toujours un grand merci pour phika17 ma correctrice.
Je ne détiens pas les personnages de twilight. Mais je détiens le contenu de cette histoire ainsi que les nouveaux caractères
note: le cauchemar de bella ne represente en aucun cas ce qui s'est vraiment passé.
bonne lecture.
Ma vie après lui
Chapitre 5
Cette nuit-là, je fis le même cauchemar qui me hantait depuis deux mois, Ryan était là, debout en face de moi, avec son sourire éblouissant.
« J'ai un cadeau pour toi princesse » me dit-il
« Moi aussi j'ai un cadeau pour toi frangin » dis-je de ma voix la plus innocente. « Ferme les yeux »
Il ferma ses yeux et aussitôt mon regard innocent changea en un regard assassin, je pris le couteau caché sous l'oreiller et le plantai dans le cœur de mon jumeau en riant aux éclats. Il ouvrit les yeux mais ne cria pas.
« Cache le couteau princesse, ne les laisse pas savoir qui m'a tué» murmura-t-il doucement et retomba en arrière fermant les yeux à jamais.
Je me réveillais en criant et pleurant toutes les larmes de mon corps. C'était bien ça mon frère. Il s'inquiétait pour moi même si je lui avais planté le couteau dans le cœur.
Plus je pensais au cauchemar, et plus je trouvais que je ne méritais pas d'être vivante. Le jour où j'avais vu mes parents habillés en noir dans ma chambre d'hôpital, et entendu leurs pensées qui damnaient le responsable, ma vie a changé. Je voulais disparaitre de la terre, peut-être que ma honte disparaitrait avec moi.
Après les funérailles, j'étais sur le point d'en finir avec ma souffrance quand j'eus une révélation. La mort effacerait ma douleur et me donnerait la paix. Alors que je ne méritais pas la paix. Appelez-moi masochiste ou ce que vous voulez. Mais c'était tout ce à quoi je pensais.
Le radio-réveil sur ma table de nuit indiquait six heures du matin, il restait encore une heure avant que l'alarme sonne mais je n'avais plus sommeil. Je me levai et pris une bonne douche. Je m'habillais en jean et haut de jogging.
Il était huit heures quand quelqu'un toqua à la porte de la villa. La compagnie d'envoi avait ramené ma voiture, flamboyante comme jamais. Une Porsche turbo 911 cabriolet rouge. Mais comme je ne comptais pas l'utiliser pendant la journée, je la mis au garage et fermai ce dernier.
J'avais une demi-heure devant moi avant le début des cours. Alors je pris mon petit-déjeuner, brossai les dents, pris mon sac et conduisis jusqu'au lycée. Une fois au parking, et avant même que j'eus l'occasion de sortir de la voiture, j'entendis quelqu'un frapper à ma fenêtre. C'était Alice, tout sourire. Je pris une grande respiration et sortis de la voiture.
« Est-ce que c'est ta voiture ? Comment c'était ta soirée avec ton père ? Est-ce que c'est vrai ce que Tchad a raconté à Edward ? Que tu as frappé et menacé Newton ? » Elle s'agitait dans tous les sens, et me regardait avec des yeux ronds.
Elle commençait à m'agacer avec ses questions et son insistance à vouloir tout savoir.
« Oui, c'était bien, et non, et oui » répondis-je tout en marchant en direction des bâtiments, Alice à mes côtés.
« D'accord, j'ai compris les réponses aux deux premières questions, mais celle à propos de Newton pas trop. Tu m'expliques ? » Me demanda Alice confuse.
« Je n'ai pas frappé Newton, je lui ai juste serré le bras un peu fort, et je lui ai demandé de ne plus s'approcher de Tchad ou de moi » expliquais-je à une Alice plus confuse que tout à l'heure.
« Pourquoi ? Est-ce parce qu'il te harcelait ? Et qu'est-ce que Tchad a à faire là dedans ? » Je voyais dans sa tête qu'elle se demandait s'il y avait quelque chose entre Tchad et moi. La possibilité qu'il y ait quelque chose la décevait et elle ne pensait pas à pourquoi.
