salut à toutes.
je remercie toutes celles qui lisent ma fiction qu'elles laissent de review ou pas. l'ecriture me fait du bien, et à chaque nouveau commentaire, je saute de joie.
bref desolée pour le retard et si je ne repond pas aux reviews. je promet de faire de mon mieux.
voila j'espere que ce chapitre vous plaira. et allez jeter un coup d'oeil sur mon profil j y ai mis plusieurs liens concernant la fiction.
merci à phika17, ma correctrice
et twilight appartient toujours à SM
Ma vie après lui
dans le chapitre precedent:
« Amusez-vous bien, et ne rentrez pas trop tard. Garde l'œil sur ta sœur Ryan. Avec cette robe, j'ai peur qu'elle s'en tire avec des ennuis. »
« T'inquiète pas M'man, je la défendrais avec ma vie. »
Fin du flash back
Je fus sortie de ma transe par la sonnerie du téléphone fixe qui résonnait dans toute la maison.
Chapitre 8
C'était maman à l'autre bout du fil. Elle allait rentrer un peu tard et m'avait demandé de faire les courses pour la maison. Ça tombait bien puisque, de toute manière, je n'allais pas à PA ce soir-là (question de ne pas trop provoquer mes parents), et il me fallait une distraction quelconque pour ne plus penser à ce qui s'était passé à Phoenix. En tous cas pas ce soir.
Après avoir pris une douche et séché mes cheveux, je me changeai et pris la route vers le supermarché. Je fus contente de constater qu'il y avait peu de voitures garées sur le parking, ce qui voulait dire peu de clients et donc moins de pensées, et beaucoup moins de temps à attendre mon tour à la caisse.
Un peu plus d'une demi-heure plus tard, j'avais le chariot rempli et le paquet de papier-toilette au-dessus tombait par terre à chaque fois que je tournais le chariot.
Il y avait une élégante dame devant moi à la caisse. Elle semblait perdue et fouillait nerveusement dans son sac.
…j'ai dû l'oublier en changeant de sac toute à l'heure, j'aurais pourtant juré l'avoir mis dedans…
Elle avait oublié son portefeuille et n'avait pas de quoi payer ses courses. Je jetai un bref coup d'œil à l'afficheur devant la caissière et vingt-quatre dollars soixante cents y était inscrit.
« Désolée, mais il parait que j'ai oublié mon porte-monnaie à la maison. Vous devriez reprendre ces articles. Je vous prie de m'excuser encore une fois » s'adressa la dame à la caissière.
« D'accord. Pas de problème » répondit la caissière avec un faux sourire.
…qui va au supermarché sans son porte-monnaie ?! Et en plus qui remettra tous ces trucs à leur place…
« Écoutez madame. Je pourrais vous dépanner. J'ai une vingtaine de dollars de plus si vous voulez » je me rendis compte que j'avais parlé sans réfléchir au préalable. C'était nouveau ça !
« Oh c'est très gentil de votre part ma fille. J'avais prévu de faire un gâteau ce soir et j'ai besoin de toutes ces choses. » Me répondit-elle avec un grand sourire.
« De rien. Il m'arrive aussi d'oublier parfois. »
Et ce n'était pas un mensonge. Je me rappelais bien de la fois où j'avais invité Jenna au resto. Au moment où je voulais payer, je m'étais rendue compte que j'avais oublié mon portefeuille avec ma carte de crédit dedans. Jenna n'avait pas le montant total et j'avais dépensé le peu de liquide que j'avais sur les tickets ciné et friandises cet après-midi là. On avait dû nous enfuir pour échapper à la serveuse. Nous avions de la chance que le restau' débordait de clients ce soir-là et personne ne nous avait remarquées. J'avais trop la honte ! Je n'avais jamais reposé le pied dans ce restau' même après avoir payé le montant double de la facture le lendemain.
Je tendis deux billets de dix et cinq dollars à la dame et attendis qu'elle prenne ses courses pour que la caissière se charge des miennes.
« Tu es nouvelle dans la ville ? Il me semble que je ne t'ai jamais vu avant, et comme je travaille dans le bureau de poste, je connais presque tout le monde ici. »
« Oh ! Oui, mes parents et moi, on vient de s'installer ici il y a une semaine. J'habitais à Phœnix avant. »
« L'Arizona ! J'ai une cousine qui habite à Scottsdale. Je l'ai visité une fois ou deux. Ma fille ne supportait pas la chaleur. Mais c'est vrai oui. Une amie à moi m'avait dit qu'une nouvelle famille s'est installée dans la ville. Les Swan, c'est bien ça ?»
