme ci on lui arraché le cœur, comme si on la brûlait vive. Ce n'était pas si loin de la réalité.

« Carlisle... » entendais-je derrière-moi.

Je ne relevais pas.

« Carlisle, il faut que tu te dégourdisses,les jambes, que tu ailles chasser » insista cette voix.

« Je dois rester auprès d'elle. » articulais-je soudain d'une voix agressive.

« Carlisle... Nous veillerons sur elle. Va chasser, tu en as besoin. Tes yeux ont virés au noir depuis hier soir. » entendis-je une autre voix.

« …. »

C'est vrai, j'avais soif. Mais je ne pouvais tout simplement pas la laisser. Et si elle se réveillait?

Bella et Edward ne serait pas faire, il fallait que je reste. Il le fallait.

« Carlisle... » entendis-je encore.

« NON! Je ne bougerais pas! »hurlais-je.

Soudain Esmée esquissa un mouvement.

Toute mon attention se porta sur la femme que j'aimais.

« Esmée?Esmée?Tu m'entends? »demandais-je d'une voix douce.

Mais rien, pas de réponse.

« Carlisle tu sais très bien qu'on peut avoir des spasmes ou réflexes lors de notre transformation... Lorsqu'elle sera prête,elle se réveillera. Mais maintenant, tu dois penser à toi. » dis Bella, qui s'était accroupi près de moi.

« Et si elle se réveille pendant que je suis parti? »demandais-je plein d'inquiétude.

Je savais que c'était ridicule, mais c'était ma protégé, mon cadeau, la personne qui me faisait rêver depuis dix ans maintenant.

« Carlisle, nous serions nous en occupés, et si elle se réveille l'un de nous deux ira te chercher. Ne t'inquiètes pas. » essaya de me rassurer Edward qui s'était accroupi à ma gauche.

Ils avaient raison.

« Mais... »commençais-je.

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase. Alors que Brook venait de s'allonger sur un fauteuil non loin de moi, ma soif venait de se réveiller. Je ne m'étais jamais rendu compte qu'il sentait si bon.

J'oubliais tout. Absolument tout. A part une seule chose. L'odeur de ce chien. Alors que je m'approchais doucement de ce celui-ci, Edward et Bella s'étaient interposés.

« N'y pense même pas » dirent-ils d'une même voix.

P.O.V.:BELLA

Edward et moi avions bien vus que Carlisle pensait fortement à faire de Brook son déjeuner. Edward avait pris les choses en mains et avait emmené Carlisle chasser.

Heureusement car s'il touchait à un cheveux de Brook ou Patty, père ou pas, il allait avoir à faire à moi. Oui, en effet moi aussi au début j'avais senti les délicieuses odeur de ces deux animaux, mais j'étais passé outre, me concentrant sur ce que je faisais ou Edward.

Alors que je m'affalais sur le fauteuil en fixant Esmée,celle-ci gémit légèrement. Je la scrutais avec plus d'attention, mais rien, Esmée ne bougeait plus.

Je pris alors un livre et me mis à lire, La Vénus d'Ille de Prosper Mérimée. Mais alors que j'allais commencer la troisième page, j'entendis quelque chose tomber. Je levai la tête et vis alors une jeune femme, ramassé les morceaux.

« Esmée?Vous êtes réveillée? » m'écriais-je.

« Je suis vraiment désolé, pour ce vase, je n'ai pas fait attention. Je vous rembourserai, ne vous.. »s'excusa-t-elle.

« Non,non absolument pas. Vous êtes ici chez vous. » la coupais-je en allant l'aider à ramasser les morceaux de céramique.

En quelques secondes, elle l'avait fait. Mon aide ne servant strictement à rien

« Si,si j'insiste. » dit-elle en levant la tête.

« Vous vous sentez bien? »demandais-je intriguée par sa bonne humeur.

« Oui, très bien. » me répondit-elle.