« Écoute, pour ne pas qu'il y ait de malentendu. Hier, à l'heure du déjeuner, j'ai surpris Newton et Crowley en train d'attacher Tchad à un arbre avec du scotch. Je leur ai demandé de le détacher, mais ils ne voulaient pas et Newton voulait même m'attacher à côté de White. Donc j'ai utilisé ce que j'ai appris dans un cours d'auto-défense et ai plié le bras de Newton très fort jusqu'à ce qu'il m'a crié de le lâcher. Tyler et lui sont partis et j'ai détaché White de l'arbre. Voilà. »
En ce moment, nous étions prés de mon casier. Du coin de l'œil, je vis Edward avec Jasper en train de discuter. Je n'avais pas entendu ce qu'ils pensaient, car à chaque fois que j'écoutais l'esprit de mon partenaire de labo, quelque chose en moi le trouvait trop intéressant. Il ne pensait jamais ce à quoi je m'attendais.
Alice me regardait toujours et s'attendait à ce que je lui dise que c'était une blague. Mais, vu mon air sérieux, elle parla finalement.
« Waouh ! Newton s'est fait tabasser par une fille. Je regrette d'avoir raté le spectacle. Emmet serait très ravi de l'entendre. Il te trouve cool, déjà après le coup du plateau, maintenant il te considèrera comme son idole» sur ce elle me tourna le dos et partit voir son petit copain.
Je n'attendais pas pour voir leur réaction, je mis mon sac dans le casier et pris seulement mes cahiers pour les deux premiers cours. En classe d'anglais, les pensées de la greluche ne se faisaient que plus venimeuses. Elle avait remarqué notre échange à Edward et moi après l'incident de gym et ne l'avait pas aimé du tout. Elle était contente du coup que j'avais reçu sur la tête mais ne s'attendait pas à ce qu'Edward s'inquiète pour moi.
Alors que je me dirigeais vers mon deuxième cours, j'entendis la voix très bien connue de Newton derrière moi. Je pris deux secondes pour savoir que c'étaient bien ses pensées que j'écoutais. Il avait l'intention de me pousser et me faire tomber par terre. Le couloir était plein d'élèves et c'était là son opportunité pour me ridiculiser.
Mais il ne s'attendait pas à ce que je m'approche du mur très vite en faisant tomber mon cahier, que je faisais semblant de ramasser. En même temps, je mis mon pied dans son chemin. Le plan marcha à merveille et ce fut lui qui se prit les pieds dans le mien. Il tituba deux fois et s'étala la tête la première sur le sol du couloir.
Tous les élèves qui étaient proches éclatèrent de rire, il y en avait même qui prenaient des photos de Newton par terre. Moi je fis mine de rien, ramassai mes cahiers et avançai dans le couloir vers mon prochain cours.
La matinée continua sans incident. Les élèves rigolaient et faisaient toujours des commentaires sur la maladresse de Newton. Pendant le cours d'histoire, Alice me raconta sa virée de shopping à PA la semaine dernière. Et elle me proposa d'en refaire une avec moi le week-end.
… ça serait cool si j'arrive à relooker Bella. Elle a du potentiel, il lui suffit juste de se mettre en valeur. Et moi je suis là pour ça. Je déclare mission ''relooker Bella'' lancée… pensa Alice.
La pauvre se faisait des idées. Et moi je pensais que ça serait cool qu'Alice me foute la paix.
Ce que je ne comprenais pas c'était que je n'avais rien fait pour attirer son attention, ni demandais d'être son amie. Je répondais à ses questions par le minimum, et je n'allais jamais vers elle. J'avais toujours l'image de l'intello mal habillée, et tout le monde m'évitait. Alors pourquoi est-ce qu'Alice insistait à s'approcher de moi ? Je ne trouvais pas de réponse. Ou bien c'était ça la réponse. Elle me considérait comme une fille à relooker. Non ce n'était pas ca. Il y avait des dizaines de filles qui aimeraient les traitements d'Alice.
Je décidai que ça n'avait pas d'importance, je garderai mon calme et refuserai tout plan hors école, jusqu'à ce qu'elle s'ennuie de moi et me laisse tranquille.
