Disclamer : Les personnages de Gundam Wing appartiennent à leurs auteurs respectifs.

Genre : Shonen ai, UA

Rating : K+

Merci pour vos reviews à tous et toutes !

Je suis contente que le premier chapitre ait plus vous pouvez pas savoir à quel point !

Pour ce qui est du deuxième chapitre, vous allez savoir qui le fameux adolescent orphelin et qui est le brun de la grosse voiture ^^

J'ai 17 ans et je viens de perdre mes parents.

Chapitre deux

Je n'aurai jamais pensé que ma prise de conscience aurait occasionné une réaction si violente. La douleur qui me submergea m'eut mit hors de moi, scinder en deux par le cœur, d'avoir soudainement du reconnaître, admettre, accepter leur mort me donna l'impression d'être arraché de ma substance.

Et mon agonie dura plusieurs semaines.

Dans mon cœur, profondément, car je ne me suis plus jamais laisser aller à de tels moments de faiblesse, ma honte de m'être effondrer ainsi devant un inconnu fut à la hauteur de la douleur ressentit à ce même instant, j'étais fier de nature, fier et orgueilleux, je ne pourrais plus supporter l'humiliation de m'être sentit si faible, j'étais en somme comme mon grand-père. Et cet homme, qui en fait n'était autre que mon oncle, était un parfait inconnu pourtant, je le connaissais que de nom et vaguement de vue, je n'ai appris qu'en séjournant chez lui qu'il avait vingt huit ans, soit près de vingt ans d'écart avec mon père, il aurait d'ailleurs eu trente neuf ans le mois prochain, j'ai aussi appris de cet homme qu'il s'appelait Heero et qu'il était architecte professionnel à son compte depuis trois ans, il fut probablement le seul à n'avoir pas compter sur l'argent de papa pour s'en sortir, néanmoins il vivait dans une énorme maison, presque un palais, que papa lui a gentiment fait construire, enfant légitime ou pas, c'était un Maxwell dans son sang.

Ah oui, je ne vous l'aie pas dit, je m'appelle Dean, Dean Maxwell, Heero est un Yuy, enfant illégitime qui portait le nom de sa mère, japonaise, belle comme jamais une femme n'aurait pu être aussi belle, du moins c'était l'image que j'avais gardé d'elle lors de notre dernière et unique rencontre, mais une femme comme elle ne vieillit pas, une fleur immortelle, je n'ai jamais été étonné de l'infidèlité de mon grand-père en voyant cette sublime femme, et Heero avait beaucoup hérité d'elle, d'ailleurs il lui ressemblait plus à elle qu'à son père, brun aux yeux bleus, bleus parce qu'il lui fallait au moins un peu de Maxwell dans le sang, mais tout le reste étaient à elle, des yeux en amandes qui trahissaient son métissage et un savoir faire abérrant en ce qui concernait les baguettes...

C'était étrange d'en apprendre autant d'un homme en si peu de temps, et qui jusque là n'avait éveillé en moi aucun intérêt spécial, et d'un coup il devenait obliger que j'en apprenne plus sur lui, puisque je vivais avec lui à présent, ça aussi je ne vous l'avait pas dit, à l'enterrement, je me trouvais dans sa voiture lors de mon réveil, c'était lui qui se trouvait près de moi, je n'aurai pas dut me trouver là, il n'aurait pas dut m'y avoir mit car la dispute qu'il y eu dispute le soir même fut assez violente, lorsque mon grand-père débarqua chez mon kidnappeur, qui d'ailleurs jusque là m'avait traité avec énormément d'égard, maladroitement, mais plutôt avenant pour un kidnappeur. Mais la dispute, elle, le fut bien moins, je n'avais jamais vu mon grand-père aussi furieux et d'une certaine manière cela me remonta le moral, il réussit même à me faire sourire, j'aimais mon grand-père pour les réactions peu ordinaires qu'il savait déclencher chez moi sans même le vouloir, il était quelque part ma bouteille d'oxygène. En tout cas, à ce que j'eus compris des cris et des semblants d'explications, mon oncle avait une espèce de pouvoir sur ma garde que le vieux n'avait pas,il était venu me chercher mais fut partit sans moi,.

Après se disputer pour un gosse qui allait être majeur dans un an, c'était stupide, vous en conviendrez.

Mais je ne comprenais pas pourquoi Heero tenait tant à me garder, ni pourquoi grand-père ne voulait pas me laisser ici, et j'étais sur qu'aucun des deux ne me répondraient si je leur demandais. Mais quelque part je m'en foutais un peu où j'étais, ou que j'aille, l'endroit où j'étais ne changeait pas ce que je ressentais et surtout il ne changerait pas l'attitude que j'adoptais depuis peu, derrière mon masque de prompt rétablissement.