« Bonjour, je me présente, je m'appelle Isabella Cullen, mais je préfère Bella. »dis-je avec un grand sourire.

« Enchantée Bella. Je m'appelle Esmée. Esmée Platt. Enchanté! Cullen dites-vous? J'ai connu un médecin, lorsque j'étais plus jeune. Carlisle Cullen. Auriez-vous un lien de parenté avec lui? » dit-elle alors que ses yeux pétillaient.

« En effet, c'est mon père. Mon père adoptif. »déclarais-je.

Elle se figea sur place.

« C'est votre père? Il vit ici? »réussi-t-elle à articuler.

« Oui. »dis-je avec un grand sourire.

« Est-il là? » demanda-t-elle.

« Non malheureusement. Mais il va bientôt rentrer. Ne vous inquiétez pas. Mais je dois vous posez une question. »dis-je alors que nous nous installions sur deux fauteuils.

« Allez-y je vous écoute »dit-elle en souriant. Elle paraissait plus calme. C'était bien.

« Ressentez-vous,une brûlure, une quelconque envie, douleur? »demandais-je réticente.

Elle parut réfléchir quelques instants.

« Non,non absolument pas. Mais je voulais vous demander. Que s'est-il passé? Que m'est-il arrivée? Je vois tout, je suis beaucoup plus rapide, je n'ai ni soif, ni mal,ni faim. Je.. me sens tellement bien et mal en même temps. »demanda-t-elle anxieuse.

« Je ne préfère rien vous dire maintenant. Ce n'est pas à moi de le faire. Carlisle vous le dira, lui-même,c'est mieux. » annonçais-je.

Oui, c'était à Carlisle de lui dire. Et puis je ne savais comment faire pour ne pas la choquer. Comment réagirait-elle? Elle paraissait le prendre bien, mais les gens cachent beaucoup de choses.

« Votre.. » commença-t-elle.

« On peut se tutoyer, c'est mieux. Et puis j'ai le pressentiment que nous ferons bientôt partis de la même famille » la coupais-je.

« D'accord. Alors, To...Ton père, s'est-il marié? » demanda-t-elle gênée.

« Non, pas que je sache. » répondis-je.

« Pas que vo...tu saches? Mais il est ton père non? »demanda-t-elle intriguée.

« Père adoptif, et puis c'est une longue histoire qu'il te racontera lui-même »déclarais-je.

« A donc il n'a pas eu d'enfants? » demanda-t-elle.

Mais alors que j'allais lui répondre, Esmée se figea. Elle ne bougeait plus, ne parlait plus. Que se passait-il.

« Esmée?Esmée » la secouais-je.

Pas de réponse. Je commençais vraiment à m'inquiéter.

« Esmée, que se passe-t-il? J'ai dis quelque chose de mal? Tu as vu quelque chose?Esmée! » continuais-je.

« ESMEE! »

P.O.V:ESMEE

Je ne pouvais plus bouger. Non ,en fait je ne voulais plus bouger. Je n'avais plus envie de rien du tout. Comment ais-je pu oublier?Comment?

« Esmée,que se passe-t-il?J'ai dis quel.. » entendis-je au loin

Les paroles se perdaient. Je ne voulais pas les entendre. Ce que j'ai fait est inacceptable. Je ne peux le dire à personne, j'aurais trop honte. Qui peut tuer son bébé?Son enfant?Son petit garçon?

Je ne mérite pas de vivre. Non, je ne mérite pas.

J'étais quasiment déconnectée, mais une voix me ramena à la réalité.

« Que se passe-t-il? » entendis-je.

« Elle s'est réveillé. Je ne m'en suis pas rendu compte tout de suite, mais elle paraissait calme. C'est vraiment une très bonne personne. Nous avons tout de suite parlé et sympathisé. Elle a commencé à se poser des questions ,et je lui ai dis que c'était à toi de lui dire. Puis elle a posé des questions sur toi. Si tu étais marié, et si tu as des enfants. A ces mots elle s'est figée, et n'a plus rien dit. J'ai essayé de savoir ce qui se passait. Comme elle ne répondait pas je suis parti vous chercher » dit Bella.

