well, salut tout le monde. je ne prendrai pas bcp de temps

merci à toutes celles qui ont laissé des reviews inscrites ou pas. merci à celles qui ont ajouté ma fiction à leur favoris ou alertes.

merci à phika17 ma correctrice.

twilight appartient à SM, mais tout nouveau personnage me revient de droit.


Ma vie après lui

Chapitre12 : letting the walls down ?

Bella POV

« Oh non, mon dieu ! Il n'y avait pas eu viol, Ryan a pu la sauver avant. Elle est déjà assez mal comme ça, je n'ose pas imaginer ce que serait son état si ce monstre avait pu lui faire du mal ! » S'écria ma mère.

Il me fallut une seconde pour comprendre qu'elle parlait de la maudite soirée où ma vie avait basculé. Je me dépêchais de remonter quelques pas d'escaliers sur la pointe des pieds.

« Et pour le père, et bien il a dit qu'il n'avait rien à voir avec cette histoire et que c'était des amis à son fils qui voulaientt lui rendre service. » Ma mère continua d'expliquer.

Ils savaient tout. Les Cullen savaient tout. Je le sentais sans même faire recours à mon don. Ils savaient pour la fête, pour l'attentat de viol, pour la bagarre et l'accident. Ils savaient pour le tribunal, ils savaient tout.

Je redescendis les escaliers en faisant du bruit exprès. J'entendis ma mère demander au Cullen de me traiter normalement comme si de rien n'était. Pensait-elle vraiment pouvoir me cacher une chose pareille ? Ou croyait-elle que les Cullen étaient différents de tous les autres et qu'ils ne changeraient pas leur comportement avec moi ? Ne savait-elle pas que la pitié était le sentiment le plus facile à déceler dans les yeux des autres et qu'au moment où je suis arrivée au salon, tous les regards l'exprimaient.

ça devait être difficile pour Renée d'en parler et j'espère que Bella comprendra. Pauvre fille ! … (Dr Cullen)

c'est affreux, Renée m'avaitdéjà un peu raconté ce qui s'est passé mais je n'imaginais pas que ça soit si horrible … (Esmée)

il me manque tellement, ça me fait mal de raconter tout ça mais Esmée est mon amie et je peux lui raconter. Bella me pardonnera… (Maman)

Oh ! La pauvre. Je ne supporterai pas de perdre Edward ou Alice, moi… (Emmett)

elle va être en colère. Je savais que ce n'était pas une bonne idée … (papa)

je ne changerai pas, je ferai comme m'a demandée Renée… (Alice)

Pour la première fois depuis presque deux mois, je sentis une boule dans la gorge et les larmes qui menaçaient de couler. Je me sentais mal, depuis le jour où mes parents m'avaient annoncée la mort de Ryan après mon réveil du coma je n'avais plus pleuré.

Non. Je ne pouvais pas craquer. Pas ce soir, ni jamais, et surtout pas ici. Esmée était partie en cuisine sous prétexte de jeter un coup d'œil sur le diner. Et Alice essaya d'avoir mon attention et de se la jouer cool. Mais moi je gardais mon regard sur mes parents.

oh Ryan ! J'aurai donné ma vie à la place de la sienne. Je donnerai tout pour le revoir et le tenir dans mes bras. Je donnerai tout pour revoir le sourire de ma fille chérie et de mon mari aussi. Quand je me rends compte que je passais mon temps dans les galas et avec ma bande de copines narcissiques au lieu de le passer avec mes enfants. Que du temps perdu ! ... (Maman)

Je voulais piquer une crise et leur crier dessus. Leur dire qu'ils n'avaient pas le droit d'étaler ma vie devant des étrangers. Mais je me suis rendue compte que c'était leur histoire aussi, c'était leur fils. Ils souffraient de sa perte comme moi et peut être plus. Si partager un peu de leur peine avec des gens qu'ils trouvaient digne de confiance leur permettraient de se sentir mieux, qui étais-je pour leur dire non ?

Faire la gueule à tout le monde et m'isoler dans ma bulle était mon problème à moi pas à eux. Je leur avais causé cette peine, je leur devais au moins de se consoler de la manière qui leur était appropriée.

« Et bien, comment t'as trouvé notre maison Bella ? » Me demanda Carlisle au bout d'un moment de silence.

Je ravalais mes larmes et retrouvais mon calme.

