Coucou tout le monde !
Voici la suite des 10 Commandements… Je sais que je suis pas très présente ces temps-ci, mais je vais tenter de me rattraper. Mon prochain chapitre devrait être pour 10 Commandements… Je suis partie dans une lancée !
Je tiens à remercier ma fidèle bêta, Julie, pour son excellent travail !
Oublier surtout pas le petit bouton au bas de la page. Il est pas là pour rien ! ^^ Sinon, j'ai pas grand chose à dire si ce n'est que… je vous remercie de lire mes inepties ! XD
Bonne lecture !
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Mary entra dans sa grande demeure en chantonnant. Elle ferma la porte d'un coup de pied, avant de se diriger vers la cuisine. Ses mains et ses bras étaient chargés de sacs d'épicerie qu'elle s'empressa de déposer sur le comptoir de sa cuisine. Rapidement, elle rangea ce qu'elle venait tout juste d'acheter. Ensuite, elle se dirigea silencieusement au salon, plus précisément vers la chaîne-stéréo. Au côté du gros appareil, il y avait un petit meuble, contenant une centaine de disques compacts. Mary ouvrit un tiroir et saisit un disque sans regarder. Elle l'inséradans la chaîne-stéréo et appuya sur le bouton « Play ».
Une douce musique country s'éleva dans la pièce. Un puissant soupir de contentement passa ses lèvres. Elle retourna à la cuisine et se servit un petit verre de vin. Elle se laissa ensuite tomber dans un sofa du salon. Cette musique, ce verre… C'était son petit moment de paix. C'était un simple interlude dans sa vie compliquée et chargée. Toute la journée, elle avait rencontré des clients. Mary était designer d'intérieur, un métier qu'elle adorait, mais qu'elle trouvait parfois éreintant. Et dans moins d'un quart d'heure, elle devrait quitter son foyer pour aller chercher ses enfants à l'école.
Ha… Une courte, mais si agréable pause !
Pendant quelques instants, elle ferma les yeux, portant le verre à ses lèvres et se laissa bercer au son de la musique. Mais soudainement, la porte d'entrée claqua. Mary ouvrit les yeux brusquement. Ses enfants étaient encore à l'école, son mari ne finissait de travailler que dans deux heures et personne d'autre n'avait la clé. Elle se rappela aussitôt qu'elle n'avait pas verrouillé la porte, parce qu'à son retour du magasin, ses mains étaient chargées de sacs. Elle posa son verre de vin sur la table à ses côtés et se leva. Mary marcha jusqu'à la porte d'entrée. Personne en vue et rien ne semblait ne pas être à sa place.
Elle avait sans doute imaginé le bruit. Ou du moins, c'était ce que Mary tentait de se dire. Le cœur battant, Mary retourna au salon. C'est alors qu'elle sentit une présence derrière elle. La mère de famille tourna la tête et tomba nez à nez avec un inconnu. Habillé de la tête aux pieds en noir, il portait même un masque de monstre. Il avança les mains vers Mary, qui effrayée, poussa un horrible hurlement.
Son hurlement se répercuta sur les murs de la maison. Malheureusement, personne n'était pour l'entendre…
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Lorsque Grissom entra dans la salle de repos, avec une seule feuille d'assignation en main, la tension sembla monter d'un cran.
Deux semaines s'étaient écoulées depuis le dernier meurtre du prêcheur. Dans les derniers jours, la tension, négative et pernicieuse, avait gagné chaque employé du LVPD, un après l'autre. Agirait-il encore ? Arriveraient-ils à le coincer cette fois-ci ? Avec Ecklie, le shérif et les médias sur les talons, Gil avait presque peur d'entrer dans son bureau… Mais finalement, aucun meurtre lié au prêcheur n'avait été commis. Ce soir, les experts avaient, au menu, la disparition d'une mère de famille…
« Ce soir, encore une nuit tranquille. Catherine, Nick et Sara, j'ai une disparition pour vous. Warrick, Greg… Vous resterez au laboratoire au cas où une autre enquête pointerait le bout de son nez durant la nuit. » Tous comprirent ce que Griss sous-entendait par « une autre enquête », mais personne ne dit rien.
« Et vous Grissom ? » demanda Greg en se servant une tasse de son fameux café hawaïen.
