Hunting the coyote

Titre : Hunting the coyote.

Chapitre : 07, The worst party of the year (La pire party (fête, soirée) de l'année).

Auteur : Katel Belacqua.

Fandom : Gundam Wing.

Persos et Pairing : Heero x Relena (yes ! *dit l'auteur qui a failli voir ses propres personnages ne pas concrétiser*), Brian, quelques amis de Brian, Peter Yuy, Dorothy.

Rating : M. Dites bonjour aux hormones des ados !

Genres : UA, violence (verbale, physique), romance, touche d'humour.

Disclaimer : Gundam Wing manga à Koichi Tokita. Gundam Wing anime à Masashi Ikeda et au studio Sunrise. "Gundam" à Yoshiyuki Tomino et Hajime Yadate.

Nombre de mots : 5 670 mots.

Notes globales sur le texte : - La soundtrack n'est, évidemment, qu'une indication. Ce ne sont pas des chansons qui m'ont inspirée ou que j'ai écoutées en écrivant, plutôt des chansons qui correspondent à l'ambiance du chapitre en question. Pour ceux qui veulent, j'ai les chansons, je peux les envoyer par mail !

- Aucun humain ou animal n'a été maltraité durant l'écriture de ce texte. Sauf l'auteur et Gugus, ordinateur portable de son état.

- Les idées évoquées dans le texte n'impliquent que les personnages, bien évidemment. Ca fait partie de l'histoire, rien de plus. Pas la peine de partir dans un débat pro-chasse, anti-chasse, ce n'est ni le lieu ni mon intention ni ce que j'espère vous faire retenir de cette histoire.


Chapitre 7 - The worst party of the year

Soundtrack : Muse - Sober

Pourquoi était-il venu ? Pas une minute depuis qu'il était arrivé, il n'avait pas regretté sa décision. Ne plus jamais accepter quelque chose sur un coup de tête, particulièrement quand c'était Brian qui proposait. Celui-là était une source perpétuelle de problèmes. D'ailleurs, il attirait à lui les gros bras et les abrutis. On entendait parfois leurs exploits en ville être racontés à demi mots. Des bagarres, des règlements de compte, voire des histoires de racket. De mois en mois, cela devenait plus grave, mais personne n'avait encore été inquiété par la police.

Brian lui avait dit qu'il faisait une soirée chez lui. Rien de très important, quelque chose de convivial, entre amis proches. Heero s'était convaincu qu'il ne craignait rien à accepter : Relena l'avait prévenu qu'elle serait occupée toute la semaine, beaucoup de travail à la maison, des dissertations à faire, donc il n'avait rien de prévu et se trouvait désoeuvré. Et son goût pour la chasse avait été considérablement refroidi par l'épisode du loup. Il avait accepté de venir.

« Quelque chose de convivial », « entre amis proches ». Bonne blague. Il devait y avoir au moins cinquante personnes dans la maison ! Et aucune n'avait plus de vingt-cinq ans, d'après ce qu'il constata. Le bruit de la sono était assourdissant, le brouhaha des conversations ne faisait qu'ajouter à la cacophonie ambiante. Heero n'était à l'intérieur que depuis cinq minutes qu'il en avait déjà mal à la tête.

Il regarda à droite et à gauche, histoire de voir de quel type de soirée il s'agissait. Presque aussitôt, il fit la grimace. Partout des bouteilles d'alcool, fort pour la plupart. La fumée des cigarettes et d'autres herbes non identifiées rendait l'air brumeux. Soirée typique de jeunes. Il avait intérêt à déguerpir rapidement avant que ça ne dégénère comme il savait que ça allait se passer. S'il avait tendance à fuir les gens en proie à des substances illicites, ce n'était pas par misanthropie.

Malheureusement, lorsqu'il fit demi-tour, il se heurta à Brian en personne.

- Ben, tu t'en vas déjà ? s'étonna ce dernier.

- Je n'avais pas l'intention de rester très longtemps, répliqua Heero.

Il aurait dû répondre « J'ai oublié que j'avais des trucs à faire », mais Brian aurait peut-être senti la supercherie.

- Oh, allez, je voulais te présenter à des copains…

Heero plissa les yeux. Cela s'annonçait mal. Très mal, même. Il n'allait pas réussir à s'en tirer à si bon compte.

- Je pensais rentrer, tenta-t-il.

- Allez, cinq minutes…

Se promettant de compter les secondes et se maudissant pour ne pas savoir se montrer plus ferme, Heero céda.

~ * ~

Fallait-il réellement dire qu'il le regretta amèrement par la suite ? C'était encore pire que sa décision de venir à la fête. Il se retrouva coincé entre deux grands gars à la carrure de footballeurs, qui éclataient d'un rire gras et agaçant à chaque réplique de Brian. Ils semblaient avoir le quotient intellectuel d'une moule, et encore, ce devait être une insulte pour les moules. Des êtres comme eux existaient-ils vraiment ? Heero avait toujours cru que c'était une parodie, une exagération… Force lui était d'admettre que ceux-là étaient des abrutis finis.