« Très charmante. Et votre bibliothèque est fascinante. Chez nous, on n'a pas encore mis tous les livres en place. »

« Ravi que ça t'ait plu. Tu es fan de livres alors ? » Me demanda-t-il.

« C'est grande fan de classiques. Même si ces dernières années, elle a délaissé la lecture pour d'autres passions. » Répondit ma mère à ma place avec un semblant de sourire.

Je décidais que si se vanter de sa fille la rendait heureuse, je la laisserai faire. Au moins pour ne plus voir son air triste et abattu de toute à l'heure.

« Ah ouais, comme quoi ? » Cette fois-ci, ce fut Emmett qui prit la parole. Toute trace de pitié effacée et remplacée par l'amusement.

« Ah, mais beaucoup de choses. Tiens, par exemple, les pom-pom girls. Elle était capitaine de l'équipe de son lycée. » Répondit ma mère.

D'accord, là, c'était trop. Je retire ce que j'avais dit tout à l'heure. Vous savez ? Sur la laisser se vanter. Je sentis les regards du groupe se poser sur moi et le rouge me monter aux joues. Mais la réaction d'Edward fut la plus inattendue. Il avait le regard sur moi, mais comme s'il ne me voyait pas. Il était sûrement déçu. Par contre ses pensées trahissaient son air hagard. Il m'imaginait en uniforme de pom-pom girls entrain de faire des acrobaties et apparemment, il me trouvait... sexy ?

Ok ! J'étais déjà rouge de honte, mais là j'avais chaud. Je me servis un verre de jus de fruit, toujours posé sur la table basse.

« Elle ne vous l'a pas dit ? » Demanda ma mère, feignant l'innocence.

« Non, mais c'est vrai Bella pourquoi tu ne me l'avais pas dit ? » dit Alice.

J'haussais seulement les épaules en baissant la tête.

« Les jumeaux Swan étaient connus dans tout le lycée. Ryan le petit géni et Bella, la fille la plus populaire. » Continua ma mère.

C'était comme pour me faire comprendre qu'elle ne comptait pas me cacher le fait qu'elle ait tout raconté à nos hôtes.

« Le diner est prêt. Veuillez me suivre à la salle à manger. » dit Esmée.

Je n'avais pas fait attention quand elle était revenue au salon. A table, je m'assis à côté d'Alice, en face d'Emmet. Edward s'était assis à côté de son frère. Les adultes discutaient dans leur coin, et je pus entendre quelques bribes de pensées là et là.

leurs enfants sont très bien élevés, je ne comprends pas pourquoi Bella n'a pas aimé qu'on soit invité chez eux. Si Ryan était là il serait ami avec eux … (papa)

Le diner était bon, et malgré mon manque d'appétit, je me forçais à manger quelque bouchées. Je faillis m'étouffer quand Emmett a cru convenable de lancer une bombe au plein milieu du diner.

« Tu ne sais pas ce qui s'est passé aujourd'hui au lycée maman ? Le principal risque d'être renvoyé à cause d'un scandale. Tanya Denali a avoué devant tout le monde qu'elle couchait avec lui, tu te rends compte ? Elle n'a que dix sept ans. Et, en plus, il y a des rumeurs comme quoi elle n'est pas la seule élève avec qui il aurait une relation. Une camarade de classe a dit que Mr Royce lui a fait des avances, et comme quoi il lui a dit qu'il pouvait lui faire de bonnes recommandations pour les universités si elle acceptait. C'est un abus de pouvoir moi je trouve. »

« Oh non ! Pauvre Carmen. » S'écria Esmée.

« C'est horrible ! Si cette histoire est vraie, elle aura un impact sur l'image du lycée. » Dit Carlisle. Il tourna la tête vers Alice et haussa le sourcil.

« Quoi ? » Demanda-t-elle et elle eut comme une révélation quand elle se mit debout comme un pic. « Non ! Je veux dire beurk ! Tu ne peux pas penser ça ? »

« Bien sûr que non. Je sais que tu ne ferais pas une chose pareille. Je me demandais seulement s'il avait osé te faire des avances. » Expliqua-t-il.

« Non. Je ne le vois presque jamais. Et en plus, j'ai des bonnes notes. Il n'aurait rien à retenir contre moi. »

« Si cette histoire se fait entendre par les medias, les universités seront sévères dans leurs sélections de candidats postulants du lycée de Forks, surtout les filles. » Dit mon père.

