CHAPITRE 8 : VIVRE SA VIE D'HUMAIN

Je réfléchis toute la nuit aux évènements qui venaient de se produire avec Edward. Malgré tout mon amour pour lui, je restais persuadé, qu'il fallait que je reste loin de lui. Qui sais ce qui pourrait lui arriver encore s'il restait prés de moi.

Je savais qu'il était ma destiné, mais peut être que je devais juste l'aimer de loin et le protéger des malheurs qui pourrait survenir.

Le lendemain, je n'allais pas au lycée, j'avais décidé que je n'irais plus, tant qu'Edward ne m'oublierait pas. Personne ne me posa de question, ni ne tenta de me persuader de retourner au lycée, tous savaient que j'étais têtu.

Durant la première semaine, Edward appelait tous les soirs pour avoir de mes nouvelles. Dès que j'entendais le téléphone, je voulais sauter par la fenêtre pour m'enfuir dans la foret et ne pas entendre son doux ténor. Mais je devais être un peu folle, car je restais pour l'entendre, et je me retenais de toute mes forces a mon canapé pour ne pas sauté sur l'appareil et m'excuser. Il fallait que l'un de nous deux soit plus fort.

Pendant la deuxième semaine, Edward passait tous les soirs à la maison. Renée le retenait au rez de chaussé. Ce fut la plus dure semaine de ma vie, il n'était qu'a quelques mètres de moi, mais je ne pouvais pas gâcher ma décision. J'entendais sa voiture arriver au loin, puis le son des battements de son cœur, puis je sentais son odeur un peu mentholé, je l'imaginais faire des gestes comme passer sa main dans ses cheveux ou se tenir l'arrête du nez quand il est énervé. Hélas je restais en haut, et j'espérais qu'un jour il comprendrait que c'était pour son bien et que pour moi aussi la séparation est difficile.

Enfin, à la troisième semaine, il comprit et ne donna plus de nouvelle. Désormais, c'était Jacob qui me parlait d'Edward. Il me disait qu'il était malheureux, et que Jessica lui tournait autour. Il fallait que je me reprenne ou alors j'allais le perdre a jamais selon mon frère. Je devins jalouse de Jessica et du me retenir de ne pas lui arracher la tète. En même temps, c'est moi qui voulais qu'Edward vive une vie d'humain, et avec des humains.

A la fin de la quatrième semaine, Jacob m'annonça qu'il avait vu Edward et Jessica s'embrasser. A cette annonce ma poitrine se serra comme si on venait de m'arracher le cœur. Je poussai un gémissement de peine, mais il avait fait ce que je lui avais demandé, je ne pouvais pas lui en vouloir.

Le dimanche avant de retourner en cours je partis dans la foret chassé et aussi évacué ma colère. Il fallait que je chasse car mes yeux c'étaient énormément assombris. Je devais évacuer toute ma haine et mon agressivité car autrement je ne donnais pas chère de la peau de Jessica Stanley. Et oui je suis jalouse, d'elle alors que c'est quasiment moi qui l'ai jeté dans les bras d'Edward. Je suis vraiment pathétique. Je me mettais à taper dans tous ce qui traversais mon chemin, que ce soit des arbres ou des rochers. Un lac barrait ma route alors que je courrais, ceci ne m'arrêta pas je le traversai d'une traite et repartie dans la foret.

Le lendemain matin, je rentrais pour aller au lycée, je n'avais plus soif et j'étais un peu plus calme, mais il fallait tout de même que je les évite pour leurs propres sécurité.

POV EDWARD

Mais qu'est ce que j'avais fait, je suis vraiment nul des fois ! J'étais allongé dans mon lit, je n'arrivais pas a dormir. Je ne pensais qu'aux dernières phrases que Bella avait prononcées « Je crois qu'il vaut mieux que l'on en reste là, Edward. Je ne t'apporte rien de bon. Je vais te laisser vivre ta vie d'humain. »

Mais moi, je n'avais pas envie d'être éloigné d'elle, je ne voulais pas vivre une vie d'humain. Je voulais être avec elle, découvrir notre couple, ses secrets et même peut être devenir vampire moi-même.

