Voici une suite que je vous promettais depuis un moment. Je suis désolée… Les choses se calment un peu heureusement et devraient me permettre d'écrire plus. Merci à Julie pour la correction et à tous les autres pour les quelques reviews reçues. Je vous adore du fond du cœur. Mais surtout, continuez à en poster; elles me motivent plus que tout ! ^^

Voici donc la suite… Si vous êtes présents et que vous voulez bien continuer à me suivre dans cette histoire ! xD


Gil pénétra le LVPD en passant une main sur son visage fatigué. Il venait de reconduire une Sara hyper inquiète chez eux et était resté à ses côtés jusqu'à elle s'endorme. Il était mort d'inquiétude, lui aussi, mais il refusait de le laisser paraître; ça n'aiderait sûrement pas Sara à se calmer. Heureusement, ils avaient chez eux Hank, un bon chien de garde qui jappait même quand ses maîtres entraient dans la maison et un système d'alarme, qui verrouillait chaque porte et chaque fenêtre. Les deux dispositifs combinés ensemble avaient dû la rassurer, car elle s'était endormie rapidement. Il fallait dire que toutes les émotions de la nuit n'avait pas dû nuire.

Une fois à l'intérieur du bâtiment, il passa à la salle de repos, se remplissant en vitesse une tasse café bien fumant. La nuit, tout la journée, s'annonçait longue et un peu de caféine ne ferait certainement pas de tort. Puis, Catherine entra dans la pièce. Visiblement, elle venait manger et repartait presque immédiatement, mais dès qu'elle le vit, elle arrêta ses gestes.

« Comment va Sara ? » demanda-t-elle. Grissom soupira. À la vue des derniers évènements, il avait préféré avertir l'équipe du retour de sa mallette et de son appareil-photo… Sans oublier de leur parler du coup de téléphone, bien entendu.

Gil ne répondit pas, se demandant pendant un instant comment Sara allait réellement. Comme si c'était possible de le savoir ! Chaque fois qu'on lui posait la question, elle haussait les épaules avant de marmonner un petit « Je vais bien. » Et ce… Même s'il était évident que quelque chose n'allait pas.

Finalement, Griss comprit que la rouquine attendait véritablement une réponse.

« Elle va bien. » Il soupira encore une fois avant de spécifier un peu ses propos. « Je me suis assuré qu'elle était en sécurité chez elle. S'il y a quoi que ce soit, elle sait qu'elle peut nous appeler… et que nous viendrons à la rescousse.»

Si Catherine fut surprise par les gestes de Grissom, elle n'en laissa rien paraître. Bien qu'il le montrait peu, Gil s'inquiétait énormément pour chacun des membres de son équipe et quand ceux-ci étaient en danger ou dans le pétrin, il faisait n'importe quoi pour les aider. Cependant, pendant plusieurs années, il avait eu tendance à manquer de "délicatesse" envers Sara; Dieu seul sait le nombre de fois où il l'avait ignorée ou mise de côté par mégarde. Tout le monde savait, qu'au fond, Grissom aimait bien Sara… même s'il avait sans aucun doute une drôle de façon de le montrer.

Cath ne fit donc aucun commentaire sur ce que venait de dire Gil. Elle annonça seulement que les gars les attendaient dans une autre pièce pour une réunion d'urgence sur l'enquête. Griss soupira avant de prendre sa tasse de café et d'y rejoindre le reste de son équipe. Une fois qu'il fut dans la pièce, tous demandèrent des nouvelles de Sara. Et Gil répéta exactement la même chose qu'il avait dit à Catherine.

« La meilleure chose à faire pour aider Sara, c'est de trouver qui l'a appelée et qui l'a attaquée. Warrick, je veux que vous retraciez l'appel et que vous trouviez qui l'a fait. Nick, vous travaillerez sur l'appareil-photo et moi sur le mot qu'il a laissé. Nous trouverons ce qui s'est passé… Cependant, je vais laisser Catherine et Greg enquêtersur le meurtre de Mary Westminster. Réunion ici dans six heures. Attendez-vous à faire des heures supplémentaires, je vous le dis tout de suite. Et si jamais vous faites une découverte importante, avertissez-moi. »