« Et si Mr Royce était gay ou bisexuel ? Il t'aurait fait des avances Eddie boy. » Rigola Emmett.

« Langage Emmett. » Le réprimanda Esmée en se forçant de cacher son sourire.

J'imaginais Edward au bureau du principal apeuré et mal à l'aise en train de dissuader le gros pervers avec ses plans salaces. Alice était en train de vibrer à côté de moi et j'imaginais qu'elle pensait à la même chose. Je n'en pouvais plus et j'éclatais de rire, suivie d'Emmett et d'Alice. Et bientôt Esmée et les autres nous rejoignèrent. A l'exception de l'intéressé.

« Et… imagine-le… faire la danse… du ventre… comme le gage de… tout… à… l'heure ! » S'esclaffa Emmett et les rires reprirent de nouveau. Cette fois-ci je pus percevoir un sourire sur les lèvres d'Edward.

« Ok, arrêtez de rire à mes dépens. Heureusement que Mr Royce soit hétéro et que tout le monde sache quel pervers il est. Je ne l'ai jamais respecté de toute façon. » Dit Edward.

« Ouais et toute cette histoire a été dévoilée grâce à Bella. Je ne comprends pas, tu viens d'arriver et voilà que tu mets la reine des abeilles KO ! » Dit Emmett.

J'avais envie de planter ma fourchette dans la main de ce traitre.

« Comment ça grâce à Bella ? » Demanda ma mère.

« Tanya me l'a avoué ce matin et durant le déjeuner elle a cru que je l'avais raconté à Alice. Elle était furieuse et elle a laissé échapper son histoire avec le principal. Elle ne se rendait pas compte que tout le monde dans la cafétéria l'écoutait. » Expliquais-je brièvement.

je ne comprends pas, je sens qu'il y a plus dans l'histoire… (Maman)

pourquoi Tanya ferait une chose pareille ? Et pourquoi elle avouerait tout à Bella ? Est-elle son amie ?... (Esmée)

« Tu es amie avec cette Tanya, Bella ? » Me demanda ma mère.

Avant que je n'ouvre la bouche pour répondre, le gros ours prit la parole. Il allait me le payer un de ses jours.

« Amie, hein ? Faut dire ennemie ouais. Bella lui a donné une sacrée raclée ce matin. Mais, wow, elle donne des coups de poings à faire envier les plus durs des mecs ! »

Ma mère ne tenait plus sur sa chaise, elle ne comprenait pas ce qui se racontait autours d'elle. Et, à vrai dire, je ne comprenais pas non plus pourquoi je restais calme au lieu de péter le nez à ce gros clown nommé Emmett.

je n'aurai jamais cru Bella capable de violence… (Carlisle)

« Bella ? » Demanda mon père et ma mère en même temps.

« Maman, ce n'est rien vraiment je t'assure. Une question de jalousie, c'est tout. Et Tanya n'est pas mon ennemie. Elle essaye de me provoquer depuis le premier jour et je l'ignore à chaque fois, mais ce matin elle est allée trop loin, et je ne l'ai pas supporté. »

« Mais qu'est-ce qu'elle voulait de toi ? Il doit y avoir une raison. » Dit ma mère.

Je vis qu'Emmett voulait dire quelque chose mais je le fixais. Il ne manquait plus qu'il raconte à mes parents que c'était à cause d'Edward.

« C'est le lycée, on ne comprend pas forcément. » Dis-je en haussant les épaules. Je me tournais vers Esmée. « Désolée Esmée, je suis sûre que nos histoires n'étaient pas dans le programme de la soirée. » Je me retournais vers Emmett et lui sifflais « Et toi. Ce qui se passe au lycée reste au lycée. Capiche ? »

Edward ricana à côté de son frère en me faisant un signe de la tête. Respect. Le reste du diner passa dans le calme, interrompu de quelques petites conversations ici et là. Je n'avais pas eu une minute de recul pour revoir les événements de cette soirée. Je sentais que tout me devançait, et que je devais juste suivre le courant.

Rien de cela n'avait été dans mon plan. L'idée principale de déménager à Forks était l'anonymat. Je voulais juste me fondre dans le décor et passer inaperçue. Chose perdue d'avance, puisque chaque addition dans ce bled faisait le numéro un des rumeurs. Ajoutant en plus mon penchant 'magique' à attirer les problèmes, et me voilà dans le centre d'attention.