Je ne manquais de rien chez Heero, ou presque, comme chez moi, ou presque là encore, il subvenait à mes besoins, mes études, mes séances chez le psychiatre, parce que oui j'étais suivis, c'était une condition sinequanone de mon grand-père pour qu'il arrête la dispute et qu'il abandonne la partie, donc tout les mardi j'avais un séance que Heero payait, il payait aussi le peu de sortie que je faisais, le restaurant où il aimait aller, il sortait facilement le portefeuille, c'était surement sa façon de me consoler, ça ne marchait pas mais je faisais comme si. Et puis j'étais devenue l'adolescent le plus riche de la terre, je n'avais que faire que l'argent des autres, à mes dix huit ans, dans à peu près neuf mois, je prendrais même la relève des affaires de mes pères, jusque là et jusqu'à l'âge légale, c'était mon grand-père qui gérait.

Et malgré tout ça, nous n'étions pas aussi proches qu'avant, il y avait une sorte de barrière invisible entre nous, nous étions du même sang mais des inconnus totaux l'un envers l'autre, je connaissais un peu plus de chose de lui, je partageais quelques heures de son quotidien, mais nos conversations étaient creuses et sans intérêt, autant pour l'un que pour l'autre, au bout du compte nous avions fini par installer un silence qui devint normal entre nous, un silence seulement brisé par des questions banales.

Je l'entendais descendre, il était huit heures trente, il était réglé comme une horloge, il descendait le matin à la même heure et il partait à la même heure, soit neuf heure et quart, quand je ne voulais voir personne il m'était facile d'y remédier, je savais à quelle heure il était à la maison, à quelle heure il ne l'était plus et surtout jusqu'à quelle heure je pouvais profiter de son absence, quand il rentrait j'avais encore précisément une heure à me consacrer qu'à moi puisqu'ensuite il m'attendait dans le salon car nous ne dinions jamais à la maison, toujours au restaurant du bas de sa rue, je le soupçonnais de beaucoup apprécier le serveur.

Sa chambre était à l'étage, la mienne était au rez-de-chaussée, je l'avais choisi moi-même, parmi toute celle qu'il m'a montré et qui était beaucoup plus grande, j'avais préféré la plus simple, la plus petite, la plus vide, celle qui siait parfaitemet avec mes humeurs, il n'a rien dit et il m'a laissé m'y installer, je n'avais pas d'affaires puisque je refusais d'entrer dans mon ancienne maison pour aller les chercher, Heero m'a tout racheter, je savais que je pouvais faire n'importe quel caprice il s'y plierait, jusqu'où et jusqu'à quand par contre je ne le savais pas.

Bonjour Duo.

Le Duo c'était lui qui l'avait trouvé tout seul, en fait c'était surtout un lapsus qui l'a fait transformé Dean en Duo, cherchez pas, c'est compliqué même pour l'inventeur, ceci dit il a trouvé cela marrant et c'était resté, je n'avais pas protesté, j'avais la grande impression que cela n'aurait rien changé, et puis mine de rien j'aimais bien, personne ne m'avait donné de surnom.

Il était de bonne humeur, lever du bon pied apparemment, je lui adressais juste un hochement de tête, il me regarda un moment avec l'envie de me dire quelque chose mais finalement il s'y abstint et alla se faire du café, il aimait le café noir et moi je n'aimais que l'odeur, c'était une des raisons pour laquelle j'étais toujours debout ou presque en même temps que lui, il buvait énormément de café et l'odeur du café embaumait toujours la cuisine pendant plusieurs heures, j'adorais cette odeur, elle me rappelait mes vrais matins, ceux que j'avais avec eux, l'autre raison était que je ne supportais plus les grands espaces, j'avais besoin de sa présence parfois pour m'assurer que bêtement je n'étais pas tout seul.

Tu as déjeuné ?

Non, je n'ai pas faim.

Tu sors aujourd'hui ?

Non.

Voilà à quoi ressemblaient nos conversations, et mes réponses étaient toujours négatives, j'avouais que c'était surtout de ma faute, il était celui qui faisait des efforts, je n'en faisais pas, le silence c'était moi qui l'avait instauré, je ne développais jamais mes phrases, je lui répondais toujours concisément, malgré tout il essayait toujours un peu tout les jours, il était persévérant, parfois cela m'énervait, comme quelqu'un qui ne veut pas qu'on l'aide et parfois... parfois, je lui en été reconnaissant.

Mais un jour il abandonnerait lui aussi.

Comme eux. C'était obligé.

Ce soir on dine ici.

Ah ouais ?

Je redressais à peine la tête, la nouvelle me surprenait mais je n'y apportais qu'un très bref intérêt, parfois Heero avait des manies inhabituelles dans sa routine parfaite, parce que monsieur était parfait, la bonne montre avec le bon costard, la bonne ceinture, les bonnes chaussures, à la même heure, à la même place, il agissait souvent de manière très carrée, routinier, parfaitement ordonné, il lui arrivait, très peu souvent par contre, d'avoir envie de changer ou de ne pas faire comme d'habitude, le dîner à la maison était de ces rares occasions. La cigarette aussi tiens, il sentait la clope, ça aussi c'était rare, qu'il sente autrement que bon, y'avait un peu de laisser aller aujourd'hui, ça fatiguait peut être d'être toujours à cran.