Tout le monde acquiesça, prêt à aller au travail, mais Grissom releva la main, les arrêtant. « Je devrais ajouter une chose… Rien ne prouve que ce tueur en série est au trousse de Sara. Alors ne créez pas de fausses paniques ; c'est la dernière chose dont Sara a besoin en ce moment. Elle est déjà bien assez terrifiée...» les avertit-il avant de les laisser partir. Greg, Nick et Warrick acquiescèrent lentement, y voyant encore une fois le signe que Grissom s'en faisait pour Sara. Pour eux, leur superviseur ressentait quelque chose pour la jeune femme, mais n'osait pas agir en fonction de ses sentiments. Les trois gars voyaient l'avertissement de Grissom comme une preuve de plus que le boss aimait bien Sara – pas comme si c'était un petit-ami qui s'inquiétait pour sa dulcinée.

Greg s'emparèrent du téléphone portable qui appartenait à Sara et que Grissom avait ramené avec lui. Puis, Nick saisit les divers sacs scellés contenant l'appareil-photo et le mot. Alors que Nick, Griss et Cath sortaient de la pièce pour se mettre au travail, le texan laissa échapper un « Au boulot ! »


Nick fut assigné à la recherche d'empreinte sur l'appareil-photo de sa meilleure amie. Bien qu'il ne laissait paraître, le jeune homme était particulièrement inquiet; bien que Grissom avait nié les faits, Nick avait bien peur que le tueur en série qui sévissait à Vegas n'ait trouvé sa prochaine victime en la personne de Sara. Évidemment, pour n'inquiéter personne, même Brass disait que c'était "des élément circonstanciels" et qu'il n'y avait "aucune raison de s'affoler". Malgré ces affirmations, même le vieil inspecteur semblait anxieux quant à la suite des évènements.

Nick ne s'attendait pas à trouver grand chose… Il y aurait les empreintes de Sara, sûrement. Il écarta six ou sept empreintes de doigt, alors qu'il les rentrait dans la base de données et recevait immédiatement l'information qu'elles appartenaient à Sara. Mais soudainement, un miracle sembla se produire. Nick eut un sourire ravi lorsqu'il vit une empreinte de doigt s'afficher là où on appuyait pour sortir la carte-mémoire de l'appareil et que la base de données affirma qu'elle n'était pas à Sara.

« Bingo ! » fit-il sur un ton réjoui, tout en s'empressant de lancer une recherche dans la base de données des empreintes. Il sortit aussi son portable et envoya un message à Griss.

La chance venait-elle de tourner ?


Warrick connecta le téléphone portable à l'ordinateur. Il alla immédiatement dans le journal des appels et obtint le numéro et l'emplacement d'où l'appel avait été fait. Il avait peur que le numéro n'appartienne à un téléphone portable avec une carte payée en liquide. Il fut donc surpris de constater que l'appel avait été passé d'une cabine téléphonique non loin. Il sauta presque de joie en constatant que la cabine de téléphone était visible dans l'angle d'une des caméras qu'un petit supermarché avait installées. On pourrait avoir des images de celui qui s'était trouvé bien drôle en foutant la trouille à Sara, que Warrick considérait un peu comme sa petite sœur par moment.

Le noir passa au bureau de Grissom pour l'avertir de sa découverte. Warrick trouva un bureau vide et sombre, aux rideaux tirés et à la lumière fermée. L'entomologiste n'y était pas, constata le CSI…


Dès la seconde où Grissom était entré dans son bureau, son téléphone portable avait sonné; il s'agissait d'une professionnelle en calligraphie à qui il avait fait appel pour qu'elle fasse ses commentaires sur la note laissée à Sara. Il la connaissait bien; elle avait marié un des bons amis de Grissom et était une analyste reconnue; elle faisait des conférences à travers le monde entier sur l'influence du caractère sur l'écriture d'une personne. Elle avait publié plusieurs livres sur le sujet et était souvent appelé lors d'enquêtes où le tueur laissait des notes.

Il la rejoignit rapidement dans le local où elle s'était installée à son arrivée. Jackie Stevenson était une belle femme, âgée de près de quarante-cinq ans. Épanouie dans sa vie professionnelle tout autant que personnellement, elle semblait rayonner de bonheur et donnait un semblant de lumière à ceux qui l'entouraient. Sa présence était rafraîchissante.

« Bonjour Gil… » dit-elle d'une voix fatiguée. Il faut peut-être préciser qu'elle était au labo depuis tôt le matin.