« Oui. Je suis Bella Swan. »
« Enchantée Bella. Moi c'est Carmen. Tu vas au lycée, je suppose ? » me demandait la dame.
« Oui, je suis en seconde. »
« Ah, ma fille aussi. Tu la connais sûrement, c'est Tanya. Elle te remboursera demain les vingt-cinq dollars. »
…elle est tellement gentille. Elle fera une bonne amie à ma petite Tanya. Le fait de fréquenter de bonnes amies calmera peut être son tempérament…
Je n'aurais jamais deviné que cette femme sympa était la mère de Tanya. Et d'après le peu que j'avais pu voir dans sa tête, elle n'entretenait pas une bonne relation avec sa fille.
« Oh, ce n'est pas la peine, vraiment ce n'est rien. » il ne manquait plus que Tanya me reparle demain.
« Le total est de quatre-vingt-dix dollars soixante-sept centimes. Vous réglez comment ? » Me demanda la caissière.
Je lui tendis un billet de cent dollars, et elle me rendit le reste.
« Bon, j'y vais. Merci encore une fois, Bella » dit Carmen avec un sourire.
« De rien. Au revoir ! »
A la maison, je rangeai les courses et préparai le diner. Je n'arrêtais pas de repenser à ma rencontre avec la mère de Tanya. Elle ne ressemblait pas à sa fille. Et même pas du tout.
Je me repassais les derniers jours en boucle dans ma tête pour essayer de dénicher ce que j'avais pu faire pour rendre Tanya si insistante à avoir ma peau, et je ne trouvais rien. Si on enlevait le fait que j'étais la voisine d'Edward en cours de biologie. Et ce n'était même pas ma faute.
Il y avait un mois, quand mes parents m'avaient annoncé qu'on allait déménager, j'avais accepté sur le champ. Une nouvelle ville signifiait de nouveaux gens et donc je pouvais être celle que je voulais.
Mes anciens amis ne me lâchaient pas après l'accident et m'interdisaient de me refermer sur moi-même. Ils répétaient tous la même chose, que je n'y étais pour rien et que je devais oublier. Ils me traitaient tous comme une petite poupée en porcelaine très fragile.
Bon, tous, à l'exception de la seule Natalia. Elle me haïssait parce qu'à cause de moi, Jason Moore s'était trouvé derrière les barreaux.
Elle avait même osé témoigner à tort en sa faveur au tribunal. Ce qui lui avait value la méprise de tout le monde après que la vérité ait été dévoilée et Moore ait été déclaré coupable.
« Ca sent bon. Bella, c'est toi qui a cuisiné ? » La voix de mon père me sortit de mes songes.
« Ah… euh, oui c'est moi. Rien de sorcier, j'ai fait de la paella. Le temps que maman rentre du bureau, tout sera prêt. »
« Ok. Je serai dans mon bureau. »
Ce n'était jamais comme ça à la maison avant. Déjà à Phoenix, je faisais rarement la cuisine, ni aucune autre corvée d'ailleurs. On avait le personnel pour ça.
Les seules fois où je touchais à une poêle étaient quand je passais le week-end chez Jenna où chez tante Sarah. Elle aimait trop cuisiner et faire de la pâtisserie et elle m'avait appris.
Ryan était mon dégustateur cobaye. Une fois j'avais mal noté une recette de yaourt à boire, au lieu d'un ¼ kilos de sucre, j'avais noté 1 kilo. Le résultat final avait bien la couleur et la mixture d'un yaourt, sauf que ça avait été trop sucré. Ryan ne voulant pas m'offenser avait dû boire deux grands vers pour ensuite passer la nuit aux urgences pour lavage d'estomac.
Durant le diner, maman m'avait appris qu'elle avait embauché Anna et que cette dernière emménagerait chez nous le dimanche. Elle avait aussi publié une annonce pour un jardinier à mi-temps.
Cette nuit là, le sommeil m'avait quittée à une heure du matin, me laissant en compagnie de mes doutes et inquiétudes les plus profondes.