« Heu, à vrai dire Alice, j'ai des plans avec ma mère ce week-end je suis désolée » voilà, c'était facile. Pas de promesse pour une prochaine fois, pas de détails sur mes plans, rien. Elle s'ennuierait j'en étais certaine.
Mais une nouvelle fois, elle me prit par surprise. A la fin du cours elle m'attendait prés de la porte.
« Bella, je sais que les plans avec ta mère ne sont qu'une excuse. Mais accepte s'il te plait. Tu verras, on s'amusera comme des folles »…je m'amuserai comme une folle à voir mon plan marcher…
« Alice, j'apprécie tes efforts mais-… » Elle me coupa la parole
« Pas d'excuses. Ok, on peut partir le vendredi à la place de samedi. Qu'est-ce que t'en dit ? »
« Je dis que tu es une fille gâtée qui ne comprend pas ce que veut dire un espace personnel, ni le mot non. Dis-moi Alice, qu'est-ce que tu sais sur moi ? » Je savais que j'étais dure avec elle, mais c'était la seule façon pour qu'elle me foute la paix.
« Euh, je sais que tu es nouvelle à Forks, et, et que tu as besoin d'une nouvelle garde-robe » dit-elle en un seul trait en me regardant droit dans les yeux.
« Et bien tu vois, tu ne me connais pas du tout » lui dis-je en soutenant son regard. Je continuai. « Parce que si tu me connaissais soi-disant un peu, tu aurais su que faire les boutiques et parler garçons n'existent pas dans ma liste des choses à faire »
A ce point, notre échange avait ramené quelques regards curieux.
« Ah bon et pourquoi ? Laisse-moi deviner. Tu ne parles à personne, tu t'assois toute seule à la cafeteria, et tu refuses quand je te propose un plan de sortie. Tu n'aurais pas par hasard commis un crime à Arizona et venu ici pour te cacher ? Ca expliquerait beaucoup. »
Ses paroles enfoncèrent le couteau dans la plaie, elle ne savait pas combien ses paroles étaient vraies.
« Tu m'as percée à jour. Il y avait cette fille dans mon ancien lycée qui se prenait pour la reine et m'agaçait tellement. Tu sais ce que j'ai fait ? Je l'ai écrasée avec ma voiture » dis-je d'un ton sérieux et menaçant à la fois.
« Non, tu ne l'as pas fait,-… » Bégaya Alice
« Maintenant à mon tour. Laisse-moi deviner pourquoi tu insistes tant à m'emmener faire du shopping. N'aurais-tu pas besoin d'une poupée, parce que petite tu n'en avais aucune ? Une enfance douloureuse hein ? »
…comment elle a su pour mon enfance, non, elle ne sait rien. Personne ne sait…
Merde, jamais je n'aurai cru que mes propos lui feraient tant mal. Je vis dans sa tête qu'elle avait été adoptée, et que son vrai père la maltraitait.
Elle restait silencieuse pendant un moment, et je m'attendais à ce qu'elle éclate en larmes et me traite de tous les noms, mais ce qu'elle fit me prit par surprise. Elle éclata de rire.
« Et bien Bella j'ai compris, je te laisserai en paix » sur ce elle tourna le dos et partit vers la cafeteria.
« Ouais fais-le » criai-je un peu fort pour qu'elle m'entende.
A la cafétéria, je m'assis toute seule à ma table prés de la fenêtre. La pluie tombait dehors et le fait de me trouver sous un toit me donnait un étrange sentiment de sécurité. Je choisis ma Playlist rock sur mon ipod et mis les écouteurs dans mes oreilles sachant que ça ne changera rien. J'arrivais à décrypter l'esprit des autres même si je me bouchais les oreilles.
Flash back
Je me dirigeais vers la cantine, flanquée par deux copines de chaque côté. Et tous les regards étaient posés sur nous. On nous appelait la brigade de Phœnix High School. Tout le monde s'écartait pour nous laisser passer, et parfois il y avait des admirateurs qui se jetaient dans notre chemin pour se faire remarquer. C'était idiot je le savais, mais ça me plaisait bien.