Brian avait commencé par donner une note à toutes les filles présentes, accordant cinq points par décolleté, trois points pour des jambes nues. Le visage ne donnait qu'un point, et encore, quand il était bien maquillé, c'est-à-dire qu'un tube de fond de teint entier avait été utilisé et que les yeux étaient si couverts de couleurs qu'on aurait cru avoir affaire à un tableau d'Andy Warhol.

Heero roula des yeux mais s'abstint de tout commentaire. En son for intérieur, il savait que Brian n'accordait d'importance qu'à la beauté extérieure et qu'il était parfaitement capable de sortir avec une bombe totalement superficielle et dénuée de personnalité. Si jamais il arrivait à la convaincre de sortir avec lui, ce qui n'était pas une mince affaire, ajouta-t-il avec un sourire narquois. Evidemment, il n'avait pas formulé à voix haute ses pensées, donc personne ne comprit pourquoi il sourit à ce moment-là.

Après ce système de notation des plus arbitraires, et pas franchement discret, Brian enchaîna sur ses précédentes petites amies. A l'entendre, il s'était fait tout le lycée. Côté féminin, évidemment. Et toutes avaient été « ravies » d'avoir bénéficié de ses « talents ».

A ce point de la conversation, Heero était prêt à vomir même avec l'estomac vide. Ce type faisait honte à l'espèce humaine. Et il pesait ses mots.

Il décida de ne plus écouter cette discussion. Il était présent, ses yeux étaient toujours poliment braqués sur Brian, mais son esprit se trouvait à des kilomètres de là et n'enregistrait plus un traître mot de ce qu'il disait. Il aurait dû faire ça bien plus tôt. Rien ne l'obligeait à répondre, après tout.

Puis ses oreilles saisirent le prénom familier de « Relena ».

Inconsciemment, il se tendit et rectifia sa position dans le canapé. Il ne devait pas leur faire comprendre qu'il la connaissait.

- Relena ? C'est qui ? demanda un des benêts qui écoutaient.

- Oh, une nana… Plutôt canon, d'ailleurs. Elle est arrivée y'a quelques années ici. Elle connaissait personne, je me suis gentiment proposé pour lui expliquer comment était la vie de ce côté-là du comté, ricana Brian sans l'ombre d'un remords. Dommage pour elle, elle est du genre asociale, un peu psycho sur les bords. Ca m'étonnerait pas qu'elle ait un grain. Parce que sinon, elle couinait comme une nympho ! On aurait pas dit qu'elle était vierge…

La colère montait progressivement chez Heero. Il avait l'impression de bouillir littéralement de rage et s'étonnait que ses voisins n'aient pas encore remarqué son état. Comment Brian osait-il ? Comment pouvait-il parler de Relena de cette manière ?! Et n'avait-il pas promis de se taire à son sujet ?

- Je la connais ? demanda Dick, un des adolescents présents, que Heero ne commençait pas, avec un sourire qui en disait long.

Brian parut réfléchir.

- Mmh, je crois pas… Elle est pas dans notre classe. Ca te dit quelque chose, une nana aux cheveux euh… ils étaient de quelle couleur, déjà ? J'arrive plus à me souvenir… Bah, je te la montrerai la prochaine fois. Eh, j'ai une idée ! Je vais te la présenter, comme ça, tu seras sûr de tirer ton coup ! Tu vas voir, elle est bonne…

La suite se passa en un éclair. Heero s'était levé d'un bond et jeté sur lui, lui donnant un coup de poing qui l'envoya à terre. L'esprit ralenti par l'alcool, les autres mirent quelques instants avant de comprendre que c'était du sérieux. Mais ils s'empêtrèrent entre eux quand ils essayèrent de se relever, donnant sans le vouloir du temps supplémentaire à Heero.

Ce dernier ne s'étala pas en politesse et se mit à frapper Brian, libérant toute la haine qu'il avait en lui et qui n'était pas forcément dirigée contre son ancien ami. Son adversaire commença par parer, sans doute surpris par l'attaque fulgurante, puis il rendit les coups. Et il n'avait pas surfait sa réputation. Quand il cognait, c'était du sérieux. Heero dut rapidement se défendre, mettant ses bras devant son visage.

- Et ben, Yuy, t'as un problème ? T'arrives pas à la sauter et t'es jaloux, c'est ça ?

Heero avait envie de hurler que le problème n'était pas de la « sauter » ou pas, mais de ses sentiments à elle. Elle n'était pas du bétail, c'était un être humain, bon sang, pas un bête objet qu'on jette après usage !