Après le diner, les parents se sont réinstallés au salon pour discuter, et nous on s'est installé dans la salle de jeux. Il y avait un écran énorme, des consoles de jeux, des étagères pleines de DVD, deux fauteuils et une table de billard. Les garçons jouaient à un jeu vidéo et Alice et moi les regardions.

« Qui joue du piano ? J'en ai vu un au salon. » Demandais-je.

« Edward est le musicien de la famille. Il joue et compose depuis longtemps. » Me répondit Alice.

Je me tournais pour voir Edward. Celui-ci faisait le modeste alors que dans sa tête il s'imaginait en train de me jouer un morceau avec moi assise à ses côtés. Je sortis vite de sa tête. Pas besoin de voir ce que je n'aurais pas.

« C'est cool. T'as de la chance, ma mère ne le sait pas. Sinon elle ne t'aurait pas lâché avant de lui jouer tout le répertoire. C'est une fan des classiques. » Dis-je à Edward.

Il laissa tomber sa manette et se tourna vers moi.

« Et toi, tu aimes la musique classique ? » Me demanda-t-il.

« Oui. J'aime bien les nocturnes de Chopin, les chants d'auvergne de Canteloube, claire de lune de Debussy, et moonlight sonata de Beethoven, et autre. » Je vis Emmett grimacer comme si je parlais chinois.

« T'as très bon goût. » Me dit Edward. Son regard accrocha le mien pour ce qui sembla des heures.

« Alors si je comprends bien, tu dessines bien et tu joues et composes des partitions au piano ? » Demandais-je et il acquiesça simplement.

« Hum, tu fais quoi d'autre ? Laisse-moi deviner. Tu chantes bien aussi ? »

Il ricana et Emmett et Alice éclatèrent de rire.

« Ah la casserole ! Ne lui demande surtout pas de chanter, t'aurais les tympans percés à la première seconde. » Dit Alice.

« Edward le chanteur est un régal ! Attends, je vais voir si je trouve la vidéo du karaoké de noël dernier. C'est à mourir de rire ! » Dit Emmett en se levant sur ses pieds pour aller fouiller dans les étagères.

« Ne les écoutes pas Bella. C'est vrai que je chante mal mais pas autant que mon grand frère. Emmett chantant du Britney Spears est quelque chose ! » Dit-il « Et en plus, hé Emmett, tu ne trouveras pas le CD, je l'ai caché ! »

« Ce n'est pas vrai mec, pour une fois que je voulais t'embarrasser devant ta copine. »

Edward rougit et passa sa main dans ses cheveux. Ce fut à ce moment-là que je me rappelais une chose primordiale. Les enfants Cullen savaient pour moi, et je n'avais aucune garantie qu'ils ne raconteraient pas ce qu'ils savaient à tout le monde.

« Euh les gars, je voulais vous demander une faveur. Je sais que mes parents vous ont parlé de ce qui s'est passé à Phœnix. Vous savez, euh, à Ryan et moi. Et j'apprécierais énormément si ça ne sortait pas d'entre nous. Une des raisons pour lesquelles j'ai accepté de déménager ici est l'anonymat. Je peux être celle que je veux. J'en avais marre des regards des autres, de leur pitié ou, pire, de leur jugements. »

« Bien sûr, Bella, on dira rien. En tout cas, moi je ne dirai rien ! » Dit Emmett.

« Moi non plus. En fait, je suis vraiment navrée Bella. D'après ce que j'ai entendu ce soir, Ryan était quelqu'un de bien. » Me dit Alice en me prenant dans ses bras.

« Il l'était. »

« Bella, ne t'en fais pas pour ça on dira rien. » Sourit Edward.

« Merci. » Dis-je.

« Ok. Ca fait un moment que je voulais te demander et à chaque fois j'oubliais. C'est quoi cette histoire de feu, tondeuse et petits chats ? » Me demanda Alice soudain.

Où est-ce qu'elle avait entendu ça ? Je ne me rappelais pas l'avoir vue prés de moi l'autre jour à la cafétéria.