« Hum... » dit une autre voix masculine.

« Je ne sais vraiment pas ce qui s'est passé tout allait bien.. et ...je.. »continua Bella.

« Ce n'est rien,ce n'est pas de ta faute. Ça doit être du à un événement particulièrement bouleversant,en rapport avec le mariage ou les enfants. » dit une voix.

C'est lui!Carlisle,il est rentrée! Que dois-je faire? J'ai tellement envie de le voir, mais pourquoi vivre, pourquoi être heureuse alors que mon bébé est mort? Pourquoi?

« Esmée!Esmée. Tu m'entends? »entendis-je soudain.

J'ouvris alors les yeux.

« Esmée! Tu vas bien? Il y a quelque chose qui ne va pas?Un problème? » demanda-t-il tout en m'auscultant.

« Je... »commençais-je.

Mais je ne pus finir,ne sachant quoi dire.

« Oui? » demanda Carlisle insistant.

« Je dois partir » articulais-je finalement.

« No... » entendis-je.

Mais je ne pus entendre,la fin. J'étais déjà parti. Comment se fait-il que je me sois retrouvé chez Carlisle? Chez lui? Tout ceci était si bizarre, si étrange.

Je courrai le plus longtemps possible, jusqu'à ce que je sois fatigué. Mais ce moment ne venait pas. Je n'étais ni essoufflée,ni fatiguée.

J'allais à une vitesse surhumaine. C'était étonnant. Comment se faisait-il que je pouvais aller si vite? Que même avec ma vitesse,je pouvais éviter chaque arbre, chaque obstacle avec agilité? Que mes yeux détaillaient tout, et que je pouvais sentir chaque arôme de chaque fleur, chaque odeur, de chaque personne que je croisais?

Mais alors que je passais près d'un village, toujours à grande vitesse, je ressentis une vive brûlure dans ma gorge. Celle-ci n'étais que passagère, car avec ma vitesse, je dépassais vite le village. C'est alors que je vis un lac, et une falaise.

Je changea de direction et me dirigea vers cette falaise.

Je marchais normalement. Je savais que je ne méritais pas de vivre, mais cela me faisait peur.

Je m'arrêtais à quelques centimètres du précipice. Ma gorge se noua. Je me penchais et observa ce qui m'attendait en bas...

Des rochers et de l'eau... Voilà la mort que je me réservais.. J'avais peur,oui, mais rejoindre mon fils était le plus important... Je n'avais su le protéger, j'étais mauvaise dans le rôle de mère...

« Anton, je suis si désolé mon chéri.. Je n'ai pas su te protéger. Je n'ai pas rempli mon rôle de mère. Tu dois m'en vouloir, et tu as raison. Je t'aime mon bébé. Plus que tout au monde » murmurais-je, au bord des larmes.

Justement je n'arrivais pas à pleurer. Mais enfin que m'arrivait-il? Que se passait-il? Enfin tout ceci sera bientôt terminé. Bientôt, je rejoindrais mon fils.

Je m'avançais alors encore de quelques centimètres, trébuchant au rebord.

« ESMEE! »entendis-je hurler derrière-moi.

Je me mordis la lèvre inférieur. Je l'avais reconnu tout de suite. Pourquoi fallait-il qu'il m'est suivi? Pourquoi? C'était déjà assez dur de m'ôter la vie, alors devant lui...

« Va-t-en! » murmurais-je, à moitié convaincu.

Je ne savais même pas si je le voulais.

A ma grande surprise, il entendit.

« Non, je ne partirais pas. » répondit-il convaincu.