« Bonjour Jackie. Tu as quelque chose pour moi ? » s'enquit-il, l'espoir qu'il portait s'entendant dans le ton confiant qu'il avait employé.

Jackie ne dit rien pendant quelques minutes, examinant encore une fois toutes les notes posées sur la table devant elle, toutes emballées dans des sacs de plastique scellés. Chacun paraissait avoir subi les test auxquels les avaient confrontés la femme. Puis, elle releva la tête en direction de Grissom. « Je vais te faire par de mes découvertes. Concernant ce qui provient bien de ton tueur en série, on note dans la façon dont les C ont été tracés que la personne derrière ça est une personne calme qui a de la suite dans les idées. » annonça-t-elle.

Griss fronça les sourcils, puisque ce tempérament n'allait pas vraiment avec celui d'un psychopathe. Lorsqu'elle remarqua sa réaction, Jackie s'empressa de s'expliquer. « Ce C qui se prolonge dans la lettre suivante, comme on le voit sur les cinq notes que j'ai ici, indique quelqu'un qui a de la suite dans les idées. Je sais que ça ne correspond pas l'idée que tu te fais d'un tueur en série, mais je pense que celui-ci est en fait une exception. »

Elle croisa les bras sur sa poitrine, alors qu'elle observait de nouveau les notes devant elles. « Quant au D, c'est moins facile. Comme le C se prolonge sur le D, ça complique un peu l'analyse. Mais je ne serais pas célèbre comme je le suis si cette petite difficulté m'arrêtait… » dit-elle en laissant échapper un petit rire. « En fait, on aperçoit tout de même bien la courbe qui enveloppe le D complètement… Cette courbe se prolonge généralement en allant former le chiffre qui suit. C'est l'indice d'une personne rusée… douée d'une intelligence sans borne. C'est la preuve d'une personne qui sait contourner les obstacles. » conclut Jackie en évitant le regard de Gil.

« Ça c'est pour ton tueur en série. Ce que nous savons pertinemment que ça provient de lui. Quant à la note que ta jeune collègue a retrouvé… Elle ne convient pas du tout avec le profil élémentaire que je viens de formuler. Regarde simplement les D… N'importe quel amateur qui s'y connaît un minimum en calligraphie peut te jurer que ce n'est même pas la même personne qui a écrit ces notes sur les scènes de crime et celle retrouvé par ton employée. » expliqua-t-elle, en démontrant ce qu'elle disait avec de grands gestes.

Lorsqu'elle dit que le tueur en série n'avait pas envoyé la note à Sara, Gil se sentit un brin soulagé. Sans réfléchir, il sortit son portable des poches de son pantalon, près à appeler sa belle brunette pour lui annoncer la bonne nouvelle. Jackie remarqua tout de suite son geste et s'en surprit. Lorsque Gil comprit qu'elle n'avait premièrement pas fini de parler de ses découvertes, mais qu'en plus, elle l'avait vu, il laissa le téléphone retomber dans sa poche.

« Donc… En ce qui concerne le mot, j'ai tout d'abord été intéressée par la façon dont le S a été écrit à la fin des mots les, désagrément et encourus. On dirait un simple trait, droit. C'est typique des ceux qui ne se gênent pas ou se préoccupent peu de savoir s'ils embarrassent ou non leur entourage. Et puis… les A… quand ils ont l'ovale et le trait vertical séparés, c'est sans contredit la preuve d'une personne qui manque de suite dans les idées, ce qui va à l'encontre du profil établi plutôt… Avec ce qui vient sans aucun doute de notre tueur. Comprends-tu maintenant quand je disais que cette note n'a pas été écrite par un meurtrier ? Ou du moins, pas le prêcheur ! » s'exclama une Jackie visiblement passionnée par son travail, malgré le fait qu'elle fasse cela depuis des années.

