toujours un grand merci pour phika17 ma correctrice.
Merci pour vos reviews, ajouts aux favoris, et alerte histoire. ca me fait trés chaud au coeur de savoir que vous lisez l'aprés chapitre aussi.
ils y en a celles d'entre vous qui ont été proche de la verité à propos de ce qui s'est passé à ryan, et celles dont l'imagination m'a surprise.
bref le secret ne sera pas devoilé tout de suite. on est qu'en chapitre 6 quand meme!
- les adresses citées dans ce chapitre n'existent peut etre pas réelement alors ne les prenez pas en consideration si jamais vous visitez PA.
- attention language dans ce chapitre.
Ah oui j'allais oublier, je detiens plusieurs trucs dans la vie mais les droits d'auteur de twilight n'en font pas partie.
Ma vie après lui
Chapitre 6
Dans ma chambre, je vérifiai que les batteries de mon téléphone et celle de l'ordinateur portable étaient rechargées. Je me changeai ensuite en vêtements de sport et passai l'heure suivante à m'entrainer.
Après une douche rapide, je fouillais dans ma garde robe pour une tenue à mettre. Pas question d'aller attraper des criminels dans un haut de jogging plus large que les gros sacs de blé. Je dénichais un jean noir serré, un pull cashmere rouge à manches longues qui laissait apparaître le décolleté, et une veste en cuir noir.
J'hésitais entre mettre des escarpins rouges et des baskets. J'optais pour un mi-talon rouge pratique pour la marche et la course s'il le fallait. Je coiffais mes cheveux en queue de cheval, et appuyais mon regard avec du mascara et un eye-liner.
Mon téléphone portable sonna et je priai pour que ça soit Jenna. Elle m'avait tellement manquée et elle ne répondait pas à mes mails. L'écran affichait un numéro que je ne connaissais pas.
« Allo »
« Allo, je voudrai parler à Mlle Swan, s'il vous plait » me répondit la voix d'une femme à l'autre bout du fil.
« C'est bien moi, que puis-je pour vous ?»
« Je suis Anna, la vendeuse de la boulangerie à Port Angeles. J'appelle pour l'offre d'emploi. »
Je l'avais oubliée celle-là.
« Oh ! Je me souviens de vous. Alors, j'ai parlé à ma mère à votre sujet et elle est d'accord pour vous rencontrer dans son bureau à Port Angeles. »
« D'accord, où et quand ? »
« Il te faudrait un CV, tes références, ta carte d'identité, et ta fiche judicaire la plus récente. »
« Ok. J'ai le CV, la carte d'identité et les références. Par contre pour la fiche judiciaire, il faut que j'aille la demander au commissariat. Mais c'est obligé ? J'ai eu quelques excès de vitesse. »
« Tu fais de la drogue ? »
« Non ! »
« Tu fumes ? »
« Non. »
« Tu as un problème d'alcool ? »
« Je bois de temps à autre mais je ne suis pas alcoolique. »
« Tu as toujours ton permis de conduire ? »
« Oui. »
Elle était d'un ennui. A Phoenix, on avait une bonne qui me procurait des joints pour mes sorties avec les amis. Mais je n'allais pas me plaindre, j'avais changé.
« Alors ça devrait être bon. Je demanderai à ma mère quand est-ce qu'elle pourra te rencontrer et je te rappellerai ce soir ou demain. Donne-moi seulement ton numéro de téléphone. »
Elle me donna son numéro que je notais bien, et raccrochais.
Ma mère m'avait appelée pour dire qu'elle allait rentrée en retard. Son nouveau client l'avait invitée pour un verre. Je ne voulais pas lui parler de mes plans alors au lieu de ça, j'avais laissé un mot pour dire que j'allais faire un tour.
Il était presque huit heures quand j'arrivais à PA. Il faisait déjà nuit, et tous les bureaux étaient fermés. Je ne connaissais pas les horaires de mon père. Il avait un horaire varié. J'espérais seulement qu'il ne m'apercevrait pas.
Les nerfs commençaient à me faire des tours et il fallait que je me calme. Il était encore temps pour renoncer. Mais je n'arrivais pas à me décider. Je me garais dans le parking du centre commercial et sortis l'ordinateur du sac.