La queue pour la nourriture était longue, mais pas pour mes copines et moi. Nous allions directement au buffet et passions à la caisse sans attendre, et personne ne disait rien. S'il arrivait à quelqu'un d'ouvrir sa gueule il le regrettait sur le champ.
Ce jour-là Natalia me lançait des regards bizarres, que j'expliquais par le fait qu'elle m'en voulait encore pour l'avoir grondée à l'entrainement la veille.
« Alors Bella, ça fait longtemps que tu nous as pas raconté quelque chose sur tes affaires de cœur ! » me demanda Nat une fois assises. Sa question me surprit, et à vrai dire je ne m y attendais pas.
« Si je n'ai rien dit, c'est parce qu'il n'y a rien à raconter » répondis-je simplement
« Oh arrête, il doit y avoir quelque chose quand même. C'est vrai qu'on ne te voit avec personne au lycée, mais il doit y avoir quelqu'un quelque part. Dis-nous allez. Et on promet de ne pas l'approcher. Hein les filles ? » Elle regarda autour d'elle vers les autres filles qui, maintenant, avaient toutes le regard sur moi. Des 'oui' et 'on promet' se firent entendre.
« Croyez-moi, s'il y avait quelqu'un je vous le dirai et je vous le présenterai sans rien craindre. Pas parce que je vous fais confiance, salopes. Mais parce que je lui ferai confiance à lui. » Dis je en prenant une goulée de mon soda.
« Tu sais Bella, c'est bien d'attendre l'homme idéal, mais il n y a pas de mal à se faire plaisir en attendant. Il y a beaucoup de garçons qui mourraient pour avoir ne serait-ce qu'une soirée avec toi » me dit Natalia d'un air sérieux. Les autres filles acquiesçaient, d'accord avec elle.
Elle me faisait quoi là ? Croyait-elle vraiment que je me jetterai sur n'importe qui pour du sexe ? Je savais qu'elle ne comprenait jamais mon point de vue. Mais là elle ne me connaissait pas du tout.
« J'ai attendu déjà longtemps, je ne vais pas jeter ma résolution à la mer pour le premier venu. Je suis maitre de moi-même. Et ceux qui veulent être avec moi, ils n'auront qu'à se jeter par la fenêtre » l'arrogance était un de mes traits de caractère.
Je jetai un regard vers les filles et elles acquiescèrent toutes. Mais je doutais fort qu'elles soient d'accord.
« Si je te dis ça c'est parce que j'en ai marre. J'en ai marre de voir le garçon avec qui je veux être pour de bon obsédé par toi. Et toi, t'es là à te prendre pour la vierge marie qui attend son prince sur un cheval blanc » elle haussa la voix en disant la dernière phrase, au point où ceux qui ne nous écoutaient pas se tournèrent vers notre table et regardèrent le spectacle.
« Qu'est-ce que tu racontes ? De qui tu parles ? » À ce stade, je m'en foutais pas mal des autres et voulais seulement comprendre le revirement de la fille que je prenais pour mon amie.
« Comme si tu ne le savais pas. Je connais ton petit jeu. Arrête de jouer la difficile » elle me regardait avec ses yeux bleus. Elle était en colère, une colère que je ne comprenais pas. Elle continua « je te parle de Jason Moore. Il m'a dit que tu le rendais fou et qu'une fois que tu cesserais de jouer il aurait une ouverture avec toi, il pourrait enfin avoir une copine. Moi »
Je n'en croyais pas mes oreilles. Elle voulait devenir la copine de ce Jason que je ne connaissais même pas. Mais pour que ça arrive, elle voulait que je couche avec lui. Ma parole elle est dingue !
« Laisse-moi mettre ça au clair. Tu veux être la copine de ce Justin ? » Je faisais exprès de dire un faux prénom pour montrer que je ne le connaissais même pas. « Et tu me demandes de coucher avec lui avant ? C'est ça ?»
« Oui c'est ça et il s'appelle Jason » me répondit-elle comme si elle parlait à une demeurée. Ma pauvre fille, si elle savait qui était la demeurée entre nous deux !
Là, j'éclatais de rire devant l'étonnement de tout le monde. Je me ressaisis vite, me levai de ma place, pris mon plateau comme si de rien n'était. Mais avant de partir, je me tournais vers elle et la regardais droit dans les yeux.