Je ne savais pas si ça arrivait à tout le monde de se fixer des nouvelles résolutions le soir. Quand on était au lit en pleine session de réflexion, on se disait que tout allait s'arranger et on jurait de réaliser notre but à la première seconde du matin. Mais une fois réveillé, on oubliait notre promesse, on la repoussait, ou même parfois, on se traitait d'idiot d'y avoir songé.
C'était bien ce qui s'était passé ce soir-là. Mon esprit vagabondait dans le passé et ses regrets et cherchait un moyen de se soulager de tous ses démons par n'importe quel moyen. J'étais même arrivée à me convaincre que si j'avais développé mon don étrange avant la mort de Ryan, rien de ce qui s'était passé le soir de sa mort ne serait arrivé et il serait encore vivant avec moi.
Donc je n'étais pas à blâmer, et le seul responsable était la force, ou n'importe qui, qui m'avait choisi pour supporter encore plus de fardeau. Parce qu'à ce point là, je m'étais résolue à ce que mon don n'était qu'une punition. Un moyen de me pourrir encore plus la vie.
J'avais pris la décision de sortir de ma coquille et d'essayer d'oublier. De revenir à moi-même et laisser la souffrance et les regrets derrière moi.
Le sommeil avait fini par me retrouver vers cinq heures du matin, et quand mon alarme sonna une heure plus tard. La Bella torturée était de retour. Comme si je pouvais oublier ce que j'avais causé. Comme si mettre mes anciennes fringues me rendrait mon innocence et joie de vivre. J'avais changé. J'avais commis des erreurs et je devais en assumer les conséquences. J'avais un don, et par conséquent des responsabilités.
Au parking du lycée, tout le monde pensait à la même chose, le bal de printemps. Les filles pensaient déjà aux garçons qu'elles allaient inviter et les garçons espéraient être invités par les filles de leur choix. Alice m'avait vu sortir de ma voiture et j'avais vu dans sa tête qu'elle hésitait à venir me parler.
J'agitais ma main en signe de salut, et dés que je fus à côté d'elle et jasper, elle m'attaqua.
« Hey Bella, le thème du bal de printemps est finalement annoncé. Je pourrais enfin aller acheter ma robe. Tu as déjà choisi qui inviter ? »
« Bonjour à toi aussi. Et non. Je n'irai pas au bal. »
« Ah oui, désolée, bonjour. Mais pourquoi n'iras-tu pas au bal ? » Elle me regarda comme si je lui avais annoncé le déclanchement de la troisième guerre mondiale.
« C'est simple pourtant. Je ne connais personne, et je ne veux pas y aller. »
« Mais c'est du grand n'importe quoi. C'est à toi de choisir avec qui y aller. Je suis sûre que beaucoup de garçons aimeraient y aller avec toi. »
…j'en connais un, qui n'aimerait que ça…
Elle ne termina pas sa pensée qui m'avait intéressée. Je voulais savoir à qui elle pensait. Mais le plus important était que j'avais réalisé qu'Alice était une bonne amie. Et ça me faisait un mal terrible que je ne puisse pas être une amie pour elle.
Je n'étais pas une "bonne" sœur, alors comment s'attendre à ce que je sois une bonne amie. Je me détestais, alors comment s'attendre à ce que je sois capable d'aimer quelqu'un d'autre. La preuve résidait en ma seule meilleure amie, Jenna, je lui avais envoyé des dizaines d'emails, et lui avais laissé plusieurs messages sur son répondeur, mais aucune nouvelle. Elle avait dû se rendre compte que je n'en valais pas la peine.
« Je ne le pense pas Alice. Et d'ailleurs je ne ve- »
« J'ai trouvé ! » me dit-elle en levant la main pour protester.
« Tu n'a pas de robe ? Hein, c'est ça ? Et tu ne sais pas comment en choisir une. Mais ne t'inquiète pas, Alice est là pour sauver le jour. Je t'aiderai à trouver la robe parfaite. Je t'aiderai aussi avec ta coiffure, tu n'as pas à t'inquiéter… »
Et elle continua son monologue sur les différentes couleurs qui siéraient à ma peau, et les différentes idées de masque. Puisqu'il s'agissait d'un bal masqué.