Et pourtant, une partie de son cerveau affirmait que oui, il était jaloux. Brian avait eu les faveurs de Relena, il n'avait eu aucun mal à l'approcher, à sortir avec elle, sans avoir la moindre arrière-pensée, la moindre hésitation, tandis que lui-même n'arrivait pas à comprendre ce que représentait la jeune fille pour lui. Il l'aimait, mais n'était-ce pas par amitié ? Par compassion ? Il l'appréciait parce qu'elle lui faisait confiance, et en retour, il lui accordait la sienne, leur relation était parfaite, sans accroche…

Pourquoi avait-elle perdu son temps avec Brian ? Pourquoi un crétin pervers et misogyne tel que lui ? Il y avait tellement d'autres garçons au lycée…

Mais il ne restait pas avec elle parce qu'il avait envie de coucher avec elle. Cela, il en était certain. Il cherchait sa compagnie parce qu'il ressentait un manque qu'elle semblait être la seule à pouvoir combler. Il avait besoin d'avoir quelqu'un dans sa vie, autre que son père, sa famille, et ça avait été elle. Aussi simple que ça. Pourtant, ils ne se ressemblaient pas. Ils avaient un passé et une histoire différents. Des goûts qui parfois ne coïncidaient pas – la chasse, par exemple, bien qu'elle en fasse à l'occasion, mais toujours dans un but « utilitaire ». Leurs personnalités n'auraient pas dû les amener à se rencontrer. Etait-ce pour cette raison qu'il était si enrichissant d'être avec elle ? Heero avait l'impression de découvrir qui il était, qui il était vraiment, loin des stéréotypes ou des obligatoires que lui imposaient ses parents. Il apprenait à devenir quelqu'un, et il le devait à elle. Uniquement à elle.

Paradoxalement, il mettait moins d'argent de côté pour la MIT, puisqu'il allait bien moins souvent chasser, mais il était plus déterminé à y aller. Elle l'avait convaincu qu'il en avait les pleines capacités. Et qui pouvait savoir, s'il parlait avec détermination à son père, peut-être celui-ci accepterait-il de l'aider… ?

- Une ordure de ton espèce ne devrait même pas avoir le droit de poser les yeux sur elle ! grogna-t-il en lui donnant un coup dans l'estomac.

- Je ne savais pas que tu la connaissais… Mais deux losers (1) dans votre genre, ça ne m'étonne pas. Et elle veut pas coucher avec toi ? Qui sait, elle préfère peut-être les filles à toi…

Pourquoi ramenait-il tout au sexe ?!

Pour seule réponse, Heero lui donna un uppercut (2) dans le nez. Le sang coula sur le visage. Il crut même entendre un gémissement. Il avait dû faire mal. Tant mieux. C'était tout ce qu'il souhaitait. Infliger à Brian une souffrance physique proportionnelle à celle qu'il ressentait intérieurement en entendant ses mots.

Ses comparses commençaient à bouger. Ils étaient dans un recoin, peu de gens avaient compris qu'une bagarre avait lieu, mais Heero n'avait aucune envie de rester ici. L'air était étouffant et la compagnie désagréable. De plus, il savait ce qu'il risquait s'il traînait plus longtemps. On l'attraperait et il aurait droit à une sacrée correction, parce que tous respectaient Brian et le vengeraient.

Estimant qu'il en avait assez fait, Heero sortit. Lundi, il allait déguster, certainement. Néanmoins, à cet instant précis, il était très content de lui. Brian n'avait eu que ce qu'il méritait.

~ * ~

- Tu n'aurais pas dû te battre, le gronda Relena.

Heero grimaça quand elle posa de la glace sur sa joue. D'instinct, il était allé chez elle après avoir quitté la fête. Un ami l'avait appelé sur son portable, lui disant que c'était « un sacré merdier » et que Brian était furieux. Heero lui avait expliqué l'affaire en deux mots, sans trop y croire. Il fut surpris d'entendre en réponse qu'il avait bien fait. Il avait au moins un allié. Cela le réconforta un peu. Et que Relena le laisse entrer malgré la quantité de travail qu'elle avait lui fit encore plus plaisir.

- Et le laisser parler à tort et à travers ?

- Il n'est bon qu'à ça. Ne lui ôte pas son heure de gloire. Quand même… tu l'as tabassé à sa propre fête, son ego a dû souffrir.

- Pas que son ego, répondit Heero en repensant au nez en sang.

Comprenant qu'il n'éprouvait pas de remords, Relena le donna une tape sur le bras.

- Tu t'en es fait un ennemi. C'est stupide.

- Et qu'est-ce qu'il peut me faire ? Me tomber dessus avec ses copains ? Je l'attends. Il sera particulièrement lâche s'il m'attaque en bande, mais je n'en attends pas moins de lui. Il a toujours besoin d'une audience.

- Ah, les hommes.

Elle souriait, pourtant. Heero remarqua que le livre laissé ouvert sur le canapé traitait de mathématiques. Désirant changer de sujet, il lui demanda ce qu'elle faisait.