« Comment t'as su à propos de ça ? »

« L'autre jour, j'ai entendu Chad en parler avec ses potes. Je n'ai rien compris à l'histoire mais il n'arrêtait pas de dire ton nom et donc je me suis dite que ça avait un rapport avec toi. Tu m'expliques ? »

« Et bien, tu sais comme je préfère m'asseoir seule pour déjeuner à la cafète, et, l'autre jour, Chad semblait ne pas le comprendre et voulait me tenir compagnie. J'étais d'humeur à jouer avec ses nerfs alors quand il m'a demandée quels étaient mes passe-temps, je lui ai simplement répondu que j'aimais mettre des objets en feu et que je me demandais même quelle serait l'odeur de l'humain brulé. Et quand il m'a demandée quelle était ma plus grande peur, je lui ai répondu que je n'aimais pas les petits chats et que je les battais à chaque fois que j'en voyais un. »

Quand je finis mon récit, ils étaient tous roulés par terre avec les larmes aux yeux à force de rire.

« Hey, c'est tout faux, je n'aime pas le feu et j'adore les petits chats. Mais ça Chad ne le sait pas et comme ça il me prendra pour une dérangée et me foutra la paix. Et ça a marché d'ailleurs, il ne me dit même plus bonjour. »

Ils étaient encore par terre, mais essayaient peu à peu de reprendre leur souffle.

« Qu'est-ce qu'il a dit quand tu lui as dit que tu aimais le feu ? » Demanda Edward.

« Il a gardé le silence. Probablement par peur que je le mette en feu. Mais quand je lui ai demandé s'il savait par hasard comment sentirait l'humain brulé, il a dit que ça avait peut-être l'odeur du gel douche utilisé. »

Les rires reprirent de plus fort et cette fois-ci je les rejoignis. C'était bizarre comment les Cullen arrivaient à me faire rire de plein cœur contre ma volonté. Il était tout simplement impossible de résister à leur charme, leur magie. Mais je savais que ma bonne humeur ne durerait pas longtemps et que très bientôt je me retrouverai seule dans ma chambre à regretter de laisser tomber les murs.

« Elle est bonne celle-là. Attend que je la raconte à Rose et Jazz. T'es pas facile toi, hein ? Tu caches bien des surprises derrière ton look de fille modèle et fragile. » Dit Emmett.

« Comme quoi, il avait raison celui qui a dit qu'il ne fallait pas juger un livre par sa couverture. » Dit Edward.

« Pour moi, cette soirée était pleine de surprises. D'abord, maman m'apprend que tu es la fille de sa nouvelle employée et future associée. Ensuite je découvre que tu es apparemment très riche et capable de t'habiller élégamment. En plus, j'apprends que tu avais un frère jumeau qui malheureusement est décédé, que tu étais capitaine des pom-pom girls dans ton ancien lycée, que tu es fan des classiques livres et musique, et que tu es très drôle. Ca fait beaucoup. » Résuma Alice.

« Exact ça fait beaucoup. »

« Si tes parents sont riches, pourquoi conduire un tas de ferrailles ? » Demanda Emmett.

Edward ne faisait qu'écouter. J'haussais les épaules.

« Mon autre voiture est trop ostentatoire. » A quoi bon cacher la vérité ?

« Et c'est quoi ? » Demanda Alice.

« Une Porsche turbo 911 cabriolet, rouge. »

Je vis leur mâchoire se décoller et leurs yeux s'ouvrir de plus belle.

« Wow ! » Souffla Emmett en premier.

« Je l'ai aperçue l'autre jour. Je n'ai pas vu le conducteur, mais je croyais qu'elle appartenait à quelqu'un d'une autre ville. » Dit Edward.

« Il faut que j'y jette un coup d'œil. C'est rare de voir un joyau comme ça dans cette région des Etats-Unis. » Dit Emmett.

« Je ne pourrais pas la conduire au lycée. Mais mon père m'avait dit que lui et maman comptaient vous inviter chez nous un de ces jours. Tu pourras l'admirer alors. »

« Bella, faut absolument qu'on va faire un tour dans ta voiture. Peut-être une virée shopping à Port-Angeles ou Seattle ? » Demanda Alice.

« Alice sera toujours Alice. Elle voit le shopping partout. Je pourrais lui annoncer que je suis malade et elle trouvera ça comme bonne excuse de faire les magasins. » Ricana mon partenaire de labo.

« Oui Alice, on pourrait bien faire un tour dans ma Porsche mais pas pour faire les magasins. Il y a sûrement un endroit que tu aimerais me faire visiter ? »

« Le nouveau centre commercial à Seattle ? » Dit-elle d'une petite voix innocente.

J'éclatais de rire avec Emmett et Edward. C'était plus fort que moi.

« Ok Alice, j'irai faire du shopping avec toi un de ces jours. »

« Yay !!! » Elle me sauta dessus et s'accrocha à mon cou.

