toujours un grand merci pour phika17 ma correctrice.
Je ne détiens pas les personnages de twilight. Mais je détiens le contenu de cette histoire ainsi que les nouveaux caractères.
reponses aux questions: mimia(Ryan est le jumeau de bella);shaly (un grand merci pour les reviews, et oui c'est vrai que le caractere de bella est original, mais edward n'en est pas moins interessant)
bref je vous epargne le bla bla et passons aux choses serieuses.
Ma vie après lui
Chapitre 4
Celui-ci me visait. Il ne voulait pas gagner le point mais me frapper avec la balle. Je fis mine de rien jusqu'à ce qu'il smashe en ma direction. Le ballon visait ma tête et, comme je me trouvais à l'arrière, je n'avais fait que de me dégager du chemin et la balle fut out. Notre équipe gagna le point et Newton n'était que plus irrité.
On avait toujours la main, et j'avais encore fait trois services directs. Alice jubilait. Même si elle n'avait pas encore touché la balle. Le coach me lança un regard qui disait " Laisse les autres jouer aussi, Swan ". Si je savais que Mike n'essaierait plus de me blesser avec la balle, j'aurai lancé un service facile. Finalement je fis comme le coach me demanda et je lançais la balle vers une fille de l'autre équipe, qui la passa à Tanya, qui la passa à Mike qui smasha vers le milieu de notre moitié de terrain où Angela devait être. Le smashe fut fort et la balle toucha le sol.
La main passa à l'autre équipe et le match continua en notre faveur et j'avais réussi à esquiver les coups de Mike et Tanya. J'étais tellement concentrée sur le match que je ne fis pas attention au ballon de basket qui venait droit sur moi. Je n'eus pas le temps d'entendre quelqu'un crier mon nom, que le ballon me frappa à la tête et me fis tomber en arrière. Ma tête heurta le sol si fort que j'eus du mal à voir clair.
Plusieurs personnes se regroupèrent autour de moi et tout le monde parlait en même temps, ce qui me donna le tournis. Leurs paroles et pensées attaquaient mon esprit, et je voulais leur crier de fermer leur bec et ne penser à rien. Mais je me résignais juste à me mettre debout.
Une main se posa sur mon épaule pour me tenir allongée. Je suivis du regard le long du bras, jusqu'au cou et puis le visage. 'Dis-moi que c'est pas vrai'. De tous ceux qui pouvaient regarder le spectacle il fallait que ce soit lui qui pose sa main sur mon épaule.
« Non ne bouge pas, tu t'es cognée la tête très fort. On a appelé une ambulance. Il y a un risque que tu aies un choc » il paraissait inquiet.
Est-ce parce que c'était lui qui avait lancé cette balle ? Il n'avait pas d'uniforme alors il ne devait pas avoir gym.
« Non je n'ai rien, dis-moi qui a lancé ce ballon et je lui botterai le cul maintenant » dis-je en grimaçant légèrement.
J'avais un putain mal de crane. Et je regrettai mes mots une fois sortis de ma bouche. Il me regardait amusé et laissa échapper un petit rire, les autres aussi se joignirent à lui.
« Ca je n'en doute pas, d'ailleurs tu lui as déjà appris une leçon » je levai les yeux vers le propriétaire de la voix et trouvai Tchad.
Il me fit un grand sourire. Ses paroles me laissèrent perplexe. Mike n'était pas celui qui m'avait frappée. Ce fut là que je vis qu'il jetait un regard à sa gauche, je suivis la même direction et vis Tyler qui discutait avec Newton.
« Apparemment, il n'a rien appris » maugréai-je.
Je me levai très vite, ignorant les protestations du prof et d'Edward. J'étais très en colère. Jamais on ne m'avait fait du mal sans payer le prix. J'allais vers Crowley qui parlait toujours à Newton, il me vit approcher et donna un coup de coude à son pote.
« Merde, Swan a l'air furieuse » il grimaça quand je ris à ses propos.
J'avais tellement envie de lui planter mon poing dans la figure et lui refaire la face que je ne vis pas quelqu'un me prendre par les épaules et me retenir d'avancer. La main sur mon épaule eut un effet calmant sur mes nerfs, mais pas sur ma langue.