Moi, je fermais la bouche et marchais à côté d'elle vers les casiers. Je me contentais de l'écouter et, pour dire vrai, le timbre de sa voix me donnait plus envie de dormir qu'autre chose. C'était comme quand je dormais avec la télé allumée. C'était si, si délicieux si je puis dire !
Je fus sortie de mon état de transe par la sonnerie et Alice qui me posait une question.
« Alors c'est ok ? On fait comme ca ? » Sa voix avait un peu de doute.
Sûrement à cause des dernières fois où j'avais refusé tous ses plans. Je ne savais pas de quoi elle parlait et je ne pris pas la peine de regarder dans sa tête et finis par acquiescer.
Elle poussa un cri de joie strident qui nous valut plusieurs regards et s'éloigna vers sa classe. Je finis par déposer mon sac dans le casier et partis vers ma classe d'anglais.
…la petite nouvelle se croit en mesure de tenir face à moi, je lui montrerai qui est Tanya Denali. Et qu'on ne touche pas ce qui est à moi, sans en laisser sa peau…
Je ne savais ce que mangeaient ces gens pour être si venimeux le matin. Moi je n'arrivais même pas à m'asseoir sans tituber tellement mes yeux se fermaient tout seul. A vrai dire, le manque de sommeil de la nuit dernière m'avait rattrapé.
Le prof avait désigné quelqu'un de la classe pour lire un passage du livre, sa voix avait eu droit à détruire ma dernière résistance face au sommeil. Je posais ma tête sur la table et fermais les yeux.
« Mlle Swan, veuillez répondre à la question. » j'entendis quelqu'un dire de très loin.
J'étais bien dans mon sommeil et quelqu'un me l'avait gâché. Merde, fais chier !
« Mlle Swan, sachez que je ne permets pas de telles expressions dans ma classe. » j'avais dit ca à haute voix ?
J'entendis quelques rictus de la part des autres élèves mais je n y prêtais aucune attention.
« Heu... désolée Mr Mason. Est-ce que je peux aller aux toilettes ? » Dis-je en me redressant sur ma chaise.
« Allez-y. Je vous adresse un avertissement cette fois-ci. La prochaine fois ce sera détention. »
Je me levais de ma chaise et partis vers les toilettes. Je me passais de l'eau froide sur le visage pour bien me réveiller. En classe, le prof avait donné les consignes pour un nouvel essai. Je n'avais pas eu besoin de demander à quelqu'un puisque tout le monde ne pensait qu'à ça.
Pendant la pause de dix heures, j'étais allée prendre mon livre du cours d'histoire au casier. Newton était passé juste devant moi sans me jeter un seul regard. Bizarre ! Surtout que sa tête fourmillait de haine envers moi.
« Tu te prends pour qui je peux le savoir ?! »
J'entendis quelqu'un me dire. Et il n'y avait qu'une seule personne dans ce lycée qui possédait cette voix nasale. Tanya.
« Tu débarques ici et tu te la joues mystérieuse. Tu accapares l'attention des Cullen et des profs. Mais laisse-moi te dire une chose. Ils te prennent par pitié parce que tu fais tout pour qu'on ait pitié de toi. » dit elle en renforçant ses paroles par des gestes de ses mains essayant d'être effrayante.
Je la regardais passive attendant à ce qu'elle accouche tout ce qui lui passe par la tête. Je voulais savoir jusqu' où son idiotie allait la mener.
« Ah, la pauvre nouvelle a l'air triste, elle s'assit toute seule !! Mais ton air mesquin n'a pas d'effet sur moi. Dans ce lycée, je suis la reine. C'est moi qui dis aux autres avec qui être ami ou ennemi. Et surtout, on n'approche pas ce qui est à moi, la règle que tu n'as pas comprise. Tu commences par mes amis, et mon petit-ami et maintenant ma mère. Elle m'a raconté qu'elle t'avait rencontrée hier au supermarché. Si tu crois que tu peux la tourner contre moi en jouant la gentille petite fille, tu te mets le doigt dans l'œil, ma chère.»
A ce point, tous les élèves qui passaient à côté s'étaient arrêtés pour voir le spectacle. Presque tout le monde s'attendait à me voir pleurer. Moi j'avais envie de rire, mais à haute voix. C'était tellement cliché. Tellement film pour adolescents où la méchante blonde (sans vouloir offenser qui que ce soit) s'en prenait au plus faible. Sauf que là, j'étais loin d'être faible.