- Des exercices. Rien de passionnant. Ca ne vaut pas le spectacle que vous avez dû faire, là-bas.

- Pourquoi j'ai toujours l'impression d'avoir moins de devoirs que toi ?

- Parce que je vise une grande université et qu'il me faut préparer les examens d'entrée. Ce n'est pas parce que je ne vais pas aux cours du soir que je ne sais pas ce qu'il faut faire pour étudier. Je me force à faire des exercices tous les jours.

Heero la dévisagea, surpris.

- Tu ne m'en as jamais parlé.

- Ca n'avait pas d'importance.

Etait-ce son imagination ou avait-elle délibérément détourné les yeux… ?

Quand elle voulut se diriger vers la cuisine pour prendre une autre poche de glace, il l'attrapa par le poignet et la força à rester. Son regard la sonda.

- Bien sûr que c'est important. J'ai envie de savoir ce que tu feras plus tard. Et la fin de l'année arrive vite. Tu as postulé où ?

- A plusieurs endroits… Harvard, entre autres.

Heero s'étrangla.

- Har… Harvard ?!

- Quoi, tu penses que je ne suis pas capable d'y entrer ?

- Euh… Je ne sais pas mais…

- Toi, tu seras accueilli en élève prestigieux à la Massachusetts Institute of Technology mais moi, je ne peux pas tenter Harvard ? demanda Relena avec un regard dangereux.

Il comprit que s'il lui disait de manière directe qu'elle ferait mieux de revoir ses ambitions à la baisse, elle allait très mal le prendre.

- Le niveau est un peu… élevé, non ? tenta-t-il. Ils ne prennent que les meilleurs… C'est la plus grande université des Etats-Unis, quand même.

- Je sais tout ça. Mais j'ai envie d'essayer. Tu as l'intention de m'en dissuader ?

- Non. Si tu veux tenter, tente. Ca ne coûte rien.

Bien sûr que si, ça coûtait les frais d'inscription aux concours. D'une somme absolument indécente (3), comme l'étaient les frais de scolarité. Cependant, la famille de Relena n'était pas dans le besoin et elle serait capable de lui permettre une telle folie. Elle savait même qu'ils espéraient de tout cœur qu'elle y entre. Mais elle ne le dit pas à Heero. Elle n'avait pas envie qu'il sache qui étaient réellement ses parents et ce qu'ils espéraient d'elle pour l'avenir.

L'adolescent n'avait déjà plus leurs études en tête. Les paroles de Brian continuaient à le hanter.

- Je ne comprends pas du tout ce que tu pouvais lui trouver.

- A qui ?

- A Brian.

Le nom s'accompagna d'un regard noir. Relena sourit à son air bougon et s'assit en face de lui, dans un fauteuil.

- Et bien, c'est une excellente question. Mettons que sa popularité était… grisante. Ou que j'avais besoin d'être rassurée, d'être avec quelqu'un qui pourrait me protéger. Quelque chose comme ça.

- Protéger ? Te protéger de quoi ?

Elle balaya la question d'un geste.

- Tu sais comment sont les filles, Heero. Mystérieuses et terriblement compliquées. Par moments, il m'arrive d'avoir des réactions incompréhensibles. C'est le cas ici.

- Mais Brian, quand même. Brian.

- Je sais. Un crétin fini. Si ça peut te rassurer, c'est passé. Oh, qu'est-ce que je peux le détester, maintenant ! Il ne s'est pas amélioré avec l'âge, tu sais. Il est devenu vicieux, railleur, ambitieux, arrogant…

- Et stupide.

- Oui, stupide, aussi.

L'adolescente revit en pensée cette période. Etrange période, vraiment. Elle venait de déménager, était déboussolée par cette ville qui lui paraissait microscopique et presque paysanne avec tous les bois qui l'entouraient. Pourtant, il y avait bon nombre de petites villes ou de villages dans le comté de Wood, Nekoosa était loin d'être la plus petite, elle était même une des plus peuplées. Mais quand on avait l'habitude de New York ou de Marshfield (4), la taille des autres villes paraissait vite dérisoire.

Et après avoir fréquenté un lycée privé d'un excellent niveau, elle se retrouva dans l'unique établissement de la ville, avec tous les jeunes des alentours. D'une des élèves les plus en vue de sa classe, pour ne pas dire la reine de sa promotion, elle était devenue la nouvelle, l'objet de toutes les attentions. Elle avait cru voir en Brian le double d'une personne de son précédent établissement, une star populaire qui lui ferait retrouver rapidement son statut. Mais elle découvrit que la popularité ne s'accompagnait pas de l'intelligence, ici. Plutôt que de renier qui elle était, elle préféra tomber dans l'anonymat le plus total. Elle n'avait besoin de personne pour briller en société. Et ne saurait être réduite à l'état d'instrument au bras d'un homme puissant. A croire qu'elle avait le dessein d'emprunter le même chemin de la défunte Jacqueline Kennedy-Onassis, femme de Président (5).