« Hey, toi, petit con » dis-je en direction de Crowley. « Refais-le, et je te referai la face»
Oh oh ! Était-ce vraiment moi qui venais de dire ça ? Menacer un mec faisant le double de ma taille devant son pote et celui qui m'avait retenue. Et bien zut !
…elle ne vient pas de me menacer ? Si ? Et je ne viens pas de sentir mes genoux trembler ? Si ? Merde c'est quoi ce bordel, maintenant j'ai une folle qui sais briser un bras dans le dos. Tous ça c'est de la faute de Newton… (Tyler)
Ca me faisait du bien de savoir que je lui avais fait un peu peur. Avant de tourner le dos, je pris le temps d'en rajouter un peu. Je pointai sa direction avec mon doigt et ramenai mon index et mon majeur en face de mes yeux en un geste qui voulait dire 'je t'ai à l'œil'.
Le coach choisit ce moment pour se rapprocher de nous. Il n'avait rien vu de notre échange.
« Tu vas bien Swan ? Si tu te sens pas bien, va à l'infirmerie » dit le coach d'un ton faussement inquiet.
« Oui je vais bien. Mais je ne vais pas terminer le match » ma tête me faisait un mal terrible, et du coin de l'œil je vis Edward qui avait toujours une main posée sur mon épaule raccrocher son portable.
« J'ai appelé pour annuler l'ambulance. Tu es sûr que tout va bien ? » J'acquiesçais simplement.
Je n'arrivais pas à le comprendre. En cours il ne me parlait même pas. Et maintenant il faisait comme s'il s'inquiétait pour moi. Le problème c'est qu'il s'inquiétait vraiment. Mais pour quelles raisons ? Lui aussi l'ignorait.
Je m'assis sur un banc et regardai le reste du match. Mike me lançait un regard satisfait. Mais il était loin d'en avoir fini avec moi. Pour lui ce n'était que le début du long chemin de souffrance.
J'entendis quelqu'un s'asseoir à côté de moi, je tournai la tête et vis qu'Edward me scrutait du regard.
« Je vais bien je t'assure. Tu n'auras pas à appeler une ambulance » lui dis-je.
« Je le sais. Tu comptais vraiment frapper Crowley tout à l'heure ? »Me demanda-t-il à la fois irrité et amusé.
« Oui. La prochaine fois tu ne m'en empêcheras pas »
« Parce que tu comptes recevoir un autre ballon sur la tête ? » sa question me fit sourire. Un tout petit sourire invisible.
« Non pas vraiment, mais on en sait rien »
« Ok. Mais c'était quoi cette histoire de leçon dont a parlé Tchad ? » Sa question me surprit. Et je ne savais quoi lui répondre.
« Oh ce n'est rien, vraiment. C'est à Tchad d'en parler. Même si je doute qu'il le fera » je ne savais s'il était d'accord avec le fait de dire qu'une fille l'avait sauvé. Mais pour moi, l'attention que m'attirera cette histoire n'était pas la bienvenue.
« Désolé, je ne voulais pas me montrer indiscret. C'est juste que vu son sourire j'ai présumé que ça devait être drôle » il ne s'attendait pas à ce que je refuse de tout lui raconter. Pour lui les filles ne gardaient pas de secrets et aimaient le commérage.
« Crois-moi, ça l'est. Drôle, je veux dire. Demande à Tchad, peut-être qu'il te racontera »
Après un long silence, et une hésitation de sa part, il me demanda enfin pourquoi j'avais emménagé à Forks. Et je ne sais ce qui me prit mais j'avais senti que j'avais envie de lui répondre et faire la conversation. Et pendant un instant je laissais tomber ma résolution de non socialisation.
« Mon père a demandé sa mutation à Port Angeles, il en a eu marre de la grande ville » répondis-je par le plus proche de la vérité.
« Pourquoi habiter à Forks alors et pas Port Angeles ? Il faut avouer que PA et plus grand qu'ici » me demanda-t-il.
« Vraiment je n'en sais rien. Mes parents disent quelque chose comme s'éloigner du bruit et s'approcher de la nature »
« Je vois. Je suppose aussi que tes amis te manquent ? »
Et encore une fois, je me trouvais à répondre sans réfléchir « ma meilleure amie me manque, c'est vrai. Désolée je dois aller me changer » sur ce je me levai et partis en direction des vestiaires.