Grissom laissa un sourire sincère apparaître sur ses lèvres. Il était le genre de meneur à s'inquiéter quand une situation dangereuse concernait un membre de son équipe, mais sur ce coup-là, il savait que son inquiétude avait été au-delà de la normale. Gil aurait remué ciel et terre afin de trouver un tueur, s'il osait s'attaquer à Sara. Il ferait son possible pour les membres de son équipe, mais s'il ne trouverait rien ou manquerait d'indice d'une quelconque façon, il arrêterait, sa logique étant plus forte que ses sentiments. Mais pas avec Sara. Avec Sara, il poursuivrait jusqu'à sa mort s'il le fallait, plutôt que de s'avouer vaincu. Parce qu'avec elle, il n'y avait aucune raison et n'en aurait jamais. Elle détraquait le cours de ses pensées, accélérait les battements de son cœur et amenait une nouvelle dimension à la vie, une nouvelle façon de voir les choses.

Elle changeait tout.

Jackie remarqua que Grissom était perdu dans ses pensées. Elle détourna le regard de son visage ravi et baissa de nouveau les yeux sur la note que Sara avait reçu avec sa mallette et son appareil-photo. Soudain, un creux dans le papier attira son regard. Elle se pencha sur le sac emballant la mince feuille de papier. Incertaine, elle saisit une loupe et observa ce qu'il y avait sous ses yeux.

« Ho mon dieu ! » murmura-t-elle, choquée. Comment avait-elle pu louper ça ?! Elle avait été si concentrée à interpréter l'écriture qu'elle n'avait même pas remarquer qu'un autre message avait été imprimé sur le papier. Comme si quelqu'un avait écrit quelque chose sur une feuille posée sur celle que Jackie tenait entre ses mains. Avec ce nouvel indice, avec ce qu'on pourrait obtenir, on aurait plus d'informations sur la personne qui l'avait laissé.

Jackie expliqua sa découverte à Grissom avant de sortir de nouveau la feuille pour saupoudrer un peu de poudre noire dessus. Elle posa une pellicule de plastique dessus et le fit numériser. Elle fit ensuite imprimer la note. L'écriture, comme Jackie s'en aperçut rapidement, ne convenait ni à celle sur la note laissée à Sara, ni celles laissées par le tueur en série.

« Encore une autre personne impliquée dans cette histoire ! » pensa-t-elle, presque avec découragement.

Néanmoins, elle lut le résultat obtenu.

Dr O'Clark

15 Mars 15h 40

Avec un sourire qui démontrait toute la satisfaction qu'elle ressentait d'avoir pu faire avancer l'enquête de Gil, Jackie lui tendit la feuille. Grissom saisit la feuille, la joie étant évidente dans ses traits. Tout en la remerciant pour son aide, Griss raccompagna Jackie jusqu'à la sortie. Mais avant de partir, Jackie s'arrêta et se tourna vers son ami.

« Je suis contente que tu te sois finalement trouvé quelqu'un, Gil. Tu mérites d'être heureux au même titre que tout le monde. » dit-elle, un sourire illuminant ses traits fins.

« Comment tu … ? » demanda un Grissom plus qu'étonné.

« Une femme remarque tout, mon cher Gil… » ajouta Jackie en posant un doigt sur son torse. Elle marcha vers la sortie et s'exclama juste avant de sortir : « Prends soin de toi ! »

L'entomologiste la regarda partir, un sourire se dessinant légèrement sur ses lèvres. Décidément, Jackie arriverait toujours à le surprendre. Peut-être devrait-il songer à la laisser rencontrer Sara … ? Puis, il tourna les talons, sortant son téléphone portable pour appeler Brass. Une recherche sur ce Docteur O'Clark devait être faite au plus vite.


Warrick avait obtenu les vidéos des caméras de surveillance de la cabine téléphonique par laquelle avait été fait l'appel sur le portable de Sara. Évidemment, le supermarché ne voulut pas confier ses vidéos aussi facilement; Warrick arriva cependant à obtenir un mandat rapidement, par l'entremise d'un juge plutôt compréhensif. Il se rendit ensuite dans le local d'audiovisuel où Archie, le maître des sons et des images, l'aida à trouver ce qu'il cherchait.

Ce ne fut pas très compliqué… Ils avancèrent la vidéo jusqu'à ce qu'ils arrivent à l'heure à laquelle l'appel avait été fait. Tout d'abord, on apercevait peu de choses de l'interlocuteur; la silhouette était floue et il faisait encore sombre dehors car le soleil était le point de se lever. Ensuite, la personne repartait et passait sous un lampadaire, dos à la caméra, ce qui ne permettait pas de voir le visage. Mais une fois sous la lumière crue du lampadaire, on remarquait une chose choquante; il n'y avait pas qu'une seule personne… Ils étaient deux. Et deux jeunes garçons à en juger par la grandeur et l'habillement qu'on distinguait un peu mieux.