Je me retournais avec lenteur, le regardant dans les yeux. Ces prunelles dorés me fixaient avec intensité. On aurait dit qu'il lisait en moi, que je lui ouvrais mon esprit.

Il fit un pas en avant,doucement. D'instinct, je reculais plus vite que je ne l'aurais voulu. Il regarda ailleurs, fixant un point loin. J'en profitais pour le détailler, avec mes nouveaux yeux. Il était si beau.. C'était l'homme parfait, oui parfait. Était-ce lui qui m'avait déclaré sa flemme, lorsque j'étais enterré? Mon cœur se serra, je ne toujours pas ce qui s'était passé...Non tu rêves ma pauvre fille.. Un homme si parafait, ne voudrait pas de toi, une femme qui a tué son enfant.

Carlisle reporta son regard vers moi. Il avait un regard si triste.

« Pourquoi?Pourquoi essaies-tu de t'ôter la vie? De te suicider? »demanda-t-il, de but en blanc.

Ça question me choqua. Comment osait-il demander comme ça? Cela ne le regardait pas, oh ça non...

« Cela ne te regarde pas... » répondis-je.

« Esmée, je peux t'aider. Non, je vais t'aider. Bella et Edward aussi. Ces deux gosses sont adorables. Si juste tu pouvais me dire, pourquoi tu penses que tu ne mérites plus de vivre. Peut-être qu'à tes yeux je ne peux pas comprendre, mais je pourrais au moins essayer?Esmée, je ne veux que t'aider... » dit-il.

Je pouvais sentir la tristesse dans sa voix. Comment résister à un homme pareil?

« Je.. » commençais-je.

Je n'y arrivais pas. Les mots ne sortaient pas, ils restaient bloqués.

« Oui? » insista Carlisle.

« Je.. Je ne sais pas. Après ce que je vais te dire, tu vas me considérer comme un monstre, et je.. » murmurais-je.

« Esmée. Je ne te jugerais jamais. Je ne suis là que pour t'aider. » déclara-t-il.

Aaah..Cet homme. LA PERLE RARE.

« D'accord. Te souviens-tu de notre première rencontre il y a dix ans? »demandais-je persuadé qu'il ne s'en souviendrait pas.

« Oui, très clairement. Tu avais une jambe cassée, tes parents t'avaient emmenés en fin de soirée. »dit-il avec un sourire.

Honnêtement je fus surprise. Il s'en souvenait?Vraiment? C'était il y a tellement longtemps. J'étais tellement contente. Je m'étais souvenu de chaque seconde, chaque instant. De la façon dont il était habillé, la façon dont il était arrivé. Le mal-être que j'avais ressenti lorsque mes parents ont parlé de mon mariage. De tout. Absolument tout

Cela devait faire longtemps que je repensais à ce moment car Carlisle m'interpella:

« Esmée!Tu es toujours là? » demanda-t-il visiblement inquiet

« Oui,oui. Je réfléchissais à ...euh... ce que j'allais dire. »bafouillais-je.

« Et bien je t'écoute » dit-il en m'adressant un grand sourire.

Aaah. Je crois que je me suis évanoui. Il avait un si beau sourire. Esmée. Reprends-toi maintenant! Mon visage s'assombrit lorsque je repensai à ce que j'allais devoir dévoiler. La partie la plus sombre de ma vie. Le cauchemar, l'enfer.

« Et bien le mariage avec Charles, a bien eu lieu en 1914... » dis-je peinée.

Carlisle afficha maintenant une grimace.

«Malheureusement, Charles n'était pas un mari parfait. Il buvait souvent,profitant de la grande réserve de vin, qu'il possédait maintenant que son père était décédé. Cependant,je vivais aisément, pouvant faire presque ce que je voulais sauf quand Charles était ivre. Ah ces moments- là, je me cachais, pour éviter qu'il me trouve. Mais souvent il me trouvait. Lorsqu'il était sobre, il me promettait d'arrêter, de ne plus jamais boire. Généralement le lendemain il rentrait ivre. Malgré tout, je prenais sur moi, ne disais rien. »continuais-je difficilement.