Quand j'arrivais à Port Angeles une heure plus tard. Je suivis les instructions que m'avait données mon père pour trouver la base. Une fois à la porte, je donnai mon nom au gardien qui passa un coup de fil avant de m'affirmer que mon père m'attendait vraiment. Après un long chemin, j'arrivais vers la porte d'un bâtiment en briques rouge et bleu. Mon père m y attendait, il monta dans la voiture et nous partîmes vers le centre de la ville. Comme prévu.
Je choisis une Audi 80 blanche qui était une voiture un peu rapide, pas du tout voyante et en bon état. Une fois les papiers signés, mon père avait reconduit la voiture de location au bureau et rendu les clefs. Il monta avec moi dans l'Audi et je le reconduisis à la base. Il avait encore deux heures de service.
« Tu peux faire un tour dans la ville si tu veux, Bella. J'appellerai ta mère pour lui dire de ne pas s'inquiéter si elle ne te trouve pas à la maison » dit mon père.
« Ouais, t'as raison. J'aimerais bien découvrir un peu la ville »
En se baladant en voiture dans la ville, j'avais eu l'idée de m'acheter un numéro de téléphone. Je n'utilisais plus mon ancien numéro et j'avais déjà un téléphone portable, c'était un cadeau de Ryan et ça tombait bien puisqu'il était au top de la technologie, vu que je ne comptais jamais m'en séparer...
Après avoir acheté le numéro et essayé le téléphone, je partis faire un tour à pieds. Port Angeles avait un air convivial et chaleureux. Surtout sur le bord de la mer, là où se trouvait la majorité des bons restaurants. Je laissais libre court à mon esprit pour capter ceux des autres. Ce que je ne voulais pas c'était de me faire surprendre par quelqu'un.
…la bague est tres belle, ça devrait lui couter la peau des fesses…
…j'ai peur si je refuse encore, il ira voir ailleurs…
…mon bébé, t'es trop chou…
…le film était génial, mais les baisers de mon amoureux m'ont fait perdre le fil...
…merde, on est le dix-huit et j'ai déjà dépensé tout le salaire …
…fais la vaisselle Anna. D'accord. Fais le linge Anna. D'accord. Ecarte tes jambes Anna. D'accord. Le mariage n'est pas important Anna. D'accord. Je ne veux pas d'enfant maintenant Anna. D'accord. Mais de là à "dégage de chez moi Anna". Pas d'accord. Je ne t'aime plus Anna. Pas d'accord. J'en aime une autre Anna. PAS D'ACCORD…
Les pensées de cette Anna étaient tellement furieuses que je m'arrêtais sans m'en rendre compte. Qui que soit l'homme à qui elle pensait, il ne devrait pas aimer ce qu'elle lui préparait.
Les plans de vengeance se multipliaient dans sa tête allant de le frapper avec une poêle chaude, à mettre son sexe en feu s'il lui proposerait une dernière session de jambe en l'air. Mais le plus dangereux était de le tuer et se suicider après.
Je cherchais frénétiquement la propriétaire de la voix et la trouvait enfin. Elle travaillait comme vendeuse dans une boulangerie de l'autre côté de la rue. C'était une belle femme dans la trentaine. Pour elle, tout était fini. Elle n'avait pas d'appartement, ni d'argent et bientôt elle perdrait son job. La boulangerie était vendue et le nouveau propriétaire avait son propre personnel.
Je n'avais aucune idée de comment l'aider. Mais je me sentais impliquée, j'avais bien entendu ses pensées, et je ne pouvais pas partir tout simplement sans rien faire.
Je continuais à écouter ses pensées pour voir si elle avait changé d'avis à propos de tuer son ex-compagnon et de se suicider. Quelques passants me jetaient des regards bizarres et je me rendis compte que j'étais debout au milieu du trottoir à regarder la boulangerie de l'autre côté.
…la pauvre, elle doit avoir faim mais n'a pas d'argent pour s'acheter un bout de pain… (Une vielle dame)
Oh non ! Les gens pensaient que j'étais une pauvre fille souffrant de famine. A ce moment-là, je sus quoi faire à propos de la vendeuse. Je pris mon téléphone et appelai ma mère sur son portable.