Archie fit tout ce qu'il put et ils obtinrent finalement une image plutôt nette d'un motif sur le kangourou d'un des gars. À bien le regarder, Warrick crut reconnaître l'emblème d'une équipe de basketball d'un lycée de la ville. Malheureusement, le numéro du joueur n'était pas visible…


Nick avait lancé la recherche dans AFIS depuis un moment, sans recevoir aucune information au sujet de l'empreinte digitale. Il laissa Mandy devant l'ordinateur et il alla chercher deux cafés. Lorsqu'il tendit une des tasses fumantes, Mandy lui adressa un sourire ravi, prenant une longue gorgée du liquide brûlant avant de reposer sa tasse sur la table et de laisser échapper un long soupir de contentement.

À cet instant, Nick la vit différemment. Elle n'était plus la technicienne de laboratoire. Elle était devenue une magnifique jeune femme… Pendant un bref moment, il eut envie de tendre la main et de la glisser en douceur dans ses cheveux foncés, mais il se retint et baissa la tête, comme gêné.

« Écoute Mandy, je me demandais si tu voudrais aller au restau–» Il fut coupé dans son invitation lorsque l'ordinateur laissa échapper un son aigu. Mandy fit comme si elle ne savait pas ce que Nick allait demander et baissa les yeux vers l'écran.

« On a un gagnant ! » s'exclama-t-elle. « On a retrouvé cette empreinte sur un semi-automatique qui a servi dans un hold-up dans une petit supermarché de Henderson. Malheureusement, on a jamais pu retrouvé le coupable. » expliqua-t-elle, après avoir cliqué sur le lien et lut un résumé du rapport d'enquête.

« Merci… » murmura Nick, absorbé dans la lecture du rapport que Mandy venait tout juste de faire imprimer. Il allait sortir de la pièce lorsqu'elle le rappela.

« Nick !? » Le texan se tourna brusquement vers la jeune femme avec surprise.

« Oui, Mandy ? » Elle se mordit la lèvre, se demandant si elle devrait ou non. Mais bon… Il était bien en train de l'inviter lorsque l'ordinateur avait fait savoir que la recherche était terminée, non ?

« Tu n'as pas quelque chose à me demander ? »

Nick la regarda avec incertitude pendant une seconde avant de comprendre. Un sourire aux lèvres, il revint en douceur vers elle. Il s'arrêta et la regarda dans ses yeux.

« Est-ce que tu veux aller déjeuner avec moi, quand on sortira d'ici ? »

« Ce serait où ? » demanda-t-elle pensive.

« Chez moi. »

Mandy fit semblant réfléchir pendant quelques secondes, avant de hausser les épaules et de dire : « Pourquoi pas ? » Mais le sourire sur ses lèvres parlait bien plus que les mots…


Pendant ce temps, un étage plus haut, un homme parlait au téléphone avec la femme de sa vie, la rassurant du mieux qu'il le pouvait. Il l'imaginait, étendue dans leur grand lit, les couvertures collées contre elle, téléphone à l'oreille, zieutant le revolver posé sur la table de nuit par mesure de protection. Il avait beau dire toutes les avancées de l'enquête en cours, cité tous les faits rassurants, rien ne faisait. Il pouvait entendre sa respiration brusque… Et dans sa façon de parler, il la sentait nerveuse. On cogna à la porte de son bureau et il dut annoncer qu'il devait raccrocher et lui conseilla de dormir. Comme il la sentait encore tendue, il dit la seule chose qui lui passa par la tête, spontanément.

« Je t'aime. »

C'était la première fois qu'il prononçait ses mots et ça sonna vrai. Ça sonna sincère. Elle ne répondit pas, mais au fond de lui, l'homme savait que c'était plus que réciproque. Immédiatement, il entendit la respiration de la jeune femme à l'autre bout de la ligne se calmer, jusqu'à devenir calme et régulière.

Elle s'était endormie tout en sachant que l'homme qu'elle aimait passionnément l'aimait en retour.


À suivre…


N/A : Les infos à propos de l'analyse de l'écriture sont vrais. J'ai un petit guide sur le sujet !