« Va te faire foutre salope. Et si, je dis bien si, ce Justin t'a dit vraiment que je le rendais fou. Et bien qu'il aille se faire foutre lui aussi » je tournais les talons pour sortir mais avant d'arriver à la porte je me tournais et voyais que tout le monde me regardait surpris.
« Hey Nat » je hurlais son prénom pour que tout le monde entende ce que j'avais à dire « rase-toi ta chatte avant de baiser. Ca doit être ça ton problème. Tu réfléchis avec ton sexe et trop de poils nuirait à tes pensées » sur ce je me débarrassais de mon plateau encore rempli et sortis de la pièce sous les applaudissements des garçons et les murmures des filles.
Fin de flashback
J'avais bien rigolé, et je n'avais rien pensé des menaces cachées derrière ses paroles. Je ne savais pas qui était Jason et n'en prêtais aucune attention jusqu'à ce que ce fut trop tard.
J'avais payé le prix de mes rires très cher. J'avais perdu la seule personne qui me comprenait réellement et s'inquiétait pour moi. J'étais l'idiote qui prenait ce que lui offrait la vie comme garantie et qui abusait de la gentillesse des êtres aimés et qui croyait que les malheurs n'arrivaient qu'aux autres.
Je ne fis pas attention au temps jusqu'à ce que la sonnerie retentisse. Je regardai autour de moi et vis que j'étais la dernière. Je m'empressai à ranger mon ipod dans mon sac et partis en cours. J'avais bien fait de passer à mon casier avant la cafétéria pour prendre les affaires de l'après midi.
Arrivée en cours, Mr banner était déjà en train d'expliquer l'expérience d'aujourd'hui. Je m'assis à ma table non sans avoir eu droit à un regard noir de mon nouvel ennemi. Il n'allait pas laisser tomber. L'incident du matin n'avait fait qu'enflammer sa haine. Il était sûr qu'il avait trébuché sur mon pied.
Aujourd'hui, on devait étudier les réflexes neurologiques sur une grenouille. J'entendis déjà des cris de dégoût de la part des filles. C'était un travail à deux. On devait suivre les consignes et inscrire nos observations. Je jetais un regard à mon voisin qui me regardait à son tour. Il attendait que je lui demande de faire le travail tout seul.
« Alors, partenaire ? Prêt à torturer une innocente créature ? » Demandais-je sur un ton d'humour pour alléger l'atmosphère.
« C'est un prix à payer pour acquérir la connaissance » me répondit-il sur le même ton.
« Ah ouais ? Tu comptes faire quoi après le bac ? » Je ne savais toujours pas comment il arrivait à me faire oublier mes résolutions.
« Médecine, et toi ? »
« Je comprend maintenant pourquoi torturer une grenouille ne te dérange pas. C'est du jeu comparé aux cadavres qui t'attendent » il rigola d'un joli petit rire.
« Moi je ne connais toujours pas ma voie »
« Ca arrivera, t'inquiète. Si je sais déjà ce que je voudrais faire c'est parce que je veux être comme mon père. Je ne sais pas, pour toi, si devenir militaire te passionne »
C'était mon tour de rigoler. Je m'imaginais mal en uniforme, des jumelles dans une main et une kalachnikov dans l'autre, le crâne rasé et sale, et le corps en sueur, en train d'espionner un ennemi avant d'attaquer.
« Avec mes un mètre soixante, je serai renvoyée avant même de passer les sélections. Ce n'est pas que j'envisage de postuler ou quoi que ce soit ! »
Nous avions fini l'expérience avant la fin de l'heure, et passé le reste à faire des petites conversations.
« Qu'est-ce que tu écoutais comme musique pendant le déjeuner ? Tu semblais ailleurs. »
Son expression me laissa croire qu'il voulait vraiment savoir. Je fis de mon mieux pour ne pas tricher et écouter son esprit. C'était différent de faire la conversation avec quelqu'un basée sur ses paroles et non pas ses pensées.
« Euh, une sélection de chansons rock de mes groupes préférés. En ce moment, je suis branchée sur les Kings of Léon.»