Je me détestais moi-même, et je trouvais logique que d'autres me détestent, mais que ça soit au moins avec raison. Je comprendrais si ma mère m'avouait qu'elle m'en voulait, ou si un des amis de Ryan me faisait passer un sale quart d'heure. Ou si un des membres du gang de Seattle apparaissait pour me faire payer de les avoir balancés.
Mais qu'une greluche s'en prenne à moi pour une raison bidon telle que parler à un garçon, me mettait en rogne.
« Tu sais ? Hier quand tu as fait ton numéro pathétique au parking en essayant de m'humilier, j'ai pensé que tu étais méchante. Et c'est vrai, tu l'es. Mais tu es une méchante débile sans cervelle. Tu es pathétique Tonia, ou n'importe. Je t'ignore et tu t'efforces à attirer mon attention on dirait une obsédée. »
Plusieurs rictus se firent entendre dans le hall bondé d'élèves assoiffés de ragots et potins. Ceux qui voulaient me voir pleurer avaient été déçus.
« Comment oses-tu ? »
« tst, tst. Maintenant écoute-moi bien. ... soucis, alors, tu vas gentiment me foutre la paix. Et, avec qui je parle ou sympathise n'est pas tes affaires. Mêle-toi de tes oignons. Ok. Et passe le salut à Carmen. » je lui tournais le dos et commençais à marcher.
Mais avant de faire trois pas, je sentis une main attraper mon bras et des ongles s'enfoncer dans ma peau. Je laissais échapper un cri de surprise plus que de douleur et fis volte face pour tomber nez-à-nez avec la greluche et son sourire narquois. Je n'avais pas vu ça arriver. Je la croyais un peu plus intelligente pour me foutre ma paix, mais j'avais tort.
D'un geste rapide, je débarrassais mon bras de son poing et attrapai son poignet et le frappai contre le casier le plus proche. Un son d'os brisé claqua et elle cria de douleur en attrapant sa main blessée avec l'autre.
« Maintenant je suppose que tu vas me laisser tranquille ?! » elle acquiesça en écarquillant les yeux.
« Bien. Pour ton information. J'ai deux ceintures noires avec plusieurs dans, en karaté et taekwondo, et je fais du kick-boxing. La prochaine fois, je dégonflerai tes deux faux nichons. Maintenant va à l'infirmerie pour mettre des glaçons sur ta main avant qu'elle gonfle. Je ne voulais pas te faire mal, je suis désolée, c'est toi qui m'y a obligé. »
Je partis vers ma classe au plus vite avant que la sonnerie de la fin de pause ne retentisse. Les élèves s'écartaient de mon chemin, et chuchotaient parmi-eux.
… à la vache, c'est la première fois que Tanya chiale à cause d'une fille, et n'ont pas d'un garçon qui la plaque…
… elle s'appelle comment la nouvelle ? Ah oui, Isabella Swan. Je verrai si je peux devenir son amie. Elle est cool…
… une nana qui donne des coups de poing au lieu de tirer les cheveux ? C'est trop cool …
… Tanya l'a bien cherché, il était temps que quelqu'un la mette à sa place…
… si seulement elle change de style et s'occupe un peu plus de son apparence, je me la ferai volontiers. Une meuf à fort caractère, j'adore ! Tiens je pourrai peut être lui acheter de nouvelles fringues, les meufs adorent ca. Je verrai ça plu tard...
Beurk ! Il ne me manquait plus que ça. Si Tanya me tapait sur les nerfs avant, je la détestais à présent. Elle avait attiré l'attention sur moi.
… je me demande pourquoi la bagarre d'ailleurs ?!! Se pourrait-il que Jessica ait raison ?! À cause d'Edward Cullen ?!! Le veinard !...
… je commence à aimer Bella. Je la croyais faible mais elle m'a prouvé le contraire. Je comprends mieux Alice maintenant…
Je tournais mon regard pour voir qui avait pensé ça, et tombait droit sur deux yeux bleus. Rosalie Hale. Elle me faisait un sourire à quoi je répondis, et entrai en classe.
Le prof d'histoire n'était pas encore arrivé et il y avait déjà quelques élèves à leur place. Je pris la mienne en priant que d'ici à l'heure du déjeuner, l'incident serait oublié. J'avais la chance d'échapper à l'expulsion ou la détention si un prof était dans les parages.