- J'ai cru que Brian m'apporterait quelque chose, déclara-t-elle à mi-voix, mais en final, il ne m'a amené que des ennuis et des regrets.

- Dommage que je ne t'ai pas vue plus tôt.

Elle tourna la tête vers lui et plongea ses yeux dans les siens. Elle ne souriait pas.

- A cette époque, je crois que tu étais totalement renfermé sur toi-même. Même si tu m'avais vue, tu ne te serais pas intéressé à moi.

- Qu'est-ce que tu en sais ? J'aurais très bien pu vouloir t'approcher… Apprendre à te connaître…

- Me draguer ?

Il la vit sourire et comprit qu'elle ne le prenait pas au sérieux.

- Oui, peut-être.

- Heero, tu es incapable de draguer. Je l'ai bien vu. Mais tu es mignon quand même. Je suppose que c'est ce qui fait ton charme.

- Mais je t'aime bien. Et je t'aurais aimé aussi si on s'était rencontré plus tôt. Dans la cour du lycée ou dans la forêt. Quoique la rencontre avec les coyotes donnait un peu de mystère à cette relation.

- Qui parle de « relation » ?

S'approchant d'elle jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de son visage, il la fixa en souriant. Elle n'eut pas de mouvement de recul, alors il franchit la dernière distance pour l'embrasser doucement. Lorsqu'il se rassit, c'était elle qui souriait.

- Je pense qu'on en a une, de « relation », déclara-t-il calmement.

- Ce n'est pas avec ça que tu vas me convaincre qu'on sort ensemble.

- C'est un bon début, non ?

Relena parut réfléchir, exprès pour l'énerver. Lui se contenta de la regarder nerveusement. Elle ne le repoussait pas mais agissait de manière étrange. Pouvaient-ils réellement considérer ce qui venait de se produire entre eux, dialogues et gestes, comme les prémices d'une relation amoureuse ?

- Un début, oui… Mais vers quoi ?

- Vers… autre chose ? Jusqu'à ce qu'on se fatigue l'un de l'autre ?

- Ca me semble juste.

Elle alla s'asseoir sur le canapé, à côté de lui. Heero en profita pour passer un bras autour de ses épaules pour l'attirer à lui. Entourés par le silence et n'ayant pas besoin de parler pour se comprendre, ils savourèrent ce rare moment de bonheur.

~ * ~

Peter leva les yeux de la télévision en entendant la porte d'entrée. Heero lui avait dit qu'il allait à une fête et qu'il y passerait certainement une partie de la nuit, aussi fut-il surpris de voir son fils rentrer alors que vingt-trois heures sonnaient à peine.

- Et bien ? C'était si amusant que ça ? lança-t-il.

Heero lui lança un bref regard en passant devant la porte du salon mais ne s'arrêta pas et continua son chemin jusqu'à la cuisine, afin de se désaltérer. Ce fut suffisant pour que Peter remarque l'hématome sur sa joue. Il se leva et alla le rejoindre.

- Fiston ! Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Rien. Une bagarre. Un truc qui a dégénéré.

- Pourquoi ça a dégénéré ?

L'adolescent était fatigué par toutes ces questions. Il choisit la franchise.

- Un imbécile qui a fait une remarque déplaisante sur une amie. J'ai pas supporté.

- Je suppose qu'il s'est excusé ?

- Il préfèrerait crever plutôt que s'excuser. Mais il y pensera à deux fois la prochaine fois.

Peter fronça les sourcils.

- Cette fille… Qui est-ce ?

- Une amie.

- Tu ne m'as jamais dit que tu avais une petite amie.

Le regard que lui envoya Heero signifiait clairement « Je te parle souvent, peut-être ? ». Pourtant, il répondit, d'un ton presque calme :

- Je ne la connais que depuis peu.

- Pourquoi ne l'as-tu jamais amenée ici ?

- On discute au parc. On va se promener dans la forêt. J'ai jamais pensé à la faire venir ici. C'est assez loin de chez elle, en plus.

- Et… comment elle est ? Mignonne, intelligente ?

Heero trouva la question stupide. Qu'attendait son père, qui lui réponde « Non, c'est un thon et elle est bête comme ses pieds » ? Les adolescents amoureux étaient loin d'être objectifs. Un jour, c'était « la femme de sa vie », le suivant « le pire être sur Terre ». Et puis, à quoi servait une description ? Peter ne la rencontrerait sans doute jamais.

- Elle est sympa. Ca va.

- Elle vaut la peine de prendre des coups ?

Réponse immédiatement et claire comme de l'eau de roche :

- Définitivement.

Ne souhaitant pas prolonger l'interrogatoire plus longtemps, et ayant fini de boire son verre d'eau, Heero s'apprêtait à sortir de la pièce quand Peter s'interposa entre la porte et lui.