« Ils ont de beaux trucs, c'est vrai. » il tourna le regard un moment vers le tableau avant de me demander d'une voix basse « qu'est-ce qui t'a pris de défendre White contre les deux mecs les plus cinglés du lycée ? Maintenant je comprends pourquoi, hier, t'as reçu ce ballon sur la tête » il était furieux pour une raison que j'ignorais.
« Euh, je pense que c'est clair. J'ai vu que quelqu'un avait besoin d'un coup de main et je l'ai fait. Je ne savais pas qu'ils allaient s'en prendre à moi et vouloir m'attacher aussi à l'arbre. Alors je me suis défendue » je lui répondis avec la même voix basse. Newton était dans notre classe et je ne voulais pas qu'il ait une autre raison pour me pourrir la vie « Et pour le ballon d'hier, ça sera le dernier. Je compte bien protéger mon dos »
« Emmet se chargera d'eux. Ils ont une peur bleue de lui, et ils ne vont plus t'embêter» croyait-il vraiment que j'avais besoin de protection ? Je lui lançais un regard qui disait 'ce n'est pas drôle'.
« Et qu'est-ce qui te fait croire que j'ai besoin qu'on me défende ?»
« Je sais que tu te débrouilles très bien toute seule. Dire non à Alice en est la preuve » dit-il amusé ?
Je pensais qu'il allait me détester après avoir blessé sa sœur avec mes mots.
« Tu dois me dire comment tu as fait d'ailleurs. Emmet aussi veut savoir. »
« Je lui ai dit qu'en Arizona j'ai écrasé une fille qui m'agaçait avec ma voiture »
« Plait-il ? » il éclata de rire. « C'est pour ça elle avait l'air si désorientée au déjeuner. Personne n'échappe à ses plans »
« Comment tu as su ? » lui demandais-je
« Comment j'ai su quoi ? »
« Comment tu as su à propos de notre dispute ? Je ne pense pas qu'Alice s'est montrée volontaire à vous raconter que j'ai refusé ses plans »
« Tanya vous a vu, et a fait un commentaire » dit-il un peu... honteux ?
Décidément je n'arriverai jamais à le comprendre. Je décidai d'écouter ses pensées.
… savez-vous que Swan a refusé de faire du shopping avec Alice. Apparemment elle a une allergie contre les fringues neuves et stylés. Elle trouve ceux de la charité plus attrayants… c'était ce que Tanya avait raconté lors du déjeuner.
« Hier j'ai oublié de te demander ce que tu faisais au gymnase. Tu n'avais pas gym. »
« Le prof de math a eu un appel urgent. Ils ont programmé une heure de rattrapage la semaine prochaine »
« Ok. Tu sais pour Alice, je compte bien m'excuser, j'ai été dure avec elle. Mais j'attendrais un peu pour qu'elle ne prenne pas mes excuses comme une faiblesse »
« Je connais bien ma sœur, c'est rare qu'elle renonce à quelque chose. »
« Je pense que je l'ai blessée. Je lui ai dit qu'elle cherchait une poupée parce que, peut-être, petite elle n'en avait pas. » Dis-je calmement.
Il serra son poing très fort. Je compris à ce moment-là que j'avais vraiment blessé Alice.
« Et qu'est-ce qu'elle a dit ? »dit-il d'une voix mesurée.
« Rien, elle a éclaté de rire »
« Alors pourquoi t'as cru que tes mots l'avaient blessée ? »
« Je l'ai vu dans yeux. Crois-moi, je ne pensais rien de ce que j'ai dit. Et je ne sais rien sur Alice petite. Ce n'était que des mots en l'air »
« Alice a été adoptée » il me confirma ce que je savais déjà.
Fidèle à son mot, Emmet nous attendait à la sortie du cours. Il donna une accolade amicale à Edward, et un clin d'œil pour moi. Et dés qu'il vit Newton sortir, il l'attrapa par le col de sa chemise et le cola contre le mur.
« Tu t'approches de Bella Swan une nouvelle fois et je te colle mon poing dans la figure. Passe le mot à ton chiot Tyler » l'entendis-je dire dans l'oreille de Mike.
