Voilà le deuxième chapitre du point de vue d'Edward, je commence à rentrer dans le personnage, j'ai essayé de me mettre à sa place et de ressentir ce qu'il ressent. J'espère y être arrivée.
Chapitre 2
Je me dépêche de monter récupérer ma veste et je redescends. Une fois arrivé en bas des escaliers, je regarde Bella qui me fixe. D'habitude, cela me met mal à l'aise, mais pas aujourd'hui.
— Je suis prêt.
On sort de la maison et je la vois se diriger vers une vieille Chevrolet rouge qui doit dater des années cinquante, je me demande si ce machin roule encore. Je vais pour lui demander si c'est le cas. Quand elle plaque sa main sur ma bouche, elle est douce.
— Je t'arrête tout de suite, ma voiture fonctionne très bien. J'ai déjà assez d'Emmett et d'Alice qui la critique.
Je crois que j'ai été percé à jour, je peux m'empêcher de lui sourire.
— Tu dois lire dans les pensées.
Elle enlève sa main de mes lèvres et je me sens vide et tout bizarre. Elle montre dans son truc roulant et elle m'ouvre la portière, une fois à l'intérieur, elle met le contact en route et clair de lune commence à remplir l'habitacle. Je la vois qui se mord les lèvres visiblement gênée.
— Attends, je vais éteindre.
— Non, laisse.
— Si au bout d'un moment cela t'ennuie, tu n'auras qu'à couper.
— Pourquoi, cela m'ennuierai-je ?
— Car elle est sur repeat.
Elle est vraiment accro à cette mélodie. Je suis dans un silence des plus complets, je ne sais plus où j'en suis, tout est brouillé dans ma tête. Puis je décide de rompre ce silence qui pour moi devient pesant.
— C'est pour ça que tu l'as reconnu.
— Quoi ?
— Clair de Lune.
— Oui, quand tu as commencé à jouer je l'ai tout de suite reconnu, mais par contre je n'aurai jamais deviné que c'était Edward Masen qui jouait du piano d'Emmett.
Pourquoi dit-elle cela ? Voilà maintenant, elle m'intrigue encore plus.
— Pourquoi ça ?
Elle se remet à rougir, Emmett avait raison à propos des rougeur de Bella. Mais curieusement, je trouve cela vraiment craquant.
— J'ai l'impression que tu rougis souvent.
— Oui, c'est l'un de mes nombreux défauts.
— Quels sont les autres ?
— Tu les sauras bien assez tôt, crois-moi.
— C'est donc vrai ce que nous a dit Emmett.
À mes paroles, elle devient encore plus écarlate.
— Qu'est ce qu'il t'a dit ?
— Je ne te répondrais que quand tu auras répondu à ma question Isabella.
Elle regarde la route puis son visage s'illumine, elle se gare devant une maison blanche.
— Je reviens tout de suite.
— Je t'accompagne.
Je veux savoir où elle vit. Quand on pénètre dans son entrée, je suis étonnée, sa maison fait modeste par rapport à celle des Cullen. Elle n'a rien avoir avec ce quoi, j'ai l'habitude de voir. Elle me regarde comme si elle était gênée par sa demeure.
— Tu peux t'installer sur le fauteuil dans le salon, le temps que je prépare mes affaires.
— Ne t'en fais pas pour moi.
Je la vois grimper les marches deux par deux. J'entends du bruit à l'étage. Quelques minutes plus tard, elle commence à redescendre quand elle rate une marche. J'ai juste eu le temps d'ouvrir mes bras et elle atterrit dedans. Je sens son merveilleux parfum qui me chatouille les narines et pour une fois, j'ai l'impression de planer sans pour autant avoir besoin de la moindre drogue. Elle quitte mon étreinte à plus grand regret.
— Maladroite, c'est ton deuxième défaut. Emmett avait bien raison. Est-ce que le troisième est vrai ?
— Pour le troisième, tu ne pourras pas le vérifier.
— Tu me fends le cœur.