Le lundi matin, je ne vis pas Bella au réfectoire, Jacob était tout seul et il fuyait mon regard. Mon cœur se serrais, Bella me manquait nous devions parler et la situation s'arrangerait.

Le soir même j'appelais chez Bella, mais Renée me dit qu'elle était sortit. Je raccrochais encore plus malheureux, et je sentis des larmes perler le long de mes joues. Je sentis mon cœur se fissurer, j'avais compris que Bella ne voulait plus me revoir mais j'allais m'accrocher coute que coute. Cette nuit là, j'eu du mal à m'endormir.

Toute la semaine, Bella ne pointa pas le bout de son nez et elle refusait aussi mes coups de fils. Jacob, lui, il me fuyait comme la peste, je ne savais pas quoi faire. J'étais perdu tout seul avec mes sentiments.

Au début de la deuxième semaine, Bella n'était toujours pas là, la fissure dans mon cœur s'agrandit un peu plus. Je ne voulais plus aller au lycée, elle me manquait trop. Mais en même temps j'étais en colère contre elle de me fuir. Le soir même, je filais chez elle pour avoir des explications, mais Renée me retint en bas, je ne pouvais rien faire.

Le lendemain je réussis à approcher Jacob au réfectoire, je m'assis en face de lui.

Jacob, il faut que tu m'aide s'il te plait, lui dis-je.

Non.

Pourquoi, non ? Je suis sur que Bella est malheureuse, alors aide moi a lui prouvez qu'elle se trompe.

Edward, je ne peux pas. Je n'ai même pas le droit de te parler.

Comment ça ?

Elle sait très bien que je n'aime pas quand elle est triste, alors elle m'a fait promettre de ne pas te parler et je ne dois pas me mêler de ses affaires.

Mais enfin, tu fais bien ce que tu veux. Moi aussi je veux rendre Bella heureuse, mais pour ça il faut que j'arrive à lui parler.

Tout ce que je peux te dire c'est qu'elle reviendra en cours, le jour ou tu seras passé à autre chose et où tu vivras ta vie d'humain. Je ne peux rien te dire de plus.

Sur ce, il se leva et partit.

Tous les soirs de la semaine, je continuais à aller chez Bella au cas où elle change d'avis, mais ceci ne se passa pas. Mais j'avais un plan pour qu'elle revienne au lycée et nous pourrions enfin nous reparler.

Le lundi de la troisième semaine, toujours pas de Bella en vue, je décidais donc de lancer mon plan « Le retour de Bella ».

J'avais pensé tous le week end au déroulement de mon plan, j'allais faire souffrir une personne mais tant pis, si ceci me permettait de retrouver Bella, je ferais n'importe quoi.

D'après Alice, Jessica était folle de moi et voudrais bien sortir avec moi. Du coup, je décidais de jouer à celui qui était triste car il était loin de ses potes, bien sur Jess tomba dans le panneau et elle essayait de me consoler. Au self, je faisais en sorte qu'elle me prenne dans ses bras ou bien qu'elle me touche la main pour que Jacob le remarque, et avec un peu de chance, il en parlerait à Bella. Durand toute la semaine je passais mon temps libre avec Jessica, cette fille était ennuyeuse à mourir. Elle ne parlait que d'elle, de sa soi disant intelligence, de sa soit disant beauté, et en plus elle se trouvait drôle. Je n'avais qu'une envie, la laisser en plan, mais il fallait que je tienne bon pour que Bella revienne.

Le lundi de la quatrième semaine, toujours pas de Bella. Mon cœur se déchira complètement, je supportais de moins en moins l'éloignement. Je dormais que très peu la nuit et souvent mal, je ne mangeais quasiment plus rien, car aucun aliment ne voulait passer. Je sentais que si je ne la revoyais pas bientôt j'allais déprimer. Je commençais à croire que mon plan n'allait pas fonctionner. Je ne comprenais pas pourquoi elle ne revenait pas, j'étais sur que Jacob lui avait raconté pour moi et Jess. Maudit soit les filles et leur logique !