Ce dernier acquiesça très vite et tituba dans le couloir quand Emmet le lâcha enfin.
Je suivis l'échange abasourdie. Pas une fois, Newton trahissait sa peur. Il était terrifié, et il ne pensait qu'à dégager. Pas de vengeance dans l'horizon. Wow, il n'avait pas pris mes menaces aux sérieux parce que j'étais une fille de petite taille en plus. Alors qu'un seul mot du grand Emmet avait suffi pour le faire chialer.
« Merci Emmet, mais je t'assure que ce n'était pas nécessaire » lui dis-je une fois arrivé prés de moi.
« Je sais, mais vaut mieux prévenir que guérir. Comme ça t'es sous ma protection. Impossible pour lui de s'en tirer s'il tente quoi que ce soit » me dit-il tout sourire.
Je vis dans sa tête qu'il aimait bien qu'on le craint. Mais je vis aussi qu'il n'avait jamais abusé de son pouvoir.
« Tu en as combien sous ta ô protection ? »Demandai-je pour voir s'il avait l'habitude d'aider les autres ou seulement moi.
« Oh beaucoup, ma famille et mes amis qui sont nombreux» je ne savais pas s'il avait fait exprès de m'inclure dans sa liste d'amis. Mais comme je ne voulais pas de malentendu je m'empressais d'ajouter.
« Et maintenant moi ! » sur ce, je fis un geste de la main à Edward et lui et courais vers le gymnase.
Les Cullen étaient à éviter, notai-je. Ils étaient très amicaux et ça serait difficile pour moi de me comporter comme une attardée sociale avec eux. J'avais déjà commencé avec Alice qui ne m'adressa pas la parole aux vestiaires.
…et alors, je n'ai pas eu une enfance heureuse, mais j'ai une heureuse adolescence… pensait elle en me regardant.
Une fois au gymnase, elle vint se coller à moi et me murmura à l'oreille « je n'abandonnerai pas. Je ne l'ai jamais fait et ce n'est pas toi qui me fera commencer » et puis dansa vers le terrain de basket où se trouvait le coach.
Si seulement elle savait ce que ses mots avaient éveillé en moi. Pendant un court instant, j'avais cru qu'elle savait à propos de ma résolution de passer ma vie seule à regretter la perte de mon frère. Et pendant un court instant, j'avais espéré qu'elle était vraiment au courant, et qu'elle me sauverait de moi-même.
Mais à l'instant où j'avais entendu ce qu'elle pensait. L'espérance s'était évanouie, et le regret était revenu plus fort. Personne ne me comprendra comme le faisait lui. Alice pensait que je l'évitais parce que je n'aimais pas faire de shopping.
Comment arrivait-elle à tout relier à son addiction de shopping, ça m'échappait. Elle insistait à me faire changer d'avis à propos des boutiques. Son insistance dépassait sa volonté d'avoir une poupée. C'était bien plus, mais je n'avais aucune idée de la vraie raison.
Je ne sais pas pendant combien de temps j'étais restée gelée, le regard dans le vide. Mais je fus sortie de mes songes par le coup de sifflet du coach qui avait déjà hélé mon nom plusieurs fois. Les autres aussi me regardaient confus.
Jouer au basket s'avéra plus difficile à cause du contact physique. Tanya trouvait très drôle de me rentrer dedans à chaque fois que j'avais la balle. Newton lui ne s'approchait pas de moi et je trouvais ça beaucoup mieux.
Je passai le premier quart d'heure à encaisser les coups de Tanya sans brancher et pensai que le prof allait l'avertir. Mais quand je vis que chacun jouait comme il lui plaisait et qu'il n'y avait pas d'avertissement, je me fis du bien à lui entrer dedans avant qu'elle n'ait le temps de m'approcher. Alice trouvait ça très drôle et m'encourageait à continuer.
Le problème était que Tanya avait deux copines qui l'épaulaient, Lauren et Jessica. Et quand elles virent que la greluche ne m'atteignait pas, elles se regroupèrent pour me rendre la vie difficile.