J'avais si mal. Je ne l'avais dis à personne, non personne. En reparler était si difficile. Mais il fallait que je le dise, surtout à l'homme qui a toujours occupé mon cœur. L'homme que j'ai tant aimé.

12 septembre 1914,Colombus,Ohio:

« Esmée! » entendis-je hurlé.

Je tremblais comme une feuille, cachée dans ma petite armoire. Charles était encore rentré ivre. Il m'avait pourtant encore promis hier soir, de ne plus jamais boire. J'avais arrêté de le croire il y a un mois. J'avais arrêté de vivre. J'avais perdu espoir.

Les pas lourd de l'homme ivre s'approchèrent.

« Esmmmmée. Ma petite femme. Cela ne sert à rien de te cacher. Je ne te veux aucun mal, juste m'amuser un peu. » dit-il tout en regardant sous la table.

Je déglutis, j'étais médusé par la peur. Je ne voulais pas qu'il me trouve. Je l'entendis boire une gorgée.

« Ah,soupira-t-il,qu'est ce que c'est bon! »

Je priai pour ne pas qu'il me trouve. La maison était grande, et elle ne manquait pas de cachette, mais il me trouvait souvent. Et lorsqu'il ne me trouvait pas, il cassait les meubles de la maison, ceux dans ma chambre souvent, énervé.

Je regardais autour de moi. Cette fois-ci je m'étais retrouvé dans un placard à balais. J'étais appuyé contre un seau. Ce n'était pas très confortable, mais je préférais souffrir là ,qu'avec lui.

« Esmée, viens me voir, s'il te plaît.... toi aussi tu vas t'amuser. » continua-t-il tout en se rapprochant de l'endroit où je me trouvais.

Je ne répondis pas, terrorisée. De toute façon je n'avais plus de voix.

Charles commençait à s'énerver?

« ESMEE! » hurla-t-il tout en cassant un vase.

Sa colère me fit sursauter. Je m'en rendis compte trop tard.

« Ah,ah,ah,ah! Ma petite Esmée. Tu es là. » dit-il tout en ouvrant la porte.

Son haleine empestait l'alcool. Je me bouchais le nez.

« Pourquoi te cachais-tu? Je ne veux pas te faire de mal! » dit-il tout en me tirant par les cheveux pour que je sorte.

Un « Aïe » m'avait échappé.

« Pourquoi tu te plains ein? Tu as de la chance, tu ne crois pas? » demanda-t-il tout en me montrant son poing.

« Réponds,bordel! » s'écria-t-il tout en me frappant.

« Oui..Cha...Charles... » articulais-je.

Je touchais ma lèvre, elle saignait.

« Allez viens par là,maintenant. » dit-il en m'entraînant dans sa chambre, toujours la main dans mes cheveux

Voilà. Il m'avait trouvé. Comme presque chaque soir.

Wisconsin,Milwaukee,22 juin 1921.

Carlisle avait les poings serrés, il était très énervé. Je souris à son comportement. Peut-être tenait-il à moi, enfin de compte?

« Esmée, je... » commença Carlisle.

« Non, je préfère continuer, tout dire en une fois »le coupais-je

Je ne voulais pas que les gens aient pitié de moi, sûrement pas.

« Environ un an et demi après notre mariage, je suis tombée enceinte. Je l'ais dis à ma sœur qui c'est réjoui pour moi. Je n'étais pas du même avis. Personne n'étais au courant des sévices que
Charles m'infligeait. Elle ne pouvait pas savoir qu'il me battait et.. me violait. Je lui ai donc demandé de ne rien dire à personne et avec son aide je me suis enfuis dan le Wisconsin. Là-bas, j'ai pu recommencer une vie loin de tout. J'ai réussi à trouver un travail d'institutrice, des amis et un logement. Je n'avais pas beaucoup d'argent mais je réussissais à vivre. Neuf mois plus tard, un magnifique garçon naissait, Anton »continuais-je.