Tu veux manger quoi ?

Peu importe

Je ne mangeais plus que pour me sustenter, tout perdait tellement facilement sa saveur quand on perdait aussi ce qui nous était cher. La nourriture n'avait plus de goût, au même titre que la ne savais pas si j'en voulais à la vie pour s'être échappé du corps de mes parents, ou à la mort pour me les avoir pris... Et comme je ne me décidais pas, je n'avais ni goût à la vie, ni penchant pour la mort. L'un ou l'autre je ne sais pas ce qui est le plus rassurant.

« Stray... »

Heero redressa la tête et me regarda longuement, il faisait ça des fois, quand il croyait que je ne le voyais pas, ce n'était pas gênant, au contraire parfois je me sentais protéger quand son regard couvait mon corps, je me sentais à l'abri, et son regard était toujours chaud malgré le bleu métallique de ses prunelles, il était toujours attentif.

Comment ?

Non rien, je fredonnais le refrain d'une chanson.

Stray... Errant...

Heero ne comprendrait pas, si je lui expliquais, et même s'il comprenait, il ne resterait pas assez longtemps pour y compatir. Et puis il y avait des moments ou je n'avais pas envie de m'expliquer, des moments où je n'existais et ne parlais que pour moi, libre aux autres de vouloir décrypter ou pas. Libre à Heero de poser la question ou pas, ce qu'il ne fit pas.

Heero ?

Hn ?

Ah oui j'oubliais, Heero adorait les onomatopées, ça pouvait vouloir dire « oui » « peut être » « laisse-moi tranquille » « tu me saoules » après cela dépendait de sa façon d'y mettre le ton, mais pour un seul son, mon oncle était capable de faire passer énormément de message, naturellement il était peu bavard, quand il parlait avec moi, je savais qu'il se forçait, c'était pourquoi nos conversations étaient creuses aussi, il ne savait pas quoi me dire et cherchait sans cesse quoi dire, je ne lui en veux pas pour ça, ces "hn" étaient plus naturels venant de lui qu'une longue phrase inintéressante.

Je peux venir avec toi demain ?

Sa tête m'aurait fait rire en temps normale, il avait l'air tellement surpris, j'aurais vraiment pu rire, mais je gardais pour moi le sourire amusé qui aurait voulu ourler mes lèvres, j'attendais seulement sa réponse, mais je pensais connaître la réponse, Heero était quelqu'un de solitaire qui devait avoir quelques relations ici et là, sans attache, il n'aimait pas les choses qui pourrait parasiter son travail, il ferait l'amour à son travail, j'en étais presque sur, j'étais un fardeau chez lui, pourquoi voudrait-il de moi à son boulot ?

Pourquoi pas.

Merci.

Je ne laissais pas transparaître que j'avais mal pensé de lui et hochait doucement la tête, le reste de la conversation ne s'en trouva pas plus intéressante, plus futile, je sus que même si nous ne mangions pas dehors, c'était le dehors qui venait à nous avec des plats livrés, dans sa perfection Heero n'était pas cuisinier, mais quelque chose se réchauffa doucement dans mon cœur, comme un premier pas vers ce qui était vraiment ce que j'imaginais un « chez moi » comme avant.

Cette salle à manger paraissait moins étrangère maintenant que j'y mangeais pour la première fois. Mon oncle était moins un inconnu que je cotoyais tous les jours et cette maison, immense, devenait plus chaleureuse, sans m'y sentir totalement chez moi, je m'y sentais bien.

Heero, je ne veux plus manger dehors.

Il sourit et posa sa fourchette, il venait de terminer de manger et tout en terminant son verre de vin, il se leva et fit le tour de la table et m'embrassa sur le front. Son parfum habituel me parvint et m'apaisa sensiblement pour le temps qu'il prit à rester si près de moi.

Bien sur.

Il se redressa et caressa ma joue dans le mouvement qui le fit se redresser, j'en eus presque frissonné, son regard croisa le mien et mon cœur fit une emballée soudaine, sans savoir pourquoi mais cela se calma vite, quand il fut loin et que j'entendis le fracas léger des couverts quand mets dans le lave-vaisselle. Alors je me levais et débarrassais rapidement pour monter me coucher.

Duo.

Une main sur la rampe, je ne me retournais pas mais m'arrêtais pour l'entendre me souhaiter bonne nuit, il n'eut pas de réponse, juste le bruit étouffer de mes pas sur la moquette, un micro-sourire qu'il ne vit pas et que je ne lui montrerais pas.

A suivre ...

Voilà ^^

Bisous à tous !

Sham'