Voila le chapitre 4, pauvre Edward, il es mal en point. Je serais bien volontaire pour lui remonter le moral (MDR). Bonne lecture
Chapitre 4
— Moi ?
— Oui, Bella. Tu sais habituellement, les femmes que je rencontre veulent coucher avec moi et j'accède à leur demande facilement. Je ne sais même plus combien de filles sont passées dans mon lit.
Voilà que maintenant, je lui raconte ma vie sexuelle, elle va me prendre pour un mec qui se sert des filles.
— Moi je le sais.
— La ferme Emmett, laisse-le parler.
Maintenant que j'ai commencé, je continue.
— Ce n'était pas très sérieux, j'ai joué mon salop, je le reconnais, mais je voulais les faire souffrir comme on m'avait fait souffrir par le passé. Je te l'expliquerai un autre jour.
Elle se met à me sourire, alors là, je ne la suis vraiment plus, je lui avoue que je suis un véritable salop envers les femmes et elle a l'air de bien le prendre.
— Tu es une drôle de fille Isabella Swan, tu arrives à voir qui je suis vraiment en quelques secondes, tu mets aussi très peu de temps pour découvrir que je suis un drogué et tu ne fuis pas quand je t'annonce que je couche avec toutes les femmes qui passent, devant ma...
Elle pose délicatement ses doigts sur mes lèvres.
— Chut ! Edward, je crois que j'ai compris. Ne t'en fais pas, je ne te jugerai pas.
— Mais !
— Non, Edward. J'apprécie le fait que tu sois honnête avec moi, mais ne me dit pas tout maintenant garde quand même une part de mystère. Je crois qu'on va beaucoup parler pendant ces trois semaines à venir.
Hein ! Qu'est ce qu'elle a dit ? Je n'y crois pas.
— Tu acceptes de m'aider.
— Oui.
— Tu ne sais pas dans quoi tu t'engages.
— Je le sais, Emmett, mais je tente quand même le coup. Tout le monde à droit à une seconde chance.
— Tu ne diras pas cela quand il sera en manque.
Le regard d'Emmett devient triste, il a raison quand avec Rosalie, ils ont essayé de me faire décroché, j'ai été vraiment horrible avec eux. Belle s'approche d'Emmett et elle lui entoure la taille avec ses bras
— Chut, ce n'est pas de ta faute.
— Je l'ai aidé, mais cela n'a pas été suffisant. J'ai bien vu qu'il recommençait à retoucher à cette merde et je n'ai rien fait.
— Emmett, cela ne serre à rien, de te sentir coupable.
— Tu as raison. Je vais rejoindre ma Rose.
— Elle est avec Alice.
Je suis un bon à rien, j'arrive même à faire pleurer Emmett. Je devrais peut-être en finir avec la vie.
— Je suis désolé, Bella, je suis nul. Je ne mériterais pas de vivre.
Elle me regarde puis elle pose sa main sur mon front, la fraicheur de ses doigts me fait énormément de bien.
— Edward, quand date ta dernière dose ?
— Je ne sais plus.
— Edward réfléchit, cela est important.
Je ne sais plus, tout devient flou, c'est quand la dernière fois. Je me souviens, hier soir, dans la salle de bains de ma chambre d'hôtel.
— Hier soir, je n'ai pas pris une seule dose aujourd'hui, car je n'étais jamais seul.
— Tu es en manque.
— Ça commence déjà ?
— Oui. Tu peux marcher jusqu'à la maison.
— Je vais essayer.
— Dans un premier temps, je vais te monter dans ta chambre et je vais essayer de te faire manger.
— Je n'ai pas faim.
Je suis dans un état second, je sens qu'elle essaie de me trainer seule jusque dans la maison, c'est un sacré bout de femme. Je sens un bras d'homme me prendre de l'autre côté, j'entends leur conversation avec beaucoup de mal comme si j'avais quitté mon corps.
— Jasper, connais-tu Edward ?
— Pas vraiment ! J'habite à New York et je suis arrivé à Chicago la semaine dernière et c'est là que j'ai fait la connaissance d'Edward. J'avais bien vu que quelque chose ne tournait pas rond, mais je ne pouvais rien dire. Tu sais Bella, je fais des études de psychologie donc si tu veux me parler, il n'y a aucun souci.
— Merci.
Ensuite j'entends une voix de femme. Je vois tout flou autour de moi.
— Edward, qu'est-ce qui se passe ?
À cette question, je peux y répondre même en étant dans un état second.
— Je suis un drogué, je vous déçois. De toute manière, j'ai toujours déçu tout le monde, j'aurais mieux fait de ne jamais venir au monde.
— Pauvre petit chou, on ne peut pas le laisser dans cet état.
— Non, chérie, on va faire quelque chose pour lui, ne t'inquiète pas. Bella reste avec Esmé, Jasper et moi, on va le monter dans la chambre.