Le vendredi a la fin des cours, je raccompagnais Jessica à sa voiture, elle ne faisait que parler et ça me saoulait. Je ne l'écoutais que d'une oreille car je pensais qu'a Bella, l'amour de ma vie.

Bon allez, bon week end, lui dis je en me retournant vers ma voiture.

Attends, dit-elle.

Elle me prit le poignet pour me retenir, je me tournai vers elle et elle me sauta dessus pour m'embrasser. Elle mit ses mains derrière mon cou pour que l'on soit plus proche. Ce baiser me dégoutais, beurk ! Je préférais et de loin ceux de Bella.

Enfin elle me lâcha

Bon week end me dit elle en souriant avant de monter dans sa voiture.

En partant, je vis que Jacob me fixait, il nous avait vu, peut être que cette fois ci Bella reviendrait en cours.

POV BELLA

Après un mois d'absence, je repris les cours en essayant d'être le plus normal possible. Je fuyais son odeur pour ne pas le voir avec elle. Je ne pouvais pas me permettre de perdre le contrôle.

Hélas, on avait cours de français ensemble, je me mis le plus au bord de la table et fit semblant d'être absorbée par une fissure le long du mur. Je sentis son odeur imprégnée toute la salle de classe, mon dieu comme elle m'avait manqué. Heureusement pour moi, Jessica n'était pas dans le même cours que nous. Je ne pourrais supporter de voir leur bonheur sans me jeter sur elle et lui arracher la tête. Pourtant Edward avait fait exactement ce que je lui avais demandé, il est passé a autre chose et vie sa vie d'humain.

Il s'assit à coté de moi et il s'éloigna le plus possible du centre de la table. Je sentis son regard sur moi, je tournai la tête dans sa direction. Ses yeux m'avaient manqués, mais bizarrement ils ne pétillaient pas, non, ils étaient triste. Je regardais son visage plus attentivement et me rendit compte qu'il avait des cernes, signe qu'il dormait mal. L'expression sur son visage était fermé, ça me fit mal de le voir comme ça. Il me fit un petit sourire en coin comme je l'aimais, mais désormais il était avec Jessica, et nous allions juste être des amis. Ceci allait être plus dur que ce que je pensais.

Je le vis déchirer un bout de papier et écrire quelque chose dessus et il me le tendit

« Tu me manques, pardonne moi. »

Je secouais la tête, il fallait que je sois forte et que je ne me laisse pas attendrir.

« Tu es pardonné, mais je ne changerais pas d'avis. »

En lisant ma réponse, je vis ses yeux s'assombrir encore plus, je venais de le rendre malheureux.

« Pourquoi ? »

Il ne va pas lâcher l'affaire aussi vite que je pensais.

« Je suis dangereuse pour toi. Puis maintenant tu as Jessica. Elle te rendra heureux et tu pourras la protéger. »

En lisant mes mots, il fut choqué, mais il n'eut pas le temps de me répondre car M. Baguette l'interrogea a ce moment la.

A la fin du cours, je filai aussi vite que possible à ma voiture pour rentrer à la maison. Sur la route, j'entendis sa voiture me suivre. J'étais furieuse contre lui, qu'il s'attache autant à moi, un monstre.

Je me garais devant la maison, sortit de la voiture au moment ou il se garait. Je filais dans la foret pour être sur qu'il ne me retrouve pas.

Il me suivit dans la foret et criait mon nom :

Bella ! Bella ! Je sais que tu m'entends !

Silence

Bella ! Bella ! Bon je m'assois par terre et je ne bougerais pas tant qu'on n'aura pas eu une explication !

Je sautais de branche en branche pour me rapprocher de lui. Je respirais son odeur à plein poumon, cette odeur sucré qui m'avait tellement manqué. Je ne voulais pas lui parler, je me contentais de l'observer. Il était assis en tailleur, ses doigts jouaient avec des brins d'herbe. Il sursautait et relevait la tête au moindre bruit.

Au bout de trente minutes, il reprit la parole :

Bella ! Je sais que tu m'entends, alors si tu ne veux pas me parler, au moins tu m'écouteras ! Je m'excuse de m'être conduit comme un macho envers toi. Je sais que je n'aurais pas du aller au mur d'escalade, mais j'avais l'impression que ça me rapprocherait de toi. Je ne savais pas qu'il y aurait des ours. Bella s'il te plait.