Avec Alice, je n'aurai pas de mal à lui trouver un cadeau d'anniversaire. Je suis sûre que des tickets V.I.P à un défilé de mode haute couture l'enverront au septième ciel. Et des tickets comme ça, j'en recevais plein.

« Dis Bella, et si tu passais la nuit ici ? C'est le week-end et on pourra passer la nuit à chater sur tout et rien. » Demanda Alice.

dis oui, dis oui, dis oui… (alice)

merci Alice, t'es géniale. Dis oui Bella, j'aurai la chance de te voir dans une nuisette… (Edward)

Les pensées d'Edward devenaient de plus en plus embarrassantes. C'était vrai qu'il m'arrivait de fantasmer sur lui de temps à autre mais, en tous cas, lui ne le savait pas alors que les images qui passaient dans sa tête en ce moment me mettaient en chaleur et mal à l'aise à la fois.

je pourrais leur faire une blague à Alice et elle. Voyons voir… (Emmett)

J'appréciais beaucoup Emmett, il était fidèle à son caractère du rigolo et blagueur de la famille. Mais ce n'était pas suffisant pour me convaincre de rester.

arrête de penser à ça Edward, il n y a pas que son physique qui me plait. J'aimerais tellement avoir la chance de la connaître plus. Lui parler me suffit largement… (Edward)

OK, Edward me surprenait de plus en plus, et m'attirait de plus en plus. Mais je ne me permettrai pas de penser à ça. Pas maintenant en tous cas.

« Je ne pense pas que ça soit une bonne idée Alice. Demain j'ai des plans avec mes parents et il me faut être levée tôt. » Ce n'était pas faux. Mais je n'étais pas sûre si maman s'en souvenait encore.

« Comme tu veux. On le fera une autre fois peut être. »

oh merde, j'aurai bien rigolé si elle était restée… (Emmett)

pas de chance… (Edward)

je me demande quels sont ces plans dont elle parle… (Alice)

La porte de la salle de jeu s'ouvrit à cet instant sur une Esmée radieuse.

« Bella tu viens, tes parents veulent partir. »

Il était onze heure passé et c'était vrai qu'en y réfléchissant, je me sentais exténuée et je n'avais qu'une envie: Retrouver ma couette toute chaude et douce.

« Ok ! »

Je la suivis au salon avec les enfants Cullen sur mes pas. Mes parents étaient debout et prêts et n'attendaient que moi pour partir chez nous. Je souhaitais bonne nuit et bon week-end à tout le monde, remis mon manteau et allais retrouver mes parents à la voiture.

« Que penses-tu de la soirée, Charles ? » Demanda ma mère une fois sur la route.

« Ces gens sont bien tu sais. Je suis heureux que vous aillez trouver un accord Esmée et toi. Et Carlisle est un chic type. » Répondit mon père.

« Et toi Bella ? Comment tu as passé la soirée ? » Me demanda maman.

« Vous étiez là non ? À part d'être le sujet des conversations, ce n'était pas mal. »

« À propos de ça jeune fille. Qu'est-ce qu'on avait dit à propos de l'école ? Pas de cachotteries. Quand tu as un problème avec quelqu'un, tu nous le dis à ta mère et moi. Tu… » Dit papa.

« Mais ça va là, oh ! C'est bon j'ai compris. Je ne vous cache rien qui vaille. Je n'ai pas de problème, et si quelqu'un me cherche je sais me défendre, ok ? »

« Bella, nous on ne veut que ton bien. Qu'est-ce que tu attends de nous quand on apprend que tu t'es faite agresser par ce Newton ou je ne sais quoi, que cette cruche Tanya te veut du mal et je ne sais qui d'autre encore ? » Dit ma mère.

« C'est pour ça que je ne vous ai rien dit. Vous vous inquiétez trop. Newton et Tanya sont inoffensifs. Que des mots ! Et je sais les gérer. »

« Comme tu as cru bien gérer Natalia, et elle a fini par te mettre de la drogue dans ton verre et t'offrir comme cadeau à l'assassin de ton frère. » Grommela ma mère assez fort pour que je l'entende.

Aie ! C'était un coup bas. Je savais que tout était de ma faute, pas la peine de me le rappeler.

oh non Renée, fallait que tu ouvres cette porte ?...

oh mon dieu, je ne viens pas de dire ça ? …

Je sentis la rage monter en moi, je ne tenais pas à ma place et je voulais tellement mais vraiment crier de rage et exploser et à l'enfer tout le reste. Mais au lieu je regagnai mon calme.