Gil fit une espèce de grimace. « Discussion sur le budget de l'équipe de nuit avec le shérif et Ecklie. »
Catherine eut un sourire avant de sortir de la pièce. Nick et Sara donnèrent tous les deux une petite tape sur l'épaule de leur superviseur afin de l'encourager. Warrick lui souhaita bonne chance et Greg, lui tendit une tasse de café, compatissant. Griss la saisit, soupira et sortit de la pièce pour rejoindre le bureau de son cher rival, Conrad.
Depuis l'épisode « Vous voulez vraiment tous savoir ? » par Sara dans la salle de repos, une semaine plus tôt, personne n'avait reparlé du passé de la jeune femme. Tous avaient semblé plus gentils avec elle, comme s'ils se sentaient désolés pour son enfance gâchée. Heureusement, la nouvelle s'était résumée à leur équipe et aucun autre employé du laboratoire n'avait été mis au courant, juste comme Grissom l'avait demandé. D'ailleurs, une étrange amitié semblait s'être tissée entre Catherine et Sara, comme si cette première avait un soudain respect pour la dernière, comme si Catherine admirait Sara d'avoir pu s'en sortir malgré son passé troublé…
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Le SUV s'immobilisa devant une somptueuse maison de Summerlin, que plusieurs voitures de police entouraient déjà. La nuit était silencieuse, mais Catherine aperçut des gens aux fenêtres des maisons voisines. C'était souvent ainsi; les voisins n'osaient pas s'approcher, mais ne pouvaient résister à l'envie de savoir ce qui aurait à tout le monde, dès que ça arrivait. Et selon l'expérience de la rouquine, plus les gens étaient riches, plus ils faisaient circuler les potins…
Laissant Sara et Nick la précéder, Catherine se dirigea vers Brass. L'inspecteur interrogeait un homme dans la quarantaine, visiblement bouleversé. Cath se dit qu'il devait s'agir du mari de la victime. Dès qu'il vit les experts, Brass leur fit signe d'approcher et les informa aussitôt de la situation.
« Mary Westminster. Disparue depuis un peu plus de 10 heures. Elle est designer d'intérieur et reçoit ses clients le matin, puis va dîner en ville avec des amies. Son mari, William, » dit-il en pointant l'homme que Catherine avait regardé plus tôt. « Leur a parlées. Elles jurent que Mary les a quittés à midi trente pour aller faire des courses. Ce qu'elle a acheté a été rangé dans les armoires de la cuisine. Cependant, elle n'a pas été récupéré ses enfants à la sortie des cours, une heure plus tard. Plus aucune nouvelle d'elle depuis… Sa voiture est toujours dans l'allée. » Il fit un geste en direction de la maison derrière lui. « À vous de jouer. »
Sans un mot, les trois experts partirent, mallettes à la main, en direction de la maison. Il s'agissait d'une immense maison, décorée avec goût. Tout, de la plante verte au tapis, avait été pensé jusqu'au plus infime détail. Sara ne put retenir un « Wow… ». Nick lui lança un regard moqueur. « Tu aimerais ta maison comme ça, non ? »
Sara sourit, tout en acquiesçant. Depuis quelques semaines, Gil et elle cherchaient une nouvelle maison. Il n'était pas facile pour eux de trouver un moment pour rencontrer un agent immobilier et visiter des maisons, en raison de leur horaires chargés. Ils passaient aussi leurs jours de repos à … se reposer. Ils tentaient vainement de reprendre le sommeil qui leur manquait tous les deux, manque de sommeil causé par les doubles et triples services qu'ils étaient obligés de faire à cause de ce satané tueur en série !
Catherine avait jeté un œil dans chaque pièce et revint vers Nick et Sara qui attendaient ses directives. « Sara, prends la cuisine et la salle à manger, Nick, reste ici, dans le hall d'entrée. Je prends le salon. On se retrouvera pour le reste de la maison. » Ils partirent tous dans la direction indiquée par Catherine.