D'ailleurs je trouvais étrange le fait qu'il n'y ait aucun surveillant qui circulait dans les couloirs dans ce lycée. A phœnix, il y avait au moins trois surveillants qui arpentaient les couloirs et collaient des détentions à tout élève non discipliné, à savoir en retard ou en bagarre.
Alice arriva quelques instants plus tard et s'assit à côté de moi comme d'habitude. Elle sautillait sur sa chaise comme une gamine.
« Est-ce vrai ce que j'ai entendu ? Tu as foutu une raclée à Tanya ?! »
« Ce n'était pas comme ça. »
À ce moment le prof arriva et ferma la porte derrière lui. Il commença sa lecture et Alice me passa une note.
Explique - A
Ce n'était pas comme ça. J'ai eu une mauvaise nuit de sommeil, et elle m'a tapé sur les nerfs. Je voulais partir et elle m'a attrapé le bras et enfoncé ses ongles dans ma peau. Je ne voulais pas lui faire mal - B
Mais je ne te juge pas ! Je trouve ça bien que tu t'es défendue. Je suis triste, je n'étais pas là pour voir son visage – A
Je lui faisais un petit sourire. J'aimais bien Alice, elle était honnête et loyale. J'avais vu dans sa tête que Tanya avait fait souffrir Edward par le passé. Et quand il s'était remis de son influence, elle voulait le piéger à nouveau.
Je n'arrivais pas à en tirer davantage puisqu'elle arrêta de penser au passé et au lieu de quoi elle pensait au bal et à sa robe de rêve. Elle ne faisait pas du tout attention au cours, jasper était son tuteur et il maitrisait bien le cours d'histoire.
La porte s'ouvrit et Mme Cope entrait en classe et se dirigeait vers le bureau de prof. Tout le monde en classe se demandait ce qui pouvait bien s'être passé pour que la secrétaire vienne déranger le cours.
Le prof tourna sa tête vers moi et je savais ce qu'il allait me demander avant même d'ouvrir sa bouche.
« Mlle Swan, vous êtes convoquée au bureau du proviseur. »
Tout le monde tourna la tête vers moi et commença à chuchoter entre eux.
… ah oui c'est vrai ! Tanya est la petite protégée du proviseur, Swan est dans de sales draps…
… je parie que maintenant, Swan va pleurer quand elle sera expulsée du lycée…
… Tanya n'est qu'une garce…
« Ne t'en fait pas Bella, nie tout et reste calme. Et si tu peux, déverse quelques larmes. » me dit Alice tout bas.
« Je n'ai pas peur. Je me débrouillerai. »
Si mon étrange don ne m'aiderait pas en temps de crise, je n'aurai plus besoin de lui. Je me levais de ma chaise et sortis de la classe sous les yeux compatissants ou moqueurs des autres élèves.
Mme cope me laissa devant le bureau du proviseur et partit vers le sien. Je toquais à la porte et entendis un léger mais sévère « entrez » venant de l'intérieur.
J'ouvris la porte sur un bureau de plus normal dans les établissements scolaires publics. Un grand monsieur dans la quarantaine que je savais être le proviseur était adossé sur sa chaise derrière le bureau en bois. Il leva les yeux vers moi et me dévisagea de haut en bas avec un regard scrutateur que je n'aimais pas du tout. Et j'aimais encore moins ses pensées salaces.
… cette gourde a osé s'en prendre à ma petite Tanya. Elle lui a cassé la main, la même main qui me fait tellement du bien…
Beurk ! Alors c'était ça la raison, pourquoi Tanya faisait comme bon lui plaisait dans ce lycée ?! Elle faisait des fellations au proviseur pervers. Urgh !! Dégoutant.
Elle n'était pas la seule, il pensait à plusieurs filles avant elle qui lui procuraient du plaisir en contre partie de plusieurs avantages, tels que des bons rapports sur l'assiduité pour les demandes de bourses, et l'exonération de détentions…
Et maintenant Tanya lui avait demandé de m'expulser sous motif de l'avoir attaquée et cassée sa main sans raison. D'ailleurs la greluche était encore assise sur la chaise devant le bureau et me lançait un regard satisfait.