Je me trouvais une fois à frapper Jessica par le ballon et à défoncer Tanya qui tomba sur son dos, m'entrainant avec elle en même temps. Lauren qui était proche voulut me marcher sur la jambe et prétendre que c'était un accident mais je fus plus rapide et, au lieu de ça, elle se prit les pieds dans celles de Tanya et tomba la poitrine en premier.
Ceux qui jouaient le match n'avaient rien vu et ne comprenaient pas comment les trois Bimbos se trouvaient par terre en même moment. Mais quand je tournai la tête vers les bancs de touche. Emmet était là et il me fit le même geste du 'pouce en l'air' tout en éclatant de rire. Je compris alors que l'attitude de Newton était due à la présence d'Emmet.
Je pris une douche et me changeai vite fait après la fin du match. J'avais une mission à faire et je devais me préparer. A la sortie du gymnase, Edward était adossé contre le mur en compagnie d'Emmet.
J'acquiesçai en leur direction, signe que je les avais vus, et continuai mon chemin vers le parking. Ils attendaient Alice probablement. Mais ce ne fut que quand je sentis une légère tape sur mon épaule que je me tournai pour voir Edward dans toute sa splendeur devant moi.
« Je croyais qu'on était clair sur la question de ne pas te faire plus d'ennemis dans ce lycée » je ne comprenais pas de quoi il parlait. Je laissai ses pensées me submerger et je compris vite ce qu'il voulait dire. Mais je décidai de jouer la dupe.
« De quoi est-ce que tu parles ? » demandai-je avec un air faussement innocent.
« Tu le sais bien. Je parle de Tanya et ses copines. J'étais là pour voir si Newton t'avais fichu la paix mais, à la place, j'apprends que tu t'en es prise aux trois sorcières. Qu'est-ce qui te prend enfin ? T'as une volonté de mourir c'est ça ? » Il était complètement irrité et furieux, et espérait pouvoir lire dans ma tête. S'il savait.
Je me surpris à vouloir rire, cela faisait longtemps que quelqu'un avait dit ou fait quelque chose qui me donnait envie de rire. A la place, je souris seulement et lui répondis simplement.
« Et moi, je pensais que j'avais été claire sur le fait que je peux me défendre toute seule » je le regardai droit dans les yeux et continuai « D'ailleurs ce n'est pas ma faute, c'est la tienne. Tanya n'aime pas le fait qu'on soit partenaires de labo, et beaucoup moins que tu m'adresses la parole » je regrettai mes mots une fois que je compris que personne ne devait le savoir.
« Qui t'a dit ça ? Il n y a rien entre Tanya et moi.»
Je vis l'horreur de cette idée dans ses yeux. Mais dans sa tête il se demandait comment il allait faire pour demander à Tanya de ne pas m'approcher. Il ne pouvait pas frapper une fille. Et il ne voulait pas que je crois ces rumeurs.
« Ca ne m'intéresse pas s'il y a quelque chose entre vous » là c'était un mensonge mais nécessaire. Je voulais y croire. « Mais elle ne me porte pas dans son cœur, je l'ai entendu parler avec sa copine dans les toilettes »
« Oh » fut tout ce qu'il dit… ça ne l'intéresse pas si je sors avec Tanya. Mais pourquoi ça m'intéresse de savoir qu'elle s'intéresse ? Et pourquoi je suis déçu du fait qu'elle ne s'intéresse pas ? Qu'est-ce que cette fille, dont je ne connais rien sauf son nom et la profession de son père, a de plus pour chambouler mon quotidien…
« Hum, je dois y aller. Mais ne t'inquiète pas, je sais me défendre » je tournai les talons et allai vers ma voiture.
voila ce chapitre a été un peu plus long que les precedents. j'espere que ca vous avez aimé.
alors quelqu'un a une theorie à propos de ce qui s'est vraiment arrivé à Ryan? (considerez les flashs back!)
et combien de vous aimerez avoir un Edward POV?
si vous avez une idée d'une situation où bella peut intervenir faites moi savoir.
qui est ce qui aime the kings of leon?
le prochain chapitre contiendra un peu d'action 'bella'.
restez fideles et laissez des commentaires.
bouclette xxx