Il n'était pas question que je renonce, c'était ma destinée, ma responsabilité et je devais assumer. Mais il n'était pas question non plus de me lancer dans des dangers immesurés. Il fallait établir les règles du jeu.
- pas de précipitations.
- scanner les pensées des deux parties, l'agressé et l'agresseur.
- Ne pas intervenir s'il s'agit d'une personne armée d'armes à feu, où quand je n'arrive pas à lire ses pensées.
- Ne pas intervenir quand le nombre d'agresseur dépasse deux.
- …
Pour le moment, c'était suffisant. J'allumai le portable et cherchai la fréquence radio de la station de police de PA. Il y avait des appels entre le standard et les différentes unités dans la ville. Il n'y avait aucun appel SOS. Mais je continuais à écouter pour me familiariser avec le système.
J'avais passé environ une heure à écouter les échanges entre policiers, il y avait des signaux d'excès de vitesse, un signal de délinquance, et un autre pour un vol dans un magasin de sous-vêtement dans le centre commercial.
Je décidais de sortir de la voiture, et faire un tour à pieds pour voir s'il y avait quelqu'un en besoin d'aide. Je mis mon téléphone dans ma poche, remis l'ordinateur dans le sac que je pris avec moi, et sortis de la voiture.
…elle a dit oui, elle a dit oui, je vais me marier…
…quel con ! Je me ferai une fortune après le divorce…
…regarde-moi comment il mange, ses lèvres, sa langue, sa mâchoire…humm. Très sensuel…
…j'ai envie d'un homme dans ma vie…
…wow, c'est qui cette beauté ? Jamais vue dans le coin…
…je déposerai une plainte pour harcèlement sexuel...
…je ne veux pas de son argent, je le veux lui…
Et, comme ça, je continuais à m'incruster dans les vies des autres sans qu'ils s'en aperçoivent. Chacun avait un souci différent. Mais je ne pouvais pas tous les régler.
Enfin une pensée me parvint sur quoi je pouvais peut-être agir.
…la marchandise est arrivée hier soir et on n'a pas encore commencé le conditionnement avant distribution. James ne sera pas content. Ce fils de pute veut dealer dés demain…
C'était un grand homme. Et quand je disais grand cela voulait dire GRAND ! Il était énorme faisant le double de la taille d'Emmet, et avait des tatouages sur le visage. Et une drôle de coiffure. Comme une espèce de carte dessinée sur le crâne.
Il faisait peur rien qu'en le regardant. Je n'avais jamais vu une opération de trafic de drogue en directe, si j'excluais l'achat de petits joints d'un temps à autre quand j'étais à Phoenix.
J'avais compris, de ses pensées, que le gang des démons de Seattle (Drôle de nom si vous voulez mon avis) avait reçu une énorme quantité de cocaïne hier soir, et ils comptaient préparer la marchandise pour la vente, c'est-à-dire la mettre dans des petits sachets de quelques grammes. Bref c'était compliqué.
L'essentiel c'était que l'opération allait se dérouler dans un de leurs locaux. Il s'agissait d'une villa à la sortie de la ville. C'est-à-dire PA. Il ne pensait pas exactement à l'adresse, je pus seulement voir une image de la villa.
Je suivais le Hulk de PA jusqu'à un parking sous-sol. Merde, il allait prendre sa voiture, une Mercedes fourgonnette noire. Je regardais autour de moi et vis que j'étais proche du centre commercial. Je courrais à toute vitesse jusqu'à ma Porsche, jetais mon sac sur le siège passager, et démarrais en trombe.
Je suivais la fourgonnette en faisant attention de laisser toujours une voiture entre nous. Je baissais la fenêtre et me concentrais pour voir si je pouvais écouter ses pensées.
Il était loin et avait les fenêtres fermées. Il fallait que je fasse plus de tests pour voir les étendues de mon don. Mon estomac grognait ce qui voulait dire que j'avais faim, je n'avais pas diner. Quelle paresseuse je faisais !