« Bon Mlle Denali, veuillez attendre dehors que j'aie une conversation avec votre camarade. » parla enfin le pervers.
Tanya se releva de sa chaise non sans avoir feint quelques larmes et des cris de douleur en tenant sa main. Sa main que je savais seulement endolorie.
… on verra bien maintenant ce que cette moins que rien dira ou fera quand elle sera expulsée…
« Alors Mlle Swan, asseyez-vous. »
Il me fit un signe pour m'asseoir et prit un air sérieux. Il avait déjà pris une décision concernant ma 'punition', mais voulait jouer son rôle et me faire la lecture avant.
« Je suppose que vous savez pourquoi je vous ai convoqué à mon bureau ? »
« Pas vraiment non. » allez, la garce allait voir qu'on ne me plie pas le bras !
« Votre camarade, Tanya denali est venue me rapporter que vous l'avez attaqué et cassé la main sans aucune raison et elle a des témoins pour le prouver. Sachez Mlle Swan que je ne tolère pas la violence dans mon établissement. »
Il ne me laissa pas le temps d'en placer une et enchaina:
« J'ai lu votre dossier scolaire de votre ancien établissement et je n'ai trouvé que de très bons rapports sur votre conduite et assiduité. Maintenant je sais que plusieurs adolescents prennent mal le déménagement, mais ça ne leur donne pas pour autant le droit d'être violent dans l'école. Les problèmes de famille restent en famille. Est-ce clair ? »
Il voulait m'intimider et m'inculper. En fait, sa question 'est-ce clair' reportait seulement sur la partie de problème de déménagement, mais si je répondais par l'affirmatif, il allait considérer ma réponse comme une affirmation à toute sa tirade.
Donc je répondais:
« Non, ce n'est pas clair monsieur. » Je ne voulais pas perdre du temps, alors j'allais changer la cape et planter le doute dans son esprit.
« En fait, ce lycée était un critère de choix pour notre déménagement à Forks, mes parents et moi. Tous les deux travaillent à Port-Angeles. Mais le témoignage de quelques amies à moi, nous avait poussé à habiter à Forks. Peut-être vous souvenez-vous de mes amies ? Karen Weber et Rachelle Black. »
Je le vis déglutir et les couleurs quitter son visage. Bien !
« Elles m'ont affirmé que le lycée de Forks est beaucoup mieux que celui de Port-Angeles. Elles m'ont fait les louanges sur l'amabilité de tout le monde ici et le staff administratif, surtout vous monsieur. Elles m'ont dit que vous étiez juste, et vous ne preniez pas de décision sans avoir écouté toutes les parties. »
Je relevais la manche de mon sweater et lui montrais les griffures que m'avait laissées la garce.
« C'est Tanya qui m'a griffé le bras. Je n'ai rien dit parce je ne connais personne de ceux qui étaient dans le couloir pour leur demander de témoigner. Je suis nouvelle ici. Et ce n'est pas moi qui lui aie cassé la main si elle est vraiment cassée s'entend. Après qu'elle m'ait attrapé le bras, je me suis juste débâtue de son emprise et partie à ma classe. Mais c'est vrai que je l'ai entendu frapper le casier par colère. »
« Et pourquoi Mlle denali ferait une chose pareille ? Pourquoi elle mentirait ? »
… qu'est-ce que je suis sensé faire maintenant ? Je m'en fiche de Tanya, le problème serait si Weber ou Black ont raconté quoi que soit à Swan ou à quelqu'un d'autre. Je risque de perdre mon job si c'est le cas…
« Elle me reproche d'avoir des amis en disant qu'elle est la reine du lycée. Pathétique, je le sais. Elle m'avait dit que personne ne peut lui faire quoi que ce soit ici. À penser qu'elle a corrompu le staff et que personne ne peut lui donner des détentions. »
… merde, si elle se comporte comme ça cette garce de Tanya, elle va me créer des problèmes. Je n'ai pas la tête à régler ses affaires pathétiques. Je lui colle une détention pour éviter les soupçons…
Il passa sa main dans ses cheveux en signe de nervosité.
« D'accord Mlle Swan. Les griffures sont preuve que Denali n'est pas aussi innocente qu'elle m'a fait croire. Veuillez lui demander d'entrer. »
Je me levais de la chaise et allais ouvrir la porte. La garce était adossée contre le mur en train d'écrire un texto. Je lui fis signe d'entrer et elle me suivit au bureau en souriant.