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Nick commença par jeter un regard autour de lui, avant d'allumer sa lampe torche et à examiner méthodiquement le hall d'entrée. Il commença par regarder les cadres accrochés aux murs avant de se charger du tapis. Il remarqua qu'un des cadres était un peu trop penché vers la gauche. Mais c'était un mouvement si faible qu'il n'y porta pas vraiment attention. Comme les autres cadres étaient en bon état, il se pencha vers le tapis. Un détail attira aussitôt son attention. Le rebord du tapis était, à un seul endroit, effiloché. Intrigué, il souleva légèrement le tapis. Il aperçut une tâche de sang.
Il se releva et parla à l'officier. « Amenez-moi le luminol et éteignez la lumière. » L'homme s'exécuta aussitôt. Nick répandit le liquide partout sur le sol et enfila les lunettes. Le tapis et le sol était partiellement couvert de sang. De ce que Nick voyait, ça s'étendait aussi sur le mur. Il mit du produit sur le mur et constata que du sang avait même atteint le fameux cadre légèrement croche. Nick enleva ses lunettes en soupirant après avoir prélevé un peu de sang et fit signe à l'officier de rallumer la lumière. Il laissa ses choses sur le sol et se dirigea vers la cuisine.
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Catherine photographia le verre de vin qui traînait sur la table du salon. Il n'y avait rien de vraiment anormal dans cette pièce.
Elle réfléchit un instant. Devait-elle continuer à fouiller ? Aller voir Nick ? Sara ? C'est alors qu'un étrange bourdonnement lui parvint. Elle pivota sur elle-même avant de comprendre que le bruit provenait de la chaîne-stéréo.
Quelqu'un avait fait appuyer sur le bouton « Pause ».
Catherine jeta un œil sur les disques sur la console. Du country, du rap, du pop, du classique… Elle se pencha plutôt vers la chaîne-stéréo et appuya sur « Play ». Aucun son ne sortit de l'appareil. Cath fronça les sourcils. Voilà quelque chose d'étrange. Elle vit aussitôt que quelqu'un avait tourné la roulette du son jusqu'au plus bas.
La rouquine retourna à l'extérieur, passant dans le hall d'entrée où Nick ne se trouvait déjà plus. Elle ne s'en formalisa pas et alla plutôt parler au mari de Mary. Ce dernier se rongeait les ongles, regardant anxieusement sa maison envahie par les policiers.
« Monsieur Westminster, je suis Catherine Willows, CSI au LVPD. J'enquête sur la disparition de votre femme. J'ai quelques questions à vous poser. Voudriez-vous y répondre ? » Le dit monsieur Westminster acquiesça.
« Quel genre de musique votre femme aime-t-elle écouter ? » demanda Catherine. Son interlocuteur la dévisagea avec incertitude.
« En quoi cela a-t-il un quelconque lien avec la disparition de ma … » fit-il en jetant un regard à Brass.
« Répondez s'il vous plait, » exigea Brass.
« Du country. »
« Quand vous êtes arrivés à la maison, avez-vous entendu de la musique country jouée ? » s'enquit alors Catherine.
William Westminster acquiesça encore une fois.
« Avez-vous touché aux boutons de la chaîne-stéréo lors de votre arrivée ? »
William réfléchit un instant avant de répondre : « Oui, le son était au maximum et c'était très désagréable. Je l'ai tourné au minimum, puis ma fille Emma m'a appelé, alors je l'ai mis sur pause.
Catherine voulut ouvrir la bouche, mais un cri l'en empêcha. Elle échangea plutôt un regard avec Brass et tous les deux tournèrent les talons vers la cour-arrière, d'où provenait le cri…
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Sara examina la cuisine en profondeur, sans rien trouvé d'anormal. Elle alla ensuite dans la salle à manger, la deuxième pièce que Catherine lui avait assigné. Là, elle trouva des goulettes de sang, très petites, qui menaient toutes à la porte-fenêtre de la salle à manger. Sara poussa doucement la porte et sortit dans la cour-arrière. Une grande piscine creusée occupait tout l'espace à gauche et un petit cabanon se situait au fond à droite.
La brunette tenta encore de suivre les gouttes de sang. Elle ne manqua pas de faire un prélèvement et de photographier une des gouttes. Elle s'agenouilla et posa sa mallette à côté d'elle, mais un reflet attira son regard avant qu'elle puisse sortir un coton-tige. Elle se releva et se dirigea vers le cabanon. Dans le feuillage d'une plante, elle trouva un long couteau couvert de sang.