« Allo »
« Allo maman, c'est moi. J'ai un nouveau numéro »
« Oui ma chérie. Est-ce que tout va bien ? Je viens de prendre la route vers la maison. Ton père m'a appelée pour dire que tu rentrerais plus tard »
« Oui tout va bien, je suis encore à Port Angeles. Dis-moi, est-ce que tu recherches encore une employée de maison ? »
« Oh. C'est vrai j'ai oublié de contacter une agence, je le ferai en rentrant »
« Euh, je crois que ce n'est plus la peine. J'ai trouvé la personne pour le job. N'appelle pas l'agence. Bisous. Je te vois tout à l'heure. Tchao »je raccrochais avant qu'elle ne me pose des questions que je ne serai pas en mesure de répondre.
Anna pensait toujours aux moyens de réaliser son plan. Je vis dans sa tête qu'elle finirait son boulot à sept heures, ce qui me donnait largement le temps d'aller jusqu'à ma voiture rechercher un bout de papier et un stylo.
Dans la voiture, je sortis mon cahier et l'ouvris sur une page vide. Je rédigeai une petite offre d'emploi, en soulignant la mention 'logé-nourri'. Il fallait qu'Anna considère cette offre. Je mis mon numéro de téléphone en bas de l'annonce, et mis le bout de papier dans ma poche.
J'entrai dans la boulangerie et vis qu'il n'y avait qu'un seul client devant moi. Anna n'était pas seule à déprimer, deux de ses collègues n'avaient pas trouvé de nouveau job. Le client sortit et Anna se tourna vers moi pour prendre ma commande.
« En fait, ma mère recherche une employée de maison et j'ai ici l'annonce rédigée avec toutes les informations » je lui montrais la feuille dans ma main.
« Je voulais savoir si je pouvais l'accrocher ici, sur votre caisse pour que les autres la voient »
Je vis qu'Anna lut l'annonce avec intérêt. Je lui avais donné pour qu'elle la lise.
…cherche une femme sérieuse. Moi. Sachant faire le ménage, le linge, la cuisine. Moi. De préférence célibataire. Moi… J'avais ajouté cette mention exprès pour qu'Anna trouve quelque chose de positif dans sa rupture…villa à Forks, salaire convenable, voiture à disposition pour les courses. Un jour de congé en semaine à déterminer. Si cette annonce est vraie, ça me sauverait…
« Vous habitez à Forks ? Pourquoi vous ne cherchez pas quelqu'un de là-bas ? » Me demanda-t-elle sceptique en me matant de haut en bas.
« Forks est une petite ville, à Port Angeles, on est certain de trouver la bonne personne»
« Et vous ne demandez pas d'expérience ? De référence ? » …j'ai travaillé comme vendeuse toute ma vie, et j'ai plusieurs lettres de recommandations…
« Je ne sais pas. Il faut en discuter avec ma mère. Mais je suppose que toute personne responsable est apte pour le faire. Mes parents travaillent toute la journée et moi je vais au lycée. La cuisine ne sera que pour le diner et les week-ends. » Je vis ses yeux s'écarquiller et sa tête faire des calculs.
A ce moment-là, une de ses collègues qui avait entendu un peu de notre conversation s'approcha de nous et prit l'annonce des mains d'Anna et la lut à haute voix.
« Oh je vois. Une offre d'emploi comme employée de maison-… » Anna lui reprit l'offre des mains, et la cacha derrière son dos.
« Ils cherchent une femme célibataire. Tu n'es pas célibataire Maggie » dit Anna.
« Montre-moi l'annonce pour voir » insista Maggie.
« Regarde, c'est écrit de préférence célibataire. Ils ont besoin de quelqu'un pour passer la nuit à la maison »…je suis la première à voir l'annonce…
« Oh ça va, arrête. Tu peux la bouffer cette annonce. Je n y crois pas moi de toute façon. Les gens maintenant passent par des agences. Tu sais que tu peux te retrouver embaucher par un couple pervers qui aiment le sexe à trois ?» grimaça Maggie.
« Euh, je suis désolée. Mais je t'assure que mes parents forment un couple épanoui. Et, Anna, tu peux toujours réfléchir, ou accrocher l'annonce sur la caisse. Si tu acceptes, passe un coup de fil au numéro dans l'annonce et tu peux avoir un rendez-vous avec ma mère dans son bureau ici à Port Angeles »
…je l'appellerai c'est sûr. L'argent que j'ai ne suffira pas pour une autre semaine à l'hôtel, j'espère seulement que j'aurai le job…
Quand je sortis de la boulangerie, la nuit était déjà tombée. Je partis vers ma voiture et pris le chemin vers Forks.