- Au fait… Ta mère a appelé.

- Ah. (Un silence.) Elle va bien ?

- Bien sûr. Elle va toujours bien. Particulièrement quand elle est loin de moi, poursuivit le père d'un ton cynique, avant de poursuivre : Elle m'a parlé… de la MIT.

Cela fit l'effet d'une douche froide à Heero. Ainsi, il ne pouvait même pas se fier à sa propre mère pour garder un secret ? Quel intérêt avait-elle à le trahir de cette manière ? Il lui avait pourtant fait promettre de ne rien lui dire !

- C'est une bonne école, commenta Peter.

- Ouais. Mais loin. Et cher. Et je suppose que tu vas me dire que c'est un beau rêve que je ferais mieux d'oublier très vite.

- Heero… Il faut avoir des rêves. Des objectifs. Il faut vouloir faire quelque chose de sa vie pour s'en sortir. Celui qui ne sait pas ce qu'il veut être reste perdu toute sa vie. Tu as la chance d'avoir envie de faire quelque chose et d'en avoir les capacités… Pourquoi n'essayerais-tu pas ? Je n'ai pas le droit de me mettre en travers de ton chemin quand ça concerne ton avenir.

- C'est pourtant ce que tu fais.

La réplique se voulait sarcastique, mais elle sonnait triste. Déçu de ne pas réussir à tenir tête à son propre père, l'adolescent essaya de forcer le passage afin de retrouver l'abri confortable de sa chambre. En vain. Peter avait ressassé cette discussion plusieurs fois dans sa tête et il était déterminé à en finir ce soir, maintenant qu'il comprenait un peu mieux son fils.

- Tu veux vraiment travailler dans l'informatique ?

Heero laissa tomber toute tentative de fuite. Il planta résolument son regard dans celui de son père, prenant une grande inspiration.

- Oui.

- Et tu veux vraiment aller à la MIT ?

C'était encore plus facile de répondre.

- Oui.

- Vraiment vraiment ?

- Oui.

- Alors qu'est-ce qui te retient ?

- Les trente-cinq mille dollars de frais ? répliqua l'adolescent.

Peter haussa les épaules.

- A homme vaillant, rien n'est impossible. Tu trouveras bien un moyen de les trouver, non ? Je sais que tu en as déjà parlé avec ta mère, alors je ne me fais pas de souci.

Heero était sous le choc. Déjà son père ne refusait pas son inscription. Ensuite, il le soutenait, ou quelque chose dans ce genre-là, avec sa façon étrange de dire les choses. Mais quand Heero évoquait la question de l'argent, il l'envoyait promener ! C'était à n'y rien comprendre.

- Eh, tu ne devrais pas me dire que tu vas m'aider, là ?! Je peux pas rassembler une telle somme !

- Tu es pourtant bien parti pour. Et tu veux y aller, non ? Alors tu dois t'en donner les moyens et te débrouiller seul pour y arriver.

Et Peter retourna au salon.

C'était une victoire qui avait un goût de défaite. Ou plutôt une défaite qui avait un goût de victoire, décida Heero. Il pouvait quasiment y aller et son père était au courant de ses projets. Il ne lui avait même pas dit qu'il ferait mieux de se trouver un boulot tout de suite. Il y avait du progrès. Vraiment une drôle de soirée. Brian, Relena, son père… Qui d'autre allait le surprendre et le forcer à sortir de son mutisme, à présent ?

~ * ~

La réponse arriva le lundi matin devant l'établissement scolaire en la personne de Dorothy Catalonia (6). Cette fille, dont les grands-parents venaient d'Italie, Heero l'avait rencontrée trois ans plus tôt, en TP de biologie. Elle était un peu particulière… Si on pouvait qualifier les hommes de coureurs de jupon, qu'en était-il des femmes ? Pas que Dorothy soit nymphomane ni allumeuse, mais elle… collectionnait les trophées de chasse. Quand elle fixait son attention sur un mâle, elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour l'accaparer. Fonceuse, battante, voilà comment on pouvait décrire son caractère. Et elle n'avait pas froid aux yeux. Heero avait souvent l'impression qu'elle était un garçon dans un corps de fille. D'ailleurs, elle pratiquait l'escrime et y excellait, étant même classée au niveau national. Néanmoins, tout en étant masculine par la personnalité, elle avait l'esprit machiavélique et les charmes inhérents à son sexe.

Heureusement pour lui, elle ne l'avait jamais considéré comme une proie. A croire qu'elle ne l'avait jamais considéré comme un homme non plus. Pour elle, il ne devait être qu'un complice, qu'un ami. Elle n'avait pas beaucoup d'amis car elle prétendait n'en avoir pas besoin, mais elle ne rechignait pas à aller lui parler de temps en temps, maintenant qu'ils n'étaient plus dans la même classe. Ce fut elle qui alla vers lui de beau matin.