Qu'est-ce que ce couteau faisait ici ? Mary Westminster avait-elle été tuée ?
Sara se redressa rapidement après avoir pris quelques clichés du couteau. Elle allait mettre ce couteau sous scellé et prévenir les autres. Elle fit quelques pas vers sa mallette et s'agenouilla de nouveau. L'experte prit un sac et mit le couteau dedans. Elle ferma le scellé et apposa ses initiales sur la bande. Tout en mettant le sac dans sa mallette, elle se releva. Elle fit quelques pas vers la piscine.
Mais tout à coup, elle sentit quelqu'un près d'elle. Elle tourna vivement la tête et vit une bouteille de bière vide lui atterrir sur la tête. Le choc et la surprise la firent basculer et elle s'effondra sur le sol. Un des nombreux morceaux de verre lui taillada la joue. Elle sentit qu'on lui arrachait quelque chose, mais elle n'arriva pas à identifier quoi. Elle tenta de se relever pour rattraper son agresseur, mais elle n'en eut pas la force.
Elle parvint à se relever, après quelques efforts, mais elle était très sonnée. Elle tangua dangereusement.
« SARA ! » entendit-elle quelqu'un crier quelque part derrière elle. Nick s'approcha en courant et la rattrapa avant qu'elle ne touche le sol. « Sar'… ça va ? »
La jeune femme sentit un tiraillement sur sa joue gauche. Elle leva un doigt et frôla son visage. Puis, Sara jeta un regard sur son doigt.
Du sang… Son sang.
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Sara poussa une exclamation de douleur quand l'ambulancier désinfecta sa plaie à la joue gauche. Elle essayait également de relater l'incident qui venait de se produire à Brass, Catherine et Nick.
« Je croyais t'avoir assignée à la cuisine et à la salle à manger, Sara. Que faisais-tu dans la cour-arrière ? » demanda finalement Catherine.
« J'ai vu des gouttes de sang qui partaient de la salle à manger et qui menaient à l'extérieur. » expliqua brièvement Sara. « Je les ai suivis et photographiés. J'ai voulu faire un prélèvement et j'ai aperçu un éclat dans proche du cabanon. Je me suis approché et ai trouvé un long couteau couvert de sang. Je l'ai mis sous scellés et l'ai rangé dans ma mallette. Je me suis relevée et ai fait quelques pas vers la piscine. J'ai… senti la présence de quelqu'un derrière moi. Je me suis tournée et ai pris un coup de bouteille sur la tête. Le reste est un peu plus flou… J'ai eu l'impression qu'il m'a arrachée quelque chose avant de s'enfuir… »
Sara ferma les yeux, essayant de replacer les évènements dans l'ordre. « Et puis j'ai entendu un cri et Nick s'est approché… Voilà, c'est tout. »
La jeune femme vit Catherine échanger un regard qui en disait long avec Nick. « Quoi ? Que se passe-t-il ? » s'inquiéta Sara.
« Ce qu'il t'a arrachée, c'est ton appareil-photo. Il a également pris ta mallette… » dit Nick.
« Donc plus aucun indice sur le couteau. » résuma Sara, en saisissant le paquet de glace que lui tendait l'ambulancier. Catherine acquiesça tristement. Le portable de Brass sonna. Il s'excusa en s'éloignant.
« Le mari m'a dit qu'il avait touché aux boutons de la chaîne-stéréo. Le son était au maximum… » murmura-t-elle.
« Il y avait du sang dans le hall d'entrée. Je crois qu'on peut s'entendre sur le fait qu'elle a été enlevée… » ajouta ensuite le texan.
Cath et Sara dirent oui en même temps.
« Apparemment, il a manqué de temps pour nettoyer. Il a enlevé le plus apparent dans le hall d'entrée. Ce qui n'a pas été enlevé dans le hall était bien caché sous le tapis. Et le mari n'a pas remarqué les gouttes de sang dans la salle à manger, trop occupé qu'il était à chercher sa femme. » fit Nick. Puis, penseur, « Vous croyez que c'est l-lui ? » dit-il en faisant un signe de tête discret vers la maison.
Il n'eut pas besoin de préciser de qui il parlait. Avant que Catherine ou Sara puissent dire quoique ce soit, Brass revint vers eux, l'air grave.