En voiture, mes pensées m'apportèrent un nouvel élément que j'avais jusque là négligé. Je n'avais jamais donné un sens à mon don. J'arrivais à lire les pensées des autres mais je n'avais utilisé ma capacité que pour mes propres intérêts, tels qu'éviter les gens qui pourraient m'apporter un soi-disant bonheur. Mon don était apparu après la mort de Ryan, et je l'avais considéré jusque là comme un outil que dieu m'avait offert pour ne pas dérailler de mon but.
Mais s'il était plus que ça ? J'avais vu comment mon don avait sauvé deux personnes dans la même journée. Alors, si c'était ça le but d'avoir un don pareil, sauver des gens ? Ca expliquerait beaucoup de choses. Ce serait mon moyen de rédemption. Je n'avais pas eu la chance de demander pardon à mon frère. J'offrirai cette chance aux autres.
A la maison maman préparait le diner. L'odeur des lasagnes me chatouilla les narines.
« Oh, t'es rentrée ma chérie ! Raconte-moi voir. Qu'est-ce que c'était que cette histoire de trouver la bonne personne pour le job de bonne ? »
« Heu, j'étais dans une boulangerie pour acheter des croissants quand une dame a parlé du fait que la boulangerie était vendue et que ceux qui y travaillaient seraient au chômage. La vendeuse m'a semblé très triste, et très gentille. Alors je lui ai proposé le job et lui ai donné mon numéro de téléphone pour m'appeler et prendre rendez-vous avec toi »
« Comme ca ? Sans rien savoir sur elle ? Tu lui as proposé le job ? Tu n'as pas pensé que cette décision ne te concernait pas ? »
« Non, pas comme ca. Elle parlait avec sa collègue sur le fait qu'elle s'occupait de tout chez elle, avant d'être mise à la porte par son copain » je vis que ma mère n'était pas sur le point de céder alors je passais à mon ancienne tactique. L'attaque. « Et puis cette décision me concerne plus que vous. Je passe plus de temps dans la maison que papa et toi. Et c'est mon droit d'avoir un mot à dire sur la personne avec qui je passerai du temps »
« Ah non, mademoiselle, tu ne t'en sortiras pas comme ca. Tu la vires sur le champ » dit ma mère.
« Je ne l'ai pas embauchée, alors je ne peux pas la virer. Je lui ai parlé du job, c'est tout. Si elle appelle je lui dirai de passer à ton bureau où tu pourras la voir. Mais je t'assure que c'est la bonne personne. Elle est célibataire, alors elle n'aura pas de problème à passer la nuit ici. » Ajoutai-je avec une moue.
« Okay, laisse-la passer à mon bureau, et qu'elle ramène son CV, sa carte d'identité, ses références, et sa fiche judiciaire » dit ma mère avant de reprendre ses préparations.
« Je t'aime beaucoup maman. » lui dis-je en plantant un bisou sonore sur sa joue.
« Oui c'est ca ! Mais je te préviens, si elle ne me plait pas, je ne l'embaucherai pas » me dit maman.
La révélation que j'avais eu en chemin du retour m'avait encouragée à faire une chose que je ne me crus jamais capable de faire. J'avais ouvert le placard où ma mère avait gardé plusieurs objets de Ryan. Il y avait tellement de choses. Ses robots, ceux que je lui avais acheté pour ses anniversaires, des albums photos, ses différents trophées et objets signés, les maillots de ses équipes préférées, son lap-top…
Je passais mon doigt sur chaque objet comme s'il était sacré. Dans un coin, j'avais trouvé une photo de mon frère et moi. On l'avait prise à Paris au nouvel an dernier. C'était la dernière photo de nous deux.
Je me souvenais très bien de cette nuit-là, les parents étaient partis à une soirée pour hommes d'affaires, et Ryan et moi on était parti à la Tour Effel. J'avais très peur tellement les rues étaient bondées de gens. Mais on avait fait la connaissance d'un groupe d'étudiants parisiens qui nous avaient montré un spot un peu loin de la Tour, mais d'où on pouvait voir clairement les lumières et feux d'artifices.