Je sens que les bras de Bella sont remplacés par un homme, j'ai envie de crier pour qu'on me laisse Bella, mais aucun son ne sort de ma bouche puis j'ai dû perdre connaissance quels temps. Quand je reprends conscience, je suis dans un lit et il y' a Carlisle et Jasper qui s'apprêtent à sortir de la chambre.
— Je vous déçois.
Ils se retournent et ils s'approchent du lit.
— Je vous déçois, je serais vous, Monsieur Cullen, je me foutrais à la porte. Car je ne mérite pas votre gentillesse.
— Edward, je suis médecin. Je ne te foutrais jamais à la porte et puis si je le faisais Emmett et Bella ne me le pardonneraient jamais.
- Merci.
— De rien mon garçon, repose-toi, Bella t'apporte une soupe et puis appelle-moi Carlisle.
Il s'en va. Jasper s'apprête à partir aussi, mais je le rappelle.
— Tu crois que l'on pourra devenir ami.
— Pour moi, tu es devenu mon ami à la seconde ou tu as sauvé la vie de ma sœur.
— C'est normal, avec Emmett, on n'aurait jamais laissé quelqu'un lui faire du mal.
— Tu es quelqu'un de bien Edward Masen, je vais te faire la même proposition qu'à Bella, si tu as besoin de parler, je suis là.
— Merci.
— Allez repose toi bien, tu en as besoins.
Le docteur Cullen pardon Carlisle revient quelques minutes plus tard, il est suivi de Bella. Ils ont une discussion, mais je ne comprends pas ce qu'ils se dissent. Carlisle quitte la chambre et Bella s'assoit sur le bord du lit. Cela me rassure immédiatement.
— J'ai cru que tu n'allais jamais venir.
— Je suis là maintenant et puis j'ai dû monter un plateau, alors je suis monté doucement.
— Un plateau.
Elle me désigne la table de nuit, ou se trouve un plateau-repas.
— Je vais te faire manger.
— Je n'ai pas faim.
— Je ne te forcerai pas à tout manger, ton corps a besoin de force.
Elle ne forcera pas et elle a raison, mon corps à besoin d'énergie.
— Un peu alors.
— Oui.
Elle me sourit tendrement puis elle dépose le plateau sur mes genoux. L'odeur qui en sort est vraiment appétissante, je prends une cuillère puis deux et sans m'en rendre compte, j'ai fini le bol de soupe.
— Elle était bonne, c'est toi qui l'as fait.
— Je ne cuisine jamais quand je suis ici. C'est Esmé qui l'a fait.
Une fois qu'elle m'a enlevé le plateau, elle m'aide à me rallonger correctement. Je m'en veux de lui avoir demandé de m'aider. Il faut voir les choses en face, je suis un drogué et elle, c'est une très belle jeune femme et je lui impose ça. Mais j'y pense où va-t-elle dormir ? Je lui ai piqué sa chambre.
— Je suis désolé.
— De quoi parles-tu ?
— Je suis désolé que je sois un drogué et aussi j'ai pris ta chambre.
— À propos, de la drogue, j'ai une théorie.
Une théorie, alors là, elle m'intrigue vraiment.
— Une théorie ?
— Oui, disons que j'ai des théories sur tout. Je pense qu'on est tout plus ou moins des drogués à quelques choses.
— Je ne comprends pas.
— Emmett est drogué aux jeux vidéo. Pour Alice, c'est les vêtements.
J'ai compris où elle veut en venir, moi avant j'étais accro au piano. Je reprends.
— Rosalie, c'est les voitures.
— Pardon ?
— Oui. Malgré le physique de Rosalie, cela ne l'empêche pas d'aimer avoir les mains pleines de cambouis. Et toi ?
— Le coca et aussi ta musique, c'est comme une drogue, si je ne l'entends pas une journée, je suis malheureuse.
— Tu sais que tu es une fille étonnante.
Elle rougit, se mord la lèvre inférieure puis elle baisse la tête.
— Je suis banale, crois-moi.
— Tu n'as pas conscience de ton potentiel, je suis sûr que tous les lycéens te tournent autour.
— Non pas vraiment.
— Je n'en suis pas si sûr.
— Pour la chambre, cela n'est pas grave, la maison des Cullen est assez grande et ce n'est pas les chambres qui manquent.
Je lui souris, elle change de conversation comme si elle n'aimait pas être le centre d'une conversation comme mon ancien moi.
— Tu changes de conversation.
— Pas du tout. C'est juste que je n'aime pas être le centre d'une conversation, cela me gêne.
— Je suis… Pareil…
J'ai les paupières qui deviennent lourdes, je sais que je commence à m'endormir. Au moins, je partirais au pays des songes avec une belle image en tête, celle de Bella.
À bientôt pour la suite.