Je déglutis. J'avais du mal à raconter tout cela. Carlisle m'écoutait avec attention, ne que recouvrant très peu son calme.

Je détournais la tête fixant le même point que Carlisle tout à l'heure. Seulement une légère brise matinale, dérangeait le silence et le calme pesant.

« Il était magnifique. Un très beau garçon. J'avais de la chance de l'avoir. Très vite, il a fait ses nuits, dormant de sept heures à six heures du matin. Il ne pleurait que rarement, me facilitant la vie autant qu'il pouvait. Il grandissait très bien. Je me rappelle si bien de ses premiers pas, de son premier « maman », de son premier jour à l'école. De tout cela. J'avais recommencé à travailler dans l'école où allait mon fils. A environ un mois de ses six ans, je l'ai emmené un samedi au bord du lac Michigan. Je connaissais un endroit très spécial, où l'on pourrait déjeuner à l'ombre et où il pourrait s'amuser dans l'eau, ou sauter d'une petit rocher. Il adorait sauter dans l'eau. Je lui avais appris à nager très tôt. J'avais préparé une tare aux pommes, son dessert préféré. Nous devions un petit peu marcher mais il faisait si beau , en ce mois de juin que cela ne nous dérangeait pas. » narrais-je.

Plus j'avançais, plus cela me faisait mal. Mas qu'importe, dans quelques secondes tout ceci serait fini.

PLAYLIST « New Moon(The Meadow) » Twilight chapitre 2.

9 juin 1921, Lac Michigan:

« Dis Maman? » demanda Anton.

« Oui, mon chéri? » répondis-je tout sourire.

« Est-ce que je peux regarder dans le panier? » demanda-t-il tout en fixant le panier avec ses yeux pétillants.

« Non, mon amour. Pas tout de suite. C'est une surprise. » le taquinais-je.

« Alllllllez Maman. S'il te plaît? » supplia-t-il en faisant les yeux de cocker.

« Noooooooon » dis-je tout en le chatouillant.

« Mammmann! Arrête!! Arrête Allez ...s'il te plaît..., je peux ...plus respirer... tellement... je rigole! » rigola-t-il.

Que c'était bon de le voir rire. Je n'avais pas la vie facile certes, mais nous étions heureux, et c'est tout ce qui comptait.

« Mme Platt? » demanda Anton qui après avoir arrêté de rire, faisait semblant de jouer un policier.

« Mlle, s'il vous plaît sergent » répondis-je continuant dans son jeu.

« D'accord, Mademoiselle. Savez vous pourquoi, je vous interpelle? »demanda-t-il le plus sérieux possible.

« Non, désolé. » rigolais-je

« Vous avez enfreint la loi par deux fois. Premièrement: il est formellement interdit de ne pas dire ce que vous cachez dans ce panier. (si c'est une tare aux pommes attendez vous à une punition plus grave encore) » continua-t-il toujours dans son rôle.

« Et la deuxième? »

« Hum... Il est formellement interdit de torturer un enfant en le chatouillant. »annonça-t-il.

A ces mots je m'enfuis en courant comme un voleur. Mon fils amusé me poursuivit en rigolant.

« Arrêtez-vous!Arrêtez-vous. Au nom de la loi je vous arrête! » hurla-t-il.

A son plus grand étonnement, je m'arrêtais et m'assis par terre.

« Vous avez donc reconnus vos délits? » demanda-t-il essoufflé.

« Non, mais nous sommes arrivés »dis-je en lui montrant l'endroit où nous étions.

Le seul son qui sortit de se bouche fut « WOAAAAW »

Je ris à sa réaction.

« Allez viens t'asseoir petit policier » dis-je en sortant le déjeuner du panier.