La Mercedes s'arrêta devant un pavillon dans un quartier habité. J'en conclus qu'il s'agissait de sa maison. Une fois sorti de sa voiture, je pouvais l'entendre.
…il me faut le revolver, et appeler le boss pour dénoncer la taupe. On croyait que le FBI ne nous suivra pas jusqu'ici, mais je me trompais…
Mon cœur battait fort dans ma poitrine et les nerfs me rendaient malade. Il y avait un agent FBI qui s'était incrusté dans le gang, mais il avait été découvert. Il allait mourir s'il ne se retirait pas tout de suite.
Le géant s'appelait John, et le gang d'où il faisait partie avait changé le siège de réception et conditionnement de drogue à PA quand le FBI avait fermé toute ébauche à Seattle.
Je ne savais pas comment réagir ou quoi faire. Je ne connaissais pas l'adresse ni les noms des membres du gang, sinon j'aurais appelé la police. Je n'avais pas d'autre choix que de suivre John jusqu'à la villa et voir s'il penserait à quelque chose de plus utile tel le nom de l'agent FBI.
En attendant, j'allumai mon ordinateur sur le programme de piratage et cherchai le bureau fédéral de l'Etat de Washington. La recherche prit deux minutes mais en fin de compte je pus accéder au système du bureau de Seattle. Je composais le numéro du bureau de l'agent McGrath, directeur du département de trafic.
Il était neuf heures quarante du soir, c'était peu probable qu'il soit encore dans son bureau, mais l'appel passerait sur son cellulaire. Il décrocha et j'eus soudain des crampes à l'estomac.
« Agent McGrath à l'appareil » de sa voix, je pouvais dire qu'il était frustré ou énervé ?
« Bonsoir, je suis désolée si j'ai interrompue quelque chose mais je devais vous appelez, c'est important. »
De l'autre côté du fil, je l'entendis comme s'asseoir et gémir ? Mais il ne dit rien alors je continuai.
« Je vous appelle concernant l'affaire du gang des démons de Seattle, actuellement basé à Port Angeles. J'ai des informations qui pourront vous servir.»
J'entendis encore du bruit et je compris qu'il s'était levé et recherchait ses chaussures peut être ?
«Pour commencer, pouvez-vous me dire qui êtes-vous ? »
« Ce n'est pas important, je n'ai aucune relation avec le gang ni les forces de l'ordre. Je suis une simple étudiante qui s'est retrouvée à la mauvaise place au mauvais moment. J'ai entendu un membre du gang qui s'appelle John parler d'un agent FBI incrusté dans le gang. Ils l'ont découvert et il est en danger. Je suis actuellement en train de le suivre à la villa où ils ont le stock de la dernière décharge de cocaïne. »
La voix d'une femme se fit entendre à côté de lui « chéri, c'est qui à l'appareil ? Hum, j'aime pas quand tu me laisses frustrée comme ça...»
Le son d'un baiser, suivi d'un gémissement attaquèrent mon oreille et je dus éloigner le téléphone pour ne pas vomir. Confirmé, j'avais interrompu quelque chose. Heuh !
« Oh putain ! Attend chérie » gémit-il.
Et voila, je perdis monsieur. Ah les hommes !! Des secondes plus tard, j'entendis comme une porte claquer et il me répondit:
« Attendez Mademoiselle, comment avez eu ce numéro ? Et quel âge avez-vous ? »
« Euh, j'ai trouvé le numéro sur internet, il y a aussi votre photo jeune. Plutôt charmant ! » J'espérais que mon compliment calmerait son tempérament.
« Et j'ai dix-huit ans» mentis-je « heu, je vais vous laisser continuer ce que vous faisiez avant mon coup de fil. »
« Oui c'est ça » j'allais raccrocher quand je me rappelais de quelque chose.
« Attendez, qu'est-ce que je fais moi maintenant ? Je continue à suivre John jusqu'au local et vous dis l'adresse ? »
« Non, rentrez chez vous gamine. Et merci pour vos informations » il me raccrocha au nez.
Je ne m'attendais pas à ce qu'il me dévoile leurs avancements sur le cas, mais j'aurai bien voulu aider.