- Il paraît qu'il y a eu de l'animation chez Brian samedi soir, lança-t-elle sans le saluer.

Heero se contenta de la dévisager. Elle n'y était pas… Les nouvelles allaient-elles si vite que ça ?

- Comment es-tu au courant ?

- Facebook, idiot. Et encore, ça aurait été YouTube si Chris roulant le pelle de l'année à Donna ne t'avait pas ravi la vedette. Pourtant, ça a été filmé n'importe comment, la vidéo était à vomir. Je ne parle même pas du contenu.

- Je n'ai pas besoin de commentaire, merci, grommela le brun en continuant son chemin.

Mais Dorothy ne serait pas Dorothy si elle abandonnait au premier refus. Elle suivit sans peine son allure forcé.

- Brian ne va pas laisser passer cet affront, tu sais.

- Je n'espérais pas qu'il le fasse.

- Tu vas avoir de très gros ennuis. S'il te coince dans un coin avec sa bande…

- Preuve qu'il est incapable de prendre une décision seul.

- Ses comparses ne le quittent jamais. Il faut les comprendre : un cerveau pour dix personnes, il vaut mieux ne pas le lâcher…

- Je dirais un demi cerveau. Dans ses grands jours.

- Il a juré de se venger.

- Je sais. Franchement, Dorothy, tu ne peux pas me dire quelque chose que j'ignore ?

- … C'est vrai que tu t'es battu à cause d'une fille ?

Sa question le cloua sur place. Elle semblait surprise. Mais que croyait-elle : que s'il n'était qu'ami avec elle, c'était parce qu'il était homosexuel ?!

- Ce n'est qu'une des raisons. Mettons que Brian me tapait sur le système depuis un moment. Alors quand il a insulté Relena…

- Elle s'appelle Relena, donc ?

- Pourquoi l'ignores-tu, si tu es au courant de toute l'affaire ?

- Je suis simplement au courant de ce qu'a crié Brian sur tous les toits. Que tu l'as attaqué en traître à sa propre fête parce que tu n'as pas supporté une petite plaisanterie sur ta petite amie.

- Il s'est montré grossier.

- Typiquement lui.

- Et ce n'était pas une « petite plaisanterie », c'était une longue tirade sur toutes les filles qu'il s'est tapées.

- Rassure-moi : il n'a pas eu le culot de m'évoquer ? Sinon, je vais lui régler son compte à sa manière… avant même qu'il n'ait eu le temps de mettre le petit doigt sur toi.

A voir le regard brillant de Dorothy, Heero n'en douta pas un seul instant. Voilà une fille qui n'avait pas besoin de protection. C'était plutôt les autres qui devaient être protégés d'elle tant elle était capable de se montrer dangereuse. Et ses paroles n'étaient pas en l'air, il le savait.

- Il sait les risques.

- Brave petit. Il a tout de même un peu de jugeotte dans son petit crâne. Mais… attends un instant… Tu as dit qu'il parlait des filles qu'il s'est tapées ? Ta copine est son ex ?

- Ca n'a pas duré longtemps. Une semaine, à peine. Et ça fait plus de deux ans. On fait tous des erreurs de jugement, tu es bien placée pour le savoir.

Dorothy hocha gravement la tête comme s'il lui rappelait un épisode douloureux de sa jeunesse.

- Relena… Non… Ne me dis pas que c'est Relena Darlian !

Heero réalisa à cet instant précis qu'elles étaient dans la même classe. Une lueur paniquée traversa ses yeux.

- Dorothy, promets-moi de la laisser tranquille. Elle n'a rien à voir avec ça.

- Euh, excuse-moi, mais tu as dit toi-même que tu as corrigé Brian à cause d'elle.

- En partie à cause d'elle. Et ce n'est pas une raison pour la harceler de questions ou l'embêter avec cette histoire.

- Oh. Tu me connais. Je serai la discrétion incarnée…

- C'est bien ce qui me fait peur.

~ * ~

Dorothy trépigna d'impatience durant les deux cours de la matinée. Assise dans le fond de la classe, elle avait une bonne vue d'ensemble et ne lâcha pas des yeux celle qui, comme elle le savait, s'appelait Relena. Une élève studieuse, appliquée, discrète mais travailleuse. Quel ennui ! Dorothy aurait vraiment préféré avoir affaire avec une pipelette qui aurait raconté à droite et à gauche qu'un garçon s'était battu pour elle le week-end précédent. Elle devait reconnaître, pour la défense de Heero, qu'il avait bien choisi. Elle paraissait particulièrement discrète. Mais pour elle, c'était également synonyme de personnalité effacée, fade, donc un mauvais point. Elle devait en avoir le cœur net.

L'adolescente s'approcha de sa cible d'une démarche féline, s'attirant de nombreux regards masculins. Inconsciente du danger qui arrivait lentement vers elle, Relena rassembla les affaires dans son sac, s'apprêtant à changer de salle.