Un autre « WOAAAAW » sorti de sa bouche lorsqu'il découvrit la la délicieuse tarte aux pommes.

« Mademoiselle, comme punition vous allez devoir me laisser votre part »dit-il d'un air très sérieux.

« Allez viens t'asseoir et manger »

« Oui maman » dit-il tout en mangeant son sandwich.

« Dis maman. Comment tu as découvert ch'et endroit? » demanda Anton la bouche pleine.

« Et bien en me baladant un jour. Je ne savais pas où j'allai, et je suis tombé sur ce magnifique endroit. » répondis-je tout naturellement.

Le déjeuner se déroula normalement, nous discutions de tout et de rien. Anton se jeta sur ma tarte aux pommes. Il en mangea les trois quarts. Je rigola lorsqu'il pris toutes les parts dans ses mains, essayant de les manger très rapidement, pour éviter que j'en prenne.

« Maman, che peux aller chouer dans l'eau ch'il te plaît? »demanda -t-il alors qu'il engloutissait sa dernière part.

« Attends quelques minutes et oui après tu pourras. Finis déjà ta part. »dis-je tout en essuyant sa bouche.

Pendant quinze minutes, Anton tourna en rond, sautillant à chaque fois que j'ouvrais la bouche. Au moment où je dis qu'il pouvait y aller, deux secondes plus tard il était dans l'eau.

« Tu ne vas pas loin, mon chéri. Reste près du bord! Fais attention. » hurlais-je.

« D'accord maman. » s'écria-t-il alors qu'il piquait une tête.

Je ne l'ai pas lâché des yeux, pas une seule fois. Pas une seule fois

« Maman je peux sauter de la falaise s'il te plaît? » demanda-t-il alors qu'il s'était approché de moi.

« Non pas d'en haut. Sautes du rocher là-bas. »dis-je après avoir observé les environs.

Il était situé près de l'endroit où nous étions et il n'étais pas haut.

« Mais maman, il est à peine à un mètre de l'eau! » se plaignait-il.

« Anton, Benjamin Platt. Tu fais ce que je dis,sinon tu ne sautes pas et on rentre. En plus il est assez haut comme cela. » dis-je très sérieuse.

« D'accord maman... » dit-il visiblement déçu.

Je le vis alors se diriger vers le rocher. Une fois qu'il fut dessus. Il s'écria:

« Maman!Maman! Regarde-moi sauter! »

« Oui, mon ange. Vas-y! Mais fais attention! » m'écriais-je.

« Oui maman! » dit-il avec un sourire en sautant dans l'eau.

J'attendis que mon fils remonte. Encore, toujours. Mais rien, il ne remontait pas. Soudain la panique me prit. Les battements de mon cœur s'accélérèrent. Je me levais en hâte regardant si mon fils était sorti.

Voyant que non, je courais alors dans l'eau, de plus en plus inquiète.

« ANTON!ANTON! » hurlais-je nageant à toute vitesse vers le rocher.

Pas de réponse, pas de petite tête châtain qui sortait de l'eau. J'étais si inquiète.

« ANTON!ANTON! » hurlais-je de nouveau arrivé à l'endroit où mon fils venait de sauter.

Soudain ce que je vis m'horrifia. Du sang, du sang, sur le rocher, près de l'eau. Ne me dites pas que.. Non, ce n'était pas possible. Pas possible.

« ANTON! » hurlais-je au bord des larmes.

Cela faisait maintenant plusieurs minutes, les larmes me montèrent aux yeux.

Je regardai alors dans l'eau et vis mon fils dans l'eau. Je plongeai et le récupéra. Je le ramena alors sur la berge.

« ANTON! »m'écriais-je alors que je le regardai.

Son visage était pâle et ses lèvres bleus. Je savais ce que cela signifiait. Non, non pas mon fils. Pas lui! Je posais mon oreille sur son cœur et il ne battait plus. Je m'affolais de plus en plus pleurant. Je n'y croyais pas je ne pouvais pas y croire. Il va se réveiller!