« On a trouvé un corps qui corresponds à celui de Mary Westminster. »
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Catherine envoya Sara au labo et partit avec Nick là où avait trouvé le corps. Sara donna le sang à analyser à Wendy et se dirigea ensuite vers la salle de repos. En chemin, elle crois Hodges, qui lui lança un drôle de regard. Les petites entailles qui tailladaient sa joue droite et le pansement qui couvrait son autre joue devait y être pour quelque chose. Il ouvrit la bouche, mais Sara lui fit un signe de la main. « Non, je ne veux rien entendre ! » David leva les yeux au ciel et se dirigea vers son labo.
Une heure plus tard, Catherine et Nick appelèrent. Il s'agissait effectivement du corps de Mary Westminster, découvert dans une cabane perdue dans une forêt. C'est un chasseur qui l'avait trouvé.
Sara alla cogner à la porte du bureau d'Ecklie. « Entrez ! » fit la voix d'Ecklie. Sara se prépara mentalement, choisissant ce qu'elle dirait à Gil et ce qu'elle ne dirait pas.
Elle poussa la porte et entra. Le shérif, Ecklie et Grissom étaient assis autour du bureau du directeur. Ce dernier releva d'ailleurs la tête. « Que vous est-il arrivé, Sidle ? » demanda-t-il aussitôt, en voyant ses blessures. Sara évita de regarder Gil qui avait un air paniqué.
« Un petit incident à la scène de crime… » Il y eut un silence. « Puis-je vous parler Grissom ? » Ce dernier acquiesça et sortit de la pièce avec Sara. Griss prit rapidement la décision de la mener dans son bureau. « Que s'est-il passé ? »
Sara relata encore une fois ce qui s'était passé. Gil sembla horrifié et il ne put s'empêcher de caresser tendrement sa joue. « Je vais bien… » murmura Sara. « Écoute Gil, j'ai eu des nouvelles de Catherine et Nick. C'est bien le corps de Mary Westminster. »
« D'accord… »
« Il était dans une cabane, dans une forêt. C'est un chasseur qui l'a trouvée. Il a été attiré par la musique. » expliqua Sara.
« La musique ? » répéta Grissom, avec une certaine horreur.
« Oui, la musique. Elle jouait… à en crever les tympans. »
Grissom prit appui sur son bureau. « Et sa jugulaire a… »
« Été sectionnée. » compléta Sara.
« Et le code… »
« Était sur la porte de la cabane… » termina Sara. Grissom ferma les yeux.
« J'arrive pas à y croire. Il a changé son mode opératoire. Il enlève maintenant ses victimes avant de les tuer et de les torturer… »
Le silence régna pendant quelques instants. Il posa une main sur l'épaule de Sara. « Rentre à la maison et repose-toi… » Il posa un doigt sur ses lèvres pour l'empêcher de répliquer. « Tu en as besoin. Tu viendras nous rejoindre plus tard. De toute façon, tu n'as pas ta mallette. » Sara acquiesça, appréciant l'attention et l'inquiétude de Gil.
Il se pencha et l'embrassa tendrement avant de s'éloigner. « À plus tard. »
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Sara s'arrêta près sa voiture dès qu'elle la vit. La jeune femme tenta de réprimer un frisson de peur, mais elle n'y parvint pas. Celui qui l'avait attaquée, qui lui avait enlevé sa mallette et son appareil-photo, avait réussi à la retracer.
Sa mallette. Et son appareil-photo.
Quelqu'un avait posé sa mallette à côté de sa voiture. Son appareil-photo était accrochée par la ganse au rétroviseur avant. Inquiète, Sara jeta un regard autour d'elle. Il n'y avait personne. Un vent frais vint agiter ses mèches brunes. La nuit était douce, une magnifique lune illuminant le ciel au-dessus de la tête de Sara. L'experte sortit une paire de gants en latex de sa poche et s'agenouilla. En douceur, elle releva la partie supérieure de sa mallette. Il n'y avait pas de couteau emballé dans un sac scellé, mais un petit mot y trônait, écrit à la main.
Désolé pour les désagréments encourus
À très bientôt…
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Qui a attaqué Sara ? Et pourquoi lui avoir redonné sa mallette et son appareil-photo ?
À suivre…