— Ne te moque pas de moi. Je ne vois pas pourquoi une fille banale comme moi pourrait te fendre le cœur.
Banale, cette fille n'a rien de banal, enfin à mes yeux. On va pour quitter sa maison, quand elle voit que le répondeur clignote. Elle appuie dessus et une voix désagréable sort de l'appareil.
Vous avez trois nouveaux messages.
Lundi 3 août 2009 à 15 h 15 :
Bella c'est Mick Newton, Jessica m'a invité à aller à la fête organisée par Lauren, mais avant je me demandais si tu ne voulais pas venir avec moi. Tu me rappelles.
Je sens un étrange sentiment en moi, serait-ce de la jalousie. Je n'ai pas à être jaloux, c'est peut-être son petit ami.
— Tu peux toujours courir. Est-ce qu'un jour il comprendra que je ne l'aime pas et que je ne l'aimerai jamais ?
La jalousie redescend aussitôt. Ouf ! Elle n'est pas amoureuse de ce Newton.
Lundi 3 août 2009 à 16 h 30 :
Allo Bella, c'est Angéla. Je voulais t'annoncer que Ben m'a demandé en mariage et que j'ai accepté, je suis la plus heureuse des femmes. Je te laisse et je t'embrasse.
Lundi 3 août 2009 à 18 h :
Bella, c'est encore Angéla. Cela ne te dérangera pas de demander à Alice. Si elle veut venir avec moi pour choisir ma robe, elle a tellement de goût. Bonne soirée, mon père nous emmène au restaurant pour fêter l'événement. Bisous.
— Pas de problème. C'est comme si c'était fait.
Une fois qu'elle a supprimé ses messages et qu'on a repris le chemin de la villa des Cullen, je recommence mon interrogatoire.
— Tu n'as toujours pas répondu à ma question ?
— Quoi ? Quelle question ?
— Le piano.
Elle commence à mordre ses lèvres et elle se met à rougir, après avoir soupiré, elle reprend.
— Tu veux savoir pourquoi je n'ai pas reconnu le pianiste qui jouait alors que je l'écoute pratiquement toute la journée.
— Oui.
— Avec l'émotion.
— L'émotion ?
— Là en ce moment, je ne pourrais pas décrire ce que je ressens. Je peux juste te dire que je me sens bien et c'est comme cela pour tous les morceaux du CD. Mais ce que j'ai entendu tout à l'heure, chez les Cullen, était complètement différent.
Elle s'arrête de parler, cela devient vraiment pesant, maintenant qu'elle est lancée, je ne veux pas qu'elle s'arrête.
— Bella, je t'en prie. Je veux savoir.
— J'ai ressenti de la colère mêlée à de la tristesse et j'ai eu aussi l'impression que tu n'avais pas envie de jouer du piano.
Alors là bravo, elle te connaît depuis quoi ? Environ une heure et elle a déjà compris mon état d'esprit. Elle a l'air de se sentir coupable de s'être montrée honnête.
— Désolée, ne prends pas en compte ce que je t'ai dit. Après tout, je n'y connais rien en musique. Alors, je n'ai pas à te juger.
— Je ne suis pas en colère après toi, ne t'en fais pas. Tu es une des premières, sans compter mes amis proches, qui me dit les choses sans me mentir. J'apprécie ça plus que tu ne peux l'imaginer.
Non, je ne suis pas en colère après elle, mais après moi. Je suis le roi des bons à rien, je fais souffrir tout le monde au tour de moi. Quand elle arrive devant la maison, je n'ai qu'une pensée, le sachet de délivrance qui se trouve dans la boîte à gant de ma voiture.
— Rentre. J'ai oublié une chose importante dans ma voiture.
Elle s'en va et moi je me dirige vers ma voiture, où se trouve ma délivrance.
Je ne sais pas quand je posterai la suite, car pour l'instant le troisième chapitre n'est pas encore écrit. Tout dépend, si je l'écris vite comme le deux, mais tout dépend de mon imagination, c'est lui qui décide.