« Anton.... Mon bébé..... Réveilles-toi..... S'il te plaît.... Mon trésor, réveilles-toi je t'en supplie. » le suppliais-je alors que je n'avais relevé ma tête.

Je pleurais. Pleurais toutes les larmes de mon corps. Ce n'était pas possible pas lui, pas mon fils. Il n'avait pas le droit. Pas le droit de me l'enlever. S'il le faut prenez moi, mais pas mon fils. Prenez-moi à sa place mais pas lui.... Pas mon fils.

« Pas mon fils, pas Anton.... S'il vous plaît..... Pas mon fils..... » murmurais-je.

Wisconsin,Milwaukee,22 juin 1921.

« Je suis restée environ jusqu'à la tombée de la nuit comme cela. Un couple m'a trouvé. Ils m'ont aidé à revenir chez moi. La femme m'a aidé à organiser l'enterrement. Apparemment, en sautant, Anton s'est cognée la tête contre le rocher,s'assommant. Il a donc manqué d'air et s'est noyé. L'enterrement a eu lieu 3 jours plus tard. Il n'avait même pas six ans. Même pas six ans. » murmurais-je.

Cela me faisait mal d'en parler. Très mal. Mais c'est bon j'ai tout dit, je me suis enfin ouverte.

J'avais tué mon fils par inattention. Mais cela ne changeait rien. Il était mort sous ma surveillance. Il était mort par ma faute.

P.O.V:CARLISLE

Je...Comment a-t-elle pu vivre cela? Comment? Une femme si belle, si touchante, si gentille. D'abord elle se fait battre et violé par son propre mari. Puis elle perd son fils? C'était tout simplement injuste. Injuste qu'elle ait du subir tout cela. Elle a sauter de la falaise pour ça. Pour rejoindre son fils.... Elle s'en veut tellement.

« Esmée. Ce n'est pas de ta faute.. » murmurais-je.

« Tu n'es pas le premier à me le dire. Sûrement pas. Il est mort sous ma surveillance. C'est moi qui l'ait emmené là. C'est moi qui lui ais permis de sauter de ce rocher. Je n'ai même pas pu le sauver.. Je.. » dit-elle.

« Comment aurais-tu pu le prédire? Est-ce de ta faute, s'il s'est évanoui? Aucune mère au monde, n'aurait pu sauver son enfant dans ces circonstances. Tu n'as rien à te reprocher. Absolument rien. » lui dis-je.

Elle eut un petit rictus. Elle pointa du doigt un endroit.

« C'est à cet endroit que nous avons déjeuner il n'y a même pas trois semaines. C'est à cet endroit que mon fils est mort. Et c'est à cet endroit aussi que je vais mourir....Carlisle merci beaucoup. Tu m'as beaucoup aidé. Merci encore. » dit-elle.

« ESMEEE! NOON » hurlais-je

Je ne l'ai compris que trop tard. Alors que je courais vers elle. Esmée avait déjà sauté de la falaise. Elle était déjà dans sa chute. Esmée avait sauté. Encore une fois.


TADA! Voilà! J'ai eu du mal à écrire le récit d'Esmée. Je suis désolé d'avoir du à écrire cela sur elle, mais c'était nécessaire. (Matraque? Chandelier?)

Si vous voulez avoir des informations sur les personnages,Twilight, ou Stephenie Meyer allez sur

http://the[-]meadow[.]fr/ (Enlevez les [ ])

Généralement, je tire mes infos de ce site, mais je ne suis pas tout à la lettre ;)(Vase?)

Voilà merci encore. Vous savez ce que j'attends :D

A très vite ;)

(Hum... Mais tu veux quoi à la fin? Je t'ai quasiment tout proposé... AH JE SAIS PISTOLET A EAU!)

Pff rendors-toi Einstein.