…cette salope va me le payer…
John sortit de chez lui en claquant la porte. À un instant, j'avais cru qu'il pensait à moi, que l'agent McGrath était corrompu et qu'il l'avait informé que quelqu'un le suivait. Mais il ne pensait qu'à sa copine, il avait découvert qu'elle le trompait avec quelqu'un d'autre.
Il démarra la fourgonnette et j'attendis un peu avant de le suivre. Vingt minutes plus tard, il arriva devant une grande villa, les grandes portières du jardin s'ouvrirent et la fourgonnette entra.
…Laurent Green voudra recevoir sa part pour demain, vaut mieux terminer ce soir…
Laurent était un client distributeur et un échange était prévu demain à midi à la même villa.
Je recomposais le numéro de l'agent McGrath en masquant mon numéro. Il décrocha.
« Agent McGrath »
Il y avait encore les mêmes bruits qu'avant. Oh mon dieu, il allait me tuer s'il savait qui j'étais.
« C'est encore moi, ne raccrochez pas, j'ai quelque chose de nouveau. La villa se trouve au 50, rue des pêcheurs à l'est de Port Angeles. Et demain à midi, Laurent Green qui est un client distributeur recevra sa part de cocaïne à la villa, le chef du gang sera là » dis-je d'un seul trait avant qu'il ne raccroche ou me traite de tous les noms.
Encore une fois, il s'assit et soupira de frustration ?
« D'accord Mlle, vous refusez toujours de me donner votre nom, et me dire comment vous avez eu ces informations ? » il était furieux.
« Je vous dis que ce n'est pas important. L'essentiel c'est que vous nettoyez les rues de la dope. »
« Vous êtes certaine de l'adresse et des noms ? Vous savez que si vous mentez ou jouez avec moi. Je vous trouverai et vous me le paierez»
« Je ne mens pas. Ce que je vous ai dit est l'information la plus sûre que vous avez jamais entendu. Croyez-moi » dis-je d'un ton sérieux.
« okay, je vais passer des coup de fils et voir avec mes supérieurs et avancer selon ce que vous avez dit. »
« C'est bien, j'ai encore une chose. Je l'ai entendu parler d'un certain James qui ne serait pas content s'ils n'arrivent pas à conditionner la marchandise ce soir. » dis-je.
Un court silence s'installa que j'interrompis aussi vite.
« Attendez, vous dites que vous allez passez des coups de fils ? Ce qui veut dire que vous ne les avez pas passés après que je vous ai appelé la première fois ? Je vous ai dit qu'un de vos agents est en danger et vous préférez jouer aux lapins au lieu de le sauver ? » Je n'en revenais pas. FBI. Mon cul oui.
« Taisez-vous et décrivez-moi John plutôt, celui que vous avez suivi. »
Je roulais vers le centre ville tout en parlant. Il n'était pas prudent d'espionner la villa plus longtemps dans le cas où ils avaient des caméras ou que quelqu'un me repérerait.
« Il est géant faisant à peu prés un mètre quatre-vingt-dix, et il porte des tatouages au visage. Son crâne et rasé sous forme d'une carte ou labyrinthe. Et il occupe un pavillon à 254 avenue St Albert. »
« Je vois de qui vous parlez. John Tucker, un actif membre du gang. Il est dangereux et recherché. Rentrez chez vous maintenant, et faites attention. On s'en occupe. »
« Okay. Merci de m'avoir écoutée, et désolée pour le dérangement. Présentez mes excuses à votre femme. »
Je raccrochai le téléphone et laissai échapper un long soupir. Par contre les nerfs ne m'ont pas lâchée. J'avais toujours cette impression de malaise.
En ville, je m'arrêtais à un feu rouge et remarquais qu'une voiture noire me suivait depuis un moment. Quand ce fut le feu vert, je tournais à droite et la voiture tournait derrière moi. Mes mains tremblaient et mon cœur battait à l'effroi rien qu'à l'idée qu'il s'agissait d'un membre du gang.