Silence

Bella, je t'aime ! J'ai besoin de toi, murmurât-il.

Puis il reprit

Je dors mal, depuis que l'on c'est disputé, tu me manques. J'ai l'impression d'avoir perdu une moitié de moi, c'est comme si tu avais pris une moitié de mon cœur, un de mes poumons car j'ai du mal à respirer quand je suis loin de toi. Je ne vis plus depuis un mois, je survie juste en espérant te voir et que l'on puisse à nouveau être ensemble.

Tous ses mots m'allaient droit au cœur, et sans que je puisse me retenir je dis :

Et Jessica ?

Il releva la tête et me vit au dessus de lui dans l'arbre, il me fixa malheureux :

Je savais que c'était la meilleure façon pour que tu reviennes au lycée, dit-il.

Il avait l'air tellement malheureux, je n'avais qu'une envie, le prendre dans mes bras. D'un bond, j'atterrissais à coté de lui

Edward…

Chut ! fit-il en s'approchant de moi.

Il me prit dans ses bras et je me laissais faire. Mon oreille était au dessus de son cœur qui chantait une douce mélodie. Je relevais la tête pour regarder son visage, mais il captura mes lèvres dans un baiser passionné où je sentis sa peur de me perdre, sa joie de m'embrasser et bien sur tout son amour. La sensation chaud-froid, m'électrisa. Il m'avait tellement manqué, j'en voulais plus. J'entrouvris mes lèvres pour aller le titiller avec ma langue. Je sentais le désir monter dans mon corps. Je passais mes mains sous son tee shirt, il frissonna, à cause de ma température, alors je les retirais. Il émit un grognement de mécontentement alors je les remis a leur place. Il délaissa ma bouche, pour descendre le long de mon cou.

Il me fit m'allonger et se mit au-dessus de moi. Je continuais à lui caresser le dos, puis le torse en dessinant ses abdos. Il passa sa main sous mon tee shirt et me caressa le ventre, je ressentis un picotement en dessous de la ceinture. Il mit sa main au dessus de mon soutien gorge et je me mis à gémir de plaisir. Il reprit possession de ma bouche et je perdis la tête. Ensuite il de mit à m'embrasser des milliers de fois sur tout le visage, ceci me permit de reprendre un peu mes esprit

Hum, Edward… on ne peut pas…

Il arrêta de m'embrasser, me regarda, il avait de nouveau les yeux qui pétillaient. Il s'allongea à côté de moi et me pris dans ses bras.

Excuse- moi, mais tu me fais perdre le contrôle quand tu m'embrasse.

Idem pour moi.

Puis le silence se fit. Nous restâmes ainsi pendant un long moment, lorsque l'on était ensemble la notion de temps n'existait plus.

Bella, dit il. Je ne veux plus que l'on se dispute et que tu partes. Je sais qu'entre nous c'est différent, mais il faut que l'on parle quand ça ne vas pas. Je t'aime et je sais que toi aussi. Je ne sais pas si je supporterais une nouvelle séparation.

Je relevais la tête et l'embrassa pour toute réponse. Après quelques minutes, je me rendis comte qu'il était tard.

Edward, il commence à être tard, il faudrait peut être que tu rentres, lui dis-je tristement.

Oui, je sais.

On se releva, il prit ma main et nous repartîmes en direction de sa voiture.

En arrivant devant sa voiture, il me poussa doucement contre la porte, me prit par la taille et m'embrassa. Je crochetais son cou pour être encore plus prêt de lui. Se baiser était doux et passionné. Je relâchai ses lèvres et colla mon front au sien.

Allez, file, tes parents vont s'inquiétez. On se voit demain, au lycée, lui dis-je.

Tu ne me rejoins pas chez moi ce soir, dit-il tristement.

Je suis désolé, mais il faut que je parle avec Charlie.

D'accord, à demain alors.

Il me fit un baiser rapide, monta dans sa voiture et partit.