Sur la photo, on me voyait clairement avec le nez rouge de froid, et Ryan derrière moi avec sa tête posée sur mon épaule droite. On avait le sourire béat et les yeux qui brillaient. Le voyage était pour célébrer l'acceptation de Ryan dans le programme d'ingénierie spatiale dirigé par la NASA. En fait, ils ne l'ont pas accepté, mais sollicité. C'était à lui que les recruteurs faisaient des offres. On était jumeaux mais lui était une classe devant moi. Cette année, il était en terminale.
Quand on était petit, mes parents avaient refusé de l'inscrire dans une école spéciale pour les super doués. C'était sa volonté à lui aussi. Il voulait suivre un cursus normal, et ne voulait pas s'éloigner de moi. Quand ses professeurs de collège avaient décidé qu'il pouvait sauter deux classes et s'inscrire directement au lycée, il avait refusé de me laisser derrière. Mais, en fin de compte, mes parents lui avaient fait un compromis qui était de sauter juste une année.
Mon père était déjà rentré du travail quand je redescendis au réez de chaussée. Maman pensait à ses collègues de travail. Elle ne comprenait toujours pas si sa patronne était toujours aussi aimable ou bien si c'était juste parce que ma mère était nouvelle. Aujourd'hui, maman avait signé un contrat avec un client à PA qui désirait refaire tout l'intérieur, et pensait que ses collègues avaient bien pris la nouvelle. A Phœnix, les employés avaient tendance à être jaloux de la réussite de chacun et il y avait même ceux qui sabotaient les projets des autres.
Je me promis d'aller lui rendre visite à son bureau et scanner l'esprit de chacun pour voir s'il y avait un saboteur dans l'équipe.
Durant le diner, ma mère raconta à mon père mon histoire avec Anna, et s'attendait à ce que mon père prenne son parti et refuse de l'embaucher, mais il était très compréhensif et demanda à maman de voir la jeune femme avant de juger.
« Ah Bella chérie, j'ai oublié de te demander comment était cette deuxième journée ? Tu t'es fait des amis ? » Mon père me sortit de mes songes.
« Heu, c'était bien, comme hier. Très calme » là c'était un mensonge, cette journée était tout sauf calme. « Tu as vu ma nouvelle voiture maman ? » je m'empressais de changer le sujet.
« Oui je l'ai vue. Elle est pas mal. Même si ce n'est pas ce qui te convient le plus… et regarde-moi ça ! D'où viennent ces fringues ? On n'a pas passé deux journées à faire du shopping à Paris pour rien quand même ! » Et voila on était parti pour un long monologue sur la mode et ses reflets sur la personnalité de chacun.
« Ok, je monte dans ma chambre. J'ai quelques devoirs. Bonne nuit » sur ce, je montais dans ma chambre et fermais la porte. Je fis vite mes devoirs et attrapai l'ordinateur portable de Ryan, celui que j'avais trouvé dans le placard.
Je savais qu'il avait inventé un programme pour pirater plusieurs systèmes. J'étais avec lui un soir et il m'avait montrée comment l'utiliser. Et on l'avait essayé pour voir ce que ça donnait. Il avait pu pirater le système de la station des pompiers la plus proche de chez nous et on pouvait même écouter les appels téléphoniques passés à la station et de la station.
On avait bien rigolé quand un vieux monsieur avait appelé pour signaler un incendie. Il voulait faire cuire des steaks, mais le feu avait pris dans la poêle qu'il avait laissé tomber par terre et une flamme avait touché les rideaux de la fenêtre et le feu avait pris dans sa cuisine. Il voulait que les pompiers arrivent vite et éteignent le feu avant que sa femme ne revienne du super marché.
J'utilisai le même programme pour voir si je pouvais me connecter à un système proche. Je captai la fréquence radio de la station de police de Forks. Je cherchai encore jusqu'à trouver la fréquence de celle de la station de police de PA.
Je ne savais pas à quoi me servirait de pirater le système des stations de police mais j'avais le sentiment que je le saurai un jour.
N/A: so? alors qu'est ce que vous en pensez? dites loi tout
j'ai mis la photo de la voiture de bella sur mon profil.
bouclette xx