Je m'arrêtais au prochain feu rouge et attendais, quand ce fut le feu vert, encore une fois, je n'avançais pas et restais à ma place, la voiture derrière moi klaxonna mais je ne bougeais pas. Le conducteur descendit de la voiture et je pus enfin entendre ses pensées. Il ne me connaissait pas et n'avait aucune relation au gang ou FBI, il était photographe. Je m'excusais prétextant un coup de téléphone et roulais vers Forks.
L'heure dépassait minuit quand je rentrais à la maison. Mes parents m'attendaient dans le salon. Ma mère fut la première à me demander où j'étais.
« Je suis juste allée faire un tour avec la Porsche. Elle est arrivée ce matin avant que je ne sois partie à l'école » répondis-je en m'asseyant sur le fauteuil en face d'eux.
« Mais Bella, il est minuit passé et demain tu as école. Quand est-ce que tu comptes faire tes devoirs ? » Me reprocha mon père…j'ai le sentiment qu'elle me cache quelque chose. Serait-elle allée faire la course quelque part ? Si elle recommence avec ses bêtises je-…
Je ne le laissais pas terminer son train de pensées « Je suis désolée. Mes devoirs sont déjà faits. Et ne vous inquiétez pas. Je ne fais pas de bêtises si c'est ce que vous vous demandez. La course et les soirées arrosées sont finies pour moi. »
Je n'attendais pas leurs réponses, et allais en cuisine chercher quelque chose à bouffer. Je préparais des tartines au beurre de cacahuète et versais un verre de jus d'orange.
« Bella, on s'inquiète pour toi et c'est notre devoir. Rentrer tard à la maison ne nous aidera pas à oublier le passé. On a peur de te perdre aussi » dit ma mère.
« Je ne le referai plus c'est promis. J'ai juste perdu le fil du temps » je croisais mes doigts derrière le dos. C'était une promesse que je ne tiendrai pas.
« Okay. Je te fais confiance » dit ma mère avec un soupir.
« Euh, je voulais te demander quand est-ce que tu pourras rencontrer Anna pour le job de bonne ? »
« Demain après-midi, je serai à mon bureau, qu'elle passe à seize heures et ramène ses papiers. »
« Okay, je lui dirai» je l'embrassais sur la joue, et mangeais mes tartines.
Après avoir dit bonne nuit aux parents, je montais dans ma chambre. J'étais tellement fatiguée que je ne pris pas de douche. Je me changeais en pyjamas et vérifiais mes mails. Il n'y avait toujours pas de réponse de Jenna. Je pris mon téléphone et passai son numéro. L'appel passait droit à la boite vocale où je lui avais laissé un message. C'était dommage que j'aie perdu son numéro de fixe.
Allongée sur le lit avec la lumière éteinte, je procédais à analyser les événements de la journée. Il était difficile de croire que j'avais acquis tant d'ennemis en trois journées d'école seulement. Mes échanges avec les Cullen devaient cesser. Surtout mon attirance vers Edward.
Le jeudi matin passa vite. Je m'habillais toujours en jean délavé et haut de jogging large, et laissais mes cheveux tomber en boucles sur mes épaules. Alice me faisait toujours la tête. Mais je feignais de ne pas lui prêter attention. Elle n'attendait qu'un signe de faiblesse de ma part pour me trainer derrière elle aux magasins.
Je comptais toujours m'excuser mais je ne savais pas quoi lui dire. Je n'allais pas lui dire que je lisais les pensées quand même, et que c'était comme ça que j'avais su à propos de son enfance.
Comme toujours, je m'assis seule à la table de la cafétéria. Mais, aujourd'hui, je ne divaguais pas dans mes pensées puisqu'un certain Tchad White avait décidé qu'il en avait assez de mon isolement et voulait me tenir compagnie.
« Alors, Bella, quoi de neuf ? » demanda-t-il tout en mâchouillant son steak.
« On ne parle pas quand on mange. Ce n'est pas poli. Et y'a rien de neuf. »
Il fut surpris par mon caractère mais n'en tint pas compte. Il finit d'avaler et me montra sa langue. Je trouvais ça dégoutant, mais lui pensait autrement…allez Bella soit cool, tu sais que tu me plais…
« Ok. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion ou pas de visiter les parages, mais je pourrais faire un bon guide. Il y a même le village des Quileute un peu loin de ville, la plage là-bas est très jolie. » C'était la première fois que je le regardais bien et étudiais ses traits. Il n'avait rien du charme d'Edward mais restait pas mal. Yeux bleus, cheveux blonds, et un peu maigrichon.