« Alors Tanya, Isabella m'a montré les griffures que tu lui as laissé sur le bras, et elle m'a aussi bien dit que tu l'avais menacée, en disant que tu était la reine du lycée et que personne ne pouvait t'empêcher de faire ce que tu veux. Et je dis que, moi, je peux t'empêcher. Dorénavant tu as une heure de détention à faire chaque jour après l'école pendant une semaine avec Mme louis, commençant aujourd'hui. Allez à vos classes toutes les deux maintenant. »
Tanya fulminait, elle voulait lui balancer les insultes à la figure mais avait quand même la décence de les retenir.
« Mais, ce n'est pas-.. »
Il lui coupa la parole avant qu'elle ne dise une bêtise comme le priver de ses services. Il pensait à la fois où ils ont même fait du sexe. C'était affreux. Quel pervers ! C'était vrai que Tanya était consentante mais elle restait néanmoins mineure et, lui, il abusait de son pouvoir pour satisfaire ses besoins.
« C'est bon, Mlle denali. Allez à votre classe, je ferais signe à Mme louis pour la détention. Et vous aussi Mlle Swan, allez à votre classe. »
Je sortis du bureau mais fis signe d'attendre la garce, alors que je voulais juste savoir si le pervers allait s'excuser de la détention qu'il lui avait collé.
Quand je fermais la porte du bureau derrière nous, je me tournai pour voir la réaction de Tanya. Elle fulminait, elle était tout rouge de colère et d'humiliation. Et je voyais les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle ne dit pas un mot et marchait à côté de moi.
… comment ? Mais qu'est-ce que cette garce a pu faire pour le remonter contre moi ?...
« Qu'est-ce que tu as dit à Mr Royce ? Ou bien qu'est-ce que lui t'a dit ? » Dit-elle au bout d'un moment.
… est-ce possible qu'il me plaque pour elle ? Mais qu'est-ce que les mecs lui trouvent ?...
Elle croyait que j'étais la nouvelle protégée du proviseur ? C'était le bouquet !
« Je lui ai raconté ce qui s'est passé. Il te l'a dit bien non ? »
« Mais il ne m'a jamais contrariée. Il croyait tout ce que je lui disais, et ne m'a jamais donnée de détention avant. »
« Et pourquoi ça ? Pourquoi il te préférait aux autres ? »
« Parce que je ne fais rien. Ce sont les autres qui créent des problèmes ! »
« Non, je ne le pense pas. C'est parce qu'il peut retirer ton string et pas celui des autres. C'est ça, hein ? Tu couches avec le proviseur ? »
« Mais, mais qu'est-ce que tu racontes ? Comment tu sais ? » Elle Balbutia.
… oh non ! Elle sait, je suis fichue ! Elle doit tenir sa langue…
« Alors c'est vrai. Parle à quelqu'un. Lui, il s'en fiche pas mal de toi. Tu as vu comment il t'a traitée. Le plus important pour lui c'est son job ce sale pédophile pervers. »
« Ah oui ! Et ruiner ma réputation et ma chance d'aller dans une bonne fac. Sans les notes trafiquées qu'il m'a promise de mettre dans mon dossier, je n'aurai pas de bourse et sans bourse je ne pourrais pas continuer mes études. »
Je la regardais choquée par ce qu'elle venait d'avouer sans s'en rendre compte. Je la croyais bête, mais je devais avouer que sur ce point-là elle m'étonnait. Elle comptait aller en fac ?! Je la prenais pour une poupée siliconée sans cervelle.
« Et tu crois que c'est juste vis-à-vis des autres élèves ? Trafiquer tes notes pour avoir la bourse d'un autre étudiant. Tu pourrais peut-être focaliser ton énergie sur tes révisions et tes cours au lieu de faire la pimbêche. »
« Ce ne sont pas tes oignons. Garde ta langue pour toi sinon je jure que je ferais l'impossible pour te faire payer. Et ce ne sont pas tes deux ceintures noires qui me feront peur. »
Sur ce elle partit en courant et moi j'allais à ma classe.
svp laissez des reviews. plus une fiction a de reviews plus les nouveau lecteurs s y interessent.
ah oui! et allez voir mes favoris, je vous promet, vous ne le regretterez pas.