« C'est différent maintenant. Je suis différente. » Dis-je de ma voix calme et mesurée indiquant la fin de la conversation.

« Si tu le dis ma chérie, mais sache que tu peux toujours compter sur nous, et si… » Dit ma mère avec les larmes aux yeux.

« Renée c'est bon. On te fait confiance Bella. » Dit mon père.

j'irai voir qui est ce Newton à la première heure demain matin, et je chercherai à faire connaissance avec quelqu'un de l'administration du lycée pour garder un œil sur ma fille, mais certainement pas le principal. La première fois où je l'ai vu je savais qu'il avait quelque chose de louche…

Vous parlez de faire confiance, mon cul oui !

Arrivés devant chez nous, je trainais mes pas jusqu'à ma chambre, me bagarrais avec mes propres fringues en les enlevant et il ne me restait plus de force pour mettre mon pyjama. Je me faufilais en dessous de ma couette avec seulement mes sous-vêtements. Je savais qu'accumuler la rage et la colère en soi n'était pas bien, et je savais qu'un jour ou l'autre je finirai par craquer, et je savais que ça allait me faire mal, mais je priais pour que ça ne fasse pas mal aux autres. Mes parents. Je les aimais beaucoup, je ne le disais pas souvent, mais c'était vrai.

L'heure au radioréveil indiquait neuf heure trente quand je me suis levée ce matin. Je passais encore une demi-heure à faire ma toilette. Il n'y avait personne à la maison quand je descendis au rez-de-chaussée. Mes parents m'avaient laissée une note disant qu'ils passeraient la journée à Seattle pour faire je ne sais quoi. Et donc, je me trouvais seule, un week-end à ne rien faire.

En fin de compte, je décidais de faire un jogging. Cela faisait quelques temps que je n'avais pas couru, et j'avais là l'opportunité idéale pour reprendre ma vieille habitude. Je prenais vite mon portable, mon ipod, mes clefs et quelques dollars pour un chocolat chaud plus tard.

Je mis les écouteurs dans mes oreilles et cliquai sur la playlist 'jogging' dans mon ipod et me mis à courir dés que je franchis le pas de la porte d'entrée. C'était samedi et, par miracle, il ne pleuvait pas, il y avait pas mal de gens dans le parc de la ville quand j'y arrivais, surtout des parents avec leurs mômes qui jouaient dans le bac à sable ou à la balançoire.

L'air frais et le rythme régulier de ma course me permirent de bien réfléchir à ce qui s'était déroulé durant la semaine et à ce que je comptais faire par la suite. Passer inaperçue était cause perdue, mais je pouvais toujours faire fuir ceux qui oseraient m'approcher. J'avais négligé mes sorties nocturnes à Port-Angeles, mais je pouvais toujours y remédier en recommençant dés ce soir.

Les Cullen m'avaient trouvée intéressante pour je ne sais quelle raison et moi je m'attachais de plus en plus à eux. Les ignorer ne porterait pas son fruit, et m'approcher encore d'eux n'était pas dans mon plan initial. C'était quoi mon plan initial déjà ? Ah oui, rester seule toute ma vie à regretter la perte de mon frère et éviter toute source de bonheur. Mais maintenant que j'ai gouté un peu à la joie avec les Cullen, j'en voulais encore.

Les barrières que je me suis construise n'étaient pas aussi solides que je l'imaginais. J'avais réussi à tenir à l'écart plusieurs personnes avant à Phœnix, mais aucun d'eux n'avais su me rendre sans défense comme le faisait si bien Edward. J'étais heureuse avant la mort de Ryan mais je savais que si je m'abandonnais à la magie des Cullen je le serai encore plus malgré mon deuil. Alors que faire ? Ou plutôt que voulais-je ?

Je n'eus pas le temps de réfléchir à une réponse car je sentis une tape sur mon épaule, et un doigt se faufiler prés de mon oreille pour enlever un écouteur. Et enfin j'entendis une voix masculine.

« Bonjour » dit la voix.


voila pour aujourd'hui. vous etes gourmantes et voulez plus? commencez un regime et soyez patientes et indulgentes avec moi. lol

alors, vous arrivez à deviner à qui appartient la voix masculine?

a tres bientot

bouclette7 xx