- Tu es Relena ? Relena Darlian, n'est-ce pas ?

Surprise, elle releva la tête.

- Oui. Dorothy, c'est ça ? En quoi puis-je t'aider ?

- Tu sors avec Heero Yuy ?

Plusieurs personnes tournèrent la tête d'un air intéressé dans leur direction. Relena fronça les sourcils et mit son sac sur son épaule.

- Non.

Et elle se dirigea vers la sortie, cherchant à éviter d'attirer l'attention sur elle. Dorothy la suivit comme si elles étaient les meilleures amies du monde.

- Tu sors avec Heero Yuy ? répéta-t-elle.

- Je n'ai pas l'honneur de connaître cette personne.

- Brun, yeux bleus, ne parlant que si nécessaire, classe trois, te suit des yeux depuis quelques semaines.

- Je ne vois pas de qui tu veux parler.

Dorothy attendit jusqu'à atteindre un coude du couloir où la foule était moins dense, vérifia que les personnes aux alentours appartiennent toutes à d'autres classes et d'autres niveaux, si bien que Relena et elle semblaient transparentes à leurs yeux, et la força à arrêter sa progression.

- Ce qu'il a fait à Brian est amplement mérité. Je ne cherche pas à te piéger, petite.

- Il peut faire ce qu'il veut à Brian, c'est le cadet de mes soucis, répliqua Relena, se sentant agacée.

- Je suis une amie de Heero. J'étais juste curieuse de savoir à quoi tu pouvais bien ressembler. Je n'aurais pas imaginé que tu puisses être si… quelconque.

Comprenant que cela ne servait plus à rien, Relena laissa tomber le déni. La discussion serait plus courte si elle allait droit au but.

- Parce qu'il est supposé être exceptionnel ? Je n'avais pas remarqué.

- Non, je veux dire… Yuy ne s'intéresse pas aux filles en temps normal.

L'adolescente qui faisait face à Dorothy haussa un sourcil.

- Et aux garçons non plus, termina cette dernière. Donc tu dois avoir quelque chose de particulier qui l'a attiré… Qu'est-ce que c'est ?

- Un cerveau, peut-être.

Dorothy éclata de rire.

- Excellent ! Ne te leurre pas, princesse, je n'ai aucune envie de sortir avec lui. J'étais simplement curieuse de te voir. Heero et moi sommes de la même espèce. Des chasseurs, ajouta-t-elle après un silence volontaire.

Relena lui lança un regard perçant.

- Heero est plus qu'un chasseur.

Le sourire de Dorothy s'élargit.

- Mais ça, peu de personnes peuvent le voir. Un conseil : éloigne-toi de Brian… Il a la rancune tenace.

- Je sais très bien comment il est, merci du conseil. Sur ce… j'ai cours de ce côté-là (Relena pointa le bout du couloir.) et toi, au troisième étage, si je ne m'abuse. Bonne journée.

Et elle continua son chemin.

Dorothy la regarda s'éloigner, les yeux pétillants de malice. Oh que non, elle n'était pas fade ni effacée. Il suffisait d'appuyer sur les bons boutons pour qu'elle sorte de ses gonds.

A suivre dans le chapitre 8
(publication le lundi 22 février)


Notes de lecture :

(1) : 'loser' signifie littéralement 'perdant', mais c'est devenu en français un mot péjoratif, correspondant à 'pauvre type', 'personne arriéré', etc.

(2) : 'uppercut', terme de boxe qui décrit le 'coup de poing remontant'. En général, ça fait assez mal.

(3) : Pour citer Wikipédia, « [Harvard] arrive en tête du classement académique des universités mondiales établi par des chercheurs de l'université Jiao Tong de Shanghai et fait partie de la Ivy League, association informelle regroupant les huit universités les plus anciennes et les plus célèbres des États-Unis. » Les frais de scolarité se situent dans l'échelle entre 22 000 et 50 000 dollars…

(4) : Marshfield, ville située à cheval entre les comtés de Wood et de Marathon (Wisconsin), comme dit précédemment, avait environ 19 000 habitants en 2000. Nekoosa, où se déroule l'histoire, 2 500. Quant à New York, il y a plus de 8 millions d'habitants...

(5) : Jacqueline Kennedy-Onassis fut l'épouse du futur Président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy (alors sénateur) de 1953 à 1963, et première dame de 1960 à 1963. En 1968, elle épouse Aristote Onassis, armateur et milliardaire grec, qui meurt en 1975. Jacqueline meurt, elle, en 1994, des suites d'une sorte de cancer du système lymphatique. Malgré l'image très glamour du couple Kennedy, la réalité fut bien plus cruelle, mais Jacqueline apparaît comme une femme libre et indépendante qui s'est peu à peu élevée dans l'ombre des hommes de sa vie…

(6) : Pourquoi ai-je la musique de La Famille Addams en tête quand je pense à l'apparition de Dorothy… ?