« J'ai déjà fait la visite du coin avec mes parents. Je suis même allée à Port Angeles. Mais merci quand même d'avoir proposé, tu es le premier à le faire. » Lui dis- je avec un petit sourire.
« Ok, pas de problème, mais si tu as besoin de quoi que ce soit tu me le fais savoir. Sinon tu faisais quoi en dehors de l'école à Phœnix ? » Ses pensées trahissaient ses intentions …allez répond et fais-moi la conversation, j'ai parié dix dollars sur vingt minutes…
Le Bâtard, venir me parler n'était qu'un pari. Ce n'était pas que ça me faisait de l'effet, mais savoir que je faisais l'objet de paris débiles entre potes débiles me mettait la lave au cerveau. Je jetai un coup d'œil vers ses amis et vis qu'ils nous regardaient avec attention.
« Hum, je mettais en feu tout ce qui ne me plaisait pas. J'adore le feu. Voir et sentir les choses brûler doucement jusqu'à disparaître me passionne. On avait un voisin qui attendait la nuit pour tondre son gazon. J'ai mis le feu à sa tondeuse, c'était drôle. Je me demande d'ailleurs comment sentirait l'humain brûlé ? T'as une idée ? » Mentis-je calmement comme si c'était le plus normal.
D'abord, je n'aimais pas le feu, et je n'entendais pas les voisins de chez nous puisque j'habitais dans un manoir entouré d'une centaine de mètres de jardin.
…ma parole elle est folle ! Serait-elle du genre qui danse autour du feu ? Qu'est ce qui m'a pris de lui parler ? Elle semblait saine d'esprit. Qu'est-ce que j'en sais, elle pourrait bien faire parti d'un culte de psychopathes…
« Non, je n'en ai aucune idée mais ça doit sentir le gel douche utilisé » était-il sérieux ?
…le gel douche ? Qu'est-ce qui me prend ? J'ai perdu l'esprit ma foi. L'influence de Swan…
Il voulait gagner dix dollars pour vingt minutes de conversation avec moi, et bien il aura sa conversation. Je jetais un coup d'œil à ma montre.
« Oh c'est une théorie ! Tu utilises quoi comme gel douche ? »
…ne me dites pas qu'elle compte vérifier la théorie sur moi !...
« Oh je n'utilise pas de gel douche. » dit-il. Je le regardais en haussant un sourcil « je veux dire j'utilise du savon »
« D'accord, dans ce cas, tu sentirais le savon si jamais tu brûles ? Intéressant. »
…qu'est-ce que je fais encore ici ? Ah oui j'ai un pari à gagner. Mais est-ce que ça vaut le coup d'être brulé vivant ?...
« Ce n'est pas sûr ! Je veux dire sentir le gel douche quand on brûle. Je l'ai dit juste comme ça » il bégaya le pauvre.
« Hum… ça n'empêche. » dis-je feignant la concentration.
« Sinon, si le feu te passionne tant. De quoi as-tu peur ? » Me demanda-t-il. Il était courageux !
« Des petits chats. Ils ont cet air mesquin mais en réalité ils sont tous hantés de mauvais esprits. Il y avait ce petit chaton quand j'étais petite que je nourrissais tous les jours, et m'occupais de lui comme un bébé. Et un jour, il a disparu ! Comme ça ! Sans aucun signe. Depuis je déteste les petits chats et dés que j'en vois un, je le frappe » racontais-je d'un air normal.
En fait, tuer les petits chats est un signe de psychopathie, donc j'avais utilisé ce bout d'information pour jouer plus avec les nerfs de Tchad.
« Tu tues les petits chats ? »
…c'est confirmé Swan est une psychopathe…
« Oh ! Mais tu me prends pour qui ? Je ne suis pas un monstre. Je les frappe seulement. C'est très efficace comme moyen pour chasser les ondes négatives. Tu dois l'essayer. » Dis-je comme offensée par ses propos.
Je jetai un coup d'œil à ma montre et vis que seulement quinze minutes avaient passé, alors je lui demandais de partir. Pas besoin qu'il gagne le pari.
« Je vois que tes potes n'aiment pas que tu me parles, il vaut mieux que tu vas les voir. D'ailleurs, j'ai un livre à lire. Je ne serai pas de bonne compagnie. » dis-je sans perdre le sourire. Et je sortis un livre de mon sac, l'ouvris sur une quelconque page.
Il se leva en titubant et partit vers sa table. Il était trop choqué pour raconter quoi que ce soit à ses potes. Je scannais les pensées des autres pour voir ce qu'ils pensaient de notre échange. Mais personne n'avait fais attention sauf peut-être Edward …je me demande ce qu'il lui a demandé… et après il a commencé à parler avec ses amis.
Je n'étais pas sûre s'il pensait à Tchad et moi ou à quelqu'un d'autre. Après un moment je me suis levée et je suis partie vers la salle de cours. Edward y était déjà installé, mais ne levait pas sa tête de son cahier. Je m'installai à ma place et sortis mon cahier de mon sac.
Je devais être nerveuse pour une quelconque raison parce que je fis aussitôt tomber mon cahier et ma trousse de stylos ouverte. Ces derniers se dispersèrent par terre et je pris du temps à les ramasser. Une autre main ramassa mon cahier. Je me redressais et tendais la main à mon voisin pour le récupérer.
« Je peux avoir mon cah-… »
Je ne terminais pas ma phrase parce que je fus choquée quand mon dit-voisin tenait une photo dans sa main et la regardait avec insistance.
Il me fallut deux secondes pour comprendre qu'il s'agissait de celle de Ryan et moi à paris. Il n'avait pas le droit de toucher à mes affaires personnelles. Et surtout pas à les détailler du regard. D'un geste rapide, je lui enlevais ma photo et la mettais dans la poche intérieure de mon sac tout en me battant avec moi-même pour empêcher mes larmes de couler.
J'étais en colère contre moi-même pour ne pas avoir fais attention que la photo se trouvait dans mon cahier, et pour ne pas avoir reproché à mon voisin de toucher ce qui ne lui appartenait pas.
Je ne prêtais aucune attention à ce que racontait le prof, ni à ce que pensaient les autres. Mes songes m'ont ramenée à une époque plus heureuse, quand les soucis ne faisaient pas partie de ma vie.
Flash back
J'avais dix ans et c'était le jour de mon anniversaire ou plutôt notre anniversaire à Ryan et moi. Il avait l'habitude de m'offrir une nouvelle poupée un peu plus grande chaque année. Et chaque fois, je rangeais la nouvelle à côté de l'ancienne sur la tête de mon lit. Mais cette année, j'avais droit à un cadeau de plus. Un télescope pour observer les étoiles, le ciel de Phœnix était magique, pas de nuages embrumant la vue.
« Ryan, tu n'aurais pas dû vraiment. Ca a dû te couter tout ton argent de poche. Mais merci quand même. »Lui dis-je toute excitée à l'idée de passer la nuit dans le jardin derrière la maison.
« Oh, ce n'est rien. Si tu veux je te montrerai comment l'utiliser et je te raconterai les histoires des étoiles que je connais. » Je voyais dans ses yeux qu'il était heureux à l'idée que son cadeau m'avait plu.
« Allez chérie, va rejoindre tes amies, elles t'attendent dans le jardin. Et toi aussi Ryan, tes copains se plaignent que tu passes tout ton temps avec ta sœur » nous rappela ma mère.
J'obéis, mais pas avant d'avoir donné son cadeau à Ryan. Je lui avais acheté un robot comme chaque année en plus d'un ensemble, chaine en argent avec pendentif en forme de soleil et une gourmette en argent aussi où j'avais demandé d'inscrire : unis pour la vie. Il était mon jumeau, et notre union était une union de sang plus forte que la vie.
Quand il fut l'heure de souffler les bougies, je voulais passer en premier. On avait chacun son gâteau et le mien avait un glaçage rose, idée de maman.
Ryan avait trouvé injuste de souffler ses bougies en second parce qu'il était né quinze minutes devant moi.
« C'est moi le plus grand, je passe en premier » dit Ryan.
« Tu passes toujours en premier, cette année je veux passer en premier » répondis-je.
« Non. Tu n'es qu'une pourrie gâtée jalouse. Mon gâteau est meilleur que le tien, je dois passer en premier. »
J'étais tellement furieuse que j'enfonçais mes mains dans son gâteau avec glaçage bleu, et pris une poignée que j'étalais sur le pull de mon Ex-frère. Les invités nous regardaient tous incrédules. Et avant que ma mère puisse réagir, Ryan avait les mains enfoncés dans mon gâteau. Il prit aussi une poignée et l'étalait sur ma robe violette.
Ma mère nous prit tout les deux par la main et nous emmena à l'intérieur. Mais je n'allais pas perdre. Je réussis à me détacher d'elle et partit en courant vers la porte d'entrée. Je me tournais vers mon frère en faisant tomber des larmes de crocodiles.
« Tu as gagné Ryan, je vais partir à jamais, et tu n'auras plus de sœur pour t'embêter. Au revoir »
J'ouvris la porte à toute vitesse et la refermai derrière moi. Je me cachais derrière un buisson où personne ne penserait vérifier. Le chantage émotionnel était mon point fort.
J'entendis les pleurs de Ryan et ses réclamations de lui rendre sa petite sœur chérie. Et bien, il fallait y penser avant. Papa était sorti de la maison à ma recherche, quand il ne me trouva pas devant la maison, il chercha dans tout le jardin, et demanda à des invités de l'aider.
Beaucoup de temps avait passé et les invités étaient partis depuis longtemps. Malgré les pleurs de ma mère, je n'avais pas le courage de me montrer. Leur dire que j'étais juste dans le jardin alors qu'eux cherchaient dans toute la ville, c'était hors de question.
Il y avait une voiture de police qui s'était arrêtée devant la maison et mon père discutait avec un policier. Je l'entendis dire 'kidnapper pour rançon' dont je ne comprenais pas le sens. Au bout d'un moment, j'étais fatiguée et je fermais les yeux sans m'en rendre compte.
Je me réveillai le lendemain matin avec la voix d'un homme qui criait.
« Mr Swan, je l'ai trouvée. Mlle Bella est là ! »
Oups, je m'étais endormie par terre. Et le jardinier m'avait retrouvée. Je faisais attention à ne pas ouvrir les yeux et faire semblant d'être malade ou morte. Comme ça, j'éviterais la punition.
Je n'avais pas pris en compte que j'étais vraiment malade. Dormir sur le gazon humide en plein air m'avait donné une angine.
« Plus jamais je ne passerai devant toi pour souffler les bougies. Mais ne repars plus petite sœur, je t'en supplie » me dit Ryan avec les yeux remplis de larmes quand je fus transportée dans ma chambre par mon père.
Je cachais mon sourire satisfait. Ca en valait la peine de choper une angine si je soufflais mes bougies en premier.
Fin du flash back
J'étais toujours assise à ma place, en cours de bio, et le prof faisait toujours sa lecture à laquelle je ne prêtais aucune attention. Je regardais mon cahier et vis que j'y avais inscrit les mots : unis pour la vie. Je tournais vite la page avant que mon voisin indiscret ne voit ça aussi.
« Il te manque ? » ça sonnait plus comme une affirmation qu'une question.
ne me tuez pas pour avoir arreter le chapitre en pleine conversation, mais je voulais vous laissez sur votre faim. sadique? Non! juste desesperée pour plus de reviews.
alors dites moi si vous avez aimé. moi, je me suis eclatée en ecrivant ce chapitre. ca m'a rappelé des souvenirs d'enfance. en fait, moi auusi je faisais du chantage emotionnel à ma soeur.
le prochain chapitre sera publié à l'heure où j'aurai 20 reviews pour ce chapitre.
gros bisous et restez branchées
bouclette 7